La blessure s'est refermée. Le sang ne coule plus, la coupure est partie. Cicatrisée, envolée. Alors pourquoi ai-je encore mal ?

Toutes les blessures se referment un jour. Les miennes disparaissent sitôt venues. Tues moi, je renaîtrai de mes cendres.

Et pourtant j'ai encore mal.

D'une douleur lancinante, répétitive, inlassable. Est-ce cela, l'amour ?

Si je le pouvais, je te tuerais d'un regard. Puis je te ramènerais à la vie d'un baiser. Je te volerai ton souffle pour mieux te donner le mien.

Dis, m'aimerais-tu si j'avais une âme ?

Tu le répètes sans cesses : les homonculus ne peuvent pas aimer. Tu ne t'es jamais autant fourvoyé. Nous pouvons aimer, mais d'un amour infiniment plus grand que le vôtre, pauvres humain confinés entre les barrières de votre âme. Mon amour à moi est sans limite, vaste et profond, bien plus puissant que ce que tu ne pourras jamais connaitre. Plus douloureux aussi.

Peut-être même mortel.