Helooow !
Voici le chapitre II du livre II =). Je n'ai pas grand chose à dire, pour une fois, si ce n'est que j'ai décidé de me placer une petite contrainte dans l'écriture : désormais, chaque chapitre que j'écrirais (non-inclus prologues et épilogues) devront faire 1500 mots au minimum. Je compte augmenter ce chiffre graduellement.
Disclaimer : Rien n'est à moi. Voilà, c'est dit.
Enjoy'
Chapitre II : Tête à tête
Trois jours après l'enlèvement de Renesmé et d'Alice.
Je courrais. Loin. En Italie. Le temps perdu était trop important. Je haïssais les Cullen.
Flash Back
Après le départ de Christanie, je retournai dans la maison. Carlisle venait de raccrocher.
-Quand part-on? Demandai-je.
-Pas tout de suite, répondit Esmé avec douceur.
-Le clan Denali est en route, ajouta le patriarche en désignant son portable. Nous allons attendre leur arrivée avant de partir à la recherche de nos amis.
-Mais nous perdons du temps ! M'insurgeai-je.
Rosalie posa une main apaisante sur mon épaule.
-Demain soir au plus tard, nous serons partis, murmura-t-elle d'une voix douce.
Fin du Flash Back
Sauf que, contrairement à ce qu'avait promis Rosalie, nous n'étions pas partis. Les Denali avaient d'abord tenu à aller chercher quelques autres vampires avant de se mettre en route pour Forks. Nous attendions à présent depuis trois longs jours. Dans ma détresse et mon impatience, j'avais cru pouvoir compter sur Christanie. Mais la vampire ne s'était pas montrée. J'avais frappé à sa porte, assiégé son téléphone, en vain. Personne n'avait pu la voir, même pas Carlisle. Cette attitude avait d'ailleurs suscité de nombreuses réactions dans la famille.
Flash Back
-Comme par hasard, elle ne se montre pas, maugréa Edward.
-Qu'est ce que ça veut dire? Demanda Rosalie.
-Vous ne comprenez vraiment rien. C'est elle ! C'est de sa faute !
-Tais toi, intervins-je. Tu n'as pas à dire ça. Tu n'as aucune preuve.
Mon frère se tenait face à moi, dans une attitude de défi. Bella posa une main sur son bras en déclarant :
-J'ai foi en Edward. Après tout, il peut lire dans ses pensées.
-Faux, fit remarquer Emmett, assis sur le canapé devant un match de baseball, d'une voix distraite.
-Justement, releva le télépathe. Elle nous cache forcément quelque chose !
-C'est n'importe quoi, bougonnai-je.
-Je fais confiance à mon mari, répéta Isabelle.
C'en fut trop. J'explosai.
-Oh ! C'est vrai qu'il ne se trompe jamais. On sait tous que Parfait Edward est infaillible. Ah … j'oubliais … sauf quand il t'as laissée tomber, bien sûr ! Et puis aussi, quand il n'a jamais voulu te transformer alors que tu étais en danger …
-Tais toi, siffla Bella. Tu ne sais pas de quoi tu parles.
-Tu es un idiot Jasper, renchérit son époux. Et égoïste, en plus. Tu ne penses qu'à toi, ta femme et ton petit bonheur. Tu oublies que c'est difficile pour nous aussi. Alice est notre sœur, et Nessie, notre propre fille ! Mais tu te fiches d'elle. Et tu te fiches aussi de la famille, étant donné que tu prends la défense de Christanie, qui n'est rien moins qu'une inconnue pour nous !
J'étais ébahi. Mais la stypeur fit rapidement place à la colère.
-Tu as raison, encore une fois, cher frère, crachai-je. Je suis le plus nul. Je suis celui qui a failli tuer ta chère Bella. Tu as bon dos pour parler d'égoïsme ! Nous avons du vivre en fonction de votre amourette pendant des mois. Mais quand Jasper se plaint, ça ne compte pas, pas vrai?
-Ne dis pas ça, Jazz, gémit Rosalie.
Mais je l'ignorai, continuant mon discours.
-Tu sais quoi? Je me barre, déclarai-je brusquement. Je suppose que je ne vous manquerai pas, de toute façon...
Sans attendre, j'ouvris la porte et pris la poudre d'escampette.
Fin du Flash Back
Ça avait été la goutte d'eau en trop, celle qui avait fait déborder le vase. J'avais vaguement entendu les appels de Rosalie et d'Esmé. Je savais qu'Emmett avait voulu se lancer à ma poursuite, mais que quelqu'un l'avait retenu. Peu importe.
J'étais parti depuis quatre heures. J'avais fait pas mal de chemin, mais j'avais un problème : quelqu'un me suivait. Pour que cette personne arrivât à ne pas se laisser distancer, il fallait que ce fût un vampire. Je la sentais, mais je savais pas précisément où elle se trouvait. Cette situation m'exaspérait au plus haut point. J'étais déjà suffisamment sur les nerfs sans qu'un inconnu ne me suivît, m'irritant ainsi davantage. Je ne voulais pas faire demi tour et perdre du temps pour arrêter et interroger mon poursuivant. Je pestais intérieurement quand, brusquement, je fus immobilisé. Je n'avais rien senti. J'aurais presque pu croire que rien ne s'était passé, sauf que je pouvais plus faire un seul mouvement. Un rire cristallin éclata à mes oreilles. Christanie. La scène n'avait duré que deux ou trois secondes, et la vampire était déjà devant moi. Je bougonnai :
-Évite de faire ça avec moi.
-Désolée, sourit-elle.
J'aurais du lui en vouloir, pour avoir disparu ainsi, et m'avoir laissé seul. Mais je ne pouvais pas, en fin de compte.
-Les autres s'inquiètent, tu sais, murmura-t-elle.
Je haussai les épaules.
-Tu vas te faire tuer, si tu y vas maintenant et seul, renchérit-elle.
Elle m'agaçait, là.
-Et là, tu vas charitablement me dire de rentrer avec toi, répliquai-je, sarcastique.
-Non, rétorqua-t-elle. Non, je suis juste venue te dire adieu, et te dire que tu vas me manquer.
Je haussai un sourcil.
-Tu t'en vas?
-C'est toi qui pars, me corrigea-t-elle. Tu vas crever, je te rappelle.
-Tu n'es pas Alice, tu ne peux pas savoir ce qui va arriver, relevai-je, agacé.
-Je connais les Volturi, par contre.
Je ne répondis pas.
-Allez, viens. Les Denali sont là. Edward et Emmett n'attendent que toi pour partir à la recherche des nomades.
Je me raidis. Edward m'attendait, malgré tout ce que je lui avais dit.
-J'ai été affreux avec eux, dis-je à voix basse.
Pour la première fois depuis le début de l'histoire, une pointe de remords empoisonna mon cœur sans vie.
-Tu étais bouleversé.
Ainsi, elle était au courant. Carlisle avait du lui demander de venir me chercher. Comment avait-il su qu'elle me ferait plier? Peu importait, en réalité. Mes enfantillages nous avaient fait perdre assez de temps comme ça. Je fis demi-tour, et Christanie se plaça à mes côtés. Un autre m'aurait pris par l'épaule. Oui, Emmett ou Edward aurait fait ça. Mais elle, elle était juste là. Et c'était bien plus réconfortant. Nous courûmes pendant une petite heure parallèlement à la route, en veillant toutefois à rester éloignés de la vue des conducteurs. Une Mercedes décapotable rouge garée sur le bord de la voie attira bientôt mon attention. Je jetai un coup d'œil à Christanie.
-Tu ne croyais quand même pas que j'avais tout fait à pied? S'étonna-t-elle faussement avant d'éclater de rire.
Je laissai à mon tour échapper un sourire, et montai du côté passager. Mon amie se glissa derrière le volant et fit rugir le moteur en poussant un feulement de plaisir. Je regardai la route défiler. Malgré la vitesse, je pouvais voir chaque détail du paysage. Je laissai retomber ma tête sur le siège, épuisé. Oh ! Pas physiquement, bien sûr. Il était bien connu que mon espèce n'éprouve pas le besoin de dormir. Néanmoins, les derniers évènements m'avaient chamboulé bien plus que je ne le montrais en réalité. L'arrivée de la vampire, d'abord, puis la disparition d'Alice et de Renesmé. Mes sentiments me jouaient des tours. Alors que j'aurais du m'inquiéter pour mon épouse, je me prenais à m'intéresser de trop près à Christanie. Cette situation me déplaisait vraiment, mais l'attirance que la nouvelle venue exerçait sur moi était bien trop forte pour que je pus y résister. Même en sachant que j'étais marié à l'être le plus exceptionnel qui eût jamais existé. Pourrais-je, après le retour d'Alice, l'aimer de la même façon, avec la même intensité, la même passion, qu'avant l'arrivée de Christanie? L'une des deux devrait-elle partir? Devrais-je faire le choix de les quitter moi-même? Cette hypothèse était envisageable, car elles étaient toutes deux unies par une récente mais solide affection. Sans compter Edward. Il n'appréciait pas ma nouvelle amie. Il avait, contrairement aux autres, beaucoup de mal à l'accepter. Et son avis était des plus importants, j'en avais déjà fait l'amère expérience. Je pensais ce que j'avais dit à mon frère adoptif, mais je regrettai la façon dont je le lui avait jeté à la figure. Malgré tout ce que je laissais entrevoir, je m'étais attaché aux Cullen. Aussi essayais-je de pas penser à la déception que j'avais pu lire dans les yeux de Carlisle.
Mes pensées prirent alors un nouveau tour. Le chef de famille était étrange depuis l'apparition de Christanie. Quelle était la nature du lien qui les unissait exactement? Je sentais émaner de mon père adoptif une douce tendresse lorsqu'il était en sa compagnie. Quant à elle, elle ne montrait qy'une froide prudence, une réserve incroyable. Mais j'avais parfois réussi à sentir le feu sous la glace. J'observai longuement la conductrice, comme si la réponse était inscrite sur son visage. Elle devait être plus vieille que nous. Comment avait-elle connu Carlisle? Que s'était-il passé ensuite?
-Qu'ai-je fait pour mériter un tel examen? Demanda Christanie, interrompant ainsi le fil de mes pensées.
-Je me posais des questions, répondis-je, l'air de rien.
-Quel genre de questions?
-Des questions sur toi, dis-je en m'accoudant à la portière pour mieux la regarder.
Elle quitta la route de yeux et déclara :
-Fais toi plaisir.
-Et bien … que âge as-tu? Comment as-tu connu Carlisle? Qui étais-tu avant de devenir un vampire? Qu'est ce que …
-Stop ! S'écria-t-elle en riant.
Elle se concentra _ inutilement _ sur la voie, puis reprit plus gravement :
-Tu veux vraiment avoir les réponses?
-Oui.
-Bien. Mais sois attentif, parce que je ne le répèterai pas.
