Hello everybody !
J'espère que ceux qui sont en vacances s'éclatent, que ceux qui bossent s'éclatent aussi (okay, je sors).
Alors, d'abord quelques mots sur ce chapitre. En tapant le précédent, j'ai jeté la mauvaise feuille de brouillon, et en fait, je e me souvenais plus trop de ce que j'avais écrit. Heureusement, la majorité de ce chaputre était sauf, mais nécessitait quand même d'être retravaillé. Donc, au final, je me suis angoissée pour rien. Bien entendu, vous n'apprendrez pas tout dans ce chapitre, mais bon, il y a quand même pas mal de choses qui sont dites, et j'espère que vous apprécierez.
Je précise, au cas où, que je pars en vacances pour deux semaines à prtir du 2 Août. J'essaierai de publier au moins un autre chapitre avant cette date fatidique, quand même :D.
Je vous avouerai que je n'ai pas spécialement relu ce chapitre, étant donné que je l'ai vraiment tapé et retravaillé d'une traite, parce que j'étais impatiente de le poster.
Merci beaucoup pour vos reviews, merci à ceux qui m'ont ajouté à leurs alertes. merci à tous les lecteurs.
R.A.R :
Lynou : Merci ! Tu veux des réponses? Tu vas en avoir =)
Lisou : Waw ! Quelle review ! Tu ne connaîtras pas la raison de la disparition de Christanie avant de livre III, malheureusement. D'autre part, je suis d'accord avec toi : on ne contredit pas Jasper. J'ai modelé Bella à l'image de ce que je pensais d'elle en lisant les trois derniers tomes de Meyer : insupportable. Je suis rvie de voir que ça n'a choqué personne outre mesure :D. Tu as posé 3 questions. Tu auras tes réponses au deux premières dans ce chapitre. Quant au combat qui se profile dans ton horizon fictif ... et bien ... je peux te dire qu'il se profile dans mon horizon fictif également. Et comme je suis l'auteur ... Quant à savoir si elle y participera ou pas (et surtout, avec qui? (si jamais ça devait arriver), pourquoi elle y participe ou pas?), j'ai les réponses, mais je ne te les donnerai pas, juste pour le plaisir de recevoir pleins d'autres reviews avec des centaines d'hypothèses :D
Disclaimer : Je rappelle que rien n'est à moi auf Christanie et l'intrigue. J'avoue aussi que je m'en porte bien =)
Chapitre III : Le récit
-Je ne connais pas réellement mon âge. Je sais juste que je suis née avant, bien avant Jésus Christ.
Le regard fixé sur le bitume, Christanie semblait extrêmement concentrée, comme si elle cherchait ses mots. De mon côté, j'avais posé mes yeux sur elle, et enregistrai chaque information qu'elle me donnait, et chaque expression de son visage. Je me laissais envahir par ses émotions. Je voulais vraiment comprendre pourquoi elle était ici, comment elle était devenue celle que je connaissais. Je voulais devenir Elle. J'eus un mouvement de surprise en entendant son âge. Je m'étais douté qu'elle devait être au moins aussi âgée que Carlisle, mais pas autant.
-Je n'ai, comme beaucoup de vampires, pas énormément de souvenirs de ma vie humaine. Je sais juste que je suis née en France, mais que ma famille entière a été tuée alors que j'avais une vingtaine d'année, à cause de la guerre et des maladies. Dans la débande qui a suivi l'attaque de mon village, je me suis retrouvée avec un homme, enfin, un vampire. C'est lui qui m'a transformée. Il a du paniqué … Je ne connaissais même pas son nom. Il est parti et je me suis retrouvée seule. Et j'étais incontrôlable.
Je tentai de visualiser cet être millénaire telle qu'elle avait du être à vingt ans. Sa peau ne devait pas avoir cette pâleur mortelle qui nous caractérise. Je me demandais de quelle couleur avaient été ses yeux …
-Je ne savais pas où j'allais, continua Christanie. J'ai erré, traqué par des humains pendant des décennies. Plus les années passaient, plus je devais m'isoler pour leur échapper. J'ai dû tuer des centaines de personnes, à cette époque-là. Je ne sais pas dans quel pays j'étais à ce moment-là, mais je me suis retrouvée perdue dans la forêt. J'avais soif. C'était une véritable torture. Il me fallait un humain, sauf qu'il n'y avait pas âme qui vive à des centaines de kilomètres à la ronde. Je me demande toujours où j'étais. Peut-être avais-je traversé les mers, et m'étais rendue en Amazonie. Vu la taille de la forêt, c'est une bonne explication. Mes souvenirs restent très confus au sujet de cette partie-là de ma vie.
Je visualisai mon amie perdue, rendue presque folle par la soif et frémis.
-J'aurais bu n'importe quoi. Même du sang animal. C'est ce que j'ai fait d'ailleurs. C'était un tigre. Je m'en souviens parce que voir ce genre d'animal effrayé face à toi, qui, quelques années auparavant étais un simple humain, et en garde toujours l'apparence, est une expérience rare.
Je haussai les sourcils. Jamais je n'aurais pu penser qu'un vampire rongé par la soif eut l'idée de tuer un animal. Je pensais plutôt qu'il aurait cherché et tué un humain par tous les moyens.
-Je suis restée à cet endroit longtemps. La brûlure de ma gorge ne s'estompait jamais vraiment, mais je me sentais mieux. Je devenais, au fil du temps, plus lucide. Je crois que c'est à ce moment que j'ai pris conscience de ce que j'avais fait avant. Avoir tué tous ces gens a commencé à me ronger. Je savais que je ne pouvais pas les ramener à la vie, je savais que c'était dans ma nature, que j'étais le maillon fort de la chaîne alimentaire, mais je pouvais toujours éviter dans tuer d'autres. J'ai commencé à saisir ce qu'était ma vraie nature, et ce qu'elle impliquait. J'ai marché longtemps. J'avais été seule pendant la majorité de ma vie, ainsi, la solitude ne me dérangeait pas. J'ai fini par trouver la sortie de toute cette verdure. Je n'ai pas prêté attention à l'endroit où j'étais. En fait, je ne l'ai jamais fait pendant bien longtemps. Je suis allée de coins sauvages en coins sauvages. Et puis, un jour, mes pas m'ont menée en Égypte. Je me suis retrouvée devant un pyramide. C'est ce jour-là que j'ai compris que j'avais sillonné le monde entier sans rien en voir. J'ai voulu apprendre, voyager encore, visiter. J'ai foulé chaque centimètre carré de cette Terre, sans jamais retrouver les endroits qui m'avaient abrité pendant si longtemps. Je me suis mêlé au peuple, me suis rendue compte que le Christianisme était Roi, que nous étions en l'an mille. J'ai effectué quelques recherches, et j'ai vu que je faisais partie de ce monde depuis au moins deux mille ans. Mon esprit a commencé à s'ouvrir à la vague de nouveauté qui le frappait de plein fouet. Je me suis mise en quête de mes semblables, après avoir compris qu'aux yeux de l'humanité, je n'existais pas. Mes pas m'ont donc naturellement conduit en Italie.
Je me redressai. Tout ce qu'elle m'avait dit m'apparaissait comme totalement inconnu. Jamais je n'eus pu penser qu'une vampire fût capable de vivre aussi longtemps, même en sachant que nous étions les êtres qui nous rapprochions le plus de l'immortalité. Ainsi, qu'elle me parlât de l'Italie m'aide un peu à prendre quelques repères dans son incroyable récit.
-C'est là que tu as rencontré Carlisle?
-Pas encore. J'avais deux mille ans et je contrôlais ma soif, certes, mais pas mon don. En réalité, je savais que je pouvais faire des choses vraiment étranges _plus que celles que font un vampire normal, en tout cas_ mais ça s'arrêtait là. La plupart du temps, j'usais de ce pouvoir inconsciemment. Le seul problème, c'est que les Volturi avaient déjà entendu parler de moi, étant donné que j'avais semé la pagaille dans pas mal d'endroits. Et sans le savoir, je venais de pénétrer dans la ville la plus sûre du monde : leur repère.
-Volterra, murmurai-je en retour.
-Exact. J'y suis entrée de nuit, par les égouts. Mais le matin, un soleil resplendissant s'est levé sur la ville. J'avais appris à mes dépends au fil de mes escapades urbaines qu'il ne valait mieux pas se montrer en plein jour lorsqu'on était un vampire. Donc, j'étais coincée. Heureusement pour moi, la ville n'était pas aussi peuplée qu'elle l'est aujourd'hui. J'ai donc pu me déplacer un minimum sans attirer l'attention des humains. Malheureusement pour moi, le fait que la ville compte moins d'habitants et de touristes a fait que les gardes, eux, m'ont repérée. Ils sont venus me chercher. Curieuse de rencontrer mes semblables, je les ai suivis à l'intérieur du palais. Lorsque j'en suis ressortie, j'étais à leur service.
Elle se tut, mais l'histoire n'était pas terminée. Elle l'avait promis : elle me dirait tout.
-Que s'est-il passé avec Eux ? La relançai-je.
-Quand les gardes sont venus me voir, ils n'étaient pas hostiles, juste prudents, reprit-elle. Ils ont fait ce qu'ils faisaient toujours quand ils voyaient un vampire pas très discret, et m'ont amenée au palais. Marcus et Aro sont arrivés. Le premier voulait me tuer. Lorsque j'ai vu ça, je me suis fermée comme une huître. J'ai refusé de répondre à leurs questions. Du coup, Aro ne s'opposait pas vraiment au fait qu'on m'éliminât. Puis j'ai paniqué, et mon don s'est mis en marche tout seul. C'est ce qui m'a sauvée. Aro a fait sortir Marcus et a commencé à me parler le plus gentiment du monde. Il a fait le lien avec le vampire qui donnait du fil à retordre aux humains. Mais le roi de Volterra est un collectionneur, et il n'avait jamais vu de don semblable au mien. Peut être n'en a-t-il toujours pas rencontré, d'ailleurs. En tout cas, j'ai fini par capituler. Après tout, j'étais coincée. Je ne faisais pas partie d'un clan puissant et nombreux comme le vôtre. Me tuer n'aurait posé aucun problème à personne, sauf peut-être à Aro, qui m'aurait regrettée jusqu'à trouver plus fascinant. En fait, soit je me joignais à eux, soit je mourrais. Malgré mes deux mille ans d'existence, j'étais bien trop curieuse du monde qui m'entourait. Aussi le choix n'a pas été difficile à faire.
-Et puis?
-Et puis j'ai réussi à contrôler mon don, grâce à Aro. J'ai rapidement obtenu une place importante dans la hiérarchie des Volturi. En fait, j'étais la vampire la plus hautement placée du clan, Aro, Marcus et Caius exceptés, bien entendu. Et Carlisle est arrivé.
Le silence se fit à nouveau dans l'habitacle. Forks était en vue, et nous arriverions chez moi dans une paire de minutes. Je savais que la partie la plus intéressante de l'histoire était là, dissimulée par le mutisme de Christanie. Je la pressai.
-Et ?
-Nous sommes devenus amis. J'avais réussi à faire accepter aux Volturi le fait que je ne buvais pas de sang humain. Carlisle était heureux de rencontrer quelqu'un qui partageât un tant soit peu ses opinions. Il n'est resté que peu de temps avec nous, mais cela a suffi à …
-Suffi à quoi? Demandai-je.
Je sentais que Christanie ne pouvait pas raconter ces souvenirs sans douleur. Tout mon être le sentait. Mais je voulais vraiment savoir. Je désirais plus que tout mettre au clair ce qui n'était que quelques soupçons pour l'instant.
Nous arrivâmes sur le chemin de la maison. Christanie s'arrêta, mais je ne sortis pas de la voiture.
-Cela nous a suffi pour faire la plus grosse bêtise de notre vie.
Elle ne me regardait pas. Elle ne regardait rien, je crois. Ce qu'elle venait de dire me frappa. Elle et Carlisle. Mon cœur sans vie se serra douloureusement.
-Sors, m'ordonna-t-elle.
J'obéis, plus que conscient du déchirement qu'elle éprouvait. Néanmoins, avant de refermer la portière, je ne pus m'empêcher de poser une dernière question. Celle que, je m'en rendis compte à ce moment-là, je considérais finalement comme la plus importante.
-Tu l'aimais?
Elle remit le moteur en marche et enclencha la marche arrière.
-Il m'aimait.
Elle tendit le bras, claqua la porte, et fit demi-tour.
Review? Taper? Pas taper?
