Je te serre contre moi, emprisonne tes hanches contre les miennes. De ta gorge s'échappe un râle de plaisir et tu te cambres sous moi. Ma bouche enflammée rougit la peau de ton cou, glisse jusqu'à ton oreille qu'elle dévore de baisers. Impatiente, elle descend le long de ta mâchoire, court jusqu'à tes clavicules perlées de sueur et remonte jusqu'à tes lèvres alanguies. Tu trembles, tu gémis, ta peau brûlante frissonne d'envie contre la mienne. Tu n'en peux plus d'attendre, et tes bras plongent dans mes cheveux, m'attirent contre ta langue avide. Tu me veux.

Tes baisers sont ardents, c'est dans un ballet sans fin que tu m'entraines. Je sens ton impatience, tes mouvements fébriles trahissent ton désir, ton manque. Tu as besoin de moi. Ton souffle rauque attise ma ferveur, les soubresauts incontrôlés de ta voix me réclament tout entier. Je me sens partir. Je veux me laisser aller à l'extase pure, me repaitre de toi jusqu'à en mourir. Je veux réaliser mes plus sombres désirs, des plus tendres aux plus violents, te dominer tout entier.

Tes grands yeux dorés me supplient, puisque ta voix ne peut plus le faire, et tu m'attires à toi, plus près que jamais, encore, encore, encore. Non, ce n'est pas assez. Comme toi j'en veux plus, beaucoup plus, toujours plus. Tu dois m'appartenir entièrement, o'chibi-san. Ne pas seulement être mien, mais faire partie de moi, fondre ta chair dans la mienne, perdre ton âme en cour de route, ne gronder de désir que pour moi. Je ne te possèderai jamais assez, Edward. Je suis l'éternel insatisfait, l'envie qui n'a plus qu'un seul désir : toi, et toi seul.