Je me réveille, ce matin là, et je te découvre, tout recroquevillé entre les draps froissés de la veille. Dis, pourquoi es-tu resté ? N'est-ce pas toi qui, les yeux voilés d'amour, m'avais assuré que ça ne durerait pas, que c'était juste pour une fois ?

Tes longs cheveux dorés éparpillés sur l'oreiller me fascinent, et j'en oublie presque de respirer, jusqu'à tomber dans tes yeux mordorés. Je m'y noie, sans aucun remord. Si tu le voulais, d'un simple regard, tu pourrais me tuer.

Mais tu ne fais rien, et j'entends presque les rouages de ton cerveau évaluer la situation. Vas-tu rester ? Ta décision m'effraie, je ne veux pas que nous soyons séparés. Je ne peux plus te haïr, je n'en ai même plus l'envie.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Moi, l'envie, je me suis fait prendre à mon propre jeu.

Oui, moi, l'envie, j'ai envie de toi.