Non, non, vous ne rêvez pas. Je poste en avance. 8D
Ca n'arrivera pas souvent, alors profitez : vous avez le week-en entier pour cogiter sur ce chapitre !
FML : Fuck My Life, vous comprendrez pourquoi en lisant. n_n
Playlist : Disturbia - The Cab
Lamb - MARiA
Lovefool - The Cardigans
Bonne lecture !~


Elin contempla avec un sourire satisfait sa valise bouclée, poussée dans un coin de sa chambre.
Un mois et une semaine précisément s'étaient écoulés depuis le Nouvel An plus que mouvementé chez Alfred. Ils avaient quitté New York comme ils y étaient arrivés, à savoir sous les flocons, et, chose étrange, le chauffeur de taxi qui les avaient ramenés, elle et Matthias, jusqu'à l'aéroport était le même qui était venu les chercher à leur arrivée. Le blond s'était presque jeté sur la place avant avec un sourire victorieux, la jeune femme se contentant d'un petit rire en comprenant ses motivations.

Elle fut surprise de constater en rentrant que l'attitude de Danemark à son égard n'avait pas tant changé. Il se montrait certes attentionné – il avait compris que mettre son poing sur le nez de Lukas n'avait pas trop plu à la rouquine – et choisissait ses mots avec un tel soin que ça pouvait en devenir hilarant pour la jeune femme, mais il restait le bon vieux Matthias : grande gueule et grand enfant, ses cheveux blonds défiant la gravité qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, ses sourires pouvant être rassurants comme dérangeants tant ils étaient grands et fréquents – ne lui arrivait-il donc jamais d'être triste ? – et cette attitude possessive et protectrice qui tout en étant agaçante, n'en était pas moins adorable.
Bref, le cœur d'Elin était malmené par les sourires irrésistibles de gros nounours de Matthias et la pensée des beaux yeux profonds et mystérieux du timide Lukas.

"FML", avait-elle songé plus d'une fois, avant de se rappeler que les problèmes les plus graves de sa vie étaient actuellement de savoir pour qui elle avait réellement des sentiments – et surtout pour qui elle en avait le plus…

Pour éviter une tension supplémentaire à la maison, elle avait choisi de mentir à Danemark, en lui disant bien qu'elle était invitée, mais chez Louise ; France et sa compagne étaient informés de cette calomnie et devaient lui servir de couverture. Ce dernier n'avait pas vraiment approuvé la décision de la rouquine, mais Elin n'avait aucune idée de la réaction qu'aurait pu avoir Matthias – sûrement une mauvaise – et tenait à rester en bons termes avec lui, elle avait donc décidé d'assumer ce mensonge quoi qu'il arrive.

Ainsi, elle avait eu droit à plus de recommandations que nécessaire – il était vraiment inquiet de la laisser partir toute seule – et beaucoup d'aide pour fermer sa valise remplie plus que de mesure, et la voilà, se laissant tomber avec l'élégance d'un ours sortant d'hibernation sur son lit moelleux qui allait peut-être un peu lui manquer – même si elle ne l'avouerait jamais. Elle se sentait chez elle chez Matthias, et avait presque complétement oublié sa vie antérieure à leur téléportation. Cela s'avérait parfois frustrant d'avoir un moment de mélancolie et une grande bouffée d'affection pour des personnes sur lesquelles on ne pouvait même plus poser un visage ou une voix, et elle avait l'impression d'être un monstre d'inhumanité lorsque cela lui arrivait. D'un autre côté, sa symbiose était à présent achevée – tout du moins l'espérait-elle – après maintes souffrances, cauchemars et autres maux de tête sur une durée extrêmement longue et grandement supérieure à celle qu'avaient pris les symbioses de ses deux amies.

L'ordinateur, qu'elle avait emprunté à Danemark, émit alors le bruit familier d'un appel Skype.

« À une heure pareille ? maugréa-t-elle. Franchement, les filles, je sais que je suis irremplaçable, mais vous abusez… »

À l'aide de ses pouvoirs magiques qu'elle maîtrisait de mieux en mieux – elle avait considérablement rempli le grimoire offert par Norvège quelques mois plus tôt – et qui lui demandaient de moins en moins d'énergie, elle fit planer l'ordinateur en question jusqu'à elle. L'atterrissage se fit de justesse sur ses genoux, manquant de faire tomber l'appareil dans le vide.

"Mouais, les cours de Lukas ne seront pas de trop…"

Elle décrocha rapidement, et les visages familiers de Keira et Lou s'affichèrent à l'écran, ainsi qu'une autre figure qu'elle n'avait pas aperçue depuis bien longtemps…Depuis l'incident "Chewbacca", en réalité.

« Céleste ! » glapit-elle.

La jeune fille semblait au meilleur de sa forme, contrairement à la dernière fois où elle l'avait vue. Son carré châtain clair encadrait son visage rond en ondulations parfaites, et ses yeux bleus brillaient de joie, ressortant comme deux saphirs à côté de sa peau laiteuse. Un sourire découvrait toutes ses dents.
"Elle en jette, Céleste ! C'est pas pour rien si ça rime…Et je devrais vraiment dire quelque chose au lieu de penser de telles conneries !" se fustigea mentalement la féringienne.

« Bonsoiiiir ! Ça faisait longtemps, comment vas-tu ?

- Très bien, merci, Elin ! Les filles, on vous entend plus, vous êtes mortes ?...

- Non, c'est juste que vous agissez comme si c'était normal, sauf que cette situation est tout sauf normale ! s'écria Keira de son côté de la ligne.

- C'est vrai ça, comment est-ce que tu as réussi à nous joindre ? Ça fait des mois qu'on a plus de contact avec le monde réel… s'étonna Provence.

- S'il s'agit toujours du monde réel pour vous, corrigea celle aux yeux bleus. Eh bien, croyez-le ou pas, mais je suis la seule à me souvenir de vous ici-bas.

-…Non ? »

Incrédules, les jeunes femmes buvaient les explications de Céleste. Cette dernière leur expliqua qu'elle avait cru devenir folle depuis leur téléportation. Toute trace de leur existence avait disparu, de leurs comptes sur le forum HetaliaWorld jusque sur les photos où elles apparaissaient – elle avait comparé cet évènement, et à juste titre, à un sort d'Oubliettes dans le roman ô si célèbre Harry Potter, duquel elle serait la seule épargnée.
C'est pourquoi, le soir du "Chewbacca", elle avait tenté de les joindre via Skype – leurs adresses soigneusement notées sur un bout de papier avant qu'elles ne disparaissent également – pour se prouver à elle-même qu'Elin Winstol, Keira Boger et Louise Dubois n'étaient pas que des purs produits de son imagination.
Et puis, elle n'avait plus eu le courage de les rappeler lorsqu'elle avait compris que ses trois amies avaient atterri dans Hetalia, cherchant une explication plus ou moins logique à cela.

Ensuite, elle avait pensé à Angleterre. S'il avait invoqué Russie au lieu d'un démon, il pouvait très bien les avoir happées !

Fruit du hasard, elle comptait tout lui mettre sur le dos dans une fanfiction du genre – qu'elle n'allait pas tarder à écrire – de toute manière, donc elle s'était dite que son raisonnement était peut-être basé sur un fait. Pendant des jours, son tempérament timide avait été exacerbé au lycée, ses méninges tournant sans cesse à ce propos, l'excluant d'autant plus de son activité sociale – elle devait avoir un lien de parenté caché avec Canada – et dans un unique but : parvenir à joindre Angleterre. Elle voulait ses explications !

Elle avait de ce fait envoyé un message privé à Elin, lui réclamant l'adresse d'Iggy. À ces mots, la rouquine avait froncé les sourcils, disant qu'elle n'avait pas eu le message. Céleste la rassura ; Danemark s'était chargé de lui répondre car, Elin ayant oublié de se déconnecter après lui avoir rendu l'ordinateur, le blond avait eu le message à sa place et lui avait communiqué l'adresse de l'anglais. Et effectivement, en remontant la conversation, elle aperçut les mots échangés entre Matthias et son amie. Elle soupira bruyamment en voyant le nombre de smileys inutiles utilisés par le danois, ne pouvant pas s'empêcher de sourire à ce détail qui la confortait dans l'idée qu'il n'était qu'un grand enfant et que son monde était bâti en Lego.

Et par miracle, ou plutôt grâce à Danemark, Céleste avait pu discuter avec Arthur Kirkland. Le blond avait d'abord été très surpris de voir ce visage aussi poupin et potelé qu'inconnu, mais Céleste avait été diplomate et lui tout de suite exposé la raison de son appel. Angleterre, en bon gentleman, n'avait pas fait de trop son tsundere et avait expliqué la situation à la lycéenne qui en était restée choquée pendant des jours, avant d'enfin réunir tout son courage et de passer le présent appel pour leur expliquer ce qui se passait de l'autre côté, dans ce monde qui n'était plus le leur depuis bien longtemps.

« Je n'ai pas l'intention de vous demander de rentrer, même si ça m'arrangerait bien, je devais vous voir au Mang'Azur, au plus tard à la Japan Expo Sud… geignit-elle d'un air rêveur. J'ai bien compris, aux dires d'Iggy et de vos expressions, que vous êtes ici chez vous – et sachant que l'on vous a oubliées ici, que les souvenirs s'effacent peu à peu chez vous également…Je ne vois pas ce qui vous retiendrait ici. Vous êtes entourées de beaux gosses, vous êtes belles, quasi immortelles – appelons un chat un chat – , vous vivez plus qu'aisément et sans bosser …Pourquoi est-ce que vous reviendriez dans ce monde qui pue la corruption, la sueur et où il y a trop de gens ? »

Touchées par cette vérité, elles hochèrent la tête de façon plus ou moins synchronisée, emmagasinant toute l'histoire racontée par celle aux cheveux ondulés, et le fait que leur vie se ferait certainement dans le monde Hetalien – était-ce la peine qu'Iggy continue ses recherches, s'il les avait continuées, après tout ?

Elin nota sa dernière remarque avec un sourire – Céleste lui avait plusieurs fois fait comprendre qu'elle n'aimait ni la foule ni l'extérieur en général, préférant rester chez elle, les seules exceptions étant les conventions nippones et le cinéma –, elle était heureuse, dans un sens, de voir que son amie n'avait pas changé : maladivement timide à l'extérieur, complètement excentrique dans le monde numérique et de ses passions.

Elles échangèrent encore quelques banalités légères, les jeunes Régions racontant tour à tour leurs déboires depuis leur arrivée, les yeux bleus de Céleste reflétant chacune des émotions qui la traversaient au fur et à mesure du récit.

Ce fut à regret qu'Elin raccrocha, la première. Elle ferma l'ordinateur, redescendit au salon pour l'y poser, avant de trouver Danemark endormi devant la télévision. Il avait l'air si innocent, et si calme…deux choses inhabituelles venant de lui. Elle pouffa, le couvrit avec la couverture d'ordinaire pliée au pied de la méridienne du canapé, et éteignit l'écran, plongeant la pièce dans la pénombre, et jetant un dernier regard au blond avant de retourner dans sa chambre :

« God nat, Matthias… » sourit-elle doucement.

Elle se glissa dans les draps, mais ne parvînt pas à trouver le sommeil tout de suite, excitée juste en apercevant son billet aller-retour pour la Norvège posé sur son bureau. Lorsque le sommeil la gagna enfin, son esprit était déjà aux fées et aux fjords…


« Ne parle aux étrangers qu'en cas d'urgence ou parce que c'est du personnel, embarque dès que tu peux, ah, et essaie de repérer une famille, ou une mère, pour rester à côté, et les issues de secours aussi, et si quelqu'un t'embête, tu huuuuurles pour qu'on vienne t'aider – et tu es sûre que tu ne veux pas que je t'accompagne jusqu'à l'intérieur ?

- Oui maman, je suis sûre, railla Féroé en levant les yeux au ciel. Danemark, ça fait quinze fois que tu me répètes ça, mais je suis grande et je sais me débrouiller. Aie confiance en moi, hm ?

- Maiiiis la France c'est loin ! » geignit-il.

"En fait, je suis la porte à côté, mais tu n'es pas censé le savoir..." pensa-t-elle avec culpabilité, en voyant l'inquiétude évidente dans les yeux du danois.

« Ecoute, soupira-t-elle, je te donnerai des nouvelles régulièrement. Dès que je descends de l'avion, je t'appelle, et je t'appellerai encore quand je serai arrivée chez Lou. Satisfait ?

- Partiellement, sourit-il. En fait, ce qui me chagrine vraiment, c'est de voir que je ne suis pas indispensable à ta survie… »

Il la serra dans ses bras, déposant un baiser sur sa tempe.

« …Mais que moi, je ne sais pas comment je vais me débrouiller sans toi à la maison pendant deux semaines.

- M-Matthias… »

Rougissante, elle lui rendit son étreinte, avant qu'une voix annonce à travers les haut-parleurs que l'embarquement était désormais possible pour le numéro de son vol.

« Tu sauras te débrouiller, je n'en doute pas. Merde, ce sera même une semaine de vacances pour toi, sans femme à la maison ! N'oublie pas que tu es le Roi de la Scandinavie, de l'Europe du Nord ! Tu es un Viking, Matthias Køhler ! »

Il lui ébouriffa les cheveux et éclata de rire, avant de déposer un baiser bienveillant sur son front.

« Allez, la naine, embarque avant que je ne change d'avis et que je te ramène de force à la maison.

- Hey ! Je ne suis pas naine !

- Je sais, je sais. Tu es juste adorablement petite !

- Arrête…ça. À bientôt, Matthias…

- …À bientôt, Elin. Prends soin de toi…la naine.

- Fausse blonde ! Dire que j'ai pu regretter un instant de t'abandonner ! Et le pire, c'est que tu vas me manquer, sombre idiot !

- Je sais, je fais souvent cet effet-là aux filles… »

Elle lui donna un gentil coup de poing dans l'épaule, le serra une fois de plus dans ses bras et se pressa jusqu'à la porte d'embarquement, un dernier regard pour le blond qui lui souriait toujours et inlassablement...

Le vol, qui avait duré un peu plus d'une heure, lui avait pourtant semblé affreusement long, sans personne pour lui tenir compagnie ou pour babiller en fond sonore. Elle avait d'ailleurs eu un mal fou à mettre son sac dans le compartiment au-dessus des sièges et il avait fallu qu'un steward vienne l'aider, la faisant grogner une fois de plus contre sa petite taille.

« Si un jour j'ai des enfants, j'espère qu'ils ne feront pas comme moi, et dépasseront le mètre cinquante-sept… »

Elle adorait la sensation que lui procurait l'avion, les lumières qui dansent – son vol était de nuit, enfin, fin d'après-midi, ce qui revenait au même dans les pays nordiques, faiblement illuminés en hiver – ce sentiment d'être au-dessus de tout et de savoir que l'on parcourt un grand bout de terre en peu de temps, et puis, rien que ce qui nous attend à l'arrivée est une motivation pour monter !

Seulement, voilà. C'était bien la première fois que Féroé descendait avec soulagement d'un avion, son sac à main serré contre elle, plus seule que jamais. Comme promis, elle ralluma son téléphone mais réalisa soudain que le vol depuis Copenhague jusqu'à Paris durait plus longtemps que celui qu'elle venait d'effectuer jusqu'à Oslo. Elle soupira en réalisant que mentir était fatiguant, rangea son portable et attendit patiemment que sa valise se présente sur le tapis roulant…
Ses biens récupérés, elle continua son chemin jusqu'au hall de l'aéroport. Norvège lui avait promis de venir la récupérer, hélas, chercher le magicien parmi toutes ces personnes, aux cheveux, pour la plupart, aussi blonds que lui, s'avérait assez compliqué pour la rouquine et son désespérant sens de l'orientation. Perchée sur la pointe des pieds et jurant contre ces nordiques aux carrures trop élancées, elle cherchait le visage connu de Lukas. Elle quitta le gros de la foule pour s'asseoir sur un banc, dans un coin, et téléphona au norvégien, complètement perdue.

« …Allô ? Elin ? Tout va bien ?

-…Je suis perduuuuue ! Lukas, au secours, viens me chercher !

- Attends, où es-tu ? Ne bouge surtout pas !

- Je suis assise près des balances pour peser les bagages. Y'a pas dix milliards de rousses dans les environs, tu devrais me voir !

-…Je suis à l'autre bout de l'aéroport. Comment es-tu arrivée là, de toute façon ?

- On m'a bousculée, et puis, c'est la première fois que je viens toute seule ! La dernière fois, c'était pour Noël, et Dan était avec moi… »

Elle sentit qu'elle avait gaffé en évoquant Matthias à l'autre nordique, mais elle haussa les épaules en se disant qu'ils ne pourraient pas rester éternellement fâchés. Lukas soupira de l'autre côté de la ligne.

« …Il faudrait que l'on te puce, histoire de pouvoir suivre tes déplacements. Ou te placer un mouchard. Ou un panneau en néon. On te perd trop souvent. Ne raccroche pas tant que tu ne me vois pas, d'accord ?

- D'accord, acquiesça-t-elle. Mais ce serait s'immiscer dans ma vie privée que de me pucer, et je te trouve trop galant pour ça.

- Tu m'idéalises.

- En y repensant, c'est vrai que le jour où l'on s'est rencontrés, je m'étais aussi perdue…

- C'est une preuve de plus que j'ai raison de garder un œil sur toi.

- Je tiens à ma liberté, grommela-t-elle.

- Je te pèse tant que ça ?

- Au contraire.

- Ravi de l'entendre.

- Norge, tu arrives ?

- Patience. C'est grand, un aéroport, tu sais. Je ne peux pas passer par-dessus les gens, non plus.

- Techniquement oui, tu peux.

- Mais pas en public.

- J'aimerais bien que tu m'apprennes à léviter. Ça doit être trop classe, la lévitation…

- C'est surtout compliqué parce qu'il faut rester concentré pour ne pas tomber. Je ne te cacherai pas que ce n'est pas mon fort…

- Pourquoi, tu n'arrives pas à rester concentré ?

- J'ai trop de choses auxquelles penser pour perdre mon temps à ça.

- Ah oui ? Quoi, par exemple ?

- Par exemple…hum…Toi. »

Elle rougit follement. Est-ce que Norvège venait réellement de lui faire du rentre-dedans ?
Elle entendit un gloussement grave à l'autre bout de la ligne et comprit qu'il se moquait d'elle. Boudeuse, elle ne répondit pas.

« Hé, ne me dis pas que je t'ai tant troublée que ça ?

- Dépêche-toi de me trouver et tais-toi, souffla-t-elle. Avant que ce soit moi qui te trouve, et que ça se passe mal.

- Ah, ce que tu peux être susceptible… »

Il continua de la taquiner quelques minutes encore, sa voix profonde et presque monocorde sonnant comme une douce musique aux oreilles de la féringienne qui ne l'avait jamais tant entendu parler.

Elle sentit soudain des mains passer devant ses yeux. Elle s'apprêtait à crier et à sortir la bombe lacrymogène de son sac, lorsqu'elle reconnut un parfum bien connu et que la mystérieuse personne – qui ne l'était pas tant que ça – se penche vers l'oreille où elle ne tenait pas le téléphone et murmure :

« …Tu peux raccrocher. »

Elle pouffa en obéissant, Norvège retirant ses paumes de sa vision et se laissant glisser à côté d'elle.

« Le vol s'est bien passé ?

- Comme tous les vols d'avion.

- C'est vrai que tu adores ça…J'ai l'impression, personnellement, que mon estomac reste au sol et se raccroche d'un coup au reste de mon corps lorsqu'on atterrit…

- Charmante comparaison.

-…Elin ?

-…Oui ?

- Est-ce que tu voudrais apprendre le norvégien ?

- Allons, gloussa-t-elle, d'où est-ce que ça sort, ça, encore ? Tu passes tellement souvent du coq à l'âne que j'ai du mal à te suivre, Lukas.

- Alors ?

- J'imagine que oui.

- …Bien. Je suis heureux de l'apprendre.

- Ça ressemble au danois – à l'écrit, en tout cas, d'après ce que j'ai pu lire. Je devrais pouvoir apprendre facilement…Surtout si c'est toi, mon professeur.

- Arrête de me faire du gringue, Faroe. Tu sais pertinemment que tu n'en as pas besoin et que si je te demande ça, c'est parce que je comptais moi-même te donner des cours de langue », répliqua-t-il d'un ton moqueur, haussant un sourcil.

Elle rougit au quiproquo qu'entraînait la tournure de sa phrase, et, à court de répliques intelligentes, elle se leva, bientôt suivie par Norvège qui, galamment, saisit sa valise et prit les devants, prenant soin de vérifier qu'elle le suivait – il ne tenait pas spécialement à retraverser tout l'aéroport pour la retrouver si elle se perdait à nouveau…

Elle soupira de soulagement lorsqu'ils arrivèrent chez le blond à la barrette, enlevant son manteau et ses bottines avec empressement pour se diriger vers les poufs installés près de la cheminée, gelée et les cheveux trempés de neige fondue.

« J'ai froooooid, claqua-t-elle des dents, Norvège, pitié, dis-moi que je vais m'y habituer !

- Tu t'y habitueras, acquiesça-t-il. Du moins je l'espère…

- Hey !

- Mais sachant que tu es la représentation des Îles Féroé, reprit-il, je ne vois pas pourquoi tu ne t'y ferais pas. Est-ce que…tu veux une couverture ?

-…Moui, s'il-te-plaît. Tu ne veux pas venir avec moi ? » hésita-t-elle.

Il hocha lentement la tête, et elle aurait juré distinguer une très légère rougeur s'installer durant quelques instants sur les joues du norvégien. Quelques secondes plus tard, il était de retour avec sa couverture, intimant muettement à la rouquine de le rejoindre sur le canapé, où ils seraient plus à l'aise. Elle s'assit doucement à côté de lui, se sentant soudain gênée, et il déplia le tissu sur leurs jambes.

« …Ça va mieux ? »

Elle lui sourit, hochant la tête, et timidement, il passa un bras autour de ses épaules. Il sentit la féringienne d'abord se raidir contre lui, et croyant avoir fait quelque chose de mal, il s'apprêtait à le retirer, mais elle se laissa glisser contre lui, la tête sur son épaule.

« …Tu veux regarder quelque chose ? Ou est-ce que…tu préfères déballer tout de suite tes affaires ?

- Tu es adorable, Lukas, rit-elle. Je m'installerai un peu plus tard…je suis bien, là, donc tu n'as qu'à mettre la télévision, si tu veux. »

Au bout d'un quart d'heure, Elin, bercée par la calme respiration du norvégien et le mouvement circulaire de son pouce sur son épaule, finit par se sentir partir dans les méandres du sommeil, soudainement épuisée par toutes ses mésaventures depuis la veille au soir, et c'est à peine coupable qu'elle utilisa Norvège en guise d'oreiller humain.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle était dans la pénombre, et définitivement plus dans les bras de Lukas, et encore moins dans le salon. À la place, elle se trouvait dans ce qu'elle reconnut être la chambre d'ami, enroulée comme un sushi dans les draps. Elle remarqua en rougissant qu'elle était vêtue de son pyjama.

"Il m'a changée ?"

Vérifiant l'heure sur son portable, elle constata qu'il n'était pas moins de sept heures et demie du matin – c'était plus que plausible, l'ensoleillement étant très court en hiver en Norvège. L'information mit quelques secondes à arriver jusqu'à ses neurones, et, horrifiée en comprenant qu'elle avait dormi comme une souche, elle se leva en catastrophe, saisissant rapidement de quoi s'habiller et se laver, traçant jusqu'à la salle de bain dont elle se souvenait vaguement de l'emplacement.
Lavée, habillée et pomponnée en quatrième vitesse, Elin chaussa ses lunettes à monture épaisse ramenées des Etats-Unis, ainsi que ses petites pantoufles avec des oreilles de lapin et descendit prestement jusqu'à la cuisine. Le peu d'affaires qu'elle avait à déballer attendrait !

La rouquine, honteuse de s'être ainsi assoupie, bien qu'elle ne l'avouerait certainement pas ouvertement car elle était de trop mauvaise foi, tenait à se faire pardonner ces heures de sommeil. Elle sortit du pain et du beurre et prépara du café – elle était certaine qu'il aurait du mal à lui en vouloir, elle y allait quand même fort avec ses préférences.
Elle posa le tout sur un plateau qu'elle dénicha à force de fouiller dans la cuisine – était-ce aussi du Ikea ? Etait-ce possible que ce placard soit le cousin de Corben ? – et bénit le norvégien pour vivre dans une maison de plain-pied, lui évitant de semer du café derrière elle.

Se disant que la chance lui souriait ce matin-là, elle poussa la porte entrouverte de son hôte, et déposa le plateau sur la table de nuit. Elle s'assit à côté de Lukas, enfoui jusqu'au menton sous la couette, lui tournant actuellement le dos. Elle hésita d'abord à le réveiller, le voir si détendu et paisible était attendrissant, mais ne put résister plus longtemps. Elle posa sa main sur son épaule et le secoua doucement. Il grogna quelques mots qu'Elin ne comprit pas totalement – les cours de magie et de norvégien lui étaient définitivement nécessaires – et se retourna pour se trouver à plat dos, frottant l'un de ses yeux du revers de la main, l'autre œil difficilement ouvert se posant sur la jeune femme.
Elle pouffa, attendrie de le voir ainsi dans les nuages. Elle nota avec amusement que ses cheveux blonds étaient emmêlés au possible, sa fidèle barrette manquant actuellement à l'appel.

« …Elin ? murmura-t-il en réalisant enfin qu'il ne rêvait pas et que la féringienne attendait une réaction de sa part.

- Room service, sourit-elle en désignant le plateau posé non loin d'eux.

- Oh », furent ses seuls mots.

Il se releva de façon à être assis, encore ensommeillé, son regard indigo allant de la rouquine au plateau sans cesse, jusqu'à ce qu'un discret sourire étire ses lèvres :

« …Merci. »

Hélas, l'expression disparut aussi vite qu'elle était venue, et Norvège alluma la lumière de sa table de nuit, prenant ensuite le plateau sur ses genoux.

Ravie de se savoir pardonnée de ce dont le blond n'avait même pas fait cas, Elin regardait ce dernier avec un sourire satisfait, jusqu'à ce que Lukas interrompe le cours de ses pensées.

« …Et toi, tu ne manges rien ? »

Surprise en se rendant compte qu'elle s'était oubliée, elle haussa les épaules et secoua la tête. Elle n'avait pas tant faim, pour une fois. Et même si c'était le cas, elle n'avait pas envie de retourner jusqu'à la cuisine, gagnée par la flemmardise, et puis, Norvège n'avait pas besoin de le savoir. Comme un traître, son estomac, vide depuis la veille, gargouilla avec un bruit proche du cri de la baleine, et gênée, la féringienne plaqua un bras horrifié contre son ventre.

« J'ai vraiment pas faim, marmonna-t-elle.

- Mais bien sûr. Comme si j'allais te croire…Tiens, bois au moins ça, lui indiqua-t-il en lui tendant la tasse de café qu'il avait entamée quelques instants plus tôt.

- …C'est que…Je n'ai jamais bu de café, avoua-t-elle. On m'a toujours dit que c'était particulier…

- Goûte, insista-t-il. Il y a une raison pour que j'en boive autant, tu sais… »

Vaincue, elle soupira et porta la tasse à ses lèvres. Quelques secondes s'écoulèrent où elle sentit Lukas la fixer avidement, guettant le moindre signe d'une réaction.

« …C'est…bon…articula-t-elle en lui rendant son breuvage.

- Pas la peine de mentir, gloussa-t-il très doucement. Tu aurais dû voir ta tête…

- Je peux aller me rincer la bouche ?

- Fais comme chez toi.

- Merci… »

Et sur ces mots, elle s'enfuit presque jusqu'à la salle de bain pour arracher ce goût amer de sa langue, sans savoir que dans la pièce à côté, le norvégien avait posé ses lèvres d'un air rêveur à l'exact endroit où elle avait posé les siennes, quelques instants plus tôt, sur la tasse, et qu'il se savait certain d'une chose : ce café était définitivement meilleur goût depuis qu'elle en avait bu.

Un peu plus tard, alors qu'ils allaient passer à table, Elin finissait enfin de déballer ses affaires de sa valise, jetant un regard las sur son portable, avant de se souvenir avec horreur qu'elle n'avait pas appelé Matthias la veille. Elle se jeta sur l'objet, et jura fortement en voyant le nombre d'appels manqués. Elle allait en entendre parler pour les cinquante prochaines années…
Elle s'apprêtait à l'appeler après avoir écouté les messages catastrophés puis colériques laissés par le danois, jusqu'à ce que la voix délicate de Louise résonne sur son répondeur, datant de la veille, à un peu plus de vingt-et-une heures.

« Elin, Matthias vient d'appeler à la maison, il est super inquiet et il t'en veut un peu…non, en fait, il est carrément en rogne après toi, et, je cite, il ne sait pas, quand tu rentreras, s'il te giflera ou te serrera dans ses bras en premier pour la peur que tu lui as faite. Enfin, bref, on lui a dit que tu avais eu du retard à cause de problèmes de bagages, mais que tu ne pouvais pas lui parler parce que tu étais sous la douche, et que tu allais directement te coucher parce que tu étais crevée. Il a tout gobé – enfin, j'espère. Mais à l'avenir, lorsque tu feras un mensonge, pense bien à aller jusqu'au bout et à faire tout ce qu'il faut pour qu'il soit crédible ! Il attend que tu le rappelles, donc j'espère que tu penseras à vérifier ton téléphone et que tu n'auras pas mon message trop tard. Enfin, prends soin de toi et profite de ton séjour, un bonjour à Norvège et Francis et moi t'embrassons fort fort fort ! »

Le message s'arrêtait ici, et la rouquine soupira en songeant qu'elle devait beaucoup à son amie et son compagnon, qui, pour le coup, lui avaient sauvé la mise auprès de l'autre nordique. Elle se pinça l'arête du nez, vérifiant l'heure. Mouais, sachant qu'elle dormait beaucoup, lui dire qu'elle était à peine prête était plausible. Avec un peu de chance, il ne lui en voudrait pas trop, si elle brossait son égo dans le sens du poil et qu'elle lui faisait les yeux doux en descendant de l'avion…

C'est avec un air extrêmement fatigué que Norvège la vit s'installer à table.

« …Où est donc passée toute ton énergie depuis ce matin ? la taquina-t-il. C'est ça de se lever trop tôt…

- Elle est passée au téléphone avec Dan. Je viens de prendre le plus gros savon de ma vie mais en ligne. C'était…inoubliable. Enfin, je suis tranquille, maintenant. »

Le reste de la journée se déroula sans encombre, Lukas proposant à Elin de lui donner quelques cours de norvégien puis de magie. L'observant lui plus que ce qu'elle n'écoutait ses paroles, le blond finit par s'en rendre compte avec amusement.

« …et donc, puisque tu sais maintenant comment prononcer ça, je peux te raconter la dernière qu'il m'est arrivée au supermarché ? »

Elle hocha la tête distraitement.

« …Bien. J'allais acheter du beurre et du café – j'arrive rapidement à court, les trolls en raffolent aussi – quand j'ai croisé Suède déguisé en femme Viking ! Même pas en Valkyrie… »

Elle hocha de nouveau la tête.

« Je lui ai donc demandé ce qu'il faisait, et il m'a dit qu'il s'était perdu pour arriver à une fête costumée… »

Re-hochement de tête.

« …Et là, il a éclaté de rire en voyant ma tête. Typique venant de Berwald, n'est-ce pas ?

- Oui », murmura-t-elle par automatisme, occupée à tracer mentalement le chemin qu'empruntait la mèche flottante de Lukas.

Il soupira, saisit le livre de grammaire posé sur la table et frappa le crâne de la rouquine, qui, surprise, laissa échapper un petit cri en sortant de sa transe.

« Tu n'écoutes absolument rien, Faroe !

- J-je suis désolée ! C'est ta mèche qui me trouble !

- Seulement ma mèche ?

- Arrête de faire le malin, grommela-t-elle en se frottant rapidement le crâne, puis remontant ses lunettes.

- Je propose de passer aux cours pratiques…

- De langue ? fit-elle avec espoir.

- De magie, corrigea-t-il en levant les yeux au ciel, amusé. Tu passes définitivement trop de temps avec l'autre danois.

- Je suis désolée, répéta-t-elle, pas si confuse que ce qu'elle prétendait. Est-ce que tu as une sorte…de sous-sol magique ?

- Bien entendu. Suis-moi… »

Emerveillée en entrant dans la cave, ressemblant à celle d'Angleterre mais en plus propre et plus couverte de runes que de pentacles, Elin fut tout de suite approchée par des fées, qui lui empruntèrent aussitôt ses lunettes pour s'y asseoir. Ces dernières babillaient comme si le sort du monde dépendait du nombre de mots prononcés par minute, et celui à la barrette ne put s'empêcher de trouver la scène attendrissante.

Il avait prévu de lui apprendre à utiliser une baguette magique. Pour rire et pour la référence, aussitôt que le bout de bois fut dans sa main, elle lança :

« Wingardium Leviosa ! »

Quelle ne fut pas sa surprise en voyant la plante posée sur une table s'élever dans les airs. Paniquée, elle lâcha aussitôt la baguette qui s'écrasa au sol peu avant la plante et son pot. Patient, Norvège nettoya le bazar nouvellement créé et expliqua tout aussi patiemment le fonctionnement de la magie par baguette.

« Mets-toi comme ça, pour ce sort…

- Comme ça ?

- Non, attends… »

Il passa derrière elle pour corriger sa position, remontant doucement l'un de ses bras et attrapant sa main dans la sienne pour pointer la baguette dans la bonne direction. Troublée par la présence du blond derrière elle, son torse collé à son dos, elle tourna la tête vers lui.

« E-est-ce que c'est bon comme ça ? »

Il ne répondit pas, se contentant de la fixer intensément de ses prunelles bleutées, visiblement en plein dilemme interne.
Alors, il fit ce qu'elle ne le penserait jamais capable de faire – tout du moins, en plein jour et ouvertement.
Il se pencha et l'embrassa.
D'abord, elle répondit timidement, puis Féroé lâcha la baguette pour passer ses bras autour de sa nuque alors que ceux du norvégien descendaient jusqu'au bas de son dos. L'air de rien, il la fit reculer petit à petit, jusqu'à ce qu'elle se retrouve collée d'un côté au mur, et de l'autre au nordique. Mordillant furtivement la lèvre inférieure de la rouquine pour approfondir le baiser, celle-ci refusa d'ouvrir la bouche, affreusement gênée. Il fit glisser sa main jusqu'à son estomac, sous son haut, faisant glapir de surprise la jeune femme qui rendit les armes et s'abandonna complètement aux lèvres chaudes contre les siennes. Il profita aussitôt de cette occasion pour parvenir à ses fins, glissant rapidement sa langue contre celle de la féringienne qui ne savait plus où donner de la tête, sentant lentement mais sûrement que ce simple baiser se transformait en quelque chose de plus passionné – et à laquelle elle n'était absolument préparée, même si ça ne s'avérait pas si désagréable…
Lukas, de son côté, était aux anges. Il avait tenté le tout pour le tout un peu plus tôt et ne regrettait absolument pas d'avoir pris quelques risques au vu du résultat – il ne s'était absolument pas imaginé, ce matin-là, lorsqu'elle l'avait réveillé avec le café, finir son après-midi en embrassant la femme pour qui il avait des sentiments, et surtout, il n'avait même pas osé imaginer qu'elle serait plus que réceptive à ses avances.

Lorsque le besoin d'air se fit trop important, il se recula enfin, front contre front avec Féroé, admirant avec affection les traits encore confus de la rouquine ; les yeux plissés et dans le vague, la bouche entrouverte et les joue rougies, elle haletait doucement, à bout de souffle, l'une de ses mains se perdant dans les mèches dorées de celui qui se considérait à présent comme son petit-ami.

Reprenant peu à peu ses esprits, elle lui sourit de toutes ses dents, pouffant doucement alors que ses petites mains glissaient jusque sur son torse. Alors, bien décidé à lui faire à nouveau perdre tous ses moyens, il se pencha à nouveau vers elle, et murmura à son oreille :

« Eh bien voilà, tu l'auras eu ton cours de langue.~ »


Fufufu. J'avais promis un roulage de pelle ! Et ce n'est que le début.
Je suis désolée, je me suis encore laissée emporter, ce chapitre était encore centré sur Elin. Maiiiiis c'est MON OC, alors forcément j'adore parler d'elle. ._.
Mais bon, Céleste fait son come-back ! Par contre je ne pense pas faire de chapitre centré sur Lou et Keira en contre-partie après celui-ci, parce que les événements vont s'enchaîner n_n

Team Norge, ne crie pas trop vite victoire, Dan n'a pas encore dit son dernier mot ! Rien n'est définitif. ;D
Quoique. Ca pourrait l'être. 8D
(Et honnêtement, j'avais un peu de peine pour Matthias en écrivant ce chapitre. En fait, j'étais en deuil d'un côté et en plein fantasme de l'autre. Que de sentiments contradictoires, je me fais peur toute seule. xD Et j'ai un peu peur des remarques de mon prof d'histoire s'il continue à lire et qu'il en arrive jusque là. ._. ")

Alleeeeeeeez, vous savez que vous adorez lorsque je passe en mode troll. Tous avec moi ! *trollface*
Et chuuuuut à celles qui savent la suite !

Ty : Merci du commentaire !
En fait, pour être honnête, j'ai toujours peur que mes OCs virent au Mary-Sue. Ce qu'on oublie souvent, c'est que les fics à OCs, ça fait peur à ceux qui en lisent mais aussi aux auteurs qui les écrivent et qui ont à coeur que leur(s) personnage(s) soi(en)t réaliste(s) tout en vivant ce qu'ils veulent leur faire vivre dans la fanfic. Donc dans un sens, ton commentaire me rassure. XD
J'arrive à embrouiller tout le monde avec mes nordiques, ah là là, je suis terrible. :')
Et je compte bien les réconcilier mais un peu plus tard, parce qu'au final, brotherly love owns it all.

A bieeeeentôt pour mes histoires d'amour avec un humour foireux et un scénario pire que celui de Dallas. 8D