Ah que coucou ! n_n
Pfiou, j'ai eu du mal à le boucler, celui-là. C'est pas faute de l'avoir commencé tôt, pourtant Dx
(Je commence à écrire au plus tôt le mercredi pour le week-end, d'habitude. J'ai commencé celui-ci lundi soir.)
Courage, camarades de la zone B ! Les vacances sont vendredi prochain ! *^*)9

En fait c'est la faute à Tumblr, je me suis inscrite dans la semaine, après avoir stalké les gens anonymement durant des mois ._.
Quelle grosse erreur, ça va encore plus me bouffer mon temps XD
Mais c'est trop biiiiiiiiien ! *^*
Veneeeeeez sur Tumblr !

Sur ce, bonne lecture !

Playlist : I Can't Decide - There for Tomorrow
Sleepwalking - Bring Me The Horizon
Sex - The 1975


À plat dos sur son lit, les bras croisés sur son visage dans l'espoir de ne plus rien voir, les images continuaient de défiler sous ses paupières et les mots résonnaient dans son esprit.
Danemark avait mal. Deux semaines, c'est tout ce qu'il avait fallu à Norvège pour conquérir Elin. À l'instant, il se sentait brisé, comme vide. Qui aurait cru que cette boule d'énergie rousse, rentrée dans sa vie quelques mois plus tôt à peine, avait tant d'emprise sur lui, ses sentiments et son comportement ?

Elle lui avait menti, en premier lieu, et avait demandé à France et à Louise de la couvrir.

Il avait été tellement surpris de la voir descendre aux côtés de celui à la barrette. Oh, elle n'en menait pas large ; elle se dandinait sur place, fuyait son regard et le danois supposait que ses mains étaient moites, pour connaître depuis quelques temps déjà ses mimiques. Et là, en plein milieu de l'aéroport, elle lui avait tout avoué, le suppliant presque de la pardonner. Au fond, sa calomnie était justifiée, effectivement, s'il avait su où elle allait passer ces deux semaines, il l'aurait retenue.

Et l'attitude de Norvège à l'égard de Féroé lui avait prouvé qu'il aurait eu raison de le faire. Le trajet du retour s'était écoulé sans un mot, Matthias se sentant vidé de ses forces, Elin ne pouvant même plus se regarder en face et Lukas…Lukas était le seul dont l'attitude n'avait pas changé, si ce n'est les gestes de tendresse qu'il avait désormais pour la rouquine, et qu'elle lui rendait timidement. Celui aux cheveux défiant la gravité ne supportait pas l'émotion qu'il lisait dans le regard nuageux de la rousse ; c'était à lui et lui seul qu'il aurait dû être destiné ! Elle semblait vraiment avoir des sentiments pour le magicien, après tout…

Il lui tenait la main, passait son bras autour de ses épaules ou de sa taille, embrassait sa tempe, son front, son coup, il l'avait même surpris en train d'essayer d'embrasser pour de bon Elin !

Et le pire, c'était que Matthias savait pertinemment que Lukas ne se cachait pas, et ne se cacherait jamais, bras dessus bras dessous avec sa petite-amie – rien que d'utiliser ce terme dégoûtait le danois – comme pour le narguer.

Une autre chose le dérangeait dans l'attitude du couple. Le soir où la rouquine était rentrée accompagnée de son compagnon, Suède, Islande et Finlande étaient également présents chez le danois, invités à passer quelques jours encore entre amis. Autant Norvège assumait pleinement voir un peu trop sa passion, autant Féroé semblait préférer que les gestes les plus démonstratifs en affection se fassent à l'abri des regards – surtout du sien, en réalité. Elle avait presque l'air coupable, lorsque leurs regards se croisaient, mais aussitôt Matthias lui souriait, certes, de façon ternie, et elle baissait les yeux ou allait se cacher dans l'étreinte du norvégien.

Matthias avait mal.

Mais il s'était assuré de bien faire mal à Lukas également.

Lorsque tous à part lui, Norvège et Suède s'étaient couchés, celui aux lunettes occupé dans la cuisine, la façade qu'avait porté Matthias toute la soirée était tombée et il avait attrapé le norvégien par le col de son t-shirt, usant de sa stature pour le dominer. Bien entendu, celui à la barrette ne s'était pas laissé faire, et il avait fallu que Suède les sépare avant que Danemark prenne l'autre blond à coup de chaise – faute d'avoir sa hache sous la main – et que le magicien invoque toute une armée de troll pour exterminer son hôte.

Rendus inquiets par le bruit, les trois autres étaient aussitôt descendus, rapidement renvoyés dans leurs chambres par Berwald et son regard menaçant.

Danemark sourit en repensant à la sale joue tuméfiée que l'autre imbécile de sorcier s'était trimballée pendant les deux jours suivants. Il ne l'avait pas raté, alors que lui avait à peine été touché au niveau de sa pommette droite.

Ce dont le blond n'avait pas conscience, en revanche, c'était le ressenti d'Elin par rapport à toute cette situation.
Elle avait une profonde affection pour Danemark, c'était sûr et certain, et elle ne voulait pas lui faire de mal, détestant avoir le rôle de la méchante. Déjà, tout lui avouer et le regarder en face s'était avéré très dur ; il lui était impossible de soutenir ce regard azur et tout l'attachement, toute la tendresse qui s'y lisaient bien que son cœur appartienne actuellement à un autre. Et puis, il y avait cette douleur, tout au fond, qui la rendait malade.

Ce qui la révulsait le plus, c'était de savoir qu'elle en était la cause.

Oh, bien sûr, elle avait des sentiments pour Norvège. Elle se sentait belle dans son regard, au chaud dans son étreinte, transportée par sa voix et aimée pour tout ce qu'elle était et surtout ce qu'elle n'était pas. Elle frissonnait à chacun de ses touchers, réclamant plus à chaque baiser, se perdait dans son regard indigo, et chaque fois, chaque petite fois où il lui souriait, elle sentait son ventre faire des montagnes-russes, chaque fois qu'elle savait que s'il se montrait plus émotif, qu'il se rendait plus accessible à ceux qui l'entouraient et qu'elle était la cause de cette délicieuse faiblesse, elle jubilait intérieurement et se promettait de trouver un moyen de plus de craquer cette charmante carapace qu'était la sienne.
Elle avait passé deux semaines de pur bonheur, coupée du monde, à part dans le sien et celui de Lukas, où ils avaient partagé tout ce qu'il y avait à partager en eux, passant des nuits entière à parler, ou alors lovés dans les bras l'un de l'autre, ou même simplement devant un film, à admirer les quelques aurores boréales, des après-midis entiers à découvrir les paysages norvégiens, leurs légendes, leurs coutumes, leur langue, et toutes ces choses qui faisaient de Lukas celui qu'il était. Et chaque chose nouvelle qu'elle découvrait faisait battre son cœur de plus en plus fort pour le norvégien.

Jusqu'à ce que les deux semaines touchent à leur terme.

Lukas avait bien vu l'anxiété de la rouquine. Elle avait commencé à réellement s'inquiéter environ trois jours avant son départ, et la voir aussi tourmentée, dans un sens, à cause du danois, le rendait affreusement jaloux ; n'était-elle pas censée ne voir plus que lui, et lui seul ?

Et ce soir-là, elle avait craqué. Elle était remontée, s'était assise sur le lit dans un état second, et les larmes s'étaient mises à couler sans qu'elle ne s'en rende compte, jusqu'à ce qu'elles se transforment en sanglots. Islande était rentré, et avait fermé la porte pour ne pas attirer l'attention de Tino qui s'énerverait plus que de mesure après son frère et Danemark s'il voyait Elin dans cet état. Il avait passé son bras autour de la jeune femme éplorée qui lui avait tout de suite rendue son étreinte dans un geste de détresse. Elle avait déballé presque tout ce qu'elle avait sur le cœur, et Emil, en bon petit frère compréhensif, avait tracé des ronds apaisants dans son dos et l'avait écoutée en silence, acquiesçant quelques fois pour lui montrer qu'il l'écoutait toujours.

Honteuse, elle s'était aussitôt détachée de lui, mais il se contentait de la fixer avec une once de sympathie dans le regard. Emil avait ensuite secoué la tête comme pour oublier ce qu'il avait entendu, s'était levé et entreprit de quitter la pièce.

Elin l'avait retenu quelques secondes par la manche de son pull, pour timidement le remercier. Il avait rougi, levé les yeux au ciel, sourit très discrètement et était parti en marmonnant que "les amis servent en partie à ça".

En sortant, Emil avait croisé son frère dans le couloir, dont l'aura était encore plus indéchiffrable qu'à l'ordinaire. Il frissonna presque en le voyant rentrer dans la chambre de Féroé, et hésita un peu plus à aller jusqu'au bout de son acte…
Il haussa les épaules et soupira fortement, les sourcils froncés, tandis qu'il rentrait dans la chambre de Matthias.
Celui-ci, éperdu, l'avait regardé comme s'il était tombé du ciel, et l'islandais le coupa d'un ton sec avant même que l'autre blond ne sorte une syllabe :

« Ecoute-moi bien, Dan. »

Le danois était resté suspendu à ses lèvres alors que le plus jeune cherchait les mots les plus simples.

« Je…Je vais t'aider à séduire Elin. »

Et le voilà, deux jours plus tard, toujours à broyer du noir malgré le coaching intensif qu'Islande s'était proposé de lui donner, attendant ses premières instructions pour "éviter de continuer à lui faire du rentre-dedans plus que relou et tenter la subtilité pour une fois, stupide danois". Il soupira fortement, roula sur le ventre, et poussa du lit la boîte désormais vide de réglisse, croisant son reflet dans le miroir l'espace d'un instant. Son apparence n'avait plus grand-chose de royale ; ses joues étaient creusées par la fatigue, ses yeux cernés et plus ternes qu'à l'ordinaire, et ses cheveux, bien que défiant toujours la gravité, avaient perdu de cette brillance qui donnait envie d'y fourrer ses mains.

Son portable vibra, et il l'attrapa paresseusement. Son visage s'éclaira lorsqu'il lut le message d'Emil, rentré chez lui la veille, à l'image de Tino, Berwald et Lukas.

"Etape 1 : essayer de la rendre jalouse."

Il s'assit sur le lit, bâilla et s'étira de tout son long, pleinement satisfait uniquement lorsqu'il entendit ses os craquer.

« …Je crois qu'il est temps pour le Roi de la Scandinavie de reprendre du service ! »


Elin, les mains crispées sur le volant, était au bord du malaise tant elle hyper ventilait.

"Calme-toi, ce n'est rien, tu as réussi ton code, tu ne passes pas le permis aujourd'hui, ce n'est qu'un entraînement, un entraînement, ta vie ne dépend paaaaas du tout de ce trajet…Oh, mais si je tuais un écureuil ? Ou un chat, ou un chien ? Ou pire, un piéton ? Remarque, si je roulais sur Dan, ça m'enlèverait bien des soucis…Non, je ne viens pas de penser à le tuer, là ? Rahhhhh, je veux sortir de cette voiture ! Je deviens folle !"

Comme s'il avait pressenti la tentative de fuite projetée par la rouquine, le moniteur s'installa à la place du passager avant, et l'heure de conduite suivante lui parut être l'une des plus longues de toute sa vie.

C'est avec un soulagement non dissimulé qu'elle descendit de la voiture, comprenant qu'elle n'avait tué personne alors qu'elle parcourait les rues de Copenhague – cela signifiait qu'elle était actuellement capable de conduire une voiture !

Fière d'elle, elle ré-enfourcha son vélo et regagna son domicile, guillerette, non sans avoir envoyé un message à Norvège qui attendait les résultats de son premier cour de conduite avec impatience.
Enfin, Danemark aussi, mais sachant qu'elle allait le voir en rentrant, de toute manière…

Son esprit divagua aux moments passés en compagnie de son petit-ami, notamment durant ses vacances en Norvège. La soirée de la Saint Valentin, quelques jours après son arrivée chez Lukas, lui revint en mémoire et elle rougit follement, ne pouvant s'empêcher de se repasser les évènements en boucle.

La neige les avait bloqués à l'intérieur pour quelques jours, mais elle avait eu droit au dîner aux chandelles, ultra romantique et d'autant plus kitsch que les bougies en question étaient la seule source de lumière disponible, à cause, une fois de plus, d'une coupure de courant – rapidement rétablie et sans grabuge, cette fois.
Lukas avait sorti le grand jeu, classe comme jamais dans son costume gris souris, les cheveux légèrement gominés en arrière, extrêmement galant, allant même jusqu'à lui tirer sa chaise pour la faire asseoir. Elin, de même, avait fait encore plus d'anglaises dans ses cheveux déjà bouclés et avait mis une robe noire, courte et à manches longues et avait particulièrement fait attention à ses manières, de façon à paraître délicate et féminine – même si elle savait qu'elle n'avait plus grand-chose à sauver face à ce norvégien qui, lui semblait-il, la déshabillait du regard et mettait son cœur tout autant à nu.
Faute d'avoir pu sortir pour s'acheter des petits cadeaux, ils avaient passé l'après-midi à faire des chocolats.

Oh oui, c'était tellement romantique, tellement mignon, tellement dégoulinant de guimauve qu'elle aurait pu en avoir du diabète rien qu'à y penser.

Puis, l'heure avait tourné. Sans réellement savoir comment – bien qu'Elin soupçonnât les quelques verres de vin qu'elle avait bu au préalable d'y être pour quelque chose – la rouquine s'était retrouvée dans la chambre du norvégien, allongée à plat dos sur le lit et les lèvres dudit blond s'activant dans son cou à laisser une trace violacée qui la marquerait comme sienne.
La veste de son costume avait depuis longtemps valsé de l'autre côté de la pièce, ses cheveux n'étaient plus tenus par le gel, chatouillant allègrement les joues rougies de la jeune femme, dont les mains prenaient un malin plaisir à le décoiffer encore plus.

Il l'embrassait, encore et encore, n'arrivant pas à se lasser du goût que la peau de Féroé laissait sur sa bouche, un goût qu'il tenait à engraver dans sa mémoire pour le prochain millénaire, tant il l'avait désiré en si peu de temps. La voir ainsi, pas vraiment soumise à ses caresses mais réclamant toujours un peu plus, l'entendre soupirer à chaque nouvelle parcelle de peau qu'il découvrait avec des baisers, ou encore murmurer son nom d'une voix languissante le rendait absolument fou – fou d'amour, de désir pour cette personne qui avait réussi à se frayer si rapidement un chemin jusqu'à son cœur d'ordinaire glacé, qui, apparemment, ne l'était pas tant que ça.

Lukas retint un sourire lorsqu'il sentit les mains de la féringienne déboutonner de manière désordonnée sa chemise, s'autorisant alors à faire glisser la fermeture éclair de sa robe jusqu'à sa hanche. Rougissante, fuyant son regard, elle se rassit pour lui permettre d'enlever complètement le vêtement, avant de lui-même retirer sa chemise.

Elin, uniquement vêtue de ses sous-vêtements affriolants – les avait-elle choisis exprès pour ce soir-là ? – lui souriait doucement, se décidant enfin à croiser les prunelles bleutées du magicien dont le cœur battait bien trop vite à ce stade.
Il fit remonter sa main le long de sa cuisse, puis de sa hanche jusque dans son dos, produisant un long frisson chez Féroé qui joignit une fois de plus leurs lèvres avidement. Norvège pressa avec un petit sourire satisfait sur le tissu et le soutien-gorge vola rejoindre le reste des vêtements éparpillés au sol.

Allongé au-dessus d'elle, reposant sur ses coudes, il s'arrêta quelques instants pour la regarder, elle, ses grands yeux gris embrumés, ses lèvres en cœur irritées par toutes ces démonstrations d'affection, le suçon nettement dessiné sur sa clavicule, sa peau laiteuse et ces grains de beauté qui la couvraient, sa poitrine généreuse et ses courbes rondes, mémorisant chaque petit détail qui faisait d'elle ce qu'elle était.

« …Tu es belle… »

Il se pencha pour l'embrasser à nouveau, la sentant sourire à travers le baiser. Il déplaça doucement sa main sous l'élastique du dernier vêtement qui faisait office de barrière à son regard.

« …Je t'aime. »

Il sentit Elin se raidir sous lui, puis, prenant une inspiration, elle s'apprêtait à lui répondre, lorsqu'on se mit à violemment tambouriner à la porte d'entrée.

Lukas jura très fortement et vulgairement, embrassant une dernière fois celle qu'il aurait dû faire sienne une bonne fois pour toute, un goût amer dans ce baiser qu'il savait être le dernier de la soirée, ramassant prestement sa chemise pour voir ce que les abrutis de la police, apparemment et d'après leurs cris de sauvages, pouvaient bien lui vouloir le soir de la Saint Valentin.
Être une Nation, honnêtement, ça craint, avait-il songé en se passant un bon coup d'eau froide, alors qu'il savait que la rouquine, qui quelques instants avant se languissait de son toucher devait maintenant être rhabillée et assagie – voire endormie.

Gênés, ils n'avaient depuis plus eu l'occasion de reprendre là où ils s'étaient arrêtés et Keira, lorsque la féringienne avait été forcée de tout lui raconter par un diabolique stratagème, organisé par la saxonne elle-même et Louise, lui avait fait sournoisement remarquer que "sa virginale petite fleur avait eu chaud".

De retour à la réalité présente en entendant un coup de klaxon sur la voie d'à côté, elle pédala d'autant plus vite pour rentrer chez elle, effleurant machinalement d'une main là où le suçon avait perduré des jours durant. Elle avait besoin de l'appeler, d'entendre sa voix – via l'ordinateur, faute de mieux pour l'instant – elle aurait tant aimé pouvoir le serrer dans ses bras, l'embrasser, lui dire qu'elle l'aimait…

Parce qu'au final, elle ne l'avait pas fait. Elle n'avait pas répondu à Lukas. Chaque fois qu'elle essayait de prononcer ces mots pourtant si simples – et Dieu savait si elle en avait envie – sa gorge se serrait et les quelques syllabes restaient mystérieusement coincées. Mais pourquoi ? Elle était bel et bien amoureuse de Norvège.

…N'est-ce pas ?

Elle jura en poussant son vélo dans l'allée menant jusqu'à sa maison et celle du danois, et le rangea prestement dans le garage. Elle fouilla dans son sac pour en sortir ses clés, les introduit dans la serrure, les fit tourner, les rangea à nouveau, et au moment où elle allait enclencher la poignée, un détail à sa droite attira son attention.

« …Un…distributeur ? » lâcha-t-elle incrédule en ajustant ses lunettes, comme si elles étaient la cause de l'illusion.

Le distributeur en question, bien réel, ressemblant à ceux des bouchers en supermarché, chaque ticket indiquant un numéro.

Elle saisit celui dépassant, et lu les quelques mots qui figuraient au dos.

"Bon aller-retour pour la chambre du Roi de la Scandinavie."

Une colère froide montant lentement mais sûrement en elle au fur et à mesure que les pièces du puzzle s'assemblaient, elle froissa le petit papier en serrant fortement le poing. Elle jeta le ticket dans la poubelle, faisant un remarquable panier, et rentra telle une furie dans la maison.

Là, un colosse absolument inconnu, sapé comme un garde du corps – l'oreillette y était ! – et chauve comme une ampoule, l'arrêta dans son élan.

« …Je suis désolé, mademoiselle, mais vous n'avez pas de ticket. De plus, vous devez attendre votre tour, lui fit-il sèchement remarquer.

- Lâche-moi, sale clébard, je suis ici chez moi ! Je rentre si je veux !

- Ne m'obligez pas à vous faire sortir manu militari !

- Et ne m'oblige pas à exploser tes foutues lunettes de soleil – et le reste de ta sale gueule avec ! »

À ces mots, le colosse tenta de l'attraper par les épaules pour la faire sortir, mais utilisant la magie, elle le fit valdinguer jusqu'à l'autre bout de la pièce d'un mouvement de main, absolument furieuse.

« MA maison, tu entends ! »

Elle gravit les escaliers quatre à quatre, bousculant deux filles qui s'apparentaient plus à des dindes qu'autre chose dans le processus, et ne prenant même pas la peine de toquer – elle aurait bien été capable de défoncer la porte dans l'action – elle ouvrit brutalement la porte du blond.

« MATTHIAS KØHLER ! beugla-t-elle. Est-ce que tu as décidé de transformer cette demeure en une putain de maison close ? »

Appuyé contre le rebord de sa fenêtre, seulement vêtu de son jean qu'il avait laissé entrouvert, il se tourna vers elle avec un sourire carnassier, ignorant sa question. Elle remarqua qu'il tenait une cigarette fumante dans l'une de ses mains. Elle fronça le nez à l'odeur de la fumée et de sexe flottant dans la pièce. Une chose était sûre ; Matthias avait mis à profit tous les tickets…
L'espace d'un instant, l'envie de le faire basculer de l'autre côté de la fenêtre lui traversa l'esprit, mais elle chassa bien vite l'idée. Il ne souffrirait pas assez ainsi. Lui faire un aigle sanglant était bien plus tentant…

« …Réponds-moi ou je te jure que tu subiras le même sort que le clebs à lunettes en bas !

- Oh, tu as défoncé Hans, alors. C'était ça, ce bruit.

- Ne te fous pas de moi !

- Ben, je me suis dit que si toi tu prenais du bon temps avec Norge, moi, j'avais bien le droit de m'amuser aussi. Tu ne crois pas ?

- Ton videur m'a prise pour une des traînées qui viennent dans ton lit !

- Ah, oui, j'ai oublié de lui préciser que je ne vivais pas seul… »

Le cœur d'Elin se serra étrangement à cette phrase. N'était-elle donc pas assez importante à ses yeux pour qu'il omette de préciser sa présence ? Pour qu'il la rabaisse au rang des péripatéticiennes qui s'étaient succédé ici ?

« D'ailleurs, je ne sais pas si ta violence m'effraie ou me plaît.~ Norvège et toi avez dû bien vous amuser… » lâcha-t-il d'un air trop innocent.

En quelques secondes, Elin avait traversé la pièce et l'avait giflé.

« Je t'interdis de sous-entendre des choses pareilles, pauvre con, ragea-t-elle. Lukas et moi n'avons jamais…enfin…

- Pardon, bredouilla-t-il. C'était déplacé… »

"Au pire, puisque tu es là, on pourrait mettre ta présence à profit. Je pourrais t'apprendre quelques trucs pour faire plaisir aux hommes, et tu pourrais les tester sur moi. Promis, Lukas n'en saura rien.~"

Il se mordit la lèvre pour s'empêcher d'ajouter cette remarque qui n'aurait fait qu'aggraver sa situation et faire descendre en flèche son image aux yeux d'Elin qui, il le savait, ne devait pas s'avérer flambante. Il écrasa sa cigarette dans le cendrier sur le rebord de la fenêtre et saisit doucement la main de la rouquine, toujours levée après le soufflet qu'elle venait de lui administrer, et embrassa les jointures de sa main sans quitter son regard, avec un sourire, ajoutant un petit clin d'œil.

Contrairement à la veille, il se savait au mieux de sa forme, et l'air bien vivant. Ses yeux pétillaient de malice, son sourire était renversant, ses cheveux soyeux, et il se savait bien bâti – il n'avait pas remis sa chemise et avait une bonne raison de le faire –, il était impossible dans son esprit de laisser la jeune femme indifférente.

Et effectivement, Féroé était troublée, notamment par ce dernier geste. Il tenait sa main assez délicatement, comme s'il avait peur de l'effrayer et qu'elle s'enfuie ; d'un autre côté, elle se savait incapable de retirer sa main de la sienne car sa prise était insistante et sûre.

Elle soupira et lui fit un sourire contrit, réalisant au passage que c'était la première fois, depuis qu'elle sortait avec Norvège, qu'ils avaient une réelle interaction et qu'ils étaient seuls à seuls.

« Tu es irrécupérable…Bon, je t'excuse, mais ne sous-entends plus des choses comme ça… Notre vie de couple ne te regarde en aucun cas.

-…Compris. »

Savoir que le norvégien n'avait pas pu arriver à ses fins avec la rouquine le faisait jubiler ; dans son esprit, il était le seul autorisé à toucher la jeune femme – elle ne tarderait pas à s'en rendre compte, il en était certain – et rien que d'imaginer qu'il ait pu lui faire l'amour, l'entendre gémir son nom, la voir nue et laisser courir ses mains sur son corps le rendait malade.

À regret, il lâcha sa main, et aussitôt qu'elle fut libérée, elle la passa dans ses cheveux acajou d'un geste las.

« …Je n'ai rien contre le fait que tu utilises ton…Copenhague, commença-t-elle, souriant en utilisant le dernier mot, se rappelant d'une énième blague grivoise qu'il avait un jour faite à ce propos. Est-ce que ce serait juste possible de le faire de façon un peu moins…fantaisiste ?

- C'est-à-dire ?

- Oublier le videur, le distributeur et se contenter d'aller draguer dans les bars.

- Ah. Je verrai ce que je peux faire.

- Rapidement.

- Mais bien évidement. Je ne peux vraiment pas garder Hans ?

- Non. Encore moins s'il est encore vivant.

- Tu l'as maravé à ce point ?... murmura-t-il pour lui-même, frissonnant.

- Et limiter les heures, aussi. Je ne tiens pas spécialement à passer la nuit réveillée par ta concubine et toi…

- Ah, donc pour toi, je fais crier les filles ? ricana-t-il en haussant les sourcils de façon suggestive. Je ne peux pas te contredire. C'est le cas.

- Je peux aussi te crier d'aller te faire foutre, Matthias.

- Oh, comme tu es. Souris, un peu ! Tu as de ces sautes d'humeur depuis que tu sors avec Lukas… Tu passes trop de temps avec lui !

- C'est normal, c'est mon petit-ami, Dan.

- Je n'approuve pas votre relation !

- Tu n'approuves rien du moment que c'est en rapport avec Norge ces derniers temps.

- Tu sais très bien pour quoi.

- Effectivement… soupira-t-elle en fuyant son regard.

- Tu l'aimes ?

- Pardon ? s'étrangla-t-elle.

- Je te demande si tu es amoureuse de Norvège, répéta-t-il, mortellement sérieux.

- Ben…Je sors avec lui, alors…ça me paraît évident.

- Elin Winstol. Dis-moi si tu aimes Lukas Bondevik – ou non.

- Je…j'aime… »

Rouge comme une pivoine, elle balbutiait comme jamais. Et voilà que cela la reprenait – incapable de formuler ses sentiments à haute voix. Pourquoi son cœur battait-il si vite ? Pourquoi lui était-il impossible de soutenir le regard bleu azur de Danemark ? Pourquoi lui était-il impossible d'ignorer la souffrance évidente qu'elle y voyait chaque fois qu'elle évoquait sa relation avec le norvégien ?

Aimait-elle vraiment Lukas ?

N'était-ce pas que de l'attirance physique, couplée avec quelques affinités et des hormones ?

Elle secoua la tête. Son cœur battait pour celui à la barrette.

« …Je suis sûre de mes sentiments, Matthias, souffla-t-elle. Je sais très bien ce que tu essaies de faire…

- Bon, puisque tu as l'air si décidée, j'imagine que je ne peux rien y faire, rit-il amèrement. Nous n'avons qu'à…vaquer à nos occupations, chacun de notre côté, alors. Comme des colocataires et…amis.

- Comme des colocataires et amis, répéta-t-elle en hochant la tête.

- Cool.

- Ouais.

-…À plus tard, alors.

- Oui. À plus tard. Pense à sortir couvert », ajouta-t-elle avec un clin d'œil à son égard, le faisant légèrement rougir, avant de quitter la pièce, le cœur plus lourd que ce qu'elle aurait voulu.

Elle se précipita dans sa chambre, verrouilla la porte derrière elle et se posta sur son petit balcon, le visage dans ses mains, les coudes appuyés sur la rambarde.

« J'aime Lukas. Je l'aime ! Vraiment ! articula-t-elle. Alors pourquoi… »

Elle serra rageusement le tissu de son haut au niveau du côté gauche de sa poitrine, entendant une autre fille toquer à la porte voisine à la sienne – celle du danois.

« …Pourquoi est-ce que mon cœur me fait si mal ? »


Six mois plus tard

Louise remonta ses lunettes de soleil, profitant pleinement de la chaleur étouffante que le mois de juillet avait amené sur le pays – et notamment chez elle, en Provence.

Dans la villa privée, dans un petit village touristique du littoral méditerranéen, le couple de français prenait du bon temps, l'esprit tranquille.

Elle s'enfonça un peu plus sur son transat, le parasol replié l'exposant pleinement à la lumière de l'astre solaire, alors que le bruit de l'eau de la piscine, dans laquelle son amant nageait actuellement, la berçait allègrement.

Les cigales criaient leur chant entêtant, et celle au carré plongeant aurait voulu que cet instant ne cesse jamais. Ce bonheur, ce bien-être, cette insouciance…

Elle rouvrit les yeux en sentant une main mouillée lui caresser la cuisse. Elle sourit à Francis, passant sa propre main dans les cheveux dorés et trempés de l'homme.

« J'ai chaud, fit-elle.

- Viens te baigner avec moi, alors.

- Non, ça va. Je suis bien, là. C'est l'été. C'est bien, l'été.

- Tu as très mal vécu le mauvais temps parisien, pas vrai ? gloussa-t-il doucement, en s'asseyant sur le transat voisin.

- J'ai cru devenir folle, tu veux dire. Je ne pensais pas qu'une chose aussi insignifiante que le chant des cigales ou le soleil aurait pu autant me manquer. Et puis tu sais, il y a tout ce qui va avec !

- C'est-à-dire ?

- La chaleur écrasante, l'odeur iodée du bord de mer, les mouettes, le sable chaud, les glaces de chez Popol, les longues journées…C'est tout une ambiance qui m'est chère. Et puis, en remontant, il y a les vignes, les champs, les platanes, les mûriers, les pins ! Ah, les pins parasol ! Est-ce que tu sens cette odeur ? Et puis les pignons…Oh, et puis la vie nocturne, aussi, avec les marchés qui vont de la Madrague jusqu'à l'autre bout des Lecques, les festivals, la musique…Et la légèreté de tout ça. C'est éphémère, donc c'est encore plus précieux. »

Elle rougit en se rendant compte de sa tirade élogieuse à l'égard de son territoire, et offrit un petit sourire timide à son compagnon. Il rit à nouveau. Elle était adorable.

« …J'aime l'été et j'aime le passer chez moi, conclut-elle. Avec toi.

- Je suis ravi de le savoir, la taquina-t-il. J'apprécie beaucoup ce petit village, d'ailleurs. Ça faisait un moment que je n'étais pas venu à Saint-Cyr-Sur-Mer.

- J'ai cru comprendre quand on est arrivés, avant-hier. Il y avait de la poussière et des toiles d'araignées partout ! s'offusqua-t-elle, en enlevant ses lunettes de soleil.

- Allons, allons, ma petite Louise. J'ai tout nettoyé.

- Parce que je t'ai menacé de ne plus te laisser me toucher pendant deux semaines, objecta-t-elle en croisant les bras et fronçant légèrement les sourcils.

- C'est le résultat qui compte, hm ?

- Et c'est ce genre d'attitude qui me rend dingue de toi, rit-elle. Ahh, Francis. Tu sais pertinemment ce qu'il faut dire pour retourner la situation en ta faveur.

- Puisque tu n'es plus fâchée, autant mettre à profit ce petit maillot de bain qui me fait de l'œil depuis tout à l'heure.~ »

Elle rougit follement lorsque le blond se pencha vers elle pour l'embrasser, passant ses bras autour de sa taille.

« I-ici, Francis ? Au b-bord de la piscine ?

- Honhonhon~ ! Ma petite Louise, sache avant tout que quoi qu'il arrive, je t'aime.

- M-moi aussi, mais qu'est-ce que ça veut dire ? F-Francis ! »

Pouffant alors qu'il la soulevait, elle ne put que crier et se boucher le nez lorsque le français se jeta dans l'eau de la piscine – l'emportant avec lui.

Riant en remontant à la surface, elle l'éclaboussa de toute la force de ses bras en retour, le prenant même à coup de frite en mousse. Il saisit la plus proche de lui, et leur duel d'escrime, ressemblant plus à un duel entre deux Jedi complètement saouls, débuta alors.

À ce moment-là, la baie vitrée menant à ce côté-là du jardin s'ouvrit, et Keira s'avança fièrement sur les dalles de la terrasse, pâle comme un cachet d'aspirine dans son bikini noir.
Derrière elle, on distinguait les deux frères en train de se charger de leurs valises.

« Saaaaalut les gens ! Le convoi germanique est arrivé ! blagua-t-elle en s'avançant jusqu'au bord de la piscine.

- Ça va, le voyage s'est bien passé ? s'enquit Louise après avoir décidé d'une trêve avec son petit-ami.

- Oh, le vol, très bien, mais Ludwig a failli nous faire une insolation lorsqu'il a fallu attendre la navette avec les bagages – à l'air libre.

- Le pauvre. C'est mauvais, le cagnard, lorsqu'on y est pas habitué, acquiesça celle aux yeux noisette.

- J'vais avoir du mal à m'y refaire…En plus, il était en dépression d'avoir laissé les chiens au chenil pour le mois. Oh, au fait. On est les premiers ?

- Yep. Pas de nouvelles d'Elin et ses Nordiques, si c'est ce que tu veux savoir.

- Ils ont dû se perdre entre deux fjords et deux histoires d'amour dramatiques.

- Tu m'étonnes ! Il ne faut pas oublier qu'ils viennent tous d'un endroit différent, tu sais.

- Les frères Italie et Espagne viennent aussi ?

- Oui ! Iggy aussi. Ah, Amérique et Canada seront de la partie d'ici quelques jours, tout au plus. Oh, et Japon.

- N'oublions pas Kiku, approuva le français, qui écoutait leur conversation.

- Je comprends mieux pourquoi cette baraque est gigantesque, maintenant, ricana celle aux yeux verts en s'asseyant, les pieds dans l'eau. Combien de personnes exactement avez-vous invité, au juste ?

- Euh…Beaucoup, avoua Louise d'un air penaud. C'est Francis qui en a eu l'idée !

- Et j'assume totalement. Ahh, qu'est-ce que je ne ferai pas pour voir ma petite Louise en maillot de bain.~

- …Chéri, ne me dis pas que cette remarque était absolument nécessaire.

- Ose me dire que tu n'es pas flattée.

- Ne change pas de sujet ! rosit-elle.

- …Je t'aime.

- …Moi aussi. »

Saxe leva les yeux au ciel en faisant mine de se faire vomir, puis elle se releva pour rejoindre Prusse et Allemagne, uniquement pour voir l'albinos, en caleçon de bain arborant fièrement le drapeau prussien, lui foncer dessus.

« AWESOOOOOOOOOME ! » beugla-t-il en attrapant la saxonne par les épaules sans pour autant stopper sa course.

Et ils rencontrèrent tous deux l'eau tiède de la piscine, avalant sous une immense vague l'autre couple – bien que techniquement, Gilbert et Keira n'en formaient pas encore un.

« Putain, mais t'es taré ! On PRÉVIENT les gens avant de faire ça, normalement ! s'exclama-t-elle en appuyant sur la tête de l'albinos pour le maintenir sous l'eau quelques secondes.

- Ah, parce que tu m'aurais dit "oh oui, d'accord Bébert, pousse-moi dans l'eau", peut-être ?

- Non ! Justement !

- Le principe de l'effet de surprise – c'est qu'il faut surprendre, justement ! Kesesesese ! »

La saxonne se contenta d'arborer une expression qui criait "Achevez-moi, mais tuez-le d'abord", avant de nager jusqu'à l'échelle pour sortir de la piscine.
Allemagne avait ouvert le parasol, et, vêtu d'un bob, d'un débardeur, d'un short et de tatanes – sans les chaussettes, Dieu merci –, entreprenait de se tartiner de crème solaire. L'image fit ricaner Keira, mais elle le remercia d'un hochement de tête lorsqu'il lui tendit une serviette de bain. Elle se frictionna rapidement avec avant d'ouvrir un transat et de l'y étaler, pour elle-même s'allonger.

Bientôt, des cris venant de l'autre côté de la villa attirèrent l'attention commune.

« Bouge de devant le coffre, Sverige ! Le Roi peut s'en charger !

- Norvège, j'arrive pas à réveiller Islande ! Norvège ? Norvège !

- Ah, sourit Lou. Les Nordiques sont là.

- On les reconnaîtrait entre mille, avec leurs histoires de famille, pouffa Keira. Et on en a pour un mois à les entendre…

- Mouais. Je reste persuadé que Finlande est la mère. Pourquoi est-ce que Suède l'appellerait sa femme, autrement ? T'es pas d'accord, West ?

- Laisse-les tranquilles. »

Prusse leva les yeux au ciel, et boudeur, partit nager quelques longueurs en évitant France et Provence qui avaient repris leur duel d'escrime en mousse.

Le séjour en Provence commençait à peine, mais en posant sa valise dans sa chambre, guillerette, Elin pressentait une chose : il s'avérerait mouvementé.

Et si seulement elle savait à quel point elle avait raison.


Ahhhh, Norge a aussi joué les pervers. 8D
Même s'il a toujours du mal à battre Dan, je l'avoue. Mais c'est pour le comique de l'histoireuuuuuuh.
Et je tiens à préciser que tous mes personnages sont des adultes majeurs et vaccinés, et surtout consentants, qui font un peu ce qu'ils veulent de leurs fesses. Pour moi, l'acte d'amour est, entre autre, la concrétisation d'une passion - donc un passage obligé et normal pour un couple. Valà. C:

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La chambre d'Elin, pensez à lever les espaces et ce qui est souligné ! (en gros, et en partant du principe que la "photo" est prise depuis le mur mitoyen avec la chambre de Dan) :
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Pour la voix d'Elin - parce que je n'ai plus de vie à côté de mes OCs XD - je l'imaginais bien avec celle d'Agnete Kjølsrud, du groupe norvégien Djerv - qui est très bon d'ailleurs, si vous aimez le hard-rock/métal, faites une écoute - comme dans la chanson "Get Jinxed" ou "Headstone". Sachant que ce n'est peut-être pas définitif et que c'est encore une de mes lubies x)
Et vous ? Vous les imaginez comment, les voix des personnages ? Je veux tout savoir ! n_n

Bon, sinon, je crois que j'ai dit tout ce que j'avais à dire. Je suis toujours à même d'éditer, au pire. ._.

EDIT : Je savais bien que j'avais zappé un truc !
Le village de St-Cyr-Sur-Mer existe réellement. Je suis originaire du coin, en fait. C:
(Je suis de La Ciotat, c'est juste à côté. Mais j'ai rapidement déménagé à St-Cyr et j'ai de la famille qui y est toujours et BREF.)
Donc si vous êtes curieux, Google est votre ami !

Et je suis surprise que personne n'ait relevé le personnage antipathique de Hans. Le choix du prénom n'est pas un hasard 8D

- FIN EDIT

Ty : J'essaie toujours de répondre à mes lecteurs. Ils ont pris le temps de commenter, je peux bien prendre le temps de répondre. C:
Pour moi, c'est important de préciser qu'elles sont belles parce qu'elles sont dans l'anime. J'ai bien insisté là-dessus je crois d'ailleurs XD
Et ils sont déjà en meilleurs termes à la fin de ce chapitre. Enfin, pas jusqu'à se lécher la poire, quand même...
Yesh, ma petite chérie est la favorite des lecteurs ! o/
Merci du commentaire !

A bientôôôôôt ! J'espère que ces prochains chapitres se déroulant en plein été vous réchaufferont autant que moi~