C'est une mauvaise blague. Une faute de scénario, un délire d'auteur incapable, tout pourvu que ce ne soit pas réel.
Quoi, tu voudrais que je t'appelle Colonel ? Môsieur le grandissime colonel Mustang, futur généralissime, chef de la grande armée d'Ametris ?
Tu te fous de ma gueule ?
Comme si j'allais oublier tout ce que je te dois, comme si tu pouvais tout effacer sur un coup de tête. Hop ! Finis les souvenirs, sayonara et à la prochaine !
Comme si c'était possible.
Crétin, abrutit, triple andouille.
Tu ne peux pas tout jeter comme ça. Tu ne peux pas faire comme si c'était normal, et que rien ne s'était passé. On te doit tout, moi encore plus qu'Alphonse. Je te dois le soleil, aussi brillant que ton regard, et mon horizon. Je te dois l'avenir et son contraire, parce que sans toi rien de tout cela n'aurait été possible.
J'en ai rien à cirer de tes états d'âmes. Ta réputation peut bien aller se faire voir. Un lien comme le nôtre, ça vaut bien plus que toutes les conquêtes d'une nuit, tu ne crois pas ?
Ca ne te plairait pas, toi, de me prendre dans tes bras ? Juste une fois, ou même tout le temps, si tu en as envie. Tu pourras même me faire la morale, je ne dirai rien. Je sais que ça te plait. On parlerait de tout, de rien, on s'engueulerait, on se réconcilierait, on se pardonnerait pour un oui, pour un non.
Toi et moi, un peu comme des centaines d'autres.
Un peu comme un père et son fils.
