Hey !
Voici mon 2° chapitre, enfin, dirons-nous. J'espère qu'il vous plaira. Et si les Cullen débarquaient, hein? Ca serait pas mal ... m'enfin, je veux pas faire de publicité (mensongère) donc je me tais.
Rien n'est à moi, bien entendu, alors, j'ai juste à vous dire :
Enjoy'
Chapitre II : Carlisle Cullen
Je poussai la voiture à son maximum sur la route qui menait à la réserve Quileute. Les premiers toits apparurent bientôt, et je ralentis. Je me garai dans un coin, et sortis de la voiture en sautant, évitant ainsi une énorme falque de boue. L'endroit avait changé, bien entendu. J'étais venue ici pour la dernière fois en 1430. A l'époque, Jesus Black était le chef de la meute Quileute. Mais à présent, un de ses descendants avait pris le relais. Les modificateurs n'étaient pas éternels. J'espérais simplement que notre ancienne et longue amitié demeurait dans les esprits. J'avançais tranquillement, à la recherche d'une personne qui pût m'aider. Je m'aperçus alors que les personnes présentes ne sortaient pas de la maison, pour venir voir ce qu'il se passait. Aucun gamin ne courait vers moi en riant aux éclats. Les habitants restaient chez eux, à épier à travers leur rideau. Seule une femme sortit. Elle n'aurait représenté aucun intérêt à mes yeux, si elle n'avait pas été l'unique être vivant se manifestant, et si elle n'avait pas eu cette longue balafre sur le visage. Je m'avançai, souriante. De son côté, elle semblait chercher quelque chose. Elle me scrutait, comme si elle voulait me mettre à nu. Lorsque je fus à quelques mètres d'elle, elle sembla avoir trouvé, car elle recula d'un pas. Son regard, d'inquisiteur, était devenu horrifié. Je n'y pris pas garde et me présentai :
-Je m'appelle Christanie Montes. Je cherche la famille Black.
Un homme en fauteuil roulant sortit alors de l'une des maisons. La femme eut un geste pour le retenir. Elle déclara :
-Restez chez vous. Je me charge de ça.
Je me renfrognai. De ça ? Comment osait-elle ? Heureusement, l'autre l'ignora superbement.
-Que lui voulez-vous, à la famille Black ?
-Je suis une ancienne amie.
-Impossible.
La voix était venue de derrière moi. Je me retournai, pour voir un Indien Quileute me regarder fixement. Il s'avança, sans me quitter du regard, passe devant moi, et se posta aux côtés du vieillard.
-Les vampires ne sont pas autorisés à venir ici.
-Pardon ? Demandai-je, incrédule, et sûre d'avoir mal entendu.
Autour de moi, des jeunes se plaçaient, ça et là, histoire de former un cercle.
-Du temps de Jesus Black …
Le vieil homme m'interrompit, visiblement surpris :
-Vous avez connu Jesus Black ?
-J'ai passé de nombreuses années ici.
-Peu importe, trancha l'autre. Je suis chef de meute. Vous n'avez pas à être ici. Depuis une centaine d'années à présent, les vampires ne viennent plus.
Je savais que personne ne m'aiderait. Si le chef de meute en décidait ainsi, alors, je n'avais pas le choix.
-Partez, ajouta-t-il, ou nous devrons …
Il laissa sa phrase en suspens, mais tout le monde ici savait ce qu'il sous entendait. Je me détournai avec une moue méprisante. Le cercle était toujours là. Ils étaient plus d'une dizaine. De mémoire, jamais la meute n'avait compté autant de membres. Un des leurs était posté entre ma voiture et moi. Je passai donc à ses côtés. Un grondement sourd monta de sa gorge. Sa haine envers moi était tellement palpable que je reculai, ne retenant pas un feulement de menace. Alors tout se passa très vite. Il se mit à trembler de tous ses membres. Dans un pop, il se transforma. Le chef de meute cria, mais rien à faire. Le loup bondit sur moi. J'eus un mouvement de protection, et tout se figea. Tous semblaient arrêtés, dans leur action. J'eus le temps de voir le regard incrédule du loup avant de bondir dans ma voiture. Je démarrai en trombe. Le tout m'avait pris moins d'une seconde, et déjà, je sentais l'odeur d'une dizaine de loups à ma poursuite.
Je pénétrai dans Forks à une allure normale. Les loups ne me suivraient pas, ici. Une pluie fine commençait déjà à tomber. Je m'arrêtai rapidement au bar-restaurant de la ville. Accoudée au comptoir, je commandai un soda. La serveuse me fixa avec une incrédulité qu'elle n'essaya pas de dissimuler. Elle finit par me servir, puis se mit à nettoyer son comptoir d'un air absent. Elle sursauta et laissa tomber son chiffon lorsque je pris la parole.
-Je cherche un logement.
-Hum … toutes nos annonces sont là bas.
Elle me désigna un panneau de la main. Ma boisson à la main, je m'avançai et examinai les petits bouts de papier. Il n'y avait rien. Je reposai mon verre et avec lui, un billet. Sans un regard en arrière, je sortis, sous la pluie désormais battante. Je rejoignis ma Mercedes, démarrai et repris mon chemin sur l'allée principale. Je vis bientôt l'hôpital, et, prise d'une impulsion subite, je m'arrêtai à nouveau. J'apostrophai la réceptionniste, qui me regarda avec des yeux ronds. Elle finit par balbutier :
-Je vous … je vous appelle le docteur.
Je haussai les sourcils. Je n'étais pas malade, j'étais morte ! Mais peut être mon teint cadavérique portait-il à confusion.
-Il n'est pas ici, je vous propose de l'attendre.
-Je n'ai pas besoin d'un docteur, je souhaiterais juste …
Mais un crissement de pneu se fit entendre et la réceptionniste, bien qu'elle n'eût pas l'ouïe aussi fine que je l'avais, se précipita au devant du nouvel arrivant. Je me tournai tranquillement, mais me crispai dès que mon regard croisa celui, semblable, de l'inconnu. Il était aussi blond que j'étais brune. Mais sinon, nous possédions la même apparente jeunesse, notre peau, la même pâleur éclatante, nos yeux, la même couleur topaze, notre corps, la même beauté divine. J'aurais pu reconnaître cet homme _ce vampire, en réalité_ entre des milliers d'autres, même des centaines d'années après notre séparation. Car je connaissais cet être ensorcelant. Je le connaissais même trop bien. L'idée me vint alors de m'enfuir. Mais c'était trop tard, il s'avançait déjà. Bon Dieu que je me haïssais. Bon Dieu que je le haïssais. Lui. Carlisle Cullen.
