Et voilà le dernier chapitre qui arrive un peu en avance, cette fic aura été plus longue que prévue. Un épilogue arrivera après. (histoire de diminuer les possibles envies de meurtre autrement.)

Et bien sur dans ce chapitre, la justification du rating M, que je suis sure beaucoup d'entre vous attendent lol.

Bonne lecture donc, et comme d'habitude merci pour vos reviews toujours très bien accueillies, et qui sont remontées en flèche.

(^^)

Chapitre 6

Dans les jours qui suivirent, les Serpentards se rapprochèrent plus des Griffondors qu'ils ne l'avaient jamais fait dans les décennies passées. Draco Malefoy qui frayait avec les meilleurs amis du survivant n'était pas passé inaperçu, et ses propres amis avaient finit par suivre.

A près tout, la guerre était finie, ils avaient tous été dans le même camp, ou du moins pas ennemis. Le blond était fier de ce qu'il avait pu faire en quelques jours. Le terrain était désormais prêt pour le retour de son Griffy. Ce dernier pourrait trouver un Poudlard plus uni qu'auparavant, où être ami avec un serpent ne l'empêcherait pas de garder ses liens intacts avec les lions, et vice versa, même si chacun gardait son caractère.

Pourtant, la situation stagnait toujours de ce côté. Le vert et argent passait énormément de temps avec son rouge et or, parlant, essayant de trouver une solution au fait qu'il n'arrivait pas à se réveiller, mais sans succès.

Heureusement, cela n'empêchait pas leur rapprochement. Ils pouvaient désormais se sentir à volonté, alors qu'au début, cette sensation était assez aléatoire, leur demandant une grande concentration pour réussir à se toucher. Désormais, ils dormaient ensembles, blottis l'un contre l'autre, profitant de la chaleur de l'autre.

Harry passait une plus grande partie de la journée à l'infirmerie, pour pouvoir passer la nuit avec son Serpy. Et il n'y était pas seul. Un grand rassemblement prenait place dans la pièce blanche, unissant serpents et lions pour que chacun raconte au survivant qui écoutait tout, ce qui se passait dans le château. Harry entendit ainsi en quelques jours plus de commérages que dans toute sa scolarité. Et il se surprit à rire pour la première fois à côté de son corps, sous le sourire sincère de Draco.

Les Serpentards s'avéraient sympathiques, même s'il ne pouvait leur parler, et le blond lui avait fait une rapide présentation de chacun avant qu'il ne les voit dans l'infirmerie. Il n'en était d'ailleurs pas revenu lorsqu'il avait remarqué le troupeau rouge et or, ainsi que vert et argent, qui s'étaient installés autour de lui. Et tout ce petit monde qui discutait sans se sauter à la gorge : un vrai miracle. Draco l'avait d'ailleurs charrié là-dessus : même absent, le survivant réussissait à ne rien faire comme tout le monde et à rassembler des maisons qui se haïssaient depuis des siècles.

En réalité, la seule chose qui manquait aux yeux du blond, c'était de pouvoir s'afficher ouvertement avec son Griffy, et aussi pouvoir franchir le pas avec lui. Depuis qu'ils pouvaient se toucher, ils ne s'en privaient pas, mais du coup, Draco était de plus en plus impatient. Il n'avait qu'une hâte, que le brun ouvre les yeux pour de bon, et qu'il puisse le séquestrer pour une durée indéterminée…

Ce vendredi soir, alors que Draco revenait de la grande salle, où il avait diné en compagnie de ses amis, il se dirigea directement vers sa chambre.

Tout le monde savait désormais qu'il pouvait voir Harry en songe, ou lors de visions. Il était resté sur cette version, bien plus simple, et tout à fait crédible. De plus, comme ça, les autres comprenaient sa hâte de retourner dans sa chambre le soir, et le laissaient donc en paix.

Quelle ne fut pas sa surprise, lorsqu'en rentrant dans la dites chambre, il trouva le Griffondor torse nu, adossé à son lit. Il stoppa net sur le coup, pas tout à fait sur de ne pas halluciner pour de bon cette fois. Mais un sourire du lion qui se leva pour le rejoindre le convainquit que tout était réel, y compris la douce sensation de sa main sur sa joue.

Ce dernier l'embrassa alors, timidement, comme s'il n'était pas tout à fait sur de ce qu'il faisait. Pourtant, ce n'était pas la première fois. A peine quelques jours après avoir pu se toucher à volonté, ils avaient commencé à se câliner chastement et à s'embrasser. Le blond n'avait jamais passé de meilleurs nuits que depuis que le rouge et or était à ses côtés, qu'ils s'endormaient dans les bras l'un de l'autre, et se réveillaient pour sceller leurs lèvres.

Mais aujourd'hui, on aurait dit que le brun était revenu en arrière, quand il n'osait pas trop se rapprocher du Serpentard, quand ses mains tremblaient après avoir osé le premier mouvement... Le blond comprit vite que son vis-à-vis n'avait pas régressé, mais bien au contraire, s'apprêtait à aller plus loin, et c'était ça qui le faisait aujourd'hui hésiter.

En effet, le brun commençait à glisser doucement une main sous le T-shirt du blond, le remontant petit à petit, caressant la peau blanche en dessous. Draco se perdait dans les sensations que le Griffy faisait naitre en lui, ne réfléchissant même pas au fait qu'aux dernières nouvelles, le brun ne pouvait toucher que lui, mais pas les objets, donc pas ses vêtements. Ces considérations logiques étaient à désormais à mille lieux de lui.

Les mains pâles se glissèrent dans les cheveux ébouriffés de son vis-à-vis, les emmêlant d'autant plus, alors que les mains plus bronzées étaient venues à bout du T-shirt pour le moins indésirable. Cette première mission achevée, elles descendirent plus bas, s'attardant un moment sur les hanches de son ancien ennemi, avant de partir explorer le bouton qui fermait la pièce de tissu les recouvrant.

Le blond sembla reprendre un instant ses esprits, et ses mains écartèrent légèrement les lèvres du brun des siennes. Les yeux émeraude se firent inquiets devant cette interruption avant que le Serpentard n'ouvre la bouche.

« Tu es sur ? C'est vraiment ce que tu veux ? » Demanda-t-il alors, bien conscient malgré tout, que si son compagnon arrêtait là, il se retrouverait plus que frustré. Mais il ne voulait pas qu'il puisse regretter quoi que ce soit après.

« Moi j'en suis sur. Mais tu as aussi ton mot à dire bien sur. » Fut la réponse de Harry, qui avait déjà baissé les yeux, prêt à être rejeté malgré ses sentiments.

« Pour ma part je n'attendais que ça. » Et le brun eut à peine le temps d'enregistrer ces mots, que le blond partait à l'attaque, rassuré, et maintenant prêt à satisfaire pleinement celui qui avait commencé. Hors de question que l'un d'eux puisse regretter ce qui allait se passer ensuite, il allait faire en sorte que tout ça soit inoubliable. Il lança un sort d'intimité et de silence avant d'envoyer sa baguette sur la table de chevet.

Ses lèvres rejoignirent donc celles de son Griffondor, les grignotant doucement, faisant durer le plaisir, jusqu'à ce que ces dernières s'ouvrent, quémandant sa langue. Il s'empressa de satisfaire la demande, ses mains partant déjà explorer de nouveaux horizons.

Lui aussi pouvait désormais toucher les vêtements du brun, et il s'attaqua donc de même au bouton de son vis à vis, ne souhaitant pas se laisser distancer dans cette course.

Il ne put empêcher un grognement de satisfaction quand ce dernier fut enfin vaincu, et son écho retentit en face de lui. Les deux pantalons finirent en même temps sur le sol, abandonnés là, alors que leurs propriétaires qui ne se lâchaient plus se dirigeaient d'un même pas vers le lit. Ils s'y effondrèrent dans un même souffle, leurs bras et leurs jambes emmêlés.

Allongés tous les deux, les émeraudes plongèrent dans les iris orages, semblant y puiser la force et la confiance de son compagnon.

La main du blond frôla le boxer du brun, faisant glapir ce dernier dont les pommettes étaient désormais légèrement teintées de rose, et le souffle erratique. Puis ne semblant pas se satisfaire de ce seul touché, elle se faufila dessous.

Le souffle du Griffondor se bloqua dans sa gorge alors que ses pupilles se dilataient, Merlin que c'était bon. La main faisait de lents allers-retours, beaucoup trop lents. Son bassin ondula malgré lui, recherchant plus de contact, et faisant par la même légèrement glousser le blond, fier au possible de son effet.

Le lion, qui n'avait rien manqué de cette réaction, récupéra tout juste assez de conscience pour rendre la pareille au serpent, sa main se posant possessivement sur le sexe déjà dur du blond. Il eu au moins la satisfaction de ne plus être le seul envahit par la rougeur, la température de la pièce semblait monter en flèche.

Harry ne se rendit même pas compte à quel moment il se retrouva définitivement nu, ni si c'était lui qui avait fait de même pour le blond. Ses neurones avaient déclaré forfait depuis un moment déjà, et seul le plaisir l'entourait.

Les mains du blond s'activaient sur lui, cherchant et trouvant les moindres points sensibles, envoyant des ondes de pur plaisir à travers l'ensemble de son corps. Lui avait abandonné le combat, ses doigts parcouraient le blond, mais agissaient de leur propre chef, il ne contrôlait plus rien, et savourait cela par-dessus tout. Il était en confiance.

Il tressaillit à peine lorsqu'un doigt effleura son intimité, la survolant d'abord, puis se pressant un peu pus contre l'anneau de chair, quémandant l'entrée. Prenant l'absence de réponse et les gémissements comme une autorisation, le doigt pénétra doucement le brun. Ce dernier trouvait cela bizarre, cette chose étrangère à lui-même qui se mouvait en lui, qui s'enfonçait, puis ressortait, mais ce n'était pas désagréable. Il commença à ressentir une légère gêne lorsqu'un deuxième doigt rejoignit le premier, l'étirant un peu trop à son propre gout.

Comme si Draco avait senti la gêne de son vis-à-vis, sa bouche quitta ses lèvres pour descendre vers son bas ventre, s'arrêtant sur son nombril, mimant devant, ce qui se passait derrière. Il léchait délicatement le pourtour du nombril en même temps que ses doigts contournaient l'anneau de chair, puis y pénétrait, lentement, l'étirant avec patience.

Lorsqu'un troisième doigt se rajouta encore, sa bouche descendit encore plus bas, ses lèvres prenant possession de son excitation. Sa langue la parcouru, de bas en haut, puis de haut en bas, s'arrêtant sur le gland humide un peu plus longtemps lorsque la tension se faisait plus sentir à l'arrière. Mais cette dernière était de moins présente, et le sourire crispé avait été définitivement remplacé par des soupirs de bien être.

Et alors qu'il touchait un point particulièrement sensible, Draco fut récompensé par le râle que poussa le brun, ses yeux s'ouvrant brusquement sous la vague de plaisir qui avait suivi la progression des doigts. Ces derniers retournèrent à ce point précis deux ou trois fois, poussant un peu plus le Griffondor dans son hébétude avant de se retirer.

Le blond ne pu retenir un sourire devant la plainte et le grognement qui accompagnèrent ce geste.

« Tu as intérêt à avoir une bonne raison pour avoir arrêté en si bon chemin ce que tu étais en train de faire. » Le prévint Harry, les pupilles dilatées et le souffle court.

« Ne t'inquiète pas, la raison ne peut que te plaire. » Murmura le blond à son oreille, mordillant son lobe en passant, et le faisait s'allonger de tout son long sur le côté, prenant place derrière lui.

Le lion comprit parfaitement le pourquoi du comment lorsqu'il sentit quelque chose autrement plus imposant qu'un doigt à l'entrée de son intimité. Et malgré l'appréhension, il ne put retenir son impatience.

« Tu attends le déluge ? » Ne put-il s'empêcher de presser son ancien ennemi qui n'avait absolument plus rien de ça.

Il n'entendit qu'un léger gloussement et les quelques mots du blond « Ce que son altesse demande… » avant de se perdre dans ses sensations.

La première fut la douleur à l'entrée du membre de son compagnon en lui, mais rapidement détournée par les douces attention du dit compagnon sur le sien propre.

Et rapidement, les vagues de chaleur qui s'étaient atténuées, reprirent de plus belle, alors que le blond se mouvait en lui, d'abord doucement, puis de plus en plus vite à mesure que le brun le réclamait par ses déhanchements. Chaque coup de boutoir était accueilli par un soupir, chaque fois plus intense que le précédent, les souffles se faisaient erratiques alors qu'ils se laissaient envahir par ce plaisir qu'ils avaient si longtemps attendu.

Alors qu'Harry se sentait au bord de la rupture, il posa sa main tremblante sur la cuisse de son compagnon derrière lui, le faisant ralentir le mouvement dans un grognement un peu désappointé.

« Je veux te voir. » Ce simple murmure envoya une vague de plaisir supplémentaire le long de la colonne vertébrale du Serpentard qui s'empressa de retourner délicatement le brun, ne sortant pas de lui, et continuant même ses mouvements, dans un rythme d'une lenteur à rendre dingue n'importe qui, ce que ne manqua pas de lui faire remarquer le Griffondor.

C'est donc avec un plaisir renouvelé que le blond reprit sa cadence de précédemment, touchant la prostate du brun en rythme, le faisant hurler à chaque fois, les yeux mis clos.

Et au moment de la jouissance, les émeraudes se vissèrent aux iris orages alors qu'ils se libéraient ensembles, chacun pouvant lire le plaisir dans les orbes de l'autre. Cet instant qui leur paru durer une éternité scella pour de bon leur relation, qui ne serait jamais plus celle de deux ennemi, et qui ne pourrait non plus se contenter d'amitié.

En cet instant, ils s'étaient définitivement acceptés l'un l'autre, pour aujourd'hui et à jamais.

Alors qu'ils soupiraient de bien être, un sourire de paix sur le visage, les yeux d'Harry s'écarquillèrent et regardèrent ahuris son compagnon encore perdu dans les limbes du plaisir. Le blond sembla remarquer la nouvelle lueur qui pris place immédiatement dans les iris émeraudes, et son regard interrogatif ne rencontra qu'un sourire étincellent alors que le brun s'évanouissait dans les airs, ne laissant que quelques mots flotter dans les airs.

« A très bientôt, je t'attend… »

(^^)

Désolée de finir comme ça mais j'avoue que j'aime bien cette fin. (Sadique ? neeen pas du tout lol)

Ne vous inquiétez pas, un épilogue fera suite dans pas longtemps. A la prochaine.