Titre : Une famille ! Avec toi ?
Auteur : Olidée.
Genre: Romance
Couple: Harry Potter et Drago Malefoy (mais il faut être patient: non, le rapprochement est proche)
Rating : M
Disclaimer: L'univers HP ainsi que les personnages ont été crée par J.K Rowling. Cependant l'histoire est pur invention de moi.
Résumé: Ils ont le même but, la même vie alors pourquoi pas aussi, le même avenir? Encore faut-il qu'ils s'en rendent compte.
Note: 34 reviews et le défi est relevé. Les 100 reviews sont atteint.
Merci à Alex, Yubao, Elfie, Alia-Karasu, Véga, Eilanbanshee, lafraise, Louun, Stormrider, menelwa, mirimimi, anonyme girl, ichay-chan, Nati-Elya, Miwa-Powa, originel, lilly, Janne34.
Un grand merci à mes régulières : Elaelle, hasuu, cricket32.
Et une dédicas spéciale pour Leymo: à chaque fois que je lisais une tes reviews, j'avais le sourire aux lèvres.
Beta Reader: niagaraphenix
Une famille! Avec toi?
Londres. 12 Square Grimmaurd.
Déboulant dans sa maison comme une tornade, Harry, à peine transplané, grimpa les escaliers du hall quatre à quatre. Cela faisait plus d'un mois qu'il n'avait pas eu de nouvelles de Drago Malefoy mais sa dernière découverte, c'est à lui et à lui seul qu'il avait envie d'en parler. Surpris par les bruits de pas éléphantesques de son maître, Kreattur, faisant la vaisselle, laissa échapper une assiette. Intrigué, craignant le pire, il transplana jusqu'à la chambre d'Harry. Ce dernier fut content de le voir tomber à point, il avait besoin de parchemins, d'encre, de plumes, d'une table enfin, tout ce qu'il fallait pour écrire. L'enthousiasme que dégageait le sorcier fit plaisir à l'elfe. Ça le changeait de d'habitude. Le brun était toujours triste, fatigué, amer et mélodramatique. Rien ne lui plaisait, rien ne le rendait heureux, il râlait pour un rien et se désespérait de sa vie. Le tout était noyé par l'alcool, le seul selon lui qui l'écoutait et le comprenait vraiment.
Hier encore, Mlle Granger – bientôt Mme Weasley – lui conseillait, pour plus de crédibilité dans sa demande en mariage, d'acheter une bague de fiançailles. Il faut dire que même lui, Kreattur, elfe de maison avait été plutôt surpris par l'annonce des fiançailles. C'était même plutôt compliqué : au moment de demander à Ginevra sa main, Harry s'était retrouvé planté devant elle sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche – à vrai dire, il n'avait aucun idée de ce qu'il devait lui dire. Alors ce fut la jeune fille qui le lui demanda pendant que lui approuvait de la tête. Seulement voilà, il n'avait pas de bague, au grand désespoir de sa fiancée. Bref, pensa l'elfe en allant chercher de l'encre, ce matin en quittant la maison, morose de devoir sortir pour un achat aussi futile qu'inutile puisque :
-« C'est une perte de temps, Kreattur, une perte de temps, tout le monde sait déjà que nous sommes fiancés, une bague, ce petit truc circulaire ne changerait rien à notre relation. »
-« Oui, maître mais Mlle Granger, bientôt Mme Weasley, a dit qu'une femme fiancée sans bague de fiançailles ne se sentait pas fiancée. Et elle vous a montré sa bague, des papillons plein les yeux, » répondit l'elfe serrant contre son cœur la veste d'Harry une sourire béat aux lèvres.
-« Kreattur, c'est plutôt toi qui a des… » s'interrompit le brun pour faire une grimace avant de poursuivre « … papillons dans yeux. »
Il était parti triste comme une pierre tombale et le revoici deux heures plus tard, heureux comme un pinçon.
Une fois qu'Harry fut installé devant son pupitre, la plume à la main, Kreattur le regarda des étoiles plein les yeux. Voir son maître si content, lui redonnait goût à la vie et ce fut avec une pointe d'amertume qu'il se souvint qu'il avait laissé une assiette brisée en mille morceaux sur le carrelage de la cuisine et qu'il fallait retourner au travail.
Pendant ce temps, Harry, surexcité, écrivait à toute hâte sa missive avant de se préparer pour sortir.
Mon très cher Drago,
Tu sais que je ne suis pas radin mais j'ai quand même attendu les soldes de Janvier pour aller acheter une bague de fiançailles (sous les conseils avisés d'Hermione) pour Ginny. Et figure-toi, au moment où je pensais laisser tomber, je l'ai vu, la bague parfaite. Elle m'est apparue comme ça, si tu la voyais ! D'ailleurs, tu la verras. Je t'accorde une heure pour finir ce que tu fais et j'arrive. Je transplanerais directement dans ta maison, ne sois pas occupé.
Un ami qui t'adore et qui ne veut que ton bien.
H.J. POTTER.
Londres. Les Bois Jolies, 7e étage, chambre de Drago Malefoy.
Le client suivant entrait quand Drago vit la lettre au sol. Le gardien de l'immeuble, Mr. Brindevert, était en charge de distribuer le courrier quand il arrivait. Sans même la lire, il sut immédiatement de qui elle provenait. C'était forcément de lui : Harry Potter. Elle n'avait rien de commun avec celles du ministère, ni celles qu'il recevait venant de ses rares amis, Pansy et Blaise. Vivement, il la ramassa craignant, non pas le contenu mais ses propres émotions. Pas le temps de la lire, le client le pressait, déjà il lui tendait ses 17 gallions (il avait légèrement augmenté le tarif) l'obligeant à poser sa lettre pour s'occuper de son entre-jambes.
Quel culot ! Potter venait ici, dans moins de dix minutes, pour lui montrer sa bague de fiançailles. Drago, sous la douche, se sentait oppressé. Il n'était pas un con et il se rendait bien compte de l'anormalité des sentiments qu'il éprouvait pour le brun. Il aimait quand il était là, il aimait quand il le vannait, il aimait entendre sa voix, il aimait la douceur de ses lèvres et il détestait Ginevra Weasley et pas seulement parce qu'elle était une belette. Il détestait ça. Il avait compris ce que c'était quand il avait envoyé valdinguer à l'autre bout de la pièce le Sorcière actuelle au lendemain de Noël. Les fêtes de fin d'année du grand sauveur avaient été décrites en long, en large et en travers et bien évidemment, il n'y avait pas une ligne où le nom de sa fiancée n'apparaissait pas.
C'était son premier non-Noël, il avait passé cette journée comme il passait les autres jours. Tout s'était bien déroulé, il faut dire qu'ici, Noël sonnait avec plus de clients et donc plus d'argent. Si bien qu'il ne s'était même pas rendu compte que c'était Noël. Alors que Merlin lui explique pourquoi il avait voulu tout gâcher en achetant ce maudit journal ! Ce jour-là, le 27 décembre fut pour lui la pire des journées. Il la passa en se mentant à lui-même, se moquant de lui, se trouvant fleur bleue et nostalgique. Mais au fond de lui il savait que ce n'était pas de ne pas avoir eu de Noël qui le rendait malheureux, c'était lui.
Le blond savait que tant qu'il ne mettrait pas de mots sur les sentiments indisciplinés qui grondaient en lui, il n'avait rien à craindre. Tant qu'il continuerait à se mentir à lui-même, tout irait bien. Une serviette autour de la taille, il sortit de la salle de bain pour tomber nez à nez avec l'homme qui occupait ses pensées depuis une heure. Il avait un sourire enfantin comme quand les petits chérubins apportaient leur dessin à leur mère après un cours avec leur précepteur. Ses yeux vert brillaient de mille éclats et donnaient du cachet à son manteau Guipure noir aux tout petits motifs verts.
Merlin, l'homme que j'aime est vraiment beau.
Ça y était, il venait de se le dire. La seule barrière qui le séparait de la réalité, il venait de la franchir avec une simple pensée. Son univers entier venait de s'écrouler. Il était amoureux d'Harry Potter. Moult questions vinrent se poser à lui : Depuis quand ? Pourquoi ? Comment ? Mais ce fut surtout après le départ du brun qu'il put vraiment y réfléchir. Pour l'heure, il piqua un fard qui surprit son invité.
-« Tu ne vois pas que je suis nu sous ma serviette. »
N'est pas Malefoy qui veut et comme il était le meilleur Malefoy en liberté de Londres, il sut tirer avantage de la réaction du brun.
-« Oh ! Désolé » fit Harry en se retournant.
Merlin qu'il est bête ! Il n'a pas deux mornilles de jugeote. Comment une pute, telle que moi, pourrait être troublé de montrer son corps nu ? Imbécile de Potter.
Ils étaient tous les deux assis sur le lit, Harry racontait avec enthousiasme sa journée. Sa voix était enjouée et ses gestes amples. Drago l'écoutait, irrité, craignant le moment fatidique où il aurait sous les yeux l'objet qui avait motivé la visite du sauveur. Et, malgré ses prières à Merlin pour qu'un client, furieux, vienne et le prenne de force en jetant Harry dehors, le brun finit par sortir une petite boîte noire de sa poche et la lui tendit.
-« Regarde, tu me diras si ça te plaît. »
D'un sourire contrit, Drago se saisit de l'objet et l'ouvrit. Dans un écrin noir, un serpent argenté s'enroulait quatre fois avant de redescendre pour poser sa tête sur sa queue. Dès qu'il la vit, elle lui plut. Il en eut le souffle coupé. La bague était magnifique. Il la regarda avec envie, s'il s'écoutait, il la prendrait et la mettrait à son doigt.
-« Drago, dis quelque chose. Tu crois qu'elle plaira à Ginny ? »
Au nom de la rousse, la réalité vint frapper le blond en pleine figure. Une colère sourde tempêtait en lui. Mais il ne pouvait pas gâcher l'avenir d'Harry. Le brun n'avait aucune attirance pour lui, c'était la générosité de son cœur qui l'avait guidé jusqu'à lui, c'était la sincérité de son âme qui s'offrait à lui, l'Elu n'était pas pour lui. Par conséquent, il ne devait pas laisser son mécontentement prendre le dessus.
-« Potter » fit le blond en croisant les jambes, « es-tu heureux ? »
La question surprit le brun, surtout qu'il en avait déjà parlé à son interlocuteur et que ce dernier en connaissait déjà la réponse.
-« Malefoy » lui répondit Harry sur la défensive, « dois-je vraiment répondre à ça ? »
-« Elle est magnifique. C'est une bague qui est magnifique. Mais, honnêtement, je vois mal la belette fille avec. »
-« Je suis ravie qu'elle te plaise » lança, énervé, l'ancien prince des Gryffondors.
-« Potter, Potter, ne t'énerve pas » enchaîna Drago, voyant que la situation devenait tendue. « Je me disais jusque que maintenant que tu travailles avec des collègues féminins, l'option C était peut-être à envisager. »
-« L'option C ? » s'interrogea l'hôte.
-« Parmi tes collègues, il n'y en a pas une qui soit, comme toi, alcoolique pantouflarde aimant se rouler sous les tables et aller travailler avec dans les veines un peu de sang dans l'alcool ? »
Vexé, Harry arracha la boîte des mains de Drago et l'enfouit dans sa poche tout en se levant.
-« Tu es… tu es … » fit Harry tentant se calmer. « Fais chier, Malefoy ! » lâcha le brun énervé. « Je viens ici après une dure journée pour chercher un truc de merde, je le trouve et je veux partager cela avec un ami et toi, toi… Mais depuis quand es-tu mon ami ? Et d'ailleurs pourquoi voudrais-je avoir une pute comme ami ? Mais regarde-toi, monsieur conseil, tu vis dans un taudis avec seulement un lit et tu passe tes journées à donner ton cul pour qu'on te le ramone. Où est la gloire, Malefoy ? »
-« Il n'y a pas de gloire dans la survie, Potter. Si toi et les gens bien pensant de notre brillante société pensez que je vais m'écrouler devant l'implacable réalité que vous m'imposez, vous vous trompez lourdement. Jamais je n'aurais honte de moi, de ma maison, de mon travail et de ma vie. Le plus ironique dans tout ça, Potter » dit-il hautainement en venant se placer devant Harry pour le fixer droit dans les yeux « c'est que c'est une question de fierté. Même au fond du trou le plus noir, un Malefoy garde la tête haute et brille de mille feux. »
-« C'est du n'importe quoi » lui lança le brun avant de transplaner, fuyant les propos du blond car au final, il avait été touché par la volonté, sans doute trop malefoyenne, que Drago avait de surpasser ses problèmes.
Londres. 12 Square Grimmaurd.
Depuis qu'il était rentré, il n'avait pas quitté le salon. Le soleil se couchait et malgré la pénombre qui s'intensifiait, il restait là, calé dans un fauteuil a fixé sans les voir une bouteille de whisky pur-feu pleine accompagnée de son verre. Comment cela était-il possible ? Il n'arrivait pas à comprendre le blond. Pourquoi s'imposait-il une telle vie ? Harry, perdu dans ses pensées, exécrait la vie que menait le sang-pur. Pour lui, c'était une véritable torture de l'âme, un non-sens notamment quand on connaissait le personnage. Pourquoi ne quittait-il pas tout ça ? Partir au Etats-Unis avec Blaise ? Ou aller en Finlande avec Pansy ? Et s'il ne voulait pas « tenir la chandelle », il n'avait qu'à aller ailleurs : Chine, Japon, Brésil, le monde était vaste pour quelqu'un qui voulait PARTIR. Pour quelqu'un qui voulait FUIR. Et Drago ne voulait pas fuir. Ce n'était pas un lâche, contrairement à ce qu'il avait pensé pendant des années. Il avait peur comme tout le monde mais ce n'était pas un pleutre. Il avait décidé d'affronter la tête haute les regards méprisants, les insultes acerbes, les préjugés infondés et de payer jusqu'à la dernière mornille sa dette à la société. Pour cela, il empruntait une voie où il abandonnait son corps aux désirs des autres, à tous ceux qui le jugent et le désignent coupable. Il n'avait pas d'autre choix car la société qui l'avait condamnée, ne lui permettait pas de s'en sortir sans courber l'échine. Mais cette humiliation, il la regardait de haut, c'était quand même un Malefoy, un vrai. Il n'avait rien et vivait dans la misère pourtant il restait déterminé, courageux et fier. Mais lui, lui qui avait tout, le luxe, la reconnaissance, l'amour de la société, il vivait dans l'indécision, la lâcheté et la mélancolie. Il était versatile, impotent. Il avait choisi la fuite plutôt que d'affronter la vie. S'il l'avait fait, il serait parti, il aurait tout laissé derrière lui et aurait entamé une vie pour lui-même. Mais il était resté, resté pour les autres et il avait fui en faisant de l'alcool son compagnon de route. Il était le plus pathétique des deux, il était celui qui n'avait pas de vie puisqu'il ne se battait pas pour être ne serait-ce qu'honnête. Drago venait de lui ouvrir les yeux, il n'allait peut-être pas faire grand-chose de sa vie mais il allait sortir Malefoy de l'infamie dans laquelle il l'avait plongé, lui et la société. Demain, il entrerait dans un nouveau service du ministère de la magie, celui des finances et tout particulièrement celui des règlements des dettes.
C'était un peu long, non? Comment ça non, vous en voulez encore? Vous êtes vraiment de grands lecteurs. Et vous voulez la suite, forcement. Ben, il va valoir faire mieux que hier... 50 reviews cette fois-ci. Il faut dépasser les 150. Pourquoi parce que ce chapitre était je crois le plus long que j'ai publié, il faut fêter ça!!!!!
A demain peut-être.
Olidée
