Ah que coucou ! Chapitre 3, rien que pour vous ! o/
Je suis absolument dégoûtée...D'accord, le vrai Popode ne marchait certes pas sans couac, mais mon père vient de l'achever. T_T
Faîtes qu'il remarche quand il l'aura réparé, pitié !
Et j'aime comme mon premier chap a 110 vues et des poussières, et le second seulement 40. J'ai dû décourager/traumatiser pas mal de personnes. Désolée éwè

Réponse à mon unique review en bas. Je tiens quand même à préciser qu'il s'agit de mon unique récompense, et même si j'écris de bon coeur, ça remonte toujours le moral !
En attendant, bonne lecture !


Louise colla sa joue contre la paroi fraîche du hublot de l'avion. Son souffle contre la vitre créa un nuage de buée ; elle dessina un petit cœur du bout des doigts et soupira. Elle avait retenu ses larmes jusqu'à présent mais ses amies lui manquaient terriblement – et ce n'était que le début d'une longue aventure, en y repensant.

Elle était tiraillée par deux sentiments contraires. Elle avait peur de ce nouveau monde, de ses responsabilités en tant que région et les effets secondaires – déjà visibles sur Elin, bien qu'elle n'ait rien voulu lui dire de peur de la brusquer – que cette nouvelle identité engendrerait sûrement. Ses parents, sa famille en général, son foyer, ses autres amis, tout lui manquait.
Mais d'un autre côté, elle avait toujours rêvé de se retrouver parmi ses personnages préférés. Vivre avec France était une chance unique, et puis, gagner "l'immortalité" – Angleterre avait évoqué ce sujet lorsqu'il leur avait appris leur qualité de régions – et la jeunesse éternelle lui semblait plutôt attrayant, pour le moment. Surtout avec Francis. Se connaissant, elle ne tarderait pas à tomber amoureuse de lui, si ce n'était pas déjà fait…

Elle se tourna vers le blond en question, à côté de qui elle était assise. Elle lui sourit, un peu timide, et lorsqu'elle constata qu'il le lui rendait, elle tenta d'engager la conversation.

« Francis… murmura-t-elle de façon incertaine, n'étant pas garantie qu'il possédait bel et bien un nom humain.

- Oui ? »

Visiblement, c'était le cas, et cela ne semblait pas le déranger. Bon point pour elle.

« Je…Parle-moi de chez toi. »

Le français parut être pris au dépourvu par sa question, alors que ses sourcils se soulevaient très haut. Son regard s'adoucit dans la fraction de seconde suivante :

« Je croyais que toi et les filles veniez de chez moi, hum ?

- Oui…Mais…Chez toi. Ton foyer. Ta maison. Tu en as bien une, n'est-ce pas ? s'enquit-elle, inquiète.

- Bien entendu, rit-il. Eh bien…Elle est sur Paris, comme tu peux t'en douter…

- Le contraire m'aurait étonnée. C'est ta capitale, après tout.

- Notre capitale, corrigea-t-il, Provence. »

Elle rougit. Elle ne savait plus où donner de la tête avec lui. Tantôt il l'appelait par son prénom – souvent déformé en "ma petite Louise" – et tantôt, il préférait l'usage de son nom de région. Cherchait-il à l'embrouiller ou à la faire s'adapter plus vite ?

« C'est un très grand appartement, reprit-il avec un sourire nostalgique. Sur les Champs Elysées…On peut voir la Tour Eiffel depuis le balcon du deuxième étage. L'intérieur est décoré un peu comme à Versailles…Mais en moins lourd, bien entendu ! »

Il termina sa description par un son rire caractéristique, comme s'il s'était agi d'une évidence, et Lou força un petit gloussement. La décoration était le seul point l'inquiétant…


Keira cacha sa bouche d'une main alors qu'elle bâillait. Assise sur la valise de Prusse – qui lui avait bien fait comprendre qu'elle n'avait pas intérêt à abîmer son "awesome valise", pour reprendre ses mots – elle attendait aux côtés des deux frères que la navette venant les chercher arrive. Ils avaient droit à un véhicule privé, l'un des avantages à personnifier un territoire, lui avait glissé Allemagne. Celui-ci devrait les mener directement à la demeure des deux germaniques, où vivait également une véritable ménagerie aux yeux de la jeune femme. Au moins trois chiens, de ce qu'elle avait compris – ainsi que Gilbird, bien qu'il soit presque en permanence aux alentours de son maître – avaient trouvé refuge chez Prusse et son frère. Elle songea un instant qu'elle était chanceuse de n'être allergique à aucun animal, et de plutôt les apprécier.

« 'Faudrait pas qu'ils viennent renifler mes sous-vêtements non plus, pensa-t-elle à voix haute, assez discrètement.

- Pardon ? »

Le sourire que lui adressait le prussien signifiait clairement qu'il avait entendu la phrase prononcée par la méchée et qu'il désirait en savoir plus. Elle fronça les sourcils, les joues rosies, et rattrapa ce qu'elle put :

« Je disais qu'il ne fallait pas qu'ils nous fassent poireauter cent ans non plus.

- Ah ? J'avais mal compris, désolé… »

"Que nenni. Je vois bien que tu te fous de moi. Si jamais il ose ri…"

Le cours de ses pensées fut interrompu lorsque l'albinos fit exactement ce qu'elle redoutait. Elle soupira, synchro avec Allemagne, alors que Gilbert continuait de se moquer d'elle. Elle lui donna un coup de pied dans le tibia, histoire de le faire s'arrêter et d'attirer son attention. Elle lui tira la langue.

« Roooh, tu es de mauvaise foi. Je ne fais que m'amuser, tu sais.

- J'aime pas qu'on s'amuse à mes dépends. »

Il ébouriffa les cheveux de Keira, en guise d'excuses, et Gilbird s'y posa. Il lui tendit la main avec un sourire avenant.

« Debout, frau. On y va. Notre chauffeur est arrivé… »


« …Bienvenue chez moi ! » cria Danemark, les bras écartés, désignant le reste de la maison derrière lui.

- Ah, oui, effectivement…C'est…différent et…c'est grand… souffla Elin.

- Tu t'attendais à quoi, après tout ? Je suis le roi de l'Europe du Nord ! » lui rappela-t-il avec un grand sourire.

Elle le lui rendit, et sur un signe de tête, il l'invita à rentrer.

De l'extérieur, la bâtisse était rouge brique, et les fenêtres rectangulaires lui rappelèrent celles des illustrations dans son exemplaire des contes d'Andersen – forcément, l'auteur était lui-même danois, après tout.

Elle avança de manière hésitante, tandis qu'elle entendait le danois refermer la porte derrière eux. Elle se trouvait dans le hall ; l'édifice était au moins sur deux étages – elle n'avait pas vraiment fait attention, le monde lui semblait flou tant elle était fatiguée, et elle n'avait pas fermé l'œil dans l'avion à cause du blond, qui s'était fait un point d'honneur à lui tenir le crachoir. À gauche, des escaliers en bois montaient et formaient un angle, de sorte qu'elle ne pouvait pas voir où ils débouchaient. Droit devant elle, un couloir menait à ce qu'elle supposait être le salon ou la salle à manger, peut-être les deux…La cuisine ne devait pas être bien loin. À sa droite se trouvait une double porte, fermée. Les murs étaient dans les tons blancs ou gris pour certains et elle nota que le sol était carrelé. Elle aurait tout intérêt à porter des chaussons en hiver… La maison était bien plus grande que celle où elle vivait avant, et contrairement à ce qu'elle croyait, une ambiance chaleureuse s'en dégageait.

Danemark agita sa main sous son nez, et elle se rendit compte qu'elle était partie dans son monde pour peut-être plus longtemps qu'elle le pensait…

« Elin, tu es toujours avec moi ?

- Oui, désolée…Je découvre, et puis je suis crevée. Très jolie maison, au passage.

- Et tu es loin d'avoir tout vu ! »

Il eut un drôle de sourire à cet instant et se rapprocha d'elle. Elin sentit son cœur rater un bond. À quoi jouait-il ?

« Bien, passons maintenant aux choses sérieuses… »

Elle prit la teinte d'une pivoine alors qu'il prenait ses mains dans les siennes. Son regard s'éclaira et il brailla presque :

« Ta chaaaambre ! »

À la fois soulagée et déçue – à quoi s'attendait-elle, après tout ? Il s'agissait de Danemark – elle se laissa faire lorsque le blond surexcité la traîna presque à travers les escaliers puis un couloir aux murs tapissés de bordeaux, pour s'arrêter devant une porte blanche, vers le fond du corridor en question.

« L'une des chambres d'ami, qui est maintenant la tienne !~ Mets-toi à l'aise, tu es chez toi maintenant ! l'informa-t-il en lui tendant la clef de la pièce.

- Merci beaucoup…Ne m'en veux pas, je crois que la seule chose que je serai capable de faire correctement là tout de suite…c'est dormir, sourit-elle faiblement.

- Okay, je te montrerai tout demain ! J'espère que tu te sentiras bien ici…Féroé. »

Elle s'abstînt de tout commentaire, mais le grand sourire qui étira ses lèvres traduisait parfaitement son ravissement intérieur, surtout que le danois n'avait pas changé de tête ou de ton en prononçant ce mot – son nom. Il avait enfin accepté son identité. Elle s'apprêtait à entrer dans sa chambre et Danemark à partir, quand celui-ci ouvrit de grands yeux surpris.

« OH ! Encore une chose ! J'allai oublier… »

Il désigna la porte adjacente à la sienne.

« C'est ma chambre, donc si tu as besoin de quoi que ce soit cette nuit, c'est là que tu pourras me trouver, d'accord ? »

Elle acquiesça, souhaita une bonne nuit à celui qui prenait soin d'elle à partir de ce jour et se laissa tomber sur le lit double qui était maintenant le sien. À peine sa tête eut-elle heurté les couvertures duveteuses qu'elle sombra dans un profond sommeil.


Keira commença à se réveiller à cause de la désagréable sensation que son visage était mouillé. Elle grogna, se tourna dans l'autre sens. Quelques secondes passèrent, la sensation s'en était allée ; satisfaite, elle se pelotonna encore plus profondément dans les draps. Avec effroi, elle sentit de nouveau que sa figure était humide. Agacée, elle ouvrit les yeux pour se retrouver face à un berger allemand.

« Ahhh, comment t'es entré, Berlitz ? » murmura-t-elle en se redressant.

Elle constata avec fatalisme que de l'autre côté du lit, Aster, un golden retriever, était assis et remuait la queue avec enjouement. En face d'elle, un teckel, Blackie, faisait de même. Elle s'étira, et sortit du lit, portant seulement un débardeur et un short noirs – de toute façon, elle devait se lever, le soleil perçait déjà à travers les rideaux tirés, avec un peu de chance, ce n'était pas l'aube...

« Alors tout ce bazar n'était pas un rêve…je suis Saxe et je vis chez Prusse, se remémora-t-elle face au miroir fixé au mur, au-dessus d'une commode. C'est juste…awesome. Ce qui l'est moins… »

Keira se retourna pour faire face aux chiens, les sourcils légèrement froncés. Elle soupira.

« Dites-moi les gars, je vous aime bien, ça se passe bien entre nous, mais vous avez pas un peu l'impression d'empiéter sur mon territoire, là ? Et puis de toute façon, comment est-ce que vous êtes rentrés ? »

Aster aboya, et quitta la pièce en poussant la porte entrouverte du museau.

« Note à moi-même : correctement fermer la porte la prochaine fois. »

D'une certaine manière, les chiens lui rappelaient elle et ses deux comparses ; toujours fourrées ensemble, surtout lorsqu'il s'agissait de faire des bêtises. Les savoir si loin d'elle la rendait malade…Mais elle finirait par s'y habituer. N'est-ce pas ?

La méchée allait suivre les trois chiens lorsqu'une chose la frappa.

« Je viens de me taper la discut' avec des chiens…Comme s'ils allaient me répondre… »

Elle gloussa en se dirigeant vers la cuisine d'où s'élevait déjà des éclats de voix.

"Ces allemands sont vraiment contagieux…"


Une délicieuse odeur tira Louise de son sommeil. Elle bâilla, arrangea rapidement ses cheveux, quitta la chaleur bienfaitrice de son lit et ouvrit ses volets. Elle n'avait pas la chance d'avoir pleine vue sur les Champs Elysées, comme depuis le salon de Francis ; mais le reste de Paris en valait tout autant la peine, pour la provençale qu'elle était. Le ciel était couvert, mais peu importait : elle vivait chez France, avec France ! Et ses cheveux blonds suffisaient à mettre du soleil dans son cœur.

Elle se gifla mentalement. Voilà qu'elle partait dans les comparaisons lyriques…

« Je savais bien que je finirai tôt ou tard par réellement avoir le béguin pour lui… » sourit-elle aux quelques passants qui faisaient ce qu'ils faisaient le mieux : passer.

Chantonnant, elle tira les draps de façon à refaire le lit. Elle voulait laisser la chambre propre pour l'instant, elle aurait tout le temps de la mettre en désordre plus tard. Elle observa quelques minutes de plus les rues de Paris, un sentiment de paix la gagnant peu à peu ; elle pensait à ses deux amies, et à ce qu'elles pouvaient bien faire à cet instant. Il n'y avait aucun décalage horaire entre les trois pays, elle songea donc au petit-déjeuner les attendant sur la table, à leur première nuit, les premières véritables discussions avec les Nations les accueillant et ce qui en découlerait…

« On n'est pas sorties de l'auberge », pouffa-t-elle en fermant la fenêtre pour conserver un minimum de chaleur.

Elle lissa les quelques plis de la nuit qu'avait pris sa nuisette bleue – elle ne préférait pas savoir d'où le français la tenait, et surtout de qui – et sortit de la pièce, atteignant rapidement la cuisine en quelques pas discrets.

« Bonjour, Francis… lança-t-elle timidement en s'asseyant à la table en bois et recouverte d'une jolie nappe blanche à dentelle.

- Bien dormi ? demanda-t-il en tartinant un bout de pain de beurre.

- Comme un bébé, répondit-elle avec satisfaction. Qu'est-ce qui sent si bon ?

- Je suis allé acheter du pain tout chaud et quelques viennoiseries pour toi, expliqua-t-il tout sourire, j'imagine que c'est ça. »

Il avança vers elle un panier rempli de croissants, pains au chocolat et autres pains au lait. Puis il passa sa main dans ses cheveux blonds et ajouta :

« À moins que ce soit moi. Honhonhonhon~ »

Elle leva les yeux au ciel, amusée, et prit une bouchée de son croissant. Il s'était levé tôt juste pour elle.


L'eau chaude cascadant à travers ses cheveux puis son dos et le reste de son corps lui faisait un bien fou. À force de tâtonner et d'ouvrir toutes les portes du deuxième étage, Elin avait fini par trouver la salle de bain. Elle avait verrouillé la porte, pris une serviette dans le petit placard où elles étaient toutes entreposées, et s'était aussitôt débarrassée de ses vêtements pour se jeter sous le liquide brûlant. Le grand miroir situé au-dessus du tout aussi grand lavabo était recouvert de buée, l'empêchant de voir son reflet et signalant qu'il était peut-être temps de sortir de la douche.

Elle s'enroula avec délice dans la douce serviette – Danemark, pour une curieuse raison, possédait apparemment des serviettes roses – puis constata avec horreur que son moment de détente prenait fin à cet instant. En effet, Elin, dans sa précipitation avait oublié un petit détail : ses vêtements de rechange.

Elle ouvrit discrètement la porte de la salle de bain et passa sa tête par l'entrebâillement de la porte. Personne à l'horizon, et de toute manière, le blond était en général tellement bruyant qu'on l'entendait venir de loin, comme s'il était accompagné d'un troupeau d'éléphants. Elle courut à travers le couloir et claqua la porte de sa chambre derrière elle, la fermant à clef elle aussi.

Elle récupéra les sous-vêtements qu'elle avait empruntés à Iggy – tout comme l'avaient fait ses amies au préalable et les enfila.

Que faisaient-elles ? Ces deux feignasses étaient-elles déjà levées ? Ou l'épuisement, tout comme pour elle la veille, avait-il eu raison d'elles deux ? Rencontraient-elles les mêmes difficultés techniques ? Comment vivaient-elles tout ça ? Elin aurait tant aimé pouvoir en parler des heures avec ses deux amies…Il restait certes toujours le téléphone, et il était fort probable que Danemark possède un forfait international, mais rien ne valait la chaleur humaine.

« Me voilà bien avancée…constata-t-elle en se regardant dans la porte vitrée de l'armoire. Il va falloir que j'aille m'acheter des trucs, je vais pas pouvoir compter sur les affaires d'Angleterre cent ans non plus. »

Elle prit une longue inspiration et cria :

« MATTHIAAAAAS ! »

Elle entendit un fracas provenant sûrement de la cuisine, comme s'il avait tout lâché et des pas précipités dans l'escalier. Elle gloussa.

« J'y suis peut-être allée trop fort… »

Il tambourina comme un forcené à la porte et elle éclata de rire.

« Elin, qu'est-ce qui t'arrive ? Tout va bien ? Pourquoi c'est fermé ? Pourquoi tu ris ? Et comment tu connais mon nom humain ? enchaîna-t-il à une vitesse ahurissante, si bien qu'ajouté à son accent bien marqué, la jeune femme faillit ne rien comprendre.

- Je vais bien, déjà, respire. Pour ton nom, on en discutera une autre fois… En fait, j'ai un petit problème technique, commença-t-elle en s'approchant de la porte afin qu'il l'entende mieux.

- Ah bon ? Pourquoi tu n'es pas venue me chercher ? »

Elle se mordit les lèvres.

« Je ne peux pas sortir, Matthias.

- T'es toute nue ?

- Bien sûr que non ! s'offusqua-t-elle en rougissant. Sale pervers !

- Alors pourquoi tu ne sors pas ?

- Je ne suis certes pas nue, mais je ne suis pas en tenue, euh…présentable.

- En gros, t'es en sous-vêtements, et tu n'as pas de vêtements de rechange, c'est ça ?

- C'est ça. »

Elin fut surprise de sa perspicacité. Quelques secondes s'écoulèrent, avant que le danois à la chevelure en bataille reprenne avec un sourire dans la voix :

« Tu apprendras qu'ici, au Danemark, nous sommes très ouverts d'esprit. Tu peux te balader comme ça dans la maison si tu veux, ça ne me dérange pas.~ Bon, tu risques d'avoir un peu froid au début mais je suis sûr que tu pourras t'y faire…

- Danemark, la seule chose qui te sauve en ce moment-même, c'est la porte. Je te jure que tu te serais déjà pris un coup de truc vert, sinon… grogna-t-elle.

- Ça va, ça va, j'ai compris, je vais te prêter quelques vêtements à moi en attendant qu'on aille t'en acheter d'autres. Voilà, satisfaite ?

- Parfaitement~ Ah, et Matthias, encore une chose !

- Quooooi ?

-…Je n'ai pas un sou. »

Le blond soupira. Elle allait lui en faire voir des vertes et des pas mûres, celle-là…

Bah.

Ce serait amusant.


Lou était restée seule chez Francis, tandis que lui était allé acheter des vêtements pour elle. Elle faisait confiance au blond quant à ses goûts vestimentaires, elle était certaine qu'il saurait trouver de quoi l'habiller – histoire qu'au moins, la prochaine fois, elle puisse venir avec lui choisir ses propres affaires.

Vêtue de ses sous-vêtements de rechange et d'une robe de chambre en satin, Louise commença à explorer l'appartement du français. L'habitation possédait deux autres chambres d'ami en plus de la sienne et de celle de France, deux salles de bains – une grande, qu'elle devinait être la principale et celle qu'elle avait déjà utilisée, avec une baignoire et une douche, et une autre, plus petite, seulement pourvue d'une douche cette fois – des toilettes bien entendu, bien qu'elle n'ait étrangement eu aucunement envie de s'y rendre depuis sa téléportation dans le monde Hetalien, et tout ce qu'une maison habitable devait comporter, bien souvent en plus faste et luxueux. Elle était chez Francis, après tout.

Elle pensait que l'appartement ne couvrait qu'un seul étage, mais eut la surprise de découvrir, derrière une porte en bois plus petite que les autres et taillée différemment, des escaliers poussiéreux qui permettaient encore de monter.

Hésitante – après tout, si cette porte était cachée d'un drap au préalable, c'est qu'il y avait une raison – mais curieuse au point de passer outre l'avertissement du drap qu'elle avait soulevé, elle actionna l'interrupteur et gravit les marches craquantes.

Il s'agissait d'une sorte de grenier aménagé ; la lumière filtrait difficilement à travers l'espèce de vitrail sale qui colorait la pièce. Une atmosphère nostalgique et propice à la méditation s'en dégageait, néanmoins, Louise aurait mis sa main à couper qu'il devait en être autrement une fois la nuit tombée.

Elle fit glisser ses doigts sur le fauteuil en cuir marron ravagé par le temps, posé au milieu de la pièce comme une relique sacrée. Elle imaginait très bien France passer ses après-midis, là, un album photo ouvert sur les genoux. La vision la fit glousser.

Plusieurs malles étaient entassées au travers de la pièce, de même pour de simples cartons. Un portique soutenait plusieurs tenues que Lou jugea dignes du XVIIIe siècle. L'une des malles était ouverte.

« La curiosité est un vilain défaut… récita-t-elle. Mais ce que France ne sait pas ne peut pas lui faire de mal…Pas vrai ? »

Elle s'agenouilla et saisit le premier livre entreposé dans la caisse. Il paraissait particulièrement vieux et rapiécé, et celle au carré plongeant faillit perdre quelques feuilles en le saisissant. Elle ouvrit une page au hasard et commença à lire l'écriture fine et déliée qui semblait sortie de la même époque que les costumes entreposés plus loin dans la pièce, si ce n'est plus ancienne.

Ses yeux s'agrandirent d'effroi aux événements racontés. La guerre qui durait…Le sacre du roi…Orléans…Le bûcher…
France – car c'était bien son journal de l'époque – confiait tous ses sentiments à propos de Jeanne d'Arc et de sa mort atroce.

Elle referma le livre. C'était terrible. Tellement terrible qu'elle ne pouvait pas en lire plus pour l'instant. Elle le glissa toute fois dans la poche intérieure de sa robe de chambre.

« Qu'est-ce que tu fais là ? »

Louise se retourna en sursautant, honteuse d'être prise sur le fait. France semblait mécontent.

« Je ne veux plus te revoir ici, et encore moins toute seule. C'est clair ?

- O-oui. Désolée… »

Les larmes aux yeux, elle dévala les vieux escaliers, et claqua la porte de la chambre derrière elle. France n'avait pas vu le journal. Elle pourrait continuer sa lecture, et elle était bien décidée à mieux comprendre l'excentrique français. Savoir ce qu'a pu traverser une Nation pourrait peut-être l'aider elle-même à mieux assumer son rôle de Région. Peut-être même qu'elle pourrait aider ses amies à mieux vivre leur transformation, à leur tour ! Elle devait absolument trouver un moyen de leur en parler, si elle faisait des découvertes.

Elle avait remarqué le matin, après sa toilette, que sa peau semblait plus hâlée ; ainsi, pour elle aussi, tout comme Elin, le lien entre sa personne et le territoire en question se devinait désormais physiquement. Ses cheveux avaient légèrement foncé et ondulaient par endroit.

« Pitié, faîtes qu'ils ne bouclent pas », murmura-t-elle en pensant aux plaintes de son amie rouquine.

Elle souleva le matelas et glissa le journal entre celui-ci et le sommier.

Elle quitta la pièce et se dirigea vers le salon où France devait être. Elle avait des excuses à lui faire…et ne doutait pas qu'il la pardonnerait.

Après tout, les sacs remplis de vêtements étaient déjà posés dans sa chambre, donc il ne pouvait pas lui vouloir…n'est-ce pas ?


Prusse passait ses nerfs à travers son jeu vidéo et la manette qu'il maltraitait allégrement. Il pesta pour la énième fois alors que l'écran affichait "GAME OVER", et recommença sa mission du début.

Quelle journée de merde. Et dès son commencement, il l'avait pressenti. Il avait le flair pour ces choses-là.

« Prusse, va chercher Keira, on mange. »

Il grogna à l'attention de son frère. Pourquoi est-ce qu'il n'y allait pas lui-même ?
Le matin-même, il avait voulu lui passer des vêtements féminins qu'une amie avait oublié – qu'elle puisse au moins s'habiller pour aller acheter ceux qui seraient les siens avec eux – mais la jeune femme avait obstinément refusé, et s'était enfermée dans sa chambre avec les chiens, faisant ce qu'Allemagne avait qualifié d'une "crise de jalousie complétement déplacée et immature".
Mouais. Prusse se contentait de dire qu'elle boudait pour une de ces raisons que seules les filles comprenaient. Est-ce que cela justifiait vraiment de prendre en otage leurs amis canins ?

Les deux frères ne l'avaient plus vue depuis le petit-déjeuner, et il était six heures et demie. Elle avait déjà sauté le déjeuner, Gilbert ne voyait pas pourquoi elle viendrait à celui-là.
Il soupira et monta les escaliers menant aux chambres. Il toqua de façon agacée à la porte et siffla :

« Oï, ramène ta fraise, on mange ! L'awesome moi n'attendra pas cent ans, et West non plus ! »

Il s'attendait à une remarque cinglante, à l'image du midi, mais seuls les aboiements des chiens lui répondaient. Il fronça les sourcils. Qu'est-ce qu'elle avait encore fait ?

« Keira, je rigole plus, il faut que tu manges. Sors de là. T'affamer pour rentrer dans les vêtements ne te mènera à rien… » termina-t-il avec une touche d'humour.

Toujours aucune réponse, et il lui sembla qu'un des chiens grattait à la porte.

« Elle les a gardé enfermés tout l'après-midi…forcément, ils ont beau l'aimer, ils veulent sortir ! grogna-t-il. Keira ! »

Il tambourina à la porte. L'inquiétude commençait à le gagner. Pourquoi la jeune femme n'ouvrait-elle pas la porte pour le fusiller de ses yeux verts et le rembarrer de façon vulgaire ? Pourquoi n'haussait-elle pas la voix ?

« Keira ! »

Il actionna la poignée plusieurs fois mais dut se rendre à l'évidence ; la chambre était toujours fermée à clef.

« WEST ! JUSTE UNE QUESTION ! cria-t-il en allemand.

- QUOI ? répondit celui-ci dans la même langue, depuis la cuisine.

- JE PEUX DÉFONCER LA PORTE ?

- C'EST TOI QUI PAIE, ESPÈCE DE MALADE !

- Je vais prendre ça pour un oui, fit-il avec un petit sourire satisfait. Keira, si tu m'entends, lève-toi de derrière la porte ! J'y vais à trois ! »

Son décompte achevé, il se jeta contre le battant en bois, qui céda aussitôt. Les chiens se ruèrent à travers la sortie, manquant de le faire tomber au passage, et il entendit West pester qu'ils étaient affamés et voulaient sortir.

Il s'avança dans la pièce.

« W-was ? C'est pas possible, elle est où ?... »

Il jeta un regard circulaire dans la pièce, et finit par capter la forme allongée de la jeune femme, à même le sol.

« Oh, tu nous fais quoi là ? Keira ? Eh, réveille-toi ! » dit-il en s'accroupissant à ses côtés.

Saxe était visiblement très faible ; sa respiration était erratique, et elle était brûlante de fièvre et moite. Prusse la souleva en jurant et la coucha sur le lit, la couvrant avec les draps et la couette. Ça expliquait le bruit sourd qu'il avait entendu pendant qu'il jouait, dans l'après-midi…Elle s'était évanouie. Restait à savoir pourquoi.

Elle entrouvrit un œil et posa son regard voilé sur l'albinos. Elle ne faisait pas semblant. Il s'assit à côté d'elle.

« Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je… »

Elle se racla la gorge, sa voix était éraillée. Elle se crispa dans un rictus de douleur et saisit son crâne.

« Je crois que j'ai…des migraines…J'ai mal. J'ai tellement mal…

- À la tête ? s'enquit-il.

- Pas que… »

Elle posa une main sur son cœur.

« …J'ai peur d'éclater en sanglots à tout moment…C'est normal ? »

Voir la jeune femme dans une telle détresse lui brisait le cœur, aussi, il demanda à Allemagne un antidouleur, lequel acquiesça depuis le rez-de-chaussée.

« G-Gilbert…Je…vois des choses. Je me souviens…Je n'étais pas vraiment là…Mais je l'ai vécu quand même. Qu'est-ce qui m'arrive ? »

Elle avait saisi la manche du prussien qu'elle serrait fermement et ses yeux débordaient. Alors, il comprit ; Keira rentrait en symbiose avec Saxe, pour ne former véritablement qu'une seule entité. Elle vivait toute l'histoire de sa région en accéléré.
Son frère entra à ce moment-là dans la chambre avec le verre de Doliprane, attendu comme le Messie par la jeune fille, qu'il posa sur la table de chevet.

Prusse lui expliqua rapidement ce qui se passait ; le regard du blond s'adoucit lorsqu'il le posa sur la méchée qui semblait souffrir toutes les peines du monde.

« …Tu joues les dures, mais tu restes une femme aussi délicate que les autres, pas vrai ? » fit Allemagne pour lui-même d'un ton peiné, dans sa langue.

Les yeux de Saxe s'ouvrirent soudainement en grand en le fixant. Mis mal à l'aise par ce regard soudain et plutôt vide, le blond quitta la chambre pour laisser Keira aux soins de Prusse.

« P-Prusse.

- Quoi ?

- J'ai compris.

- Hein ?

- J'ai compris…ce qu'il vient de dire. Parle-moi…en allemand. »

Gilbert la regarda d'un air décontenancé alors qu'elle se redressait pour boire le verre porté quelques instants plus tôt. La fièvre la faisait-elle délirer ?

« Est-ce que…tu me comprends ? fit-il en accédant à sa demande.

- Oui…souffla-t-elle.

- Qui suis-je ? continua-t-il dans sa langue.

- Du…Du bist Preußen.

- C'est…C'est ça, articula-t-il. C'est ça. »

Elle pouffa et il la rejoignit bien vite. Ils finirent par éclater de rire. Elle ne savait même pas pourquoi, mais elle riait.
Keira n'en revenait pas. Elle avait mal comme si elle allait mourir, assimilait toute l'histoire de sa région d'un seul coup, mais elle avait appris à parler et comprendre l'allemand couramment en quelques minutes. Elle était tellement heureuse. Elle aurait tellement voulu en parler aux filles…


« Ecoute, Matthias, je ne suis pas sûre que…

- Roh, ça ne peut pas être si terrible. De toute façon, tu ne vas pas passer ta vie enfermée ici, et je te préviens, il est hors de question que j'aille t'acheter des vêtements seul !

-…Vraiment vraiment inconcevable ? grimaça-t-elle.

-…Ou alors à toi d'en assumer les conséquences, susurra-t-il.

- J'arriiiiiiiiiive ! » frissonna Elin rien qu'en pensant à quel genre de vêtements il pourrait lui prendre.

Elle ouvrit timidement la porte et glissa dans un premier temps sa tête dans l'entrebâillement.

« Ça me va un peu grand…

- Heureusement, pouffa-t-il. Je ne sais pas qui de nous deux serait le plus à plaindre, sinon… Allez, montre ! »

Elle gonfla les joues, agacée par l'empressement manifeste du blond, et franchit la porte une bonne fois pour toutes. Elle portait un t-shirt rouge à manches trois-quarts appartenant à Danemark, qui lui glissait des épaules et était bien trop large pour sa petite forme, si bien qu'il lui faisait office de robe. Par acquit de conscience, elle avait tout de même mis sa jupe dessous. Elle avait de ce fait remis ses bas et ses bottines de la veille, et même si elle surveillait constamment qu'elle ne remonte pas trop, la longueur de la tenue improvisée restait décente. Elle avait beau s'être pomponnée et arrangée, elle se sentait ridicule.

Danemark la détailla de haut en bas et un grand sourire étira ses lèvres.

« Ça va, les yeux de monsieur sont comblés ? ronchonna-t-elle, gênée.

- Tu vois que c'était pas si terrible ! Allez, en voiture, on y va, je vais te donner une veste aussi, histoire que tu ne meures pas de froid… »

Il lui tendit une veste de sport noire, doublée à l'intérieur, qu'elle enfila aussitôt avec délice.

« Dépêche-toi de m'emmener. Plus vite tu m'habilles, moins j'ai froid, et plus vite tu récupères tes affaires ! déclara-t-elle, taquine, en sautillant vers l'entrée.

- À ton service », rit-il en fermant la porte derrière eux.

"…Il y a…son odeur…" songea-t-elle, absente, en remontant le col jusque sous son nez alors qu'elle s'installait dans la voiture.

Au centre commercial, Elin avait enchaîné les petites boutiques, vérifiant toujours que les prix étaient corrects avant de choisir un article. Ce n'était pas toujours facile, étant habituée à l'euro et non à la couronne danoise, mais elle avait réussi à toper de jolies tenues pour un prix raisonnable. Elle ne tenait pas à ruiner ce pauvre Matthias !
Il avait été plus patient que ce dont elle le croyait capable, l'accompagnant partout, portant une partie de ses sacs, l'attendant pendant ses quelques essayages, la conseillant même sur certains vêtements, et le tout, toujours de bonne humeur, avec le sourire voire une touche d'humour. Ce qui préoccupait le plus Elin, c'était le climat ; elle avait grandi et vécu jusqu'à ce jour sous le soleil de la Provence, et lorsque le blond lui avait annoncé qu'un hiver, à Copenhague, la température était tombée à -25 degrés, la jeune femme avait senti comme plein de glaçons se glisser dans son dos. Sans tomber dans les extrêmes, le pays faisait partie de l'Europe du Nord, et il y avait sans doute plein de bonnes raisons pour cela.
Notamment le froid, aux yeux de la rouquine.

Elle nota avec une certaine satisfaction mais aussi une légère gêne les regards masculins s'attardant sur ses jambes…C'était flatteur, dans un sens, mais un peu nouveau.
Matthias grogna dans sa langue.

« Qu'est-ce qui t'arrive ? s'enquit-elle.

- Rien.

- Sûr ?

- Sûr.

- Tu viens de te rendre compte du pognon que tu viens de claquer pour une étrangère, c'est ça ? sourit-elle.

- Tu connais mon nom, je connais le tien, on vit ensemble, et tu portes mes vêtements…Je dirai que nous ne sommes pas si étrangers que ça.~

- Il t'en faut peu pour connaître une personne, dis-moi…

- Oh, tu rougis !

- La ferme !

- Si c'est pas mignon !~

- Arrête de me mettre mal à l'aise ! Tout le monde nous regarde ! geignit-elle, prise d'un soudain mal de crâne.

- Moi, te rendre mal à l'aise ? Jamaiiiiis.

- Ne joue pas à ça. J'ai de quoi te rendre gêné aussi. Crains la gent féminine.

- Je serai curieux de voir ça », ricana-t-il, sceptique.

Un sourire démoniaque déforma le visage d'Elin l'espace d'un instant, alors qu'elle ignorait la douleur sourde de sa tête. Elle s'arrêta de marcher, pile devant ce qui devrait l'aider à clouer le bec au blond prétentieux.

« Matthias.~ susurra-t-elle en prenant un air innocent.

- Ouiiii ?

- J'ai besoin de sous-vêtements…~

-…Ah. Bon, beh, je… »

La rougeur qui s'était installée sur son visage était juste adorable. Elle rit, et continua sur le même ton :

« Et il faut bien que quelqu'un paie pour moi ! Sauf si tu veux bien me donner ton code de carte bleue, bien sûr…

- Ah non ! Je ne tomberai pas dans le piège !

- Bon, alors, tu viens avec moi !

- N-nej !

- Roh, tu vas pas me faire croire que tu n'as jamais vu de femme en sous-vêtements…voire nue ? »

Il se pinça l'arête du nez et laissa échapper un rire nerveux. Elle se moquait de lui, il le savait, et pourtant… Non, non, et non ! Il ne se laisserait pas faire, par une fille, en plus ! Il gonfla le torse et reprit cette expression confiante qui lui était propre.

« Bien sûr que j'ai déjà vu une femme nue, je suis le roi de l'Europe du Nord, je te rappelle ! Un viking ! Elles viennent à moi toutes seules !

- Alors qu'est-ce qui te gêne ? » soupira-t-elle en l'entraînant à l'intérieur du magasin.

"J'aurai plein de raisons à t'énumérer, mais tu ne m'écouteras pas, pas vrai ? Et puis au fond, c'est vrai, qu'est-ce qui me gêne ? Je pourrai peut-être me rincer l'œil au passage…"

Elle décida de prendre cinq petits ensembles. Avec celui qu'elle portait et celui de la veille, cela lui en ferait sept ; un pour chaque jour de la semaine, pensait-elle. Elle pouvait enfin laisser libre cours à ses envies : oui, elle aimait la lingerie ! Avec de la dentelle, et un peu aguicheuse, parfois. C'était plus fort qu'elle. Et puis, de toute façon, elle serait la seule à se voir dedans, alors bon. Elle ricana lorsqu'elle vit que Danemark restait planté à l'entrée, près des caisses, ne lui jetant qu'un regard de temps à autres pour voir si elle avait terminé. Il lui arrivait aussi de regarder les autres jeunes femmes et de les aborder gentiment. Elin sourit. Il restait un flirt, au fond.

Dans la voiture, la plupart des sacs dans le coffre, celui de lingerie à ses pieds – "c'est fragile", avait-elle déclaré au danois qui avait levé les yeux au ciel – Elin regardait les paysages défiler par la fenêtre, la radio déblatérant une blague danoise apparemment hilarante puisque Matthias riait comme une baleine à ses côtés. Prise d'un coup de fatigue, elle se rappela soudain la douleur au crâne qui l'avait prise plus tôt et qui semblait cette fois être revenue avec son grand ami – le marteau piqueur. Elle se crispa légèrement sur son siège. Elle était habituée aux migraines. Elle prendrait un antidouleur en rentrant, voilà tout.

Danemark calma son fou-rire – cet animateur était tout bonnement génial – et glissa un regard vers la jeune femme appuyée contre la vitre, lui tournant légèrement le dos.

Son regard descendit le long du manteau qui couvrait la partie haute de son corps, puis de ses jambes, jusqu'au sac de lingerie entrouvert. Il rosit d'une manière à peine visible, et se reconcentra sur la route pour éviter de faire un écart.

« …Tu mets vraiment des choses comme ça ? »


...J'aiiiime finir mes chaps en queue de poisson. Oui oui. Avec la note perverse en bonus. 8D

Réponse à ma petite review ! n_n
Hiru76 : Merci d'avoir pris le temps de commenter, et d'apprécier cette fic :3 j'espère que les autres chapitres continueront à te plaire, parce que l'histoire repose grandement sur le côté fangirl/adaptation/fantasme des personnages XD

Au plaisir de vous revoir~