Souries-moi, mon petit homonculus.

Non, ne m'appelles pas « mère », pas cette fois.

Tu sais ce que je veux, n'est ce pas ? Oui, tu le sais. Tu en grimaces mais je m'en moque, tant que tu t'exécutes. Aller, transforme-toi. Car ce n'est pas à toi que je veux m'offrir. Tu dois connaitre ses traits mieux que quiconque. Tu es son fils, après tout.

C'est malsain ? Oui, tu as raison. Mais, encore une fois, peu m'importe. Ta colère ne te servira à rien, car tu le sais, tu ne peux pas me désobéir. Moi, ta mère, celle qui t'as mis au monde, celle qui t'as vu mourir, puis renaitre. Tu es ma chair, mon sang, mon alchimie. Si tu ne m'écoutes pas saches que je saurais te faire disparaitre.

Car tu es si fragile, mon petit être. D'un seul claquement de mains je pourrais te faire recracher toute ta vie, tous ces jours que tu as encore devant toi. Eternel et pourtant si faible.

Ah ! Ca y est, tu as pris son apparence. Ce n'est plus toi qui serre les poings. Ce n'est plus toi qui détourne ton regard furieux, non. Ce n'est même plus toi qui t'étends entre les draps, passif à toutes mes caresses. Car à présent, tu es Hohenheim.