Dans ce chapitre l'arrivée de Harry à Poudlard et quelques incursions dans son histoire avec Lucius.

Pour tous les fans de Mione, Ron et Dumby, je m'excuse d'avance pour l'image que je vais donner d'eux, même si pour l'instant cela reste très nuancé.

Han et bien sûr ceci ne tiens pas compte des derniers livres. (Toujours traumatisé par la fin du tome 7)

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Chapitre 1

Le Poudlard Express s'élançait une nouvelle fois vers l'école de sorcellerie la plus connue d'Angleterre et peut être du monde sorcier. Dans un compartiment en apparence vide, un bruit comme de légers soupirs, semblait exhaler de la banquette. Non ce n'était pas une blague d'un quelconque successeur des jumeaux Weasley, mais simplement un jeune homme dissimulé sous sa cape d'invisibilité. Personne ne viendrait troubler son isolement volontaire, la guerre qui s'était achevée cet été avait largement éclairci les rangs des élèves. Gryffondors, Serpentards, Serdaigle et même Poufsouffles, ils étaient nombreux à être tombés pour leurs idéaux, quels qu'ils soient

Lui aussi avait rempli sa tâche dans cette guerre, il avait fait ce que tout le monde attendait de lui, il avait réduit Voldemort en un petit tas de poussières que le vent avait éparpillé dans l'aurore sanglante. On l'avait félicité, porté aux nues, couvert de louanges et d'honneurs. Il était devenu le Sauveur, l'Élu, le Libérateur, le Protecteur des justes, il ne comptait même plus les surnoms tous plus ridicules les uns que les autres dont on l'affublait. Il se contentait de sourire. Et tous voyaient à travers ce sourire l'acceptation de ce rôle ... si ils savaient ce que ce léger mouvement de lèvre cachait, ils en tomberaient en syncope ou le feraient interner.

Car ils se trompaient. Il n'avait pas tué Voldemort pour sauver le monde, pour empêcher une dictature raciste ou tout autre chose dans ce goût. Non, il avait simplement voulu sauver un homme qui croupissait dans les cachots du Mage Noir depuis deux semaines, un homme qui lui avait volé son cœur deux ans auparavant. Dumbledore avait raison, c'était bien l'amour qui avait permis au jeune homme de triompher. Mais pas un amour désintéressé du reste du monde, pas la volonté de sauver ses amis, non juste l'amour d'un homme.

Toujours dissimulé au regard des gens, le Gryffondor regarda le tatouage qui ornait son annulaire gauche. Différentes runes formaient un anneau argenté lui enserrant le doigt, qui au fur et à mesure que le train avançait, s'effaçait pour taire aux autres l'union qu'il symbolisait. Plus qu'un mariage des corps c'était aussi un mariage des âmes. Personne ne pourrait jamais rompre cette union, les Runes la protégeaient, la rendant éternel devant les hommes et même devant les Dieux. Regardant de nouveau l'anneau, Harry laissa un nouveau soupir lui échapper et à contre cœur replia sa cape, jetant un sort d'illusion sur le tatouage et se leva, il devait rejoindre "ses amis" pour ne pas les alerter. Ils l'avaient décidé hier au soir.

Flash Back.

Dans un salon d'une élégance racée, un homme regardait le feu, qui à cette période de l'année ne chauffait pas, mais qui avait la particularité de l'apaiser. Son front pâle se contractait lorsque quelques pensées venaient le perturber. D'un geste las, il releva une mèche blonde presque blanche qui lui avait glissé sur le visage. Son geste fut stoppé par une main brune qui finit le geste. Le propriétaire de la main, un jeune homme d'environ dix-sept ans vint s'asseoir à ses pieds posant sa tête sur les genoux de l'homme, s'abîmant lui aussi dans la contemplation du feu, laissant un silence confortable s'installer entre eux.

L'homme blond caressait tendrement la tête de son compagnon en un geste qui ne laissait aucune équivoque quand à leur relation. Le plus jeune eut un léger soupir :

-Je ne veux pas y retourner. Je ne supporterai jamais de devoir être loin de toi surtout en ce moment.

-Ne sois pas si dramatique Harry. Je viendrai de voir le plus souvent possible.

Le brun eut une légère moue dubitative qui n'échappa pas à son compagnon.

-Tu dois finir tes études nous étions d'accord là dessus.

-Mais c'était avant que je ne sache qu'ils voulaient.....te...te...juger. Je voudrai affronter cela avec toi, pouvoir te soutenir. De quel droit se permettent-ils de vouloir te mettre face à des juges ? Alors que tu as combattu à nos côtés, risquant ta vie en espionnant Voldemort et que...tu as failli mourir lorsqu'il t'a découvert.

Au fur et à mesure de ses mots, le Gryffondor s'échauffait et son ton devenait grondant. Lucius arrêta son geste et lui fit un petit signe pour que le jeune homme vienne s'asseoir sur ses genoux, ce qu'il fit avec plaisir, se blottissant contre le torse sécurisant du blond.

-Ce n'est qu'une formalité, ils doivent démêler tous les fils de l'histoire. Et puis rappelle toi que même toi tu m'as pris un temps pour le bras droit de....de Voldemort.

-Mais c'était avant que je ne te connaisse mieux.

-Suggères-tu que je devrais établir avec le Magenmagot les mêmes relations qu'avec toi ?

Harry grimaça et releva la tête, plongeant son regard vert dans celui bleu acier de son compagnon.

-Cela m'obligerai à tous les tuer car il est hors de question que je te partage avec quiconque. Tu m'as épousé et ce pour l'éternité.

Lucius laissa un rire bas et pourtant chaleureux perler d'entre ses lèvres fines, avant d'embrasser tendrement son époux. Et comme à chaque fois, il avait l'impression de chavirer dans un océan de sensations et de douceurs. Lorsque les deux hommes se séparèrent, la tendresse de leur regard en disait long sur l'amour qui les unissait. Un amour si grand, si puissant que dès que Harry avait atteint sa majorité sorcière, dix sept ans, Lucius l'avait épousé, selon un rite très ancien avec pour seul témoin Severus Snape et le druide qui avait officié.

Personne n'avait été convié et personne n'était au courant en dehors d'eux. Trop dangereux pour Lucius qui était sous le coup de plusieurs inculpations. Malgré les témoignages des membres de l'Ordre du Phénix sur son rôle d'espion, il était encore suspect aux yeux du peuple sorcier. Beaucoup le soupçonnait d'avoir retourné sa veste au dernier moment pour essayer de s'en sortir. Après tout Narcissa son épouse n'était-elle pas morte en défendant comme une furie sa sœur Bellatrix ? Et lorsque le juge d'instructions l'avait sommé de s'expliquer sur ce revirement il avait simplement haussé les épaules en un mouvement dédaigneux. Il se voyait mal lui expliquer qu'il avait quitté le camp de Voldemort pour les beaux yeux d'Harry Potter.

Ré interrogé à plusieurs reprises il avait fini par avancer son fils comme excuse. Ce n'était pas faux. Malgré ses airs froids et distants, il aimait sincèrement Draco et ne voulait pas le livrer à ce fou qui l'aurait envoyé à la mort sans sourciller. Mais apparemment ce motif n'avait pas suffit et il passerait en jugement en décembre.

-Lucius ?

L'homme sortit brusquement de ses pensées et revint vers son époux qui semblait attendre une réponse.

-Excuse moi j'étais ailleurs.

-J'ai bien vu. Je te demandais comment on pourrait se voir. Je vais avoir Ron et Hermione en permanence sur le dos et Dumbledore n'aura certainement pas perdu son habitude de se mêler de tout même ce qui ne le regarde pas en un petit mois.

-Ne t'inquiète pas pour ça. Tu as bien réussi à leur fausser compagnie depuis un peu plus d'un mois non ?

Harry acquiesça. Il est vrai qu'il était parvenu à les berner avec une facilité qui le surprenait lui même. Bon il se savait un côté Serpentard, mais à ce point......Il faut dire qu'il avait été soutenu par Lucius et Severus qui s'étaient rendus complices de son mensonge et l'avaient aidé à le mettre en place. Severus avait réussi à dévier une potion utilisée pour soigner les crises de fureurs de certains malades. Cette potion pervertie lui avait permis de plonger le Gryffondor dans un état de profonde dépression, il refusait de parler avec ses amis, s'isolait........ Alerté le Directeur de Poudlard essaya bien de le faire parler mais rien n'y fit. En désespoir de cause, il fit appel à Ste Mangouste.. Les trois protagonistes avaient croisé les doigts et même les orteils lorsqu'un puis deux Psychomages mandatés par Dumbledore avaient examiné le jeune homme. Mais grâce à la potion et son talent de comédien, Harry avait réussi à ce que les deux sorcier en viennent aux conclusions qui l'arrangeait. Selon les deux médecins, il était urgent d'isoler Harry avant que celui-ci ne fasse une bêtise irréparable.

Le première phase du plan était enclenchée et Severus pu conduire Harry dans son domaine en Irlande, puisque le Directeur insistait pour que lui aussi se repose. Le problème était que Dumbledore et les amis de Harry qui ne pourraient s'empêcher de venir fouiner pour voir si Snape n'avait pas transformé leur Héros en ingrédient à potion. Et c'est là que Lucius intervenait. Après des efforts il avait réussi à créer un hologramme du Gryffondor en incluant une trace de son aura magique. Ainsi l'illusion était parfaite. Le domaine étant sur-protégé par des protections magiques, si ils venaient pour espionner, ils ne pourraient le faire que de loin, donc en leur agitant l'hologramme dans la jardin ils seraient rassurés.

Le reste avait été tout simple. Du manoir de Snape il avait pris un portoloin (illégal) vers le manoir Malefoy et dissimulé son aura magique.

- C'est vrai. Mais je.........

-Et puis tu ne vas pas me dire que violer le règlement de Poudlard pour faire des sorties de nuit va te faire peur. Ta carte t'aidera à éviter Rusard et je t'attendrai à la Cabane Hurlante.

-Romantique........

-N'est-ce pas ? Je trouve cette ambiance très propice à l'amour. Non, plus sérieusement, avec un sort d'apparence, je louerai un petit appartement.

Harry ne dit rien, mais Lucius voyait bien dans son regard sa déception. Et il baissa légèrement la tête. L'un comme l'autre savait que leur union devait rester secrète pour éviter des problèmes supplémentaires au blond. Pourtant le Gryffondor, vivait mal cette situation, lui qui était quelqu'un d'entier, voulait pouvoir vivre sa vie enfin. Il avait fait ce que l'on attendait de lui, alors pourquoi devait-il encore jouer la comédie des apparences.

-Bientôt mon ange, bientôt.

Le brun, lui sourit, puis se releva et tendit la main à son époux.

-C'est notre dernière nuit avant un moment.

Lucius hocha légèrement la tête, son regard chavirant vers un gris acier très perçant. Il prit la main de son époux et l'entraîna vers leur chambre.

Fin du Flash Back

Perdu dans ses pensées, le Gryffondor ne s'était même pas aperçu qu'il avait rejoint le compartiment où se trouvaient, Ron, Hermione, Ginny, Luna et d'autres. Mais personne ne lui fit de réflexion devant son air un peu perdu, ils marchaient tous sur des œufs, n'osant lui poser de questions de peur de le faire rechuter, ce qui avouons-le, arrangeait bien Harry. S'asseyant contre la fenêtre il regarda le paysage défiler en écoutant d'une oreille distraite la conversation.

-Tu te rends compte que Snape va reprendre sa place comme si de rien n'était ?

-Ron, le professeur Snape mérite sa liberté, plaida Hermione, il a pris beaucoup de risque pour nous permettre de vaincre Voldemort. Et arrêtes de trembler, ce n'est qu'un nom.

-Mais Mione, il a été un Mangemort convaincu avant de changer de camps et rien ne nous dit qu'il ne jouait pas un double jeu.

Ginny acquiesça de la tête. Comme beaucoup, elle aurait préféré voir l'homme à Azkaban. Le monde sorcier avait besoin de héros bien blancs, bien lisses, ce que ne serait jamais Snape. Mais la jeune brune ne se découragea pas face à cet entêtement tout weasleyien.

-Il a soigné Harry.

-Pour bien se faire voir j'en suis sûr.

-Par respect, Ron, intervint Harry d'une voix douce laissant son ami muet de stupeur. Hermione le remercia de son aide tandis que Ginny faisait une légère grimace. Mais faire taire un Ronald Weasley, relevait pratiquement de l'impossible.

- Défend Malefoy père tant que tu y es.

Harry tourna la tête vers le rouquin et un bref éclair de haine traversa son regard. Trop court pour que quelqu'un ne le voit. Sachant qu'il ne pourrait se taire si Ron continuait, il préféra se taire, soupirant légèrement.

-Compare ce qui est comparable Ron. Snape n'a pas changé de camps à la dernière minute. Essaya Hermione en pensant calmer la discussion.

-Snape devrait être au côté de Malefoy sur le banc des accusés. Au fait regarde. Il sortit la Gazette de son sac et la tendit à Hermione. Ils disent que la date a enfin été fixé, c'est pour décembre.

Harry serra les dents en entendant la nouvelle, s'efforçant de rester impassible. Trois petits mois, c'est tout ce qui leur restait pour bétonner la défense de Lucius. Ni l'un, ni l'autre ne supporteraient d'être séparés. La porte du compartiment s'ouvrit brusquement, laissant passer la tête blonde de Draco Malefoy. Son regard hautain et méprisant s'arrêta sur Hermione,Ron et Ginny, ignorant simplement Luna et les autres. Avait-il entendu la conversation ? Puis il changea ses yeux de direction et les posa sur Harry. Il était impossible de savoir ce qui passait dans ses prunelles grises tant les émotions y défilaient à grande vitesse. Le Gryffondor soutint son regard sans sourciller et Draco fut le premier à détourner les yeux. Sans avoir dit un mot il quitta le compartiment et s'éloigna, laissant tout le monde surpris par le manque de réplique du Serpentard.

Tous sauf Harry. Il avait su lire dans les yeux du blond. Il savait qu'il souffrait et pas seulement à cause de la perte de sa mère et du procès de son père. Le Serpentard avait rejoint leur camp, refusant la marque, ce qui valut à Lucius pas mal de sortilèges de la part de son maître. Il l'avait même renié pour que l'illusion soit parfaite.

Mais à cet instant c'était la souffrance d'un adolescent amoureux que Harry avait pu voir dans ses prunelles.

Lorsque Draco avait rejoint l'Ordre, les deux garçons s'étaient rapprochés, se trouvant beaucoup de points communs. Une fois passés sur leur cinq ans de haine commune, ils avaient vu qu'ils leur étaient possible de s'entendre. Mais alors que Harry éprouvait simplement de l'amitié pour le Serpentard, celui-ci avait vu son coeur s'emballer pour le brun. Il avait bien essayé de faire taire cet amour mais rien n'y faisait et un jour se trouvant soudainement des gênes de Gryffondor, il avait pris son courage à deux mains et s'était déclaré. Comme il s'y attendait Harry ne partageait pas ses sentiments mais ce n'est pas ce qui allait le décourager.

Ginny, qu'il soupçonnait d'être sa rivale, subit d'ailleurs les coups bas du Serpentard. Mais rien n'y fit. Et lorsqu'il comprit pourquoi le brun lui résistait, la crise fut assez éprouvante.

Flash back

Alors qu'il venait juste de mettre les pieds au manoir Malefoy, Harry vit arriver sur lui, une tornade blonde qui manqua de lui rentrer dedans. Les yeux gris brillants de rage ne lui disaient rien qui vaille. Avant qu'il n'est eut le temps de réagir une gifle retentissante s'abattit sur sa joue droite et Draco reprit sa course folle, laissant Harry et Severus paralysés par l'accueil du jeune homme.

Au bout de quelques secondes, le Gryffondor cligna des yeux et porta la main à sa joue qui le lançait. Le Serpentard n'y était pas allé de main morte.

-Il ne l'a pas si mal pris.

L'adolescent tourna la tête vers l'homme en noir, légèrement perdu par ses paroles, avant qu'une lumière ne se fit dans son cerveau quelque peu choqué par la violence de Draco.

-Vous trouvez qu'il l'a bien pris ?

-Tu es toujours vivant. Non ?

Harry n'eut pas le temps de répondre que Lucius arriva dans le hall, visiblement contrarié par son rejeton et sa colère ne fit que s'amplifier lorsqu'il vit la jolie marque qu'il avait laissé sur le visage de son compagnon. Se pinçant l'arrête du nez, il semblait sur le point d'exploser. Le jeune brun, s'avança vers Lucius et doucement passa les bras autour de sa taille, déposant un tendre baiser sur sa joue.

-Laisse lui le temps.

Relevant le visage, Lucius accorda un sourire lumineux à Harry et à son tour le serra contre lui. Comprenant qu'il n'avait plus sa place ici, Severus monta les escaliers, alors que Lucius entraînait Harry vers le salon, pour essayer de retrouver Draco et lui faire entendre raison, même si l'homme savait que cela risquait de s'avérer difficile vu le caractère entêté du jeune blond. Et les bruits qui venait de la chambre du dit blond semblaient lui donner raison.

Prudemment il poussa la porte entrouverte pour tomber sur le spectacle d'un Draco fracassant avec rage tout son mobilier. Il était tellement furieux, qu'oubliant sa qualité de sorcier, c'était avec ses poings, qu'il détruisait son intérieur. Évitant avec souplesse un presse papier en argent massif, Severus, se posa dans un coin attendant que la crise se termine. Heureusement que la patience faisait partie de ses qualités car il fallut encore une bonne demi-heure avant que le Serpentard ne trouve plus rien d'intact à détruire. Essoufflé, il donna un grand coup de pied dans son lit et se laissa tomber au milieu des débris s'apercevant enfin de la présence de l'ami de son père.

-Qu'est-ce que vous voulez ?

-Te parler.

-C'est à mon père que vous devriez parler. Le lord Noir a du y aller trop fort, il est complètement sénile.

Soupirant silencieusement, Severus s'avança vers le colérique, d'un geste brusque il le prit par le bras et le releva sans douceur.

-Bien, tu es calmé maintenant ?

Boudeur, Draco essaya de se dégager mais c'était sans compter sur la poigne de l'homme.

-Tu me déçois beaucoup Draco. Tu agis comme un gamin de cinq ans à qui on a refusé un jouet.

-J'aurai du m'en douter, vous êtes de son côté.

-Arrêtes Draco. Il n'y a pas de côté dans cette histoire. Tu ne crois pas que ton père et Harry ont le droit d'être heureux ?

-Pas ensemble ! Severus mon père se tape un garçon de mon âge et ça depuis deux ans déjà et pour couronner le tout il veut l'épouser.

Le regard du professeur se fit plus sombre et sa voix lorsqu'il reprit la parole avait de quoi geler la Sibérie.

-Ce qui te gêne le plus ce n'est pas que se soit un garçon, ni qu'il est ton âge. C'est qu'il s'agit d'Harry, n'est-ce pas ? Te faire rejeter pour ton père ça tu ne peux pas le supporter. Il faut toujours que tout tourne autour de toi.

-Et alors ! Il n'avait pas à faire ça ! Il faut vraiment être tordu pour avoir une relation avec un gamin de quinze ans. Ce n'est rien d'autre qu'un pervers, je le hais !

Si la gifle qu'avait mis Draco à Harry était retentissant celle qu'il reçut de la part de Severus fut titanesque. Il crut que l'homme lui avait brisé la mâchoire tant le choc fut violent.

-Tu n'est qu'un sale gosse qui ne se soucie que de sa personne. Tu es incapable de voir et d'apprécier tout ce que ton père a fait pour toi. Avec un tel égoïsme tu te demandes encore comment Harry ne t'a pas choisi ?!

Sans plus se soucier du jeune homme, il fit demi-tour et quitta la chambre laissant derrière lui un Draco choqué au bord des larmes.

Le jeune blond ne s'était pas montré durant plus d'une semaine et lorsque le jour du mariage vint, il bouda royalement durant toute la cérémonie, ce qui déclencha un nouvel affrontement verbal entre Lucius et son héritier. Il fallut toute la persuasion d'Harry et la force physique de Severus pour éviter que les deux blonds en arrivent aux mains et c'est un Draco furieux au possible que Snape traîna dans sa chambre pour une nouvelle fois tenter de lui ouvrir les yeux, mais l'homme essuya encore un échec et laissa l'adolescent détruire une nouvelle fois sa chambre. Si ça continuait Lucius aurait d'ici peu une grève d'elfe de maison sur le dos.

Au fil des jours, l'ambiance devenait de plus en plus irrespirable et Severus avait même du poser ses valises au manoir pour seconder Harry dans sa nouvelle fonction de négociateur. Malgré le soutien du professeur, le Gryffondor commençait à en avoir sérieusement marre des dîner où les regard assassins s'échangeaient entre le père et le fils, des réflexions qui déclenchaient de nouvelles disputes. Il voulait simplement profiter du trop court laps de temps qu'il pouvait passer avec son époux.

-Il est vraiment insupportable !

Le brun soupira intérieurement, même dans leur chambre à coucher Draco revenait sur le tapis. Il regarda son mari qui venait de franchir le seuil et se déshabillait.

-Correction, vous êtes insupportables.

Interloqué, Lucius arrêta d'ôter ses vêtements, se retrouvant avec sa chemise encore enfilée sur un bras.

-Pardon ?

-Tu as très bien entendu. On dirait deux coqs dans une basse cour, Encore ce soir si Severus ne s'était pas mis entre vous deux, vous vous seriez joyeusement étripés.

-Tu crois que ça m'amuse peut être ?

-Non, mais tu ne fais rien pour arranger la situation. Au lieu de laisser filer comme l'homme mature que tu es, tu répliques comme un adolescent. Il n'attend que ça et toi tu lui donnes satisfaction. Tous les moments que tu passes à répondre à ses provocations, sont des moments en moins avec moi et depuis notre mariage il y en a de plus en plus.

-Je suis désolé mon ange.

-Ça ne suffit pas d'être désolé Lucius.

Le blond regarda attentivement son époux et la tristesse qu'il lu dans les yeux verts lui fit un choc. Harry avait raison, si ça continuait il se lasserait de tout cela et Draco aurait gagné sur toute la ligne. Finissant de se déshabiller, il alla s'asseoir sur le lit et prit le brun contre lui, caressant la chevelure indomptable.

-J'agis comme un gosse et je te fais souffrir.

Son époux ne lui répondit rien, se contentant de passer ses bras autour de la taille nue du blond.

-Pardonne moi Harry.

Sa voix trembla légèrement. Il ne savait pas comment s'excuser. A peine mariés, il rendait déjà son époux malheureux. Trop absorbé à essayer de faire plier son fils, il ne s'était pas aperçu que Harry souffrait de cette situation. Un léger baiser le sortit de ses réflexions et il se trouva absorbé par deux orbes vertes qui l'hypnotisèrent. Ce qu'il vit dedans, c'était simplement le pardon du brun et son amour inconditionnel. Se penchant légèrement, il déroba les lèvres de son époux pour un baiser passionné, retrouvant ce bien être qui lui faisait défaut lorsque Harry n'était pas à ses côtés.

Doucement, il allongea le jeune homme sans pour autant quitter ses lèvres. Jamais il ne pourrait se passer de sa douce saveur et de cette rougeur qui venait d'apparaître sur ses joues alors qu'ayant rompu le baiser, Lucius l'observait une flamme prédatrice au fond des yeux. Mais à sa grande surprise Harry posa ses mains sur le torse pâle de l'homme et le repoussa gentiment.

-Lucius........

-Quoi ?

-Tu vas parler avec Draco.

-Maintenant ?

Malgré le sérieux de leur discussion, Harry ne pu empêcher un sourire amusé de venir sur ses lèvres et le regard courroucé de son époux ne faisait que l'agrandir. Lucius semblait complètement déboussolé et frustré aussi dans une certaine mesure. Il ne put d'ailleurs se retenir et explosa de rire devant la mine renfrognée de son époux. Il l'attira vers lui et colla ses lèvres fines aux siennes.

-Je vais te mettre dans de bonnes dispositions pour que demain matin, tu sois d'humeur à supporter ton fils et la discussion que vous aurez.

Et c'est avec un grand sourire que le blond se présenta le lendemain au petit déjeuner, à un tel point que Draco et Severus regardèrent Harry d'un œil suspicieux. Qu'avait-il fait du vrai Lucius ?

Deuxième changement le calme dans lequel le repas matinal se déroula. Draco avait beau essayer, son père semblait avoir avaler une dizaine de Bouddha et restait d'un calme olympien, ne relevant aucune de ses remarques ni des ses œillades meurtrières. Alors que Severus se levait, Harry, l'imita, embrassa son mari et suivit le professeur sous le regard interloqué de Draco. C'était une permission pour commettre un parricide ? Ou alors le Gryffondor avait programmé son meurtre ? Préférant ne pas connaître la réponse, il se leva mais son père lui attrapa le poignet et le rassit aussitôt avec un regard qui fit frissonner le jeune homme.

-Nous avons à parler tout les deux.

-De quoi ? De votre penchant pour les jeunes garçons ? De votre mariage absurde ? De votre fils que vous avez bafoué ?

Lucius inspira. "Ne pas le tuer, ne pas le tuer ne pas le tuer". et expira :

-Draco....... Non, tu te tais et tu écoutes.

L'instinct de survie de l'adolescent lui fit refermer la bouche et ouvrir les oreilles.

-Je comprends que tu sois en colère et j'admets qu'il y a de quoi choquer. Mais ici ce qui compte ce n'est ni toi, ni moi. C'est Harry. Et il est malheureux. Tu ne crois pas qu'il a eu son lot de cris, de disputes et de haine ? Il a le droit d'être heureux maintenant. Je suis son mari et je dois contribuer à ce bonheur et c'est pourquoi je t'avertis qu'à partir d'aujourd'hui, je n'admettrai plus ton comportement.

-Vous voulez me chasser ?

-Je t'ai dit de te taire il me semble. Il n'est pas question que je te chasse, tu es mon fils. Je te demande simplement d'agir comme un homme responsable c'est tout et il n'est pas dans ton intérêt de me désobéir. De toute façon tu me trouveras sourd et aveugle à toutes tes provocations.

L'aristocrate se leva laissant son fils réfléchir. Avant de quitter la pièce il se retourna.

-Même si Harry ne t'aimera jamais comme tu le souhaites, il tient à toi. Son amitié est un cadeau précieux, ne mesure-tu pas sa valeur en voulant la gâcher pour une question hormonale ?

Sans attendre la réponse du jeune homme, il sortit.

Était-ce les menaces à peine voilées de Lucius ou Draco s'était-il mis à réfléchir un peu, mais l'ambiance au sein du manoir se détendit. Severus pu le quitter et retourner à sa vie et les deux blonds n'élevèrent plus la voix, bien que parfois Draco du se mordre les joues pour ne pas exploser. Surtout lorsqu'il trouva son père et Harry dans une tenue et une position assez indécente dans la bibliothèque. Les époux ne le revirent pas de la journée.

Fin du Flash Back

Cependant Harry, savait que Draco était encore amoureux de lui et il craignait que l'éloignement d'avec Lucius, ne ravive les ardeurs du Serpentard.

-Harry ? Harry ?

Le brun tourna la tête vers la voix qu'il identifia comme celle d'Hermione.

-Mmmm

-On arrive.

-Oh merci Mione.

Le jeune homme imitant les autres enfila sa robe de sorcier alors que le train s'arrêtait sur le quai de Poudlard. Lorsqu'il posa le pied dehors son regard se posa sur le château au loin. Cette année risquait d'être éprouvante.

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Voilà. J'espère que ça vous a plu. La prochaine fois, un Draco entreprenant, une Beuglante explosive et la début de l'enfer pour Harry