J'ai fais un rêve.
Un rêve étrange, un rêve qui t'effraierait sûrement.
J'ai rêvé de toi, et tu m'aimais. Tu m'aimais d'un amour sincère, tu voulais vivre avec moi. Tu disais ne plus jamais vouloir me quitter, tu jurais que rien ne pourrait plus nous séparer.
Dans ce rêve là, j'étais grand, presque autant que toi, et ton regard ébène ne semblait plus vouloir lâcher le mien. Tu me tenais par la taille, possessif, et moi par le cou.
Dans ce rêve là, je pouvais te parler de tout, de rien, tu m'écoutais sans rien dire, juste parce que tu m'aimais. Et au réveil, j'ai eu le sentiment d'avoir perdu quelque chose. Quelque chose que, pourtant, je n'avais jamais eu.
Tu sais, même si tu ne me vois pas, même si, pour toi, je ne suis qu'un passe-temps, un gamin qu'on fait enrager trop facilement, moi, je continuerai à t'aimer, à te regarder, comme ça, de loin. Et peut-être qu'au détour d'un couloir, qui sait, ton regard croisera le mien. Et tu comprendras alors ce sentiment, cette douleur suave et sucrée dans laquelle tu m'as toi-même enfoncé.
