Hello =)
Nous sommes le 4 Juillet. Il fait bau. Les oiseaux chantonnent. Je sis crevée. J'en ai marre. J'ai réduit mon temps entre deux publications ! Jour de gloire ! Hourra ! Comme quoi tout arrive.
Breffouille. Ce chapitre est plutôt court. Il n'est pas très intéressant non plus. Vivement le chapitre II ! C'est une sorte de transition nécessaire. Don't worry, le suivant sera bien bien bien mieux =)
Alors, rien n'est à moi, of course. Sauf Christanie. (Non, Sexy Jasper n'est pas à moi non plus --')
R.A.R : (et merci à tos ceux qui ont mis ma fic dans leurs alertes, même s'ils ne laissent pas de review )
Lisou : Merci ! Ta review était plus longue que mon prologue :D. Je vais profiter de l'été pour bien allonger mes chapitres, bien les travailler, pour vous contenter au maximum =)
PS : Jasper embrasse-t-il Alice? Là est toute la question. Jasper t'embrasse-t-il? Hum ... je ne crois pas :D. Ca serait bien, hein? Peut être écrirais-je une fiction Jasper/Lisou, un jour :D
And now ...
Enjoy'
Chapitre I : Quand plus rien ne va.
J'étais incapable de bouger, pétrifié par la nouvelle. Je vis mon frère se jeter sur Christanie. Alice. Alice. Alice. Carlisle criait, sommait Edward de s'arrêter. Mais dans sa folie meurtrière, lui ne l'écoutait pas. Mais le patriarche avait raison. Il devait laisser Christanie. Elle n'avait rien à voir avec la disparition de ma bien aimée. Chaque parcelle de mon corps et de mon cœur me le criait. De plus, nous ne devions pas perdre de temps. Il nous fallait aller les chercher. Maintenant. Je devais me remuer, agir.
Mais lorsque je tentai de faire un geste, je m'aperçus que je ne pouvais vraiment pas bouger. Carlisle était figé, une expression d'horreur totale sur le visage. Edward, en position d'attaque, montrait les dents, et ses crocs n'étaient qu'à quelques centimètres de la gorge de Christanie. Tous les autres se tenaient tels des statues de cire. Le silence aussi, était immobile. Le tic-tac même de l'horloge s'était interrompu. Je me pris à m'étonner que mes pensées elles non plus ne fussent pas figées. J'attendis, paniquant un peu plus à chaque seconde inexistante dans le temps irréel qui passait. Lorsqu'un soupir se traîna dans l'air vide de sonorités, j'eus une envie violente de sursauter. Je ne le pouvais pas, bien entendu, mais mon regard empli d'étonnement se posa sur Christanie. Je la vis observer rapidement Edward, puis se tortiller et éloigner sa gorge de ses crocs. Elle bougeait. Je tentai à mon tour un mouvement, incrédule. Mon esprit criait à mon corps de se mouvoir, mais c'était comme si aucun nerf ne reliait mon cerveau à mes muscles.
Le tic tac de l'horloge résonna étrangement à mes oreilles. Les bras de Carlisle retombèrent le long de son corps. Le temps avait repris sa course, mais personne ne réagit vraiment. Eward fixait son adversaire momentanée, choqué. Le chef de clan fut le premier à se ressaisir. Il se précipita sur Christanie, en poussant son fils, qui n'opposa aucune résistance et se laissa tomber mollement sur le sol. Emmett ouvrit la bouche et balbutia :
-Que s'est-il … passé?
Personne ne songea à lui répondre. Je descendis finalement les escaliers et aidai mon père à relever notre invitée. Les yeux dans le vague, celle-ci semblait totalement ailleurs. Je la soutins, indifférent à la détresse de Bella, qui passa en courant devant moi et se jeta sur Edward et enlaça son mari amorphe.
-Nessie, Nessie, répétait la jeune mariée.
-Je sais, murmurait Edward, sans force.
Je me détournai, et me concentrai sur Christanie. Mauvaise idée. Elle transpirait l'étonnement, un doux étonnement. Elle semblait totalement désemparée, aussi raffermis-je ma prise autour de sa taille. Mais femme disparut alors totalement de mon esprit, comme la dernière fois, lorsque j'étais seul avec elle, pendant que je tentais de la convaincre de me confier ses craintes. Je ne devrais pas être si proche d'elle, pas alors qu'elle sentait si divinement bon. S'éloigner était la meilleure solution. Sauf que je ne le fis pas. Cette situation était dangereuse, pour elle comme pour moi, et pourtant, je ne la lâchai pas. Ce fut elle qui me repoussa. Elle fit quelques pas de côté et me murmura un « merci » du bout des lèvres. Je me focalisai sur ses émotions. Elle était troublée, à présent. Rosalie se jeta sur elle avant que j'eusse pu esquisser un geste, l'enfouissant sous ses questions :
-Il t'a fait mal? Ça va? Oh mon Dieu ! Tu n'as rien de cassé, au moins? Assieds-toi.
Emmett attrapa les deux vampires par l'épaule, les incitant au calme, et les amena jusqu'au canapé.
-Calme toi Rose, tu vois bien qu'elle n'a rien.
Je surpris le regard incrédule et soulagé de Carlisle. Esmé s'occupait d'Edward et Bella, aussi s'installa-t-il en face de Christanie, l'air grave.
-Comment te sens-tu?
-Bien.
Il semblait sceptique, elle ajouta donc :
-Je t'assure : ça va.
Il soupira et attrapa ses mains.
-Pardonne Edward.
Bien qu'elle fût en apparence souriante, Christanie était mal à l'aise, je le sentais. Je fronçai les sourcils, m'apprêtant à lui demander ce qu'il se passait. Emmett lui sauva la mise :
-Qu'allons-nous faire?
Sa question, posée avec un air totalement sérieux _fait assez rare pour être souligné_, attira l'attention de chacun. Carlisle réfléchit un instant, et le silence se fit complet dans la pièce.
-Je pense, hésita-t-il, que le mieux à faire est d'agir comme nous l'avons fait auparavant.
-Trouver des vampires devant lesquels les Volturi auraient à justifier leur enlèvement? Demanda Esmé, qui avait rejoint son mari.
-Oui. Et partir en Italie, confirma le patriarche.
-Aro, Caius et Marcus prendront cette arrivée massive de vampires pour une déclaration de guerre, grimaça Christanie.
Son intervention eut pour seul écho le silence. Elle avait raison. Mais je m'impatientais. Il s'agissait de la vie de ma femme. Si combattre était la seule solution, et bien je combattrais. Mais il nous fallait faire vite.
-Allons-y, déclarai-je. Il ne sert à rien de rester ici.
-Il faut être préparés, tempéra Carlisle.
-Nessie est là-bas, tonna brusquement Jacob, qui, jusqu'à présent, n'avait pas ouvert la bouche.
-Alice y est aussi, grinçai-je.
Le cabot pensait-il être le seul à avoir perdu son âme sœur?
-La meute vous aidera, dit le modificateur.
Personne n'en sembla réellement convaincu. Chacun se mit à faire des propositions. Dans la cacophonie ambiante, je vis Christanie se lever et sortir. Edward la suivit longuement des yeux. Je fronçai les sourcils. Lorsque je passai à côté de lui, il murmura, le regard mauvais :
-Elle fuit. Elle sait ce qu'elle a fait et elle fuit.
-Tu délires, répliquai-je sur le même ton.
Je courus jusqu'à la porte d'entrée sans attendre de réponse. Elle était déjà dans sa voiture. Je la rejoignis en un battement de cils.
-Où vas-tu?
-J'ai quelques trucs à régler.
Je soupirai.
-Tu ne vas pas essayer d'arranger cette affaire toi-même, au moins?
-Non. Bien sûr que non. Mais je connais quelques personnes qui pourraient nous aider.
Elle n'étais pas mal à l'aise. Soit elle était une très bonne menteuse, soit elle disait la vérité. Je choisis de la croire.
Du coin de l'œil, je vis que Carlisle était au téléphone. Elle remarqua :
-Il ne perd pas de temps, au moins.
J'acquiesçai sans un mot, d'un signe de tête, avant de sortir de la voiture. Elle m'adressa un signe de la main, manœuvra, et disparut.
