Hey ! Hey ya !
Comment va? M'enfin, je dis ça, mais le temps n'est pas à la joie. St/Cardiff Blues, n'est-ce pas? M'enfin, ce n'est pas le sujet. Voici à présent le 3° chapitre. J'espère qu'il vous plaira. Je suis heureuse, je suis passée de 2 reviews par chapitre à 3 ! Bref, tout ça pour dire que je sais que de nombreuses personnes lisent ma fiction, vu le nombre de personnes qui la mettent en alerte, mais si, au moins une fois, ils pouvaient se manifester. Genre "Coucou ! Non, ce n'est pas un mort et/ou un manchot venu d'Arctique qui lit ta fiction !". Mais, bien sûr, ce n'est pas une obligation. Je suis quand même heureuse d'avoir des lecteurs.
RAR :
Fanny : Oh oui ! Que de mystère ! Merci de ta review. J'espère quece chapitre va te plaire, miss.
Enjoy'
Chapitre III : Carlisle, Alice et Emmett Cullen.
La surprise visible dans les yeux du vampire disparut aussi vite qu'elle y était apparue, et un éclair de compréhension illumina un instant son regard. Il dit quelques mots à la réceptionniste, des mots que je n'écoutai pas, tant mon esprit était embrumé par cette rencontre. Quand il m'invita à le suivre d'un geste de la main, je le suivis, et l'accompagnai au dehors, et attendis en silence qu'il prît la parole.
-C'est donc toi qu'Alice a vu, murmura-t-il finalement, en me détaillant.
-Je ne savais pas que tu étais ici, sinon …
Je n'ajoutai rien. Sinon, je ne serais pas revenue. Voilà ce qu'auraient été mes paroles. Mais je n'avais aucune envie de finir ma phrase, et il n'avait aucune envie de l'entendre. Lui et moi savions bien ce que j'avais voulu dire.
-Tu n'as pas changé, dit-il enfin, pour briser le silence qui s'était instauré.
-Qui est Alice ? Esquivai-je.
Je ne voulais pas l'entendre parler de moi. Car tôt ou tard, cela nous ramènerait dans le passé. Et donc, forcément à nous.
-Ce n'est pas ma femme, répondit-il.
-Ce n'était pas ma question, rétorquai-je brusquement.
-Ma fille adoptive, admit-il.
Je ne cachai pas ma surprise. Je savais qu'il avait un contrôle casi-parfait de sa soif, mais de là à mordre quelqu'un. Néanmoins, ce fait n'aurait pas du m'étonner. Il avait 'vieilli', maintenant. J'avais toujours cru que je resterais supérieure à lui sur ce terrain. Mais le brillant Carlisle n'avait eu aucun mal pour cette étape non plus. Il avait créé. Il était indéniablement bien plus puissant que moi, malgré notre grande différence d'âge.
-J'aurais du me douter que tu …
-Non ! Non. Ce n'est pas moi … Mais nous n'allons pas parler de ça ici.
Il m'ouvrit la porte, gentleman.
-Que dirais-tu de venir en discuter chez moi ?
Je me braquai. Voilà ce que je redoutais. Je ne voulais pas renouer avec lui. Sous aucun prétexte.
-Hors de question. Ca vaut mieux, tu le sais.
-Mais si tu es venue ici, c'est que … se hasarda-t-il, perdu face à mon attitude.
-Je cherche à échapper aux problèmes qui ont été causés par un vampire là où j'étais avant. Je suis donc venue m'installer ici.
Têtu, il me fit à nouveau signe d'entrer dans l'habitacle.
-Tu me considérer que tu as déjà une maison, me sourit-il.
-Carlisle, je ne viendrai pas vivre chez toi.
-Pourquoi ? Demanda-t-il simplement.
Je ne répondis pas, me plongeant dans l'immobilité totale, le regard lointain. Il capitula assez rapidement. Sans doute ne voulait-il pas attirer l'attention sur nous et notre comportement étrange.
-Bien, soupira-t-il. Va voir Marc James. J'ai entendu dire qu'il partait.
Il m'indiqua la route à suivre. Je le remerciai et rebroussai chemin vers ma voiture.
-Au fait, m'interpela-t-il, jolie Mercedes. Juste assez rouge, en plus.
Je tapotai la carrosserie écarlate avec un air de propriétaire, éclatai de rire puis démarra. Je quittai Carlisle sur un signe de la main.
J'étais attablée dans la petite mais confortable cuisine de ma future maison. Le propriétaire déblatérait sur les règles de la location depuis un bon quart d'heure déjà. Je le coupai brusquement, lassée de ses bavardages incessants.
-Et pour l'achat ?
Il resta immobile, à me fixer, la bouche entrouverte. Enfin, il tenta de parler, et bégaya, perdu :
-Mais la maison n'est pas à vendre.
Je secouai la tête.
-La location ne m'intéresse aucunement. D'autant plus que le camion de déménagement va bientôt arriver. Réglons cette affaire au plus vite, voulez-vous ?
Mon ouïe fine perçut alors un bruit de moteur. Je reconnus la voiture de Carlisle. Trois portières claquèrent. Je pestai intérieurement. Allait-il me surveiller ainsi le temps que je passerai à Forks ? Je soufflai discrètement, puis collai un sourire parfait sur mon visage et me penchai avec une lenteur calculée avec mon interlocuteur. J'étais si proche de lui que je n'aurais eu qu'un léger mouvement à faire pour mettre fin à sa vie. Sauf que je n'en avais pas envie du tout. Plus de mille cinq cent ans m'avaient été nécessaires pour m'habituer au régime végétarien et oublier ma soif, mais, à présent, j'exerçais un contrôle total sur moi-même. Le cœur de l'humain s'emballa. Je sortis rapidement un chéquier.
-Si je mets six zéros sur mon chèque, pourrais-je me considérer comme propriétaire de cette maison ?
L'homme était parti. La demeure était mienne. Mon portable sonna. Les déménageurs me demandaient l'adresse, que je leur donnai en souriant. La synchronisation était parfaite. Aucune perte de temps n'était à déplorer. Les camions se garèrent quelques minutes plus tard, dans l'allée de la cour. Je payai les chauffeurs assez largement pour qu'ils me laissassent décharger par moi-même sans faire d'histoire. J'attendis qu'ils se fussent éloigné et sortis de la maison. Mon regard se posa immédiatement sur une voiture de l'autre côté de la rue, où était garée l'automobile de Carlisle. Accoudés contre elle, le vampire blond, et deux autres que je ne connaissais pas. La première ressemblait à un petit lutin, Elle était brune, et parlait avec animation. Le second, un ours _ce fut le premier mot qui me vint à l'esprit pour le définir_ s'esclaffait sans retenue, insouciant des regards noirs que lui lançait son amie. Je fermai discrètement la porte, mais, bien entendu, ils me remarquèrent aussitôt, leur ouie fine ayant capté le léger cliquetis de la poignée. Carlisle s'approcha en premier, tandis que les deux autres restaient en retrait, derrière lui, Ils ne semblaient pas hostile, mais vu que le docteur était le chef de clan, ils se devaient certainement de le laisser agir et prendre les décisions. Je leur souris, avenante. Bien entendu, mon ami premier la parole, tandis que ses compagnons gardaient le silence :
-Nous avons pensé que tu aurais besoin d'aide … alors nous avons pris un peu d'avance, étant donné qu'Alice a vu que tu t'installerais.
-Ne venez pas à Carlisle Cullen et Carlisle Cullen viendra à vous, raillai-je. Néanmoins, pourquoi pas, oui.
La fille se mit à sautiller, et l'autre leva les yeux au ciel en retenant un rire.
-Tu ne me présentes pas? Demandai-je en leur lançant un regard appuyé.
-Justement, sourit Carlisle.
Il recula d'un pas et me désigna le lutin,
-Voici Alice.
La concernée me tendit une petite main que je serrai. Je notai mentalement : Alice – lutin aux cheveux courts – voit l'avenir. Néanmoins, je me doutai que cet effort était inutile : je n'aurais aucun problème pour retenir ces informations.
-Enchantée de te connaître, babilla-t-elle. Oh ! Je t'avais vue deux fois … trois en fait, si on compte celle de l'achat de la maison. Carlisle m'avait demandée de te surveiller, c'est pour ça. La première fois, je t'ai vue rouler très vite entre la réserve Quileute et Forks. Et la seconde, je t'ai vue avec toute la famille … ou presque.
J'éclatai de rire.
-Je suis aussi ravie de te connaître.
Cette Alice était impressionnante. Néanmoins, je me méfiai. Le fait qu'elle parlât de famille ne m'étonnait finalement pas plus que ça. C'était bien une ambition de Carlisle. Non, ce qui m'intriguait était qu'elle m'eût vue avec eux. Je n'aimais pas vraiment cette idée. Elle interrompit mes pensées en demandant avec un grand sourire :
-Comment as-tu décidé de nous rejoindre?
Je restai un instant stupéfaite, avant de finir par répliquer pour la seconde fois de la journée :
-Hum. En réalité, je ne savais même pas que vous étiez ici.
Je n'ajoutai pas ce que j'avais dit à Carlisle un peu plus tôt. J'aimais bien cette petite, et je n'avais pas envie de lui annoncer que leur présence m'était tout sauf agréable. D'autant plus que son air dépité n'augurait rien de bon. En effet, elle s'écria :
-Impossible ! Je ne peux voir que ce que les personnes ont décidé de faire !
Je secouai la tête.
-Ton don évolue, c'est normal. Je t'assure que j'ignorais tout de votre présence à Forks.
Elle ne parut pas convaincue mais n'ajouta rien et se tourna vers son père. Celui-ci m'indiqua le grizzli :
-Et voilà Emmett. Il est plus jeune qu'Alice.
Je lui tendis aussi la main. Il la serra tandis que Carlisle m'en disait un peu plus :
-Emmett était très curieux de te rencontrer. Si tu as des murs à abattre, ou des ours à tuer, il est ton vampire !
J'éclatai de rire, rapidement suivie par les autres. J'avais l'impression que le petit frère d'Alice aurait pu, à l'instant, provoquer un tremblement de terre rien qu'en riant.
-Alors, comment peut-on t'aider? Demanda finalement la vampire.
-Et bien, réfléchis-je, je pensais vider le camion.
-C'est parti ! Lança Emmett en se frottant les mains.
Le petit lutin gambade joyeusement jusqu'à l'arrière du camion et je partis ouvrir le portail du garage. J'eus juste le temps de me décaler pour le laisser passer qu'Emmett poussait déjà la moitié de mon canapé d'angle en cuir dans un coin de la pièce. Il céda sa place à Carlisle qui portait l'autre partie. Ils descendirent ainsi tous les meubles, ne laissant dans le camion que les énormes cartons. Le beau brun en souleva un puis, intrigué par son poids, le secoua.
-Ne me dis pas que tous ces cartons sont remplis de vêtements? Demanda-t-il, ahuri.
-Pas tous ! Non ! Seulement la moitié …
Alice rejoignit son frère en un battement de cil.
-Incroyable ! Tu veux dire que la moitié du second camion est remplie de fringues?
Pour toute réponse, j'éclatai de rire, ouvris le-dit engin, et lançai un premier carton, que Carlisle attrapa au vol. Bientôt, ils furent tous dans le garage. Je prévins alors Emmett de ne pas lancer les suivants.
-Ce sont des DVD, des CD, des livres, de l'argenterie, des bibelots … un peu de tout. C'est fragile, expliquai-je.
Il nous avait fallu moins de dix minutes pour descendre le tout. Je fermai les camions tandis que l'ours-vampire se chargeait du garage. Alice se tourna instantanément vers moi avec des yeux suppliants.
-Dis … Je peux visiter la maison, s'il te plaît?
-Bien sûr, répondis-je avec un sourire.
Elle entraîna son frère avec elle en chantonnant. Carlisle, après un instant de silence, entendant les voix de ses enfants à l'étage, se pencha vers moi et murmura, si bas que je dus presque tendre l'oreille :
-Écoute, je sais que tu ne vas pas vouloir entendre ça, mais …
Il semblait choisir ses mots avec soin, comme si j'allais lui sauteur dessus et l'égorger en entendant la nouvelle.
-La dernière fois qu'Alice a eu une vision comme ça, je veux dire de quelqu'un qui n'avait rien décidé, c'était …
Je fronçai les sourcils. Tant d'hésitation n'était pas dans ses habitudes.
-C'était un histoire d'âme sœur.
Je me redressai instantanément, furieuse. Il n'allait pas recommencer.
-Ne sois pas stupide.
Alice et Emmett revinrent à ce moment là, interrompant ainsi notre conversation, et ce, à mon grand soulagement. Néanmoins, je me doutais bien que ce n'était que partie remise.
-C'est joli, dit la vampire.
-Tu parles, répliquai-je. Ça le sera lorsque j'aurai détruit le mur et repeint la maison entière.
Emmett me prit par l'épaule et m'adressa une moue faussement sérieuse.
-Tu as bien dit ''détruire un mur''?
-Et aussi repeindre? Pépia Alice, les yeux brillants.
-Je compte aller acheter ce qu'il me faut cet après midi, et m'occuper de ça cette nuit.
Elle sautilla partout.
-Je peux t'accompagner? Je pourrai t'aider?
Carlisle soupira.
-Alice …
Je l'interrompis, en m'efforçant de ne pas éclater de rire. Il me semblait qu'Alice n'avait aucun mal à se faire passer pour une adolescente butée et capricieuse mais adorable.
-Pourquoi pas, oui. Ça me ferait plaisir.
Tandis que, toute excitée, elle pépiait je-ne-sais-trop-quoi, Emmett resserra sa prise autour de mes épaules et déclara :
-Malheureusement, il y a du baseball, ce soir …
Carlisle lui lança un regard de reproche, mais je le tapai dans les côtes. Il ne grimaça même pas.
-Menteur. Il n'y a rien du tout, ce soir. Juste la maison de Christanie. Te défile pas !
Il soupira, faussement peiné, et prit un ton mélodramatique.
-Bien. Va pour la peinture, alors …
Je fronçai les sourcils.
-Qui a parlé de peinture? Tu oublies qu'il y a un mur qui t'attend, à l'intérieur de cette maison.
Un sourire éclaira son visage, et il éclata de rire.
-Jazz' et moi allons nous éclater !
