Je sens mon cœur mourir, peu à peu. Toi aussi, tu le vois ; n'est-ce-pas ? Rassure-toi, ce n'est pas ton œuvre, non. Tu n'y es pour rien, ange que tu es, innocente tête blonde aux traits trop parfaits.

Je suis le seul fautif, c'est moi qui m'autodétruis.

Je t'aime, tu sais. J'ai besoin de toi, de ta voix, ton toucher, ton simple rire. De là où tu es, tu ne peux plus rien m'offrir.

Dis, les cieux sont-ils plus beaux vu d'en haut ? D'où je suis, ils semblent bien ternes, horribles. Ils déversent sur moi un torrent de larmes. Mon ange, ne pleure pas. Car c'est devant cette pierre tombale grisâtre, celle marquée de ton propre nom, que je vais te rejoindre. Je vais m'éteindre, peu à peu, jusqu'à n'être plus qu'un corps sans vie. Jusqu'à te rejoindre, à jamais.