Hey'
Comment allez-vous, chers lecteurs, amours de mon cœur … Comme vous l'avez sûrement bien compris, j'essaie de me faire pardonner pour les publications de plus en plus espacées. M'enfin, je vais aussi vous remercier pour toutes vos gentilles reviews =) Boudu ! Que ça fait plaisir. Alors … Avant dernier chapitre du livre I, ladies and gentlemen =) ( Juste ladies, peut être? =) ). Les choses sérieuses, et sadiques commencent :P
Mais d'abord, les R.A.R. :
Fanny : Oh ! Une nouvelle ! Quelle joie ! Merci beaucoup d'avoir pris la peine de lire et de laisser une review =). Ça me fait vraiment plaisir. J'espère que la suite sera à la hauteur de tes espérances. Bisous.
Chapitre VI : Thibault, Dan et Harry.
J'étais agitée. Vraiment agitée. Je m'attendais à voir Thibault débarquer à tout moment. J'aurais pu, et du, très certainement, en parler à Carlisle, mais je ne l'avais pas fait. Il aurait absolument voulu le rencontrer, et je n'y tenais pas du tout. Plus vite le jeune vampire partirait, mieux ce serait.
J'avais reçu cet appel téléphonique hier, mais, malgré le fait que je fusse consciente d'avoir quelques jours de répit devant moi, je ne pouvais pas m'empêcher de m'inquiéter. Qu'allait-il se passer? Il ne viendrait pas seul. Alors, de qui serait-il accompagné? Je me laissai tomber sur le canapé. La scène aurait pu être d'un pathétique parfait _une jeune femme seule et effondrée_ si le divan n'avait pas craqué sous ma force, rappelant au monde entier (et à moi la première) que je n'étais qu'une bête sanguinaire plus vieille que sage. Génial, vraiment.
J'entendis ma porte d'entrée s'ouvrir presque sans un bruit. Ou du moins, avec tant de discrétion qu'une oreille humaine ne se serait rendue compte de rien. Mais grâce à mes sens aiguisés, j'avais saisi le cliquetis de la poignée. Néanmoins, allongée sur le dos, je ne réagis pas, me contentant de fermer les yeux. Au diable le visiteur importun ! Une main apaisante se posa presque immédiatement sur mon front, et une vague de paix me submergea. Néanmoins, dès que j'eus compris ce qui m'arrivait, le désespoir m'envahit, si puissant que mon invité surprise laissa échapper un grognement décontenancé. J'étais déjà assez mal comme ça, sans que Jasper débarquât. Ce vampire avait la douloureuse manie de me faire ressentir des sentiments que je n'avais pas éprouvé depuis bien longtemps, et que je ne voulais pas subir à nouveau. Il ne m'aidait pas du tout, là. Je consentis à ouvrir les yeux et me relevai rapidement, histoire de rompre le contact.
-Bonsoir Jasper.
J'avais dit cela sur un ton très posé. J'y ajoutai un sourire pour tenter de le convaincre que tout allait bien, et un signe de tête pour l'inviter à s'asseoir, ce qu'il fit.
-Tu me racontes? Demanda-t-il néanmoins, pas dupe le moins du monde.
-Quoi donc? Esquivai-je avec maladresse.
-Et bien … Nous ne t'avons pas vue depuis des jours …
-Edward doit être ravi, commentai-je avec cynisme.
L'empathe soupira :
-Ne commence pas …
-Quoi?! Protestai-je.
Mais il ignora ma remarque, et continua :
-Je me dévoue pour venir te voir à la demande d'Alice et de Rosalie, et là, je te trouve totalement désespérée, presque au bord du suicide. Un peu gros, tu ne crois pas?
Il m'agaçait, le Jasper. Bien sûr que c'était gros. C'était même énorme. Mais je n'avais de compte à rendre à personne, et surtout pas à une certaine famille qui avait pour but ultime de m'intégrer comme membre de leur clan, et ce, à plein temps. Non merci.
-Carlisle s'inquiète, tenta-t-il devant mon silence.
-Ça me fait une belle jambe, répliquai-je en croisant mes bras sur ma poitrine.
Il soupira.
-Mes sœurs vont me harceler, me torturer, puis me tuer, me prévint-il, inutilement.
-Pas Bella, soulignai-je, indifférente.
-Pardon?
-Elle ne m'aime pas.
-Je ne pensais pas à elle.
-Moi non plus … jusqu'à ce que tu débarques.
-Elle est jalouse.
Je me redressai, intéressée.
-Jalouse?
-Rosalie t'adore. Tout le monde t'adore. Tu n'as pas eu besoin de te battre pour être acceptée. Tandis qu'elle …
-Le problème, répliquai-je, cynique, c'est que je ne veux pas être acceptée.
-Christanie ...
-Laisse tomber, tu veux bien? Ça ne mènera à rien.
-Carlisle va m'en vouloir. Surtout si tu as un problème …
-Mais je n'ai pas de problèmes ! Explosai-je.
Jasper leva les mains en signe d'apaisement. Je fermai les yeux et inspirai profondément.
-Désolée, murmurai-je. Je n'ai pas de problèmes, répétai-je plus posément. Et ton père a tendance à être trop protecteur.
Je lui fis un sourire, qui ressemblait plus à une grimace, en réalité.
-Ne perds pas ton temps avec moi, ajoutai-je. Je ne le mérite pas.
Sur ce, j'attrapai un livre qui trainait sur ma table basse et l'ouvris, marquant ainsi la fin de la conversation. Je fixai mes yeux sur une page, et me figeai. Je ne lisais pas, j'attendais juste qu'il partît. Les minutes s'écoulèrent, longues et pesantes, sans qu'il manifestât son envie de me quitter. Je lui jetai enfin un regard. Il m'observait. Nous restâmes ainsi bien longtemps. Il lui fallait s'en aller. Rester avec moi était malsain. Pour lui, comme pour moi. Il sentit très certainement les émotions qui me traversaient, car il se leva brusquement. A moins qu'il ne se fût résigné. J'aurais néanmoins préféré qu'il eut saisi mon message d'alerte. Il attrapa un stylo et griffonna quelques chose sur un coin de magasine. Il murmura :
-Appelle-moi, si jamais …
Et il disparut, avant que le feutre qu'il m'avait emprunté ait touché la table. J'attendis quelques secondes, puis jetai un œil à la revue. Un simple numéro y était noté, d'une très belle écriture, comme l'on n'en trouvait plus aujourd'hui. Je lançai l'objet, qui s'écrasa au sol dans un bruit de papier déchiré. Je n'appellerais pas.
La sonnette de l'entrée retentit. J'éteignis ma chaîne stéréo et descendis tranquillement les escaliers. Après la visite de Jasper, j'étais devenue comateuse. Je soupçonnais le vampire d'y être pour quelque chose. Sa voiture n'avait en effet quitté son stationnement que tard dans la nuit, bien après le départ de son propriétaire de chez moi. Sa visite datait de deux jours, pendant lesquels j'avais évité toute présence, humaine ou non. Néanmoins, alors que, pendant quarante huit heures, j'avais fui les Cullen, j'espérai à présent que ce fût eux. Mais je ne me faisais pas trop d'illusion. Je savais _je sentais_ qui était derrière cette porte. Trois vampires. Thibault, entre autres. Je tournai la clé dans la serrure et poussai le battant. Ils étaient devant moi, en apparence détendus. Mais leurs poings étaient serrés, et ils se tenaient bien trop droits, bien trop crispés, pour que je fusse dupe. Au milieu, celui que je connaissais. Ses cheveux corbeaux étaient coupés très courts, comme toujours. Grand, et taillé comme un athlète _à l'identique de sa forme humaine_, il aurait pu, et du, m'en imposer. Néanmoins, je l'avais transformé, alors, il ne m'impressionnait pas le moins du monde. Je laissai mon regard dériver sur son compagnon. Mais lorsque mes yeux croisèrent les siens, je me figeai. Dan. Dan, comme Danny. Il avait fait partie, jadis, de mes quelques connaissances humaines. Assez fou pour s'intéresser à moi, allant jusqu'à me proposer de sortir avec lui. Il était le spécialiste des actes pitoyables et dangereux. Et en plus, il n'avait jamais digéré mais nombreux et constants refus. Ses cheveux châtains, sa carrure, n'avaient pas changé, mais sa peau possédait la pâleur inhumaine propre aux vampires. Je vérifiai instinctivement que les clefs de ma voiture se trouvaient, comme à leur habitude, dans la poche arrière de mon jean, puis tournai lentement la tête vers le seul que je n'avais pas encore examiné. Le dernier, je ne m'étonnai pas de le connaître, Harry, était plus petit et plus massif que les autres. Son physique était somme toute assez banal, même pour l'un des nôtres. Néanmoins, il avait un petit quelque chose, assez difficile à définir _sur le visage, très certainement_, qui faisait que l'on avait juste envie de lui en mettre une.
-Bonjour, Chris', dit-il avec un léger sourire en coin.
-Tu ne nous invite pas à entrer? Demanda Thibault.
Néanmoins, malgré leur assurance feinte, ils ne s'avancèrent pas pour forcer le passage, et leurs yeux restaient prudents. C'est à ce moment-là qu'un détail, qui n'en était pas un du tout, en réalité, me frappa : leurs yeux étaient écarlates. Je frémis, mais m'écartai néanmoins pour leur laisser la place. Ils entrèrent donc, et s'installèrent sur le divan. Je m'assis en face d'eux.
-Je ne vous propose pas à boire, avançai-je.
-Mis à part si tu as une jeune femme en fleur sous la main … non, répliqua Danny.
Je grimaçai, et, malgré moi, montrai les dents. Ils étaient malsains. Tout dans leur attitude, leur manière de se tenir, leur regard, le criait. Thibault pencha la tête sur le côté et m'observa avec un petit sourire avant de susurrer :
-Anxieuse?
-Je suppose que vous n'êtes pas ici par hasard, esquivai-je sèchement.
Je les vis échanger un regard. Ils hésitèrent un instant, puis Dan se jeta à l'eau.
-On nous a envoyés te chercher, en fait.
-Pardon? Bondis-je, incrédule.
-Ils ont suivi ta trace à partir de Lille, puis nous ont chargé de prendre le relais. Nous devons te ramener.
Je n'aimais pas du tout cette histoire. Je n'aimais pas, parce que j'avais un mauvais pressentiment quant à l'identité de ceux qui se cachaient derrière Thibault, Danny et Harry.
-Les autres sont allés voir les Cullen, avec Demetri, enchaîna mon ancien compagnon.
Demetri. Demetri. Demetri. Non. Mon sang se glaça. Non.
-Les Volturis, soufflai-je.
-Écoute Chris', viens avec nous. La gamine sera assez difficile à capturer comme ça, sans que tu résistes aussi, continua Thibault.
-La gamine?
-La fille que deux vampires Cullen ont eu. Une merveille de mystère. Elle intéresse beaucoup Aro, me répondit Harry.
-Viens, dit Danny. Ta vie n'était pas mal du tout, quand tu bossais avec eux.
-Tu ne sais rien, absolument rien, grinçai-je.
-Plus que tu ne le crois, chou.
-La ferme, crachai-je.
Déjà, mon cerveau cherchait une solution. Je devais d'abord m'éclipser. Et … Et improviser. Tuer Demetri, pourquoi pas. Hum … cette idée me tentait. Beaucoup, même. Mais je savais qu'aussi puissante que je fusse, je n'arriverais pas à vaincre un bataillon de vampires à moi seule.
-Ils nous tueront, si nous ne te ramenons pas, acheva Thibault.
Ils ne le feraient pas, je le savais. Aro ne gaspillait pas ses troupes. Je m'incitai au calme. Les trois idiots devant moi étaient ici pour me ramener à Volterra, avec un autre vampire plutôt intéressant aux yeux des Volturis. Qui était-ce? Ils avaient parlé d'une fille. Alice? Rosalie? Bella? Je n'en voyais pas d'autres. Ou du moins, je n'en connaissais pas d'autres. Les Cullen m'auraient-ils caché un membre de leur famille? La phrase d'Harry était assez énigmatique. Néanmoins, il restait un problème essentiel : si jamais tout se passait selon les vœux d'Aro, nul doute que ce serait la guerre. Et je ne voulais pas être mêlée à ça. Carlisle pouvait faire ce qu'il souhaitait, personnellement, j'avais décidé il y a bien longtemps de rester loin des batailles.
-Sortez de chez moi.
Ils secouèrent la tête d'un air désolé.
-Dégagez, répétai-je.
Alors, Thibault bondit. Il était le plus rapide des vampires qu'il m'eût été donné de connaître. Néanmoins, tout comme ses amis, il n'avait aucune prise sur mon don. Alors j'agis. Le temps s'arrêta. J'ignorai leurs visages dépités et bondis dans ma Mercedes. J'écrasai l'accélérateur. J'allais partir définitivement de la ville, mais saisis la légère fragrance de Jasper, qui datait de deux jours auparavant. Elle était infime, certes, mais bien présente, le passage de Jasper étant resté imprimé dans les lieux, grâce au peu de circulation dans la rue. Je fermai les yeux et jurai. D'accord, je ne pouvais pas les laisser tomber. Je changeai brusquement de direction, et j'entendis presque aussitôt le moteur vrombissant de la voiture des trois autres vampires, derrière moi. Je sortis de Forks me fiant au filet de senteurs que j'avais réussi à suivre, tant bien que mal. Et tout à coup, le bruit du véhicule de mes poursuivants décrut, avant de disparaître. Alors, je paniquai. Qu'est ce qui avait bien pu pousser mes ennemis à laisser tomber la chasse? Il s'était certainement passé quelque chose. J'accélérai un peu plus. Un passage sur le bas côté attira mon attention, et je m'y engouffrai au dernier moment, manquant d'emboutir la décapotable dans un arbre. Très vite, j'aperçus la Volvo d'Edward. Esmé m'ouvrit la porte avant que je fusse descendue de ma Mercedes. Dès qu'elle vit mon visage, elle s'alarma :
-Que se passe-t-il?
Sadique? Venez m'insulter par review XD
