Il faut être fou.
Tes yeux ont suffit à ma folie.
Il faut être masochiste.
Moi qui t'aime, je le suis sûrement un peu.
Il faut être désespéré.
Je m'y enfonce, tu sais, dans ce désespoir sans borne, celui que tu traines derrière toi comme un voile, une étoffe lugubre et sanglante d'où je ne peux plus m'échapper.
Il faut aimer la souffrance, pour s'accrocher à toi, un monstre au cœur hérissé d'épines. Ton sourire est carnassier, vieux de plus que quatre-cent ans, ta beauté est éternelle, mais meurtrière. Tu émerveilles autant que tu tues, c'est dans la destruction que tu rayonnes.
Tue-moi, tu n'en seras que plus beau. Ce sera ta manière à toi de me rejoindre, notre manière à nous de faire l'amour.
