Tout les deux, tout nous oppose.

Je suis le plus jeune des homonculus, toi le plus vieux.

Pourtant, on se complète, non ?

Moi la colère, toi la jalousie.

Dis, l'envie pourra-t-elle jamais tomber amoureuse de la rage ?

Tu soutiens que non, tu n'aimes pas les gamins geignards. Je peux changer, tu sais. Mais toi, es-tu prêt à m'accepter ? Dis-moi, à quoi tu penses, là, tout de suite ? Je t'agace, n'est ce pas ?

Sache que si je me tais aujourd'hui, ce sera pour mieux revenir demain. Et si tu me fuis, alors je hurlerai, encore et encore, de toutes mes forces, de toute ma rage, et tu n'entendras alors plus que moi.

Moi, le plus jeune d'entre nous, mais aussi le plus humain.

Toi qui n'aimes que le sang et la solitude, toi qui te délectes de l'agonie de ton prochain, toi, tu ne peux pas comprendre ce sentiment qui m'envahit, cette sensation sournoise et inaltérable. Cette chose que l'on nomme « amour ».