Non, je n'ai plus peur. Je n'ai plus à avoir peur. Maintenant que tu es là, tout est finit.
Juste parce que tu es près de moi, j'oublierai toutes ces horreurs, la guerre et ses massacres, la terreur d'Ishbal, et même ce sang qui encroute mes mains.
Oui, tout disparaitra, j'enverrai tout au néant. Parce que, vois-tu, tu es le plus important. Moi qui suis les ténèbres, tu es ma lumière. Tes yeux dorés balayent l'obscurité des miens et, si je le pouvais, j'y plongerais sans retenue.
Non, je n'ai plus peur. Alors toi aussi, oublie. Oublie ta douleur, ton fardeau. Ne penses plus à rien ou, si tu le veux bien, ne pense plus qu'à moi. Oublie l'alchimie, oublie tout, oublie jusqu'au cliquetis de tes membres de métal. Et quand enfin tu ne verras plus que moi, alors comme moi, tu verras, tu te sentiras renaitre, plein et entier, et peut-être même, un peu, pardonné.
