Titre : Une famille ! Avec toi ?

Auteur : Olidée.

Genre: Romance

Couple: Harry Potter et Drago Malefoy (mais il faut être patient)

Rating : M

Disclaimer: L'univers HP ainsi que les personnages ont été crée par J.K Rowling. Cependant l'histoire est pur invention de moi.

Résumé: Ils ont le même but, la même vie alors pourquoi pas aussi, le même avenir? Encore faut-il qu'ils s'en rendent compte.

Note: J'avais oublier que hier était le 11. Désolé. Mais voici la suite de cette fic, sans plus tarder.

Beta Reader: niagaraphenix


Londres. Ministère de la Magie. Service des AVG, bureau d'Harry Potter.

En un tour de baguette, Mr. Frend avait créé le plus beau des bureaux pour accueillir le plus célèbre des sorciers. Ingénieusement, il avait évité d'y mettre un bar connaissant la rumeur sur le comportement de l'Elu après avoir trop bu. Harry soupira et alla s'assoir dans son fauteuil de cuir, lourdement. Avait-il vraiment envie d'être là ? Non, bien sûr que non mais il le devait.

Après un bref coup sur la porte, cette dernière s'ouvrit pour laisser entrer Drago Malefoy. Bien que le trouvant cavalier, Harry l'invita à s'assoir.

-« Je te propose pas à boire, Malefoy, il n'y a pas de bar. »

Assis juste en face de son interlocuteur, Drago était comme un prince sur son trône, droit, élégant (même avec des fripes sur le dos) et déterminé.

-« Tant que tu ne proposes pas de me baiser. » Le brun parut choqué par cette remarque. « Quoi que, si c'est le prix à payer pour mes tickets, je te ferais tout ce qui te plaîra. »

-« Tu me cherches là, Malefoy ? » lança, furieux, Harry.

-« Il y a bien une époque où je te cherchais Potter mais maintenant, j'ai autre chose à faire. Cependant, cela ne t'empêche pas de ME trouver. » fit le blond de sa voix trainante.

La sonorité du timbre de voix de son camarade rappela à Harry une époque pas si lointaine que ça.

-« Soyons clair, entre nous il ne sera jamais question de commerce de ce genre. J'achète pas les gens pour le sexe. »

-« Très bien, Potter, je te raye de ma liste de clients potentiels. » Drago croisa les jambes et un rictus apparut sur ses lèvres. « Beau-papa n'apprécierait pas beaucoup que son gendre fasse ce genre de chose. »

-« C'est pas bien d'écouter aux portes. »

-« Pas besoin de faire tout ça, ouvrir un torchon suffit. Ton idylle avec la belette fille fait la une de tous les journaux à scandales du pays. »

Harry soupira.

-« C'est compliqué. »

-« Je l'imagine bien. »

-« Parlons plutôt d'autre chose. »

-« C'est vrai que ta vie est d'un ennui mortel. Depuis ton anniversaire, tu es redevenu le petit-ami de Génévra Weasley. Et maintenant que ces pauvres ont un peu de prestige, ils veulent le conserver. Tu ne peux pas, Potter, ne rien faire de ta vie quand tu es destiné à devenir membre d'une famille de héros telle que la famille Weasley. Alors grâce à beau-papa et ta chérie bien aimée, le jour, tu joues au fonctionnaire et la nuit, tu te roules sur le plancher. »

Pendant toute la tirade de Malefoy, Harry avait pris sur lui. Il détestait vraiment quand l'autre jouait au devin, sans doute parce qu'il mettait toujours dans le mille. Il avait donc écouté, les yeux fermés.

-« Tu as fini ? » demanda Harry quand le silence fut revenu.

-« Sur toi ? Oui. Il n'y a plus rien à dire sur toi, non ? A part, peut-être… ta vie te plaît-elle Potter ? »

Déglutissant, l'homme le plus aimé de tout l'Angleterre sorcière répliqua de suite :

-« Et la tienne, elle te plaît ? »

-« Non mais que veux-tu, il faut bien que je mange, que je paye mon loyer et mes créanciers. »

Harry fronça les sourcils. Les créanciers, de quoi Malefoy parlait. Le blond sut de suite que son vis-à-vis ne savait pas de quoi il s'agissait.

-« Potter, fit-il calmement, je dois payer le procès de mes parents, leur séjour à Azkaban, leur amendes, la mienne ainsi que les droits de confiscation de nos biens. Alors non, je n'apprécie pas vraiment ma vie. Je passe le plus clair de mon temps dans les bureaux de ce ministère à me faire culbuter. Potter, tu l'ignores mais ce n'est pas un ministère, c'est un lupanar. »

Harry n'en revenait pas de ce qu'il entendait. Le fait que le ministère soit un lieu de débauche ne le surprenait pas. La politique avait toujours eu quelque chose de sale en elle. Non, ce qui le gênait venait de fait que Malefoy soit obligé d'épongé des dettes qu'il n'avait pas commise. Là, c'était vraiment se foutre de la gueule de Merlin !

-« Tu ne devrais pas avoir à payer ce genre de chose, Malefoy, c'est révoltant. »

-« Je suis le premier à le savoir. Mais je sais aussi très bien comment fonctionne le système. Le but n'est pas vraiment de renflouer les caisses vides du gouvernement mais seulement de m'humilier, moi le fils Malefoy. »

-« Tiens, prend-les et pars. »

Bouleversé par la situation, Harry lui tendit les tickets restauration.

Venu pour cela, Drago les prit.

-« Tu compatis Potter, c'est trop mignon. »

-« Tu joues au dur Malefoy mais je te connais assez pour savoir qu'à l'intérieur de toi, tu as la trouille. Tu as peur, tu te sens seul, incompris et oublié. Mais moi, je suis là. Si tu as besoin de parler, je t'écouterai sans te juger.»

Le visage de Drago resta interdit mais le jeune homme fut bouleversé par les mots prononcés. Et quant ce dernier lui proposa son épaule pour pleurer, Drago plus qu'Harry se rendit compte qu'il venait sans doute de se trouver un ami.

Invité à se confier, Drago hésita puis se lança. De toute façon, Potter n'ira jamais raconter cela.

-« Merci, Super Potty, c'est très gentil de ta part. Mais si tu veux une vie sexuelle, je te conseille de baiser au lieu de te masturber avec ce que je te dirais. »

-« MALEFOY, arrête de jouer au grand seigneur. Ce n'est pas une faveur que TU me fais, mais bien le contraire, ok. Alors arrête de tirer la couverture à toi. »

Drago éclata de rire, la situation était si contradictoire avec celle des années poudlard, que le blond ne put s'empêcher de trouver la situation loufoque.

-« Puisque tu insistes Potty, je vais te raconter. »

Dans le bureau il y avait, comme dans tous les bureaux, un petit salon. Drago se leva et y alla. Il s'avachit sur le sofa, sa chemise blanche bon marché à demi-ouverte se déboutonna en haut et laissa entrevoir un suçon violacé. Ce ne fut qu'après qu'Harry le remarqua, une fois qu'il eut rejoint le blond avec du thé. Il sentit monter en lui une vague d'énervement mais il ne put rien dire car Drago avait déjà commencé son long monologue.

Le premier s'appelait Hugo Greffon. Ce fut lui qui l'initia. Une rencontre fortuite qui bouleversa sa vie. Il était assis à une terrasse de café, quand il l'avait abordé. Il n'était pas passé par quatre chemins, il avait vu à travers sa chemise et son pantalon usés la pute qui dormait. Sans aucun tabou, il lui avait parlé sexualité, plaisir et fantasme avant de lui proposer quelques gallions pour sa virginité anale. A cette époque, Drago était vraiment dans le rouge et, ne voyant absolument pas comment payer toutes les dettes qu'on lui réclamait, accepta. Il le suivit donc la peur au ventre mais déterminé à enfin sauter le pas et entrer dans la seule voie qui lui était proposé pour survivre.

Ils se rendirent à « la langue qui pend » la quatrième ruelle d'Al'Envers vers la droite, un passage dirigé par un cartel de petits vieux pervers. Elle était, la nuit comme le jour, bondée de jeunes gens qui allaient et venaient le sourire aux lèvres enlaçant des hommes ou des femmes deux à trois fois plus âgés qu'eux. Les façades sobres des bâtiments cachaient bars, chambres, boutiques et bien d'autres lieux de plaisir. Celui qu'Hugo préférait était les bains publics qui fermaient la rue.

Dans une pièce chaude qui servait de sauna, Drago s'était alors laissé caresser, lécher, sucer puis …

-« Il m'a mis à quatre pattes Potter, comme un chien, avant de m'écarter le cul. Il l'a reniflé, l'a embrassé avant d'y introduire sa langue. Tu sais ce qu'il a osé me dire après ça ? Tiens ton cul ouvert, ma grande pour que je puisse te défoncer. Bien sûr, j'ai été choqué mais je l'ai fait. As-tu déjà senti ton corps se déchirer en deux, Potter ? C'est exactement ce que tu ressens, quand un homme introduit sa verge dans ton orifice d'un coup sec. Mais le pire, c'est l'humiliation, pendant qu'une douleur atroce te brûle l'arrière-train, pendant que tu pleures en silence, tu entends celui qui te fait souffrir, qui martèle ton corps, prendre son pied. La première fois, Potter, te fait prendre conscience de ce que tu es. Après c'est que routine. »

Après la première fois, Hugo continua à l'initier au métier, il lui fit découvrir les secrets de « la langue qui pend » d'abord seul ensuite avec des amis. Une fois que le corps de Drago fut dressé, habitué au sexe avec plusieurs hommes pendant plusieurs heures, son mentor le refila à Joffrey Hark, un bon père de famille veuf au penchant peu avouable. Le blond découvrit alors de nouveaux « plaisirs » plus rudes, plus violents et plus humiliants. La vie aurait pu continuer ainsi, le jour fréquentant les chambres d'hôtels et la nuit écumant les bars SM mais les hommes du ministère voulaient eux aussi leur part du corps du blond.

Un soir, il y a plus d'un mois et demi alors que Drago était attaché sur une table, la main de Fred Mc'Cher, agent comptable d'Azkaban passa sur la verge dur du blond. L'homme ne fréquentait pas souvent ces soirées, bien que les aimant énormément. Dès que Drago l'eut reconnu, il sut que de nouveaux ennuis allaient arrivés. Dès le lendemain, Drago reçut un hibou le convoquant au ministère dans le bureau des finances de la célèbre prison sorcière. Mc'Cher lui montra la note des frais de ses parents en prison, lui imposant un plan de paiement impossible à réaliser.

-« Et ce plan de redressement vous est venu hier soir, lorsque vous me masturbiez ? »

-« Je serai intraitable sur les délais de paiement. »

-« Sauf si je suis gentil avec votre costume trois pièces. »

-« Oui. »

Ce fut le premier homme du ministère à le prendre entre deux rendez-vous sur le coin d'un bureau. Mc'Cher s'en vanta, invitant tous ceux à qui le jeune aristocrate devait de l'argent à se délecter de son corps pâle, ferme et sensible. L'invitation lancé, Drago se mit à fréquenter plus souvent le ministère que n'importe qui.

-« Je connais le goût du sperme de presque tous les hommes du ministère, Potter. Sauf le tien » conclut le sang pur en se redressant.

-« Et cela restera comme ça, Malefoy » fit Harry en croisant les jambes cachant la bosse apparente entre son entre-jambe.


Et voila, c'est tout pour le moment, la suite sera le 25 Aout, si vous le voulez bien.