J'ai beaucoup attendu de toi. De la violence, de la colère, de la rancœur aussi, parfois. J'ai tout fait pour ça. Toutes les immondices, toutes les raclures et les vermines de ce monde n'égaleraient pas la plus petite parcelle de ma cruauté.

J'ai sué sang et eau pour t'en faire baver, pour que cette étincelle au fond de tes yeux demeure intacte et assassine. Jour après jour, coup après coup, je l'ai aiguisée, cette lueur de haine dans tes prunelles. J'y ai mis tout mon savoir faire, comme un bon artisan devant un chef d'œuvre encore inachevé. Et malgré tout, malgré tout ça, tous ces efforts, ces sacrifices et ces peines, tu continues à hurler l'inacceptable.

Ne vois-tu donc pas ce que tu me fais ?! Tu me tues, tu m'écorches les oreilles, tu déchires ma raison !

Tu n'as pas le droit, o'chibi-san. Non, tu n'as pas le droit ! Retournes auprès de ta blonde, vous ferez un joyeux couple de crétins.

Ne t'approche pas ! Restes où tu es. Tu en as déjà fais assez.

Oublie. Oublie tout ça. T'es qu'un imbécile de toute façon. Et rappelle-toi : tu me hais. Non, je t'interdis de me contredire. Tu me hais un point c'est tout.

Maintenant, je vais tourner les talons et m'en aller. Je te défends de me retenir tu entends ? C'est comme ça que ça doit être, c'est dans l'ordre des choses. Homonculus et alchimistes n'ont jamais été faits pour s'entendre.