« Maman »

Ce nom t'incommode, et tu détournes la tête. Tu soupires, ton beau visage s'ombrage et tu m'expliques, une fois encore, que tu n'es pas ma mère. Oui, je le sais. Je le sais même très bien, les homonculus n'ont pas de mère.

Mais tu sais, toi, la paresse, celle qui, de son visage humain, était la mère d'Edward, cet être que je jalouse, celui à qui je prendrai tout, toi, tu ne pourras jamais m'empêcher de t'appeler comme ça.

Je n'ai pas besoin de partager le même sang que toi, ni tes gènes, et encore moins ton passé. Tant que tu es là, près de moi, je n'aurai besoin de rien. Et même si je devais taire ce nom là, je le répèterai en mon for-intérieur, encore et encore, à ton insu.

Car ma mère à moi ne m'a pas mit au monde, non, elle m'y a recueilli et élevé, elle m'y a protégé et peut-être même, quelques fois, aimé.