Le Repas

POV Bella

Je faisais ma moue de petite fille ! Je savais qu'Edward ne pouvait y résister ! Il se donnait pour mission de ne provoquer aucune tristesse chez moi et répondait à mes moindres désirs.

- Ok ma Bella, j'accepte mais uniquement parce que c'est important pour toi !

Je lui sentais au cou et l'embrassais avec fougue! Effectivement, ce dîner à 4 ne m'enchantait pas plus que ça mais j'avais besoin de savoir.

- Merci Edward ! Oui cette Mary ne me plait pas ! Il y a quelque chose chez elle qui me gène, je ne sais pas ce que c'est.

Edward ne disait rien mais je pouvais lire dans ses yeux. Il était persuadé qu'il n'y avait rien chez cette fille. Peut –être même pensait il que je me faisais des films, que j'étais jalouse ! Quelle horreur, j'étais vraiment cruelle avec mon amour. Et pourtant, n'est- ce pas la vérité ? Pourquoi avais- je une telle répulsion pour cette fille, si ce n'est que je lui en voulais de m'avoir volé mon Jake ? Evidemment tout était de ma faute : c'est moi qui l'avais rejeté. C'était à moi de vivre avec ce choix. J'étais convaincue qu'une part de moi regretterait ce choix à tout jamais. Alors je plongeai mon regard dans les prunelles d'Edward. Et je comprenais alors tout. Les raisons de ce choix étaient tellement évidentes : j'avais devant moi l'être le plus parfait. Mais surtout, il était parfait pour moi et il me voulait.

- Oui, je me tracasse pour lui. Je ne veux pas qu'il souffre. Je l'ai déjà tellement fait moi- même.

Je baisai les yeux, honteuse de soutenir son regard.

Il m'attira à lui, me berçant doucement. J'adorais lorsqu'il faisait ça, j'adorais être la petite humaine fragile dans ses bras. Il était si courageux, si fort, il me donnait l'impression de porter le poids de mes problèmes à ma place.

Toute la semaine, j'avais été une vraie pile ! J'étais d'humeur plutôt maussade, voire même agressive par moments. Plus le jour fatidique approchait, plus je me crispais. Des centaines de questions traversaient mon esprit. Je devais bien avoir répété des dizaines de fois cette rencontre, imaginant tous les scénarios possibles et imaginables.

- Bella, calme-toi ! Si je vois que ce dîner te fait autant de mal, j'annule tout ! Edward avait l'air sérieux. Il l'aurait fait, à n'en point douter.

Alors je feintais d'être détendue toute la journée ! Je souriais, riait comme jamais ! Edward n'était pas dupe mais il ne me fit aucun commentaire.

- C'est la 5e fois que tu changes de tenue ! Garde cette robe ma chérie, tu es ravissante ! Tu seras tellement plus jolie que Mary !

- Tu es bête, c'est pas ça ! lui répondis- je innocemment. Pourtant, ses paroles me faisaient du bien ! J'avais effectivement besoin de lire dans les yeux de Jacob qu'il me trouvait jolie.

- Pathétique, je suis vraiment pathétique. Pensais-je.

Ils nous attendaient, assis à l'autre bout du restaurant. Mary était splendide. Jacob était rayonnait.
J'eus du mal à contenir mes larmes… L'emprise de la main d'Edward dans la mienne se fit plus pressante. Cela ne fit qu'accentuer ma tristesse.

Dès qu'elle nous vit, Mary s'empara de la main de Jacob. Elle nous souriait. Edward serra la main de Jake, en vrai gentleman. Alors qu'il s'avança vers Mary, celle- ci le prit dans ses bras. Elle me souriait toujours. Je n'avais qu'une envie, la gifler. Pourtant, je n'en fis rien. J'embrassais plus que de raison Jacob, fière de rendre la pareille à ma rivale. Enfin, elle m'embrassa brièvement.
Notre répulsion pour l'une envers l'autre était donc réciproque.

Le dîner se passa sans heurts. Toutefois, il était évident qu'aucun de nous ne se sentait à sa place.
Jacob donnait l'impression d'étouffer avec sa cravate. Surement une idée de Mary, ne pus- je m'empêcher de penser !

Mary excellait dans son rôle de jeune adulte expérimentée qui parlait de la «vraie vie » face à son jeune public.

Edward était droit sur son siège, souriait poliment. Il était en représentation, jouant à la perfection ce que j'attendais de lui.

Le dîner terminé, après les promesses mutuelles de se revoir très prochainement avec grand plaisir (!), nous marchâmes vers le parking.

Enfin seuls, j'interrogeais Edward du regard. Livide, il me dit :

- Tu t'étais trompée. C'est encore pire que ce que tu craignais.

Je n'eus pas le temps de le harceler de questions que déjà il décrochait son téléphone que je n'avais même pas entendu sonner.

- C'est Alice, elle doit déjà être au courant. Me dit- il brièvement.

Texte de Juliette