Hey !

Et nous voilà partis avec un 4° chapitre. Hum, que dire, que peut être certains trouveront que le caractère de certains personnages ne correspond pas. Mais c'est ainsi que je les perçois, alors … M'enfin, si vous n'êtes pas d'accord, vous pouvez toujours me le dire par review =)

Vous allez, dans ce chapitre, vous rendre compte que Christanie est très loin d'être une Mary Sue … mais je n'en dis pas plus.

RAR :

Amy : Merci beaucoup ! Je suis passée à 3 reviews par chapitre :D Petit à petit, j'augmente. J'espère que ce chapitre te plaira.

Enjoy'


Chapitre IV :Rencontres et problèmes

Alice sauta joyeusement dans ma voiture. Je la suivis, après avoir salué Emmett et Carlisle qui repartaient chez eux. Je projetais d'aller à Port Angeles, acheter la peinture et les différents outils dont j'aurais besoin. Il me faudrait de nombreux objets, allant du pinceau à la tringle en passant par les clous et les vis. Je dressai mentalement une liste. A côté de moi, la petite brune babillait déjà :

-Alors? Quelles couleurs? Je verrai bien du jaune dans le salon et …

Elle s'interrompit brusquement, les yeux dans le vague. Je lui jetai un coup d'œil. Elle était totalement figée, comment profondément plongée dans ses pensées. Fait notable : elle ne parlait pas. Pas un mot, pas un son, ne sortait de sa bouche légèrement entrouverte. Je haussai les épaules. Pour une fois, mon don n'y était strictement pour rien. Elle poussa soudain un cri si strident que, déjà habituée à l'agréable silence qui régnait dans l'habitacle, je sursautai.

-Oh ! Tu m'as écoutée? M'apostropha-t-elle.

Je me tournai vers elle, indifférente de la route et des autres conducteurs, que j'évitais sans problème. Interloquée, je plongeai mon regard dans le sien.

-De quoi tu parles?

-De la peinture, voyons ! Je disais que le jaune irait parfaitement bien dans le salon. Mais finalement, peut être que ce n'est pas une si bonne idée que ça, grimaça-t-elle.

Je compris alors qu'elle venait d'avoir une vision. Avait-elle aperçu mon salon en jaune et trouvé cette décoration affreuse? Ou avait-elle vu une autre couleur peinte sur mes murs? Je n'osai pas poser la question. Après tout, quiconque me demandait comment fonctionnait mon don, ou en exigeait une démonstration immédiate subissait immédiatement mes foudres. Je trouvai parfaitement déplacé d'interroger quelqu'un sur ses capacités. Certains pourraient trouver ça idiot. Je dirais seulement que je suis très vieille école.

-Et quelle couleur irait mieux, d'après toi?

-Un blanc cassé, répondit-elle avec un sourire éclatant.

Je soupirai et le compteur indiqua plus de 140 km/h. C'était quand même assez frustrant d'aller faire les magasins avec une personne qui savait déjà ce que je comptais acheter. D'autant plus que l'idée du blanc cassé me plaisait assez. Port Angeles se dessina bientôt à l'horizon. Même les humains pouvaient apercevoir la ville, à présent. Je rendis les armes : autant gagner un maximum de temps.

-Et la chambre, je la peindrai de quelle couleur?

Port Angeles était une des plus grandes villes des environs, certes, mais c'était une ville sans intérêt tout de même. En réalité, il n'y avait pas grand chose à dire sur ses boutiques, ou ses rues, ou je ne sais quoi d'autre qui aurait pu passionner un touriste. Voilà pourquoi je ne prêtai aucune attention au décor qui m'entourait, laissant Alice m'indiquer les boutiques intéressantes pour mes affaires. Je me garai devant un petit établissement, d'apparence flambant neuf. La vampire me précéda dans le magasin, s'extasiant sur telle moquette ou tel rideau, mais me murmurant finalement que je ne le choisirais probablement pas. La plupart du temps, j'acquiesçai. Néanmoins, lorsqu'un article me plaisait, je ne tenais pas compte de ses prédictions et le prenait. S'en suivait parfois un moment de silence durant lequel la vision d'Alice se modifiait légèrement. D'après ce qu'elle m'avait dit, ce qu'elle voyait dépendait des décisions des personnes concernées. Je n'avais, avant mon arrivée au magasin, pris que peu de décisions à propos de la future décoration de la maison. Il était donc probable que ce qu'Alice avait vu fût en réalité ce qu'elle aurait aimé voir chez moi. A moins que, comme je le lui avais dit plus tôt mais sans grande conviction, son don se modifiât. Je voguai dans les rayons pendant une demie heure avant de trouver tout ce que je cherchais. J'avais pu aller si vite, à vrai dire, uniquement parce qu'il n'y avait que la caissière dans le magasin, et que celui-ci était dépourvu de caméras de surveillance. Lorsque nous sortîmes de la boutique, une autre enseigne se dressa devant nous. Je souris. Une palette de couleur s'offrait à moi. De nombreuses robes en tout genre s'exhibaient sur des mannequins de cire. La fille de Carlisle me regarda d'un air complice, un seul mot sur les lèvres. Shopping.

Il faisait déjà nuit lorsque nous revînmes chez moi. Alice me laissa décharger le matériel et les différents habits que nous avions achetés tandis qu'elle passait un rapide coup de fil à sa famille. Elle parlait si vite qu'une oreille humaine n'aurait pas été capable de comprendre un traître mot de ce qu'elle racontait. Elle me rejoignit quelques secondes après le début de l'appel et m'aida à empiler les pots de peinture dans le garage. J'eus juste le temps de sortir pour accueillir les invités avant qu'ils n'arrivassent. Emmett bondit du tout terrain qu'il conduisait et ouvrit la portière à une vampire à la beauté sculpturale. Il la saisit doucement par la taille et s'avança vers moi en souriant.

-Voici Rosalie, me dit-il.

Il se tourna ensuite vers sa petite amie, et ajouta :

-Et voilà Christanie, la petite nouvelle.

J'éclatai de rire et répliquai :

-Ton ancêtre moyenâgeux n'était pas né que j'étais déjà de ce monde, gamin !

Emmett ouvrit de grands yeux, tandis que Rosalie laissait échapper un léger :

-Oh la vache !

En souriant, je me tournai vers Alice, qui s'avançait avec trois vampires que je ne connaissais pas. J'entendis tout de même le vampire-ours demander à sa femme si elle pensait que ce que j'avais dit était vrai. Je réprimai un rire et attendis que la fille de Carlisle fît les présentations.

-Voici Bella, me dit l'elfe-lutin en me désignant la seule autre femme du groupe.

Malgré la beauté qu'elle dégageait, cette vampire n'imposait pas l'assurance de ses deux sœurs. Je m'aperçus alors que ses yeux, sans être totalement pourpres, étaient légèrement rouges, comme si elle commençait à se faire au régime végétarien. Elle restait extrêmement proche de celui qui était, je le devinai aisément, son compagnon. Sa main ne lâchait pas la sienne, et lorsqu'elle me rendit le salut que je lui adressai, elle se rapprocha, consciemment ou pas, de son époux.

-Son mari, à côté d'elle, s'appelle Edward, confirma Alice.

Je le saluai, mais lui ne le fit pas. Je ne relevai pas, même si son attitude était assez insultante. Les sourcils froncés, il me dévisageait comme s'il cherchait à lire en moi. Une désagréable impression de déjà vu s'imposa à mon esprit, et je retins un frisson. Pour échapper à cet interrogatoire visuel, je me tournai vers le dernier vampire que je ne connaissais pas.

-Et lui, c'est Jasper, finit la vampirette avec un grand sourire.

Je ne dis rien. Il était … C'était trop pour moi. Pour la première fois depuis bien longtemps, un goût amer de bile envahit ma gorge. Je me mordis l'intérieur de la lèvre. Mes dents, tranchantes, incisèrent la chair, et diffusèrent leur venin mortel dans ma peau. J'eus, pour la deuxième fois en quelques secondes, le sentiment de revenir en arrière. Des années auparavant. Sauf que l'amertume que je ressentais aujourd'hui, je ne l'avais pas éprouvée jadis. Jasper était troublant. Trop pour que mon séjour ici ne se prolongeât encore. Je réussis à lui faire une ébauche de sourire qui, j'en étais sûre, ressemblait plus à une grimace. J'évitai néanmoins son regard, me concentrant sur les cicatrices visibles sur son visage. Je n'aurais pas du faire ça non plus. Il en devenait intéressant. Malgré moi, je me demandai ce qui avait bien pu lui arriver. Alice se plaça à ses côtés et attrapa tendrement sa main. Je retins un soupir de soulagement. Le savoir accompagné me convenait. Ainsi, j'avais des limites … Concentrée comme je l'étais je n'avais pas vu Edward se diriger vers son père d'un air furieux en tirant Bella derrière lui. Lorsque le feu, en moi, s'apaisa, je surpris, comme tous, les dernières paroles du vampire :

-Mais je n'aime pas ça !

Je vis Carlisle poser une main qui se voulait apaisante sur l'épaule de son fils. Mais le vampire se dégagea.

-On s'en va, ordonna-t-il.

A qui était adressé ce message? A tous, me semblait-il. En tout cas, c'est ce que la réaction de sa famille me laissa penser.

-Edward, commence pas ! Beugla Emmett.

-Je t'en prie, renchérit une femme que j'identifiai comme étant la compagne de Carlisle, par déduction. Tes frères et sœurs sont si excités à l'idée d'être ici.

Je fronçai les sourcils. Elle lui parlait comme une mère parle à son aîné de ses immatures cadets. Néanmoins, personne d'autre ne sembla s'en formuler.

-Il est hors de question que nous exposions la famille à quelqu'un comme elle, cracha-t-il.

Mon agacement fit place à de la colère. Pour qui se prenait-il? Je n'avais que peu de souvenirs de ma vie familiale, mais il me semblait que généralement, le père décidait de ce qu'il convenait de faire pour protéger ses proches, et non le fils. Et puis, quel était le problème?

-Edward … plaida Alice.

Je remarquai que personne n'était enclin à vraiment s'opposer à lui. J'inspirai profondément, tentant d'apaiser ma rage. Il voulait partir ? Qu'il parte ! Je n'en avais cure, après tout. Et puis, tant qu'ils y étaient, qu'ils partent tous ! Et fidèle à moi-même, j'exprimai ma pensée :

-Barrez-vous.

Un silence abasourdi s'abattit sur le clan Cullen. Ce ne fut pas Carlisle, mais sa femme qui prit la parole :

-Je suis désolée. Edward est un peu …

-Esmé, la coupa Carlisle.

Il me fixait.

-Toujours aussi impulsive, n'est-ce pas? Tu penses quelque chose, et il faut que tu le dises dans la seconde, sans réfléchir.

-J'ai pas besoin de votre aide, maugréai-je.

-Mais …

Cette fois, Alice avait parlé. Une pointe de remord toucha mon cœur un instant.

-Visiblement, quelqu'un dans cette famille ne veut pas tolérer ma présence. Je ne veux pas créer de problèmes, alors le plus simple est encore que vous partiez tous.

-Edward a simplement eu une réaction idiote face à une autre de tes capacités.

-Pardon?

Carlisle se tapota le crâne avec deux doigts. Je compris alors.

-T'es télépathe, pas vrai?

-Et toi, tu ne penses pas.

-Faux. Je pense. Seulement, tu es frustré parce que je penses plus vite que tu ne lis, crachai-je.

Il s'avança d'un pas vers moi.

-Écoute moi bien, commença-t-il, menaçant.

Mais il s'arrêta et se tourna vers Jasper.

-Je sais me contrôler, grogna-t-il.

Mon regard passa de l'un à l'autre.

-Jasper peut manipuler les émotions des gens autour de lui, me glissa Alice en souriant.

Il arrêta certainement d'agir sur Edward, parce que celui-ci se tourna à nouveau vers moi.

-Je ne veux pas que ma famille fréquente un vampire dans l'esprit duquel je ne peux pas lire, déclara-t-il.

Carlisle s'avança à grands pas.

-Edward ! Ça suffit. Je me porte garant d'elle, c'est amplement suffisant.

Face à son père, il baissa la tête et murmura :

-Mais quand même …

Rosalie attaqua, acide :

-Tu as bien mis notre famille entière en danger lorsque tu as décidé de faire entrer Bella dans notre famille. Et tu n'as jamais pu lire dans son esprit.

Edward riposta, mais je n'écoutai pas. Un vampire me plaisait. Un autre était télépathe. Cette situation m'était beaucoup trop familière. Le mal être que j'avais ressenti quelques minutes plus tôt me reprit, violent, et je dus exprimer à mon être toute ma volonté pour ne pas défaillir.

-De toute façon, je ne veux pas d'un télépathe chez moi, tranchai-je, avant de faire demi-tour et de rentrer dans la maison.

Ils auraient pu entrer. Mais ils ne l'ont pas fait. Carlisle les en a peut être dissuadés. Ou bien ont-ils pris conscience que s'ils entraient, je les tuais. Car je l'aurais fait. J'aurais à nouveau tué.


Review? =)