Mon amour, pourquoi m'as-tu quitté ?

Je ne te plais plus ? Tes lettres enflammées m'ont pourtant juré le contraire. Serait-il possible que tu reviennes sur ta parole ? Que tu m'ais menti ?

Ton regard a changé. Pourtant je suis restée la même ? Qu'as-tu donc fait de cette étincelle, celle que tu ne réservais qu'à moi, et à moi seule ?

Ta voix grave retentit soudain dans la ville souterraine, tu m'annonces que tu vas te marier, avec une autre. Une femme plus belle, plus douce, une femme humaine, tu me trouves cruelle. Tu ne m'aimes plus, non, je le vois à tes prunelles.

Cette étincelle, celle qui était mienne, tu l'as offerte à une autre. Une femme qui n'est pas moi. Une femme qui ne pourrit pas de l'intérieur. Tu es injuste. Car toi aussi, la mort te ronge. Pourquoi ne pas disparaitre ensemble, Hohenheim ?

Est-ce qu'elle, elle t'a pardonné ? Toutes tes fautes, tout ce sang dont tu es souillé, elle l'ignore, pas vrai ? Je suis la seule à te connaitre, reviens-moi !

J'ai beau dire tu t'éloignes, dédaigneux pour ce que tu laisse derrière toi, monstre au cœur de pierre. Tu étais à moi, tu me l'avais juré.

Mais crois moi, ce sera là ta dernière parjure…