Bonsoir ! Publication tardive et je m'en excuse, mais j'ai bossé dur pour le boucler en deux jours _ ;
Et puis, le week-end, je vis plutôt la nuit. 8D

Les idées perverses/idiotes/folles présentes durant la seconde partie de ce chapitre ne sont pas de moi, je remercie donc grandement les créatrices de Lou et surtout Keira pour leur aide. Je me suis contentée de tout rédiger.~ (Une paille ! XD)
Excusez ce manque d'action. Mais y'a du drama, du fan-service et une ballerine allemande, pour me faire pardonner !

Réponses en fin de chapitre, et bonne lecture ! o/


Louise battit doucement des paupières, se réveillant peu à peu, la pâle luminosité du soleil d'hiver filtrant à peine à travers les rideaux, éclairant faiblement la pièce d'un rai de lumière.

Un peu groggy, elle se releva péniblement, s'appuyant sur les coudes. Elle jeta un regard circulaire autour d'elle ; elle était dans la chambre d'hôtel de Francis, avec un mal de crâne latent en prime. Le français ronflait paisiblement à ses côtés, et elle songea vaguement qu'elle aurait tout le temps de paniquer sur les évènements de la veille faisant défaut à sa mémoire lorsqu'elle aurait trouvé de l'aspirine.

Trois verres de champagnes, et voilà le résultat, elle avait la gueule de bois…Elle n'osait même pas l'état dans lequel seraient ses amies au vu de ce qu'elles avaient ingurgité la veille – elle espérait tout du moins qu'elles n'étaient pas allées jusqu'au coma éthylique…

Une vague image de Francis la portant comme une princesse dans ses bras lui revînt, ainsi que celle de la Nation la bordant et se laissant tomber de fatigue à ses côtés.

Elle soupira de bien-être en avalant son Nurofen, se laissant retomber sur le matelas, faisant rebondir le blond au passage. Elle remarqua alors que son pantalon de la veille avait volé à l'autre bout de la pièce, roulé en boule. Bah. Francis avait seulement voulu la mettre à l'aise pour dormir…Encore une fois, elle reporta à plus tard sa crise de timidité et se lova sous les couvertures.

Elle admira les traits parfaits du français qui semblait reposé ; ses cils, son nez droit, sa bouche légèrement entrouverte, ses pommettes hautes, ses longues mèches blondes ramassées en un rapide et désordonné catogan, sa musculature fuselée…ses lèvres…Il dormait, pas vrai ? Ce n'était pas comme si elle allait lui faire du mal, au contraire… Elle se rapprocha doucement, une légère hésitation l'empêchant d'aller au bout de son geste et se contenta de l'embrasser au coin des lèvres. Elle rougit discrètement mais bâilla de nouveau, arrêtant net le cours de sa pensée qui menaçait de s'emballer.

"11 :32", annonçait platement le réveil.

Décidant qu'il était bien trop tôt pour commencer sa journée, elle se pelotonna contre France, ferma les yeux et sombra immédiatement dans un sommeil sans rêve.

Un peu plus loin, à ce même étage, Prusse avait les yeux grands ouverts et fixait le plafond, grattant d'un air distrait son torse, son regard rubis glissant de temps à autre sur la porte, ouverte, communiquant avec la chambre de Keira. Il n'avait qu'une envie, c'était de continuer à cuver, mais pour une raison étrange son cerveau avait décidé de fonctionner à plein régime et il ne pouvait s'empêcher de se repasser en boucle les meilleurs moments de la fête de la veille. Notamment lorsque West, Saxe et lui étaient enfin rentrés, alors que le jour menaçait de pointer le bout de son nez à tout instant. Ludwig était fait comme un coin et chantait à tue-tête des chansons paillardes allemandes au chauffeur du taxi les reconduisant à l'hôtel, puisqu'il s'était retrouvé assis à l'avant. La méchée avait tenté de tenir bon face à la fatigue, mais s'était lamentablement écroulée sur l'épaule de Gilbert qui n'arrivait plus à différencier les couleurs tant l'alcool le faisait voir flou.

Il avait réussi à convaincre Allemagne de fermer sa bouche le temps de monter jusqu'à la chambre, la jeune femme dormant paisiblement sur son dos, murmurant des mots doux dans son sommeil à l'attention de son prince charmant albinos et quelques mots moins sympathiques à l'égard des méchants extra-terrestres Dragibus qui voulaient imposer le port de la robe de grand-mère. Fort heureusement, dans son délire, Saxe les avait neutralisés avec un pistolet magique qui les avait transformés en poulet rôti, avant de les manger.

Il ne savait plus s'il devait rire ou pleurer à ce moment-là…

Il avait guidé son frère jusqu'à sa chambre et l'avait entendu se vautrer sur le lit, signe qu'il était arrivé à bon port. Proche de l'évanouissement, il avait distraitement enlevé sa robe et ses chaussures à celle aux yeux verts et l'avait couverte, avant de lui-même se déshabiller et de se coucher dans son propre lit. Contrairement à ce que West faisait croire aux autres, il lui arrivait d'être galant !

Il soupira et quitta son lit pour se rendre dans la chambre voisine. La jeune femme grogna lorsqu'elle sentit un poids de l'autre côté du lit.

« …Qu'est-ce tu fous, c'est trop tôt, Gil…

- Je teste ce matelas pour voir s'il est plus confortable que le mien, kesesese !

- Fais-toi plaisir mais fais-le en silence, blanquet. 'Mal au crâne… »

Elle tira la couette un peu plus haut sur elle et garda le silence. Il sourit, l'enlaça en quête de chaleur et retrouva enfin le sommeil.

Un peu plus tard, à l'étage au-dessus, Elin commença à son tour à émerger. Contrairement aux deux autres, elle était rentrée consciente jusqu'à la chambre, quoiqu'elle ne se souvenait plus en détail de ce qui avait bien pu se produire. Danemark s'était proposé de la raccompagner, et elle se souvenait directement de s'être couchée un peu plus tard, démaquillée à la va-vite et en sous-vêtements.

Elle bâilla et s'étira comme un chat, jetant un coup d'œil au réveil qui indiquait que les trois heures de l'après-midi étaient dépassées. Elle gloussa, une sensation de paix et de bien-être l'envahissant ; cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas tiré sa flemme ainsi…Cela dit, elle avait une raison valable cette fois : elle s'était couchée à six heures du matin !

Elle décida qu'il lui restait encore une chance de faire quelque chose de ce bout de journée et décida d'aller se faire couler un bain bien chaud. Elle allait prendre soin d'elle, voilà !

Laissée rêveuse par les évènements du Nouvel An qu'elle n'avait de cesse de se remémorer avec plaisir, elle se glissa quelques minutes plus tard dans l'eau chaude et la mousse.

"Allez, fais un vœu, c'est le premier bain de l'année !"

Ses joues rosirent lorsqu'un certain nordique traversa son esprit, mais elle le chassa bien vite pour réfléchir à d'éventuelles résolutions pour la nouvelle année.

Alors qu'elle était à nouveau gagnée par le sommeil bien malgré elle, un ramdam monstre se fit entendre dans le reste de la chambre. Elle grommela contre l'idiot ou l'idiote qui venait la déranger dans son moment de détente et s'enfonça jusqu'au nez dans la mousse, légèrement recroquevillée dans la baignoire.

Comme elle s'y attendait, après l'avoir apostrophée plusieurs fois, Matthias finit par ouvrir la porte de la salle de bain, faisant rentrer un désagréable courant d'air froid qui la fit frissonner.

« Elin ! gronda-t-il. Ça t'arracherait la gueule de répondre quand le Roi de la Scandinavie t'appelle ? Ça fait une heure que je te cherche !

- Ben voilà, tu m'as trouvée. Ferme derrière toi, au passage, j'ai froid. »

Il obtempéra puis sembla enfin se rendre compte de la situation. Son regard se fit plus persistant sur la jeune femme alors que ses joues prenaient une teinte rosée et qu'un sourire carnassier étirait ses lèvres.

« Je vois que je ne suis pas la seule dont l'esprit est encore embrumé, railla-t-elle au vu de son temps de réaction, un peu lasse. Alors, tu fais quoi planté là ? Tu essaies de décider si tu dois me rejoindre ou pas ? »

L'ironie était évidente dans sa phrase, mais le danois passa une main distraite dans ses épis blonds et prit un air rêveur.

« Hum, je sais pas, c'est que j'ai déjà pris une douche et que la vue d'ici est plutôt agréable… »

Elle fronça les sourcils, rouge, soupira et saisit la première savonnette qui lui tomba sous la main et la lança de toutes ses forces sur Danemark, l'atteignant en plein milieu du front.

« Dégage !

- Aïe ! T'étais plus marrante hier soir !

- Mais hier soir, j'étais pas dans mon bain ! Dehors, le Viking !

- Maaaaais… »

La savonnette fut bientôt suivie par ses congénères, puis par une éponge, le gel douche, le shampooing mais ce fut la brosse à cheveux qui porta le coup final à la persistance de la perversité de Matthias et celui-ci battit en retraite de l'autre côté de la porte, hilare, tandis que celle aux yeux gris riait et s'énervait à la fois contre le blond.

Elle se laissa retomber au fond de la baignoire, le cœur battant la chamade ; son affection envers Danemark grandissait de jour en jour, elle devait se l'avouer. Elle se mordit la lèvre, soucieuse. En serait-il de même du côté du nordique ? Elle se savait appréciée par le Roi de l'Europe du Nord, mais à quel point ? Il se comportait sensiblement de la même façon avec toutes les filles…
Bon. Elle avait droit à un traitement de faveur, tout de même.

Elle souffla, enroulant sa serviette autour de son corps, prête à aller s'habiller, et ouvrit la porte, quand…

« SURPRISE !

- Kyaaaah ! Mais qu'est-ce que tu fais encore là ! Va-t'en ! J'ai endommagé le peu de neurones qu'il te restait avec la brosse à cheveux ou quoi ? fulmina-t-elle en resserrant la serviette autour d'elle.

- Arrête d'être méchante avec moi, ricana-t-il. Je sais pertinemment que tu n'en penses pas un mot et qu'en réalité, si je décidais de t'enlever le peu de vêtements qu'il te reste et que je t'allongeais, là, maintenant…

- Dehors, rougit-elle au point de se rapprocher de la couleur de ses cheveux. J'ai besoin d'un peu de temps pour m'habiller… »

Il l'ignora et commença à se rapprocher d'elle, se penchant jusqu'à son oreille.

« …Tu te laisserais faire, souffla-t-il, et…

- Arrête, Matthias, frissonna-t-elle. Maintenant…

- …Si je décidais de t'embrasser… »

"Okay, okay, okay, je dors encore et je suis en plein fantasme ! Comme d'hab' ! Ou alors il est complètement défoncé, j'en sais rien, mais il est trop près ! Trop près ! Et je ne sais plus ce que je veux ! Ahhh ! Qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que je fais ? Je le repousse, je le castre à coup de genou, je le laisse me rouler une pelle et plus si affinités ? Ahh, lève ta main de là, c'est zone interdite ! En fait, non, laisse-la, quoique non, mais si, c'est pas correct, mais venant de lui, ça ne me gêne pas, mais ce n'est pas normal, je pense trop et j'agis pas assez, embrasse-moi sombre idiot, et ahhhh, je me transforme en chaudasse !"

Le temps du dilemme mental d'Elin qui ne savait plus quoi faire, coincée entre la porte de la salle de bain et Danemark, ce dernier avait pris les devants et avait rapproché son visage de celui de la rouquine. Elle ferma les yeux, un calme étrange et complètement contraire à son flot de pensée précédent la gagnant soudain.

« Elin ! Elin, tu es réveillée ? Grande nouvelle ! Alfred nous a encore inv– oh, on dérange ? »

Matthias se recula soudainement et les yeux gris de la rouquine s'ouvrirent en grand alors que Saxe et Provence la fixaient depuis la porte d'entrée de la chambre, un air moqueur se dessinant sur le visage de Keira, qui avait parlé, et un rougissement perplexe apparaissant sur les joues de Lou. Le nordique grommela quelques mots, déposa néanmoins un rapide baiser sur la joue de Féroé et quitta la pièce. Elin le suivit du regard, plein de papillons et une drôle de chaleur dans le ventre.

…Si ses amies n'étaient pas intervenues, l'aurait-il vraiment… ?

N'osant même pas aller jusqu'au bout de sa pensée, ses doigts effleurèrent sa joue, là où s'étaient précédemment trouvées les lèvres du blond. Un sourire béat éclaira son visage ainsi qu'un rougissement adorable – ses deux amies, quant à elles, se regardaient d'un air entendu. Elin avait failli passer à la casserole.

Matthias referma précipitamment la porte derrière lui, et commença à se diriger vers sa propre chambre quelques pas plus loin. Le souffle court, les joues rougies, son esprit tournait à cent à l'heure. Qu'est-ce qui lui avait pris ? S'apprêtait-il vraiment à l'embrasser ?
Il s'appuya contre sa porte, passant ses mains sur son visage, avant de rencontrer le regard sombre de Norvège. L'aura de celui-ci était pesante, il croisait les bras et fixait inlassablement Danemark. Comme toujours, aucune émotion ne parvenait à percer à travers ses prunelles bleu violet, mais le danois le sentait agacé.

« …Tu as tout vu, pas vrai ?

- Oui. N'as-tu donc aucune retenue ? Tant qu'une femme ne dit pas oui, c'est non. »

Danemark claqua de la langue. Il voyait plus ou moins où Lukas souhaitait en venir, mais les paroles acerbes de ce dernier confirmaient ce que celui aux cheveux défiant la gravité soupçonnait déjà.

« …Elin…Tu…tiens à elle, pas vrai ? »

La voix de Matthias était sèche et son habituelle candeur avait fait place à un sérieux effrayant.

Norvège ferma les yeux quelques instants. Il n'arrivait pas à s'expliquer comment il avait pu s'attacher aussi vite à la rouquine. Peut-être le fait qu'elle soit, tout comme lui, prédisposée à la magie ? Ou le fait qu'elle soit si expressive, tout en restant supportable ? Il lui arrivait parfois d'envier ces gens-là, lui qui bataillait tant ne serait-ce que pour montrer son affection à Islande. Il avait senti une colère sourde s'emparer de lui juste en apercevant ce qui se produisait dans la chambre. Il aurait voulu qu'Elin se débatte, gifle, crie, fasse mal à l'idiot en face de lui – mais elle s'était laissée faire, avait fermé les yeux et tendu les lèvres. Et Lukas avait eu mal…
Aurait-elle réagi de même si c'était lui, et non pas Matthias, qui avait tenté de l'embrasser ?

Il rouvrit les yeux, silencieux, et laissa l'autre blond en plan dans le couloir, sans lui donner de réponse. Quelques semaines plus tôt, il aurait répondu que non sans hésiter. Mais il n'en était plus si sûr lui-même…

Elin, loin de s'imaginer les tourments qui pouvaient bien s'emparer de deux des Nordiques, s'habilla et se pomponna rapidement en songeant que les gens entraient comme dans un moulin dans sa chambre et rejoignit prestement ses deux amies.

« J'essayais donc de te dire qu'Amérique nous avait bien gentiment invitées, nous et quelques autres Nations, chez lui, une fois de plus, mais pour un action ou vérité géant ! expliqua la méchée avec un air excité.

- Il a promis des sanctions terribles pour ceux qui ne s'y rendraient pas sans bonne raison, frissonna violemment celle au carré plongeant.

- Donc ? Tu viens avec nous ?

- Avec plaisir », sourit la rouquine en sortant de quoi se couvrir pour l'extérieur.

Le temps était maussade ; la neige tombait encore plus rageusement que la veille au soir et était accompagnée d'un vent glacial tout aussi enragé. Keira se rendait chez l'américain avec les frères germaniques et Louise avec Francis, ainsi Elin devait-elle y aller avec Danemark. Anxieuse de se retrouver seule à seule avec lui à cause des évènements survenus un peu plus tôt, elle fut soulagée en constatant que Norvège et Islande montaient également avec eux dans le taxi. Matthias lui parlait comme si de rien n'était, ainsi, elle décida de faire de même. Pas besoin de s'embarrasser inutilement…Elle remarqua cela dit une drôle de tension entre Matthias et celui à la barrette, encore plus agressive que d'ordinaire, qu'elle ne parvînt pas à s'expliquer.

Ainsi, une bonne partie du monde se retrouva une fois de plus réunie dans le grand salon d'Amérique, où étaient cette fois disposés en cercles des coussins, des poufs et de petites tables basses, le tout sur un douillet tapis.

Tous s'installèrent, et Alfred commença à expliquer les règles du jeu que tous connaissaient si bien. Il fit tourner l'un des nombreux cadavres de bière de la veille, et celui-ci tomba, comme aimanté, sur Angleterre, traîné tant bien que mal jusqu'ici. Ses énormes sourcils se froncèrent encore plus que d'ordinaire et il leva les yeux au ciel.

« Bien. Iggy, Action ou vérité ?

-…Je vais le regretter, mais…action.

- Yay ! Fais trois fois le tour de la pièce avec une cape, en criant : "I'M THE HERO !"

- Il est hors de question que je fasse ça, bloody wanker !

- Ne nous oblige pas à penser à un gage qui sera pire que ça, honhonhon », commenta Francis avec un clin d'œil.

Rouge, Arthur pesta encore après Alfred et se saisit de son long manteau qu'il attacha comme une cape. Il brandit le poing et exécuta l'action demandée par l'américain à lunettes, et se laissa retomber à sa place avec un soulagement évident.

« …Un empire, comme moi, comment ai-je pu tomber aussi bas, sa faute à lui et ses hamburgers… » continua-t-il de maugréer à demi-mot.

Vengeur, il fit tourner la bouteille à son tour avec une force qu'Elin lui supposait venir de ses pouvoirs surnaturels. Celle-ci darda son goulot droit sur le pauvre Finlande qui déglutit d'appréhension, un sourire crispé plaqué au visage. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'Angleterre soit indulgent malgré sa colère, après tout, Tino n'y était pour rien…

«Action ou vérité ?

- A-action, tant qu'à faire.

- Bieeeen. Renverse un verre d'eau froide entier sur Suède, ordonna-t-il avec un sourire sombre.

-…Euh, je…

- Fin', grogna Berwald en hochant la tête. Fais-le.

- Tu es sûr ?...

- Hm.

- D'accord…Désolé ! »

Et la pluie s'abattit sur l'austère Nation qui fermait obstinément les yeux tandis que le finlandais se confondait en excuses. Quelle étrange scène, songea Louise, qui avait toujours trouvé Suède effrayant. Le voir si calme et compréhensif s'avérait assez surprenant… Amérique lui apporta rapidement une serviette et reprit sa place dans les cercles, se frottant les mains d'un air conspirateur.

« C'est qu'il prend son pied à nous ridiculiser, cet abruti, grogna Keira.

- Moi ! Moi ! gloussa le finlandais dans sa langue en faisant tourner à son tour la bouteille. Japon ! À toi ! Action ou vérité ?

- Ahh…Je ne suis pas sûr de vouloir jouer, en réalité… hésita l'asiatique, nerveux, en se dandinant sur place, assis en seiza.

- Kiku, du moment où tu t'es assis avec nous, il n'y avait plus de possibilité de retour, annonça gravement Veneziano. Sois courageux comme un allemand et tout ira bien ! »

Japon, légèrement rassuré par les paroles du naïf brun, hocha la tête et prit une grande inspiration, comme si le destin du monde dépendait de ses prochaines paroles.

« …Vérité, s'il-te-plaît.

- D'accord ! Ber', aide-moi à trouver une idée ! »

Celui aux lunettes, toujours trempé, et le gentil père Noël échangèrent quelques messes basses avant que le regard de Tino se mette à briller malicieusement.

« Dis-nous à quoi tu penses, là, tout de suite.

- Je ne sais pas si…

- Pas de mais ! objecta le finlandais avec un signe de la main.

- D'accord. Garantissez-moi s'il-vous-plaît que cela n'aura aucune répercussion sur nos relations futures, hum ?

- Tu te fais trop de souci, Honda-san, intervînt Provence en usant de la formule de politesse japonaise. Parle simplement !

-…Très bien. Je pensais à la création d'un nouveau dating sim, et je me disais que Féroé ferait une très bonne option, et je suis certain de pouvoir lui créer une route et une histoire très intéressantes… Seulement, il s'agirait d'un eroge, et je suis un peu embêté par rapport aux CGs. Alors…Je peux toucher tes oppais, Elin ? »

L'assemblée resta coite, certains parce qu'ils n'avaient pas compris la moitié du jargon du visual novel employé par celui aux cheveux noirs, l'autre parce qu'elle avait justement compris ce que souhaitait le japonais. Elin, pensive, porta son poing jusqu'à sa bouche, son regard allant de sa poitrine jusqu'à Japon d'un air incrédule plusieurs fois d'affilée. Elle était habituée à jouer aux otome game, mais ce que venait de lui sortir l'asiatique était une grande première…

« …Je me vois au regret de devoir décliner ton offre, aussi intéressante soit-elle, sourit-elle nerveusement. Même si je suis ravie de pouvoir t'inspirer, dans un sens…

- Je comprends tout à fait. Dans ce cas, à mon tour de faire tourner la bouteille… »

Celle-ci s'arrêta sur France ; celui-ci choisit avec panache de prendre action, rejetant une mèche de cheveux derrière lui. Japon se montra inventif et particulièrement vicieux : le blond devait dessiner un mono-sourcil à Angleterre sans éclater de rire ou ne serait-ce que sourire – et ce dernier devait évidemment le garder jusqu'à la fin du jeu si Francis y parvenait.
Malheureusement pour Kirkland, le français était déterminé à le ridiculiser et s'appliqua tout particulièrement à rester sérieux et à tenter de recréer l'épaisseur de ses sourcils immenses, les fameux Iggybrows.

Saxe était écroulée de rire, incapable de décider ce qui était le plus drôle : l'air renfrogné d'Iggy décuplé par dix à cause de son mono-sourcil, le mono-sourcil en lui-même, la façon dont France se moquait de lui ou l'application meurtrière avec laquelle il avait accompli sa tâche.

Cette fois lancée par le blond, la bouteille jeta son dévolu sur Louise. Celle-ci rougit violemment, prise d'une appréhension soudaine. Mais elle se devait d'en mettre plein la vue à Francis ! Elle avait bien remarqué à quel point Keira et Elin s'étaient rapprochées des autres – et surtout de Prusse et Danemark –, mais elle était incapable de se montrer aussi familière qu'elles deux. Ce jeu lui donnerait peut-être une bonne excuse pour faire du rentre-dedans à Francis !
Enfin…Si elle ne s'évanouissait pas avant…
Elle déglutit, déterminée et fixa France, attendant la question fatidique.

« Action ou vérité, ma petite Louise ?

-…Action !

- Honhonhon ! Laisse-moi écrire quelque chose dans ton dos, mais tu n'as ni le droit de le lire ou de l'effacer jusqu'à la fin du jeu !~ Sinon, ce sera un gage ! »

Elle hocha la tête, rouge, se mit de dos et fit glisser sa chemise sur ses épaules tandis que le français, muni d'un stylo, écrivait son mystérieux message. Elle reprit ensuite place, et Keira lança avec engouement :

« Hé, tu devrais essayer de passer un peu plus de temps avec France sans rougir comme une tomate ! Juste histoire que tu évites de te faire bouffer par Espagne ou Romano… »

Louise lui lança un coussin à la figure alors que celle aux yeux verts ricanait bêtement aux côtés de Prusse de sa remarque si habilement formulée.

« C'était awesome, lui glissa-t-il alors que la bouteille s'arrêtait sur elle.

-…Oh. Ça devient intéressant ! Vérité !

- Uhuhu…Entre Prusse et dix packs de bière, tu choisis qui ? »

Un silence pesant s'installa alors. Prusse lui lançait un regard suppliant, l'air de dire : "Tu SAIS que tu m'aimes", mais elle n'arrivait pas à faire un choix. Elle envoya un appel à l'aide désespéré à Elin, en face d'elle, qui croisa les jambes et se contenta d'énoncer platement son point de vue :

« L'avantage des bières par rapport aux hommes, c'est qu'elles, au moins, elle ne te tromperont jamais. Et tu peux les descendre sans avoir la police à la maison !~

-…J'ai intérêt à te surveiller, toi, constata Danemark en plissant les yeux.

- Okay ! Mon choix est fait ! Prusse avec de la bière dans la bouche !

- EHHH ? s'exclama Provence. Mais c'est pas une réponse, ça !

- Pourquoi se contenter de l'un ou de l'autre quand on peut avoir les deux ?

- Kesesesese ! Je t'aime de plus en plus, toi !

- C'est une déclaration ?

- À toi de voir…

- AHEM, se racla la gorge Amérique. On pourrait continuer ?~

- Très bien ! Je ne suis pas satisfaite de la réponse !

- Moi non plus, pouffa diaboliquement la rouquine. Le gage !

- Ah non ! Vous abusez, là !

- Je dois te recoiffer pendant tout le reste du jeu ! »

Une fois que les cheveux de Keira ressemblèrent à un nid pour oiseau géant et que Gilbird s'y fut posé, Italie fut désigné et choisit vérité.

« À combien de personnes as-tu déjà dit "je t'aime" ?

- Tout le monde ! Veee !~

- Au moins c'est clair…

- Fratello ! À toi !

- …Action, bastardo

- Embrasse toutes les personnes de la pièce, vee !

- DE QUOI ? Je peux pas. Je peux pas ! C'est hors de question, tu entends ! rougit-il furieusement en se levant.

- Mais pourquoiiii ? pleurnicha son petit frère.

- Parce que y'a pas un, pas deux, non, trois chleuhs dans la salle, et pire… »

Son regard glissa sur le pauvre Antonio.

« …Y'a Espagne…

- Allons, Romano ! Viens faire un gros câlin à ton patron !

- T'es plus mon patron depuis longtemps, chigi ! Et ne me touche pas !

- Tu me fais du mal, Roma !

- C'est Ro-ma-no, pour toi ! Et pour tout le monde, d'ailleurs !

- Bon, tu nous galoches ou tu nous galoches pas ? ricana Féroé. Pense au gage qui t'attend si tu refuses !

- C'est pas comme si on était moches, non plus, hein… grogna Saxe en se grattant le crâne entre deux mèches emmêlées.

- Bon…Je…d'accord…mais sur la joue, hein ! »

Sa besogne achevée, il avait couru jusqu'à la salle de bain la plus proche et s'était avidement rincé la bouche, comme si tous les occupants de la pièce étaient des pestiférés.

« Je ne sais pas trop comment je dois le prendre… avait tristement souri Espagne.

- Bien, puisqu'il ne revient pas, je me propose de faire tourner la bouteille, aru ! avait déclaré Chine en joignant le geste à la parole. Angleterre !

- Action ! »

"Que des courageux aujourd'hui", songea Provence, amusée. "Ou des fous…"

« Espagne, Islande et toi devez échanger vos habits, aru !

- C'est quoi ce truc débile ! s'offusqua le nordique. J'ai même pas participé !

-…Contesterais-tu l'autorité de la bouteille…aru ? grogna dangereusement Yao en plissant les yeux.

- N-non… »

Espagne hérita ainsi des vêtements d'Emil, ce dernier enfila ceux d'Angleterre et Arthur portait les habits de son ennemi de l'époque où il était encore corsaire…La vie était décidément pleine de surprises…

Romano choisit cet instant pour réapparaître, et tourna la bouteille sans demander son reste.

« Espagne ! Choisis vérité, ou je t'explose !

- …Action, gloussa celui aux boucles brunes.

- Bastardo ! Pour la peine, chante deux fois l'alphabet à l'envers et en italien ! Chaque erreur te vaudra une fois de plus, CHIGI ! »

Antonio gloussa face à l'entêtement de son adorable cadet et s'exécuta, avant de faire tourner à son tour la redoutable bouteille.

« Allemaaaaagne !~

- Action, grommela le blond.

- Oh, je manque d'inspiration. Une idée ?

- Moi j'en ai une, ricana Keira.

- Vas-y !

- Danse comme une ballerine pendant deux minutes et laisse-nous te filmer.

- Nein !

- Allons, ne m'oblige pas à te trouver un gage pire que ça. »

Rouge comme une écrevisse, il entama une reprise grossière du lac des cygnes – qui ressemblait plus à un tango dansé par un émeu, honnêtement – alors que son frère prenait un malin plaisir à tout enregistrer. Il y a des jours comme ça, où l'on ferait mieux de rester couché…

« Elin, annonça platement Ludwig, vidé de ses forces, lorsque la bouteille s'arrêta.

- Vérité.

- Lequel des Nordiques préfères-tu ?

-…Tu traînes trop avec Keira, hein… »

Elle fronça les sourcils. Elle ne pouvait pas répondre à une question pareille ! Norvège à sa gauche et Danemark à sa droite se livraient pendant ce temps un combat mental, les yeux plantés dans le regard de l'autre, sans ciller. Islande ne put s'empêcher de remarquer l'échange et leva les yeux au ciel. Se battaient-ils réellement pour elle ? Quoique, possessifs comme ils l'étaient, ce n'était pas surprenant…
Bah, il ne prendrait pas part à leur dispute. Il considérait Elin comme une meilleure amie voire une confidente, et il savait que Finlande et Suède la considéraient comme une sorte de petite sœur à protéger et choyer. Il était déjà assez occupé à essayer de faire renoncer Norvège quant à l'éternel débat du grand-frère – ils étaient tous des adultes matures, enfin, sauf Danemark, et il ne voyait pas en quoi un test ADN l'obligerait à l'appeler ainsi – pour s'embrouiller à la place des autres.

« …Je ne peux pas répondre, lâcha-t-elle enfin. Je les aime tous, en fait, ils ont chacun un petit truc qui me fait les adorer…

- La polygamie est malheureusement interdite, lui fit remarquer Keira. Cela vaut donc un gage !~ Mais je suis pas inspirée pour toi. Qui a un truc assez terrible pour cette demoiselle ?

- Moi, j'en aurais bien un ! s'écria Matthias au bout de quelques instants de silence. Vous allez tous me détester pour ça, cela dit…

- Balance la sauce !

- Bien, je précise je n'en ai pas eu l'idée tout seul et qu'Amérique m'a aidé !

- Je crains le pire, frissonna Lou.

- Tu dois toucher ton voisin de droite à cinq endroits différents pendant trois secondes…et toutes les personnes de la salle doivent faire de même ! Je veux dire, les mêmes endroits que toi !

- Maiiiis c'est quoi ce truc de pervers, là ! C'est toi, mon voisin de droite !

- Justement », susurra-t-il.

Elle réfléchit rapidement en regardant la place de ses amies. Francis était à gauche de Lou, qui était à gauche de Keira, elle-même à gauche de Prusse, suivi par Allemagne, Italie, Romano, Espagne et le reste, qui ne l'intéressait guère en cet instant. De son côté, Suède était à gauche de Finlande, qui était à gauche d'Islande, qui était à gauche de Norvège, venait ensuite la jeune femme en question, Danemark, Amérique, Angleterre et les autres personnes. Elle prit une grande inspiration pour faire face à ce tout aussi grand moment de solitude, sentant les regards de l'assemblée peser sur elle ; mais les plus lourds étaient, bien évidemment, celui de Danemark, qui observait le moindre de ses mouvements avec un sourire carnassier, et à son grand étonnement, celui de Norvège, qui lui donnait des frissons à fixer son dos et sa nuque sans relâche. Le danois ne put empêcher son sourire de s'étirer lorsque la rouquine posa maladroitement ses mains sur son torse, puis ses épaules, ses mains, et ses joues avant d'y déposer un rapide baiser.

« …C'est bon comme ça ? Ça compte pour cinq ? murmura-t-elle, gênée.

- Parfait, pouffa-t-il. Allez zou, on fait pareil qu'elle, les gens ! »

Matthias était certes ravi d'avoir donné une bonne raison à celle aux yeux gris d'établir un contact physique, mais ce à quoi il n'avait pas pensé, c'est que Féroé se trouvait à la droite de Norvège. Ce dernier, correct, posa ses main sur sa clavicule pour éviter une scène – il s'agissait d'une jeune femme, non mais – mais prit un malin plaisir à embrasser Elin un peu longtemps que ce qu'il aurait dû – c'était sur la joue, certes, mais Matthias était d'un tempérament jaloux, et il aurait juré que Lukas avait glissé quelques mots à l'oreille de la féringienne. Norvège lui lança un regard de défi qui lui fut rendu par le danois tandis que le gage prenait fin autour d'eux.

Durant les minutes suivantes, France avait fait le tour de la salle à cloche-pied mais avait, comme par hasard, trébuché en arrivant à la hauteur d'Angleterre et de son mono-sourcil, Elin s'était vue dans l'obligation d'imiter Suède jusqu'à la fin du jeu, tous les hommes présents dans la salle avait chacun imité une des femmes présentes – l'imitation de Keira par Allemagne resterait longtemps dans les annales –, Keira avait fait un cocktail à Lou avec cinq boissons différentes que cette dernière avait dû boire cul sec, puis elle avait raconté sa situation la plus gênante auprès de Prusse – à savoir l'épisode du Papa Noël – et ses cheveux avaient une fois de plus recoiffés afin de servir de nid, Feliciano s'était vu dans l'obligation de tripoter Allemagne, ou plutôt, comme l'avait proposé Amérique, de "toucher la plupart de ses muscles" – ce qui, honnêtement, revenait au même, et Louise était maintenant persuadée d'une chose : elle était tombée dans un monde de fous et de pervers.

Enfin, de gentils fous et pervers, mais tout de même. Comment en étaient-ils arrivés là ?

« Allez, un dernier pour la route, et après, pizza pour tout le monde, parce que je crève la dalle ! cria Amérique, sa phrase suivie de son rire tonitruant. Un gage collectif !

- Je crois qu'on craint plus grand-chose, au point où on en est, railla Keira alors qu'elle sentait Gilbird se poser une fois de plus dans ses cheveux.

- On a qu'à tirer au sort dans un chapeau, proposa Lou. Pour que ce soit équitable. Tout le monde écrit son idée sur un petit bout de papier, et Gilbird en pioche un. »

Tout le monde approuva, et le temps que tous écrivent, un silence étrange se posa sur la salle, contrastant de façon abominable avec le brouhaha précédent. Le moment fatidique vint enfin, et Gilbird quitta le nid vivant qu'était Keira pour accomplir sa tâche. Il apporta le papier à Amérique, puis reprit sa place. Celui-ci éclata de rire en lisant le gage, et les larmes aux yeux, annonça :

« Tout le monde doit gifler son voisin de gauche !

- Okay, tu vas subir mon courroux, déclara Keira à Lou en ricanant, faisant mine de s'échauffer les poignets. Pour une fois que l'on m'ordonne de te frapper !

- Pense que ton cher Pruprusse va également devoir t'en mettre une. Toujours comblée ?

- Ça ne me dérange pas de tester de nouvelles choses, si c'est avec lui !~

- C'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, murmura-t-il en riant.

- Tu me dégoûtes…Oh, non, je vais devoir frapper Francis ! Mais je ne veux pas abîmer son beau visag… »

Elle n'eut pas le temps de terminer que la main de Keira s'abattait avec force sur sa joue. Choquée, elle lui rendit la baffe par réflexe – et ainsi, leur premier combat de l'année débuta...

Danemark fit mine de prendre de l'élan, mais fit en réalité glisser sa main le long de la joue de la rouquine avec un sourire charmeur. Elle rosit légèrement, leva les yeux au ciel et se tourna vers Norvège.

« Je ne veux pas te frapper, déclara-t-elle simplement, avec un discret sourire, tentant encore d'imiter Berwald, son ton plus plat qu'à l'ordinaire.

- Mais tu es obligée. C'est le gage. Même Finlande vient d'exploser la joue de Suède…

- Je ne veux pas te faire mal. Matthias non plus ne m'a pas frappée…

- J'ai très bien vu ce qu'il a fait », siffla celui à la barrette.

"Son truc à lui, c'est plutôt essayer de t'embrasser lorsque tu es en petite tenue. Ne vois-tu pas qu'il veut juste profiter de toi ? Que tu mérites bien mieux ?"

« Frappe-moi.

- Pardon ? s'étrangla-t-elle.

- Frappe-moi, Faroe.

-…Norge, je ne crois pas que… »

Il leva les yeux au ciel – elle s'encombrait de bien trop d'états d'âme – et passa sa main sous sa jupe avant de presser sa cuisse dans un geste rapide, la faisant glapir de surprise. La gifle tant attendue fusa, laissant les cinq doigts de la rouquine imprimés sur la joue du norvégien. Confuse, Elin s'excusa à demi-mot de ce réflexe, en oubliant d'imiter Berwald, mais un très discret sourire étira les lèvres de Lukas.

« …Tu vois quand tu veux.

-…Tu as osé faire ça…Tout ça pour je te gifle… »

"Il est dans le SM ou quoi ? J'en étais sûre…"

« Ça m'aura au moins prouvé une chose.

- Quoi donc ?

- Tu sais te défendre contre les pervers, gloussa-t-il extrêmement légèrement, rejoint plus franchement par celle aux yeux gris quelques instants plus tard. Ma joue me brûle encore… »

Keira et Louise, ayant décidé de faire une trêve dans leurs éternelles chamailleries, observaient la scène avec un sourire en coin.

« J'ai bien peur que les choses s'enveniment en Scandinavie pour les semaines à venir, sourit la méchée, en claquant la langue. Ça va chier des bulles carrées entre Nore et Dan…

- Elle au moins, on lui fait la cour. À toi aussi, d'ailleurs. Moi, je suis trop timide pour tout ça. Surtout avec Francis. J'ai beau avoir pris mes aises sur certaines choses, il y a toujours un moment où il me fait perdre mes moyens…

- Arrête, rappelle-moi qui il a emmené au restau, puis à Disney, qui il chouchoute, à qui il achète des petits cadeaux, avec qui il a dormi la nuit dernière, et avec qui il passe les trois-quarts de son temps ?

-…Je ne suis pas assez bien pour lui…

- S'il pense ça, c'est le plus grand des connards – mais honnêtement, je pense que France vaut mieux que l'image de coureur de jupon frivole qu'on veut bien lui donner, mais ça, tu le sais mieux que moi, hum ? C'est bien lui, après tout, qui disait que "l'Amour ne devait être forcé sur personne." »

Louise fronçait les sourcils, les larmes aux yeux à ce stade. Keira posa une main compatissante sur son épaule et remonta son visage en lui prenant le menton pour qu'elle la regarde.

« Tu sais, faire du charme à quelqu'un, ce n'est pas que lui faire du rentre-dedans comme je fais ou comme il arrive à Elin de le faire. Il y a des attentions, des gestes subtils comme effleurer sa main, un regard aussi peut être lourd de sens, des compliments de temps à autre, des sourires, une discussion, s'intéresser à ce qu'il aime…C'est tout ça, faire la cour à quelqu'un, lui montrer la sincérité de ses sentiments.

- Keke…

- …Avais-tu réellement besoin de casser mon seul moment sérieux depuis le début de la fanfiction avec ce surnom débile ?

- Pardon ?

- …Non, rien, laisse tomber. Alors Louise…Promets-moi une chose.

- Oui ?

-…Accroche-toi à Francis et tes sentiments comme une moule à son rocher, d'accord ? »

Louise éclata de rire et serra l'autre jeune femme dans ses bras. Dire qu'elles étaient prêtes à se sauter à la gorge quelques instants plus tôt…

Oui, décidément, Louise était tombée dans un monde de gentils fous et pervers, mais elle était sûre d'une chose : tant qu'elle aurait ses amies à ses côtés – les câlins d'Elin, les comparaisons douteuses de Keira et toutes ces choses qui faisaient d'elles les personnes qu'elle adorait – elle serait capable de surmonter n'importe quel obstacle pour gagner le cœur de France…notamment ses propres démons.

Elle essuya ses yeux larmoyant et, prise d'un élan de confiance, lança à la cantonade :

« Alors…On se la fait, cette pizza ? »


J'ai deux lecteurs islandais et un finlandais O_O

Ah, et METAL POWAAAA \m/ (- Ecoute en boucle Avenged Sevenfold, Bullet for My Valentine et Slipknot)

*meurt, ressucite, (JESUUUUS)* /shot
Oui, je suis random le soir...

Sondage persos, lien sur profil à moiiii ! =w=
D'ailleurs le "Moi ! Moi !" de Finny se lit "Moï ! Moï !" n_n (TRANSITION DE MERDE)

Mon prof d'histoire a lu toute ma fanfic et m'a fait des compliments de fou devant toute la classe ("Nous avons un futur écrivain dans la classe !"). J'ai cru ne plus pouvoir passer la porte en sortant :'D Ca me va droit au coeur et ça encourage mes petits rêves naïfs en quête d'avenir~
Donc, monsieur, si vous avez eu le courage de lire tout ce fan-service et que vous lisez les notes d'auteur, encore merci ! (/=°w°=)/
Et pensez à regarder la saison 5 d'Hetalia. Les graphismes ne sont plus "beurk", comme vous l'avez si bien dit. XD

J'avais plein de choses à dire - enfin, encore plus, mais utiles cette fois - maiiiis une fois de plus Alzheimer me guette et j'ai zappé "orz
(Ah si. Nordic 5 + Tenue de serveur OU tenues du drama CD OU costar-cravate + MMD = LOOOOOOVE d(*^*) )
Ouiiii, donc voilà le début du drama *keur*
Mouhahaha, Team Norge ou Team Danmark ? 8D

Crazy Mystery : Remettez-vous bien, toi et ton genou !
Si tu aimes la jalousie de Dan, tu vas être servie pour un bon moment, fufufu. Pas qu'avec Dan, d'ailleurs...
Vous me proposez toutes le même ordre, en review ou IRL, c'est énorme xDD Le choix est donc fait èwé
Et nooon, reste parmi nous, j'avais pensé aux chien aussi, en fait. :')
Bisous et à la prochaine fois !

Tomo-chan : Je te jure que je n'ai comploté avec personne pour t'embrouiller avec les surnoms, promis XD
Un lime romantique est déjà écrit pour Dan et Elin - mais je suis toujours à même de modifier, puisque à l'époque, je n'avais pas prévu qu'elle soit courtisée par plusieurs personnes...Oui, j'aime me compliquer la vie.
Et comme je disais plus haut, en général tout le monde me donner le même ordre, mais ton autre point de vue est intéressant et j'ai essayé de placer les bases de la frustration de Lou à ce propos dans ce chapitre.
...C'était long comme phrase. x)
Brefouille, câlin ! Et au prochain chap !

LIBEREEEEEE ! DELIVREEEEEE ! C'EST FINI, J'AI TOUT POSTEEEEEEE /shot