Hello =)

Comment vont mes lecteurs préférés? Je suis désolée de ne pas avoir pu poster avant, mais avec la rentrée ... 1°L, c'est assez bordélique, en fait =).

Enfin bref, voici le tout premier chapitre. Il était plus long, mais je l'ai scindé en 2 pour pouvoir ajouter quelques trucs.

R.A.R :

Mrs Esmée Cullen : Merci de ta review. J'espère que la suite te plaira tout autant.

Disclaimer : Rien n'est à moi ...

Enjoy'


Chapitre I : Le départ

Je ne pris rien. Aucun bagage, je veux dire. Je me contentai de ma voiture, et de mon téléphone portable. Je fermai la maison soigneusement, et glissai les clés dans la poche de mon jean.

Le soleil diffusait une lueur légèrement rougeoyante sur la Terre, et l'astre, à cette heure de la journée, n'était plus qu'un cercle orange dans le ciel, cercle qui allait bientôt disparaître pour laisser place à la lune. Le vent s'était levé, et les arbres dodelinaient de la cime. La nuit ferait bientôt son apparition, et, au vu des nuages qui s'amoncelaient au loin, la pluie l'accompagnerait très certainement. Ce fait n'était pas étonnant quand on savait que la journée avait été exceptionnellement sèche. Je jetai un ultime regard, rapide et distrait, certes _mon esprit était bien trop embrouillé pour que je remarquasse la beauté des lieux_ au paysage, plus pour vérifier si aucun Cullen ne me surveillait, que par nostalgie de la ville de Forks, et montai dans ma Mercedes. Le moteur rugit quelques secondes plus tard, et le bolide rouge s'engagea tranquillement dans la rue. Le véhicule prit rapidement de la vitesse, et bientôt, je sortis de Forks.

Les routes étaient presque désertes, en ce début de soirée. Je poussai ma voiture au maximum de sa puissance, et laissai les chevaux parler, maniant parfois le volant pour éviter les quelques autres véhicules qui croisaient ma route. J'allumai la radio, mais, ne trouvant pas une station qui me satisfît, insérai rapidement un CD dans le lecteur. Je me concentrai sur chaque son, chaque parole, de chacun des morceaux qui passa. Je n'avais pas remonté la capote de la Mercedes, aussi le vent de plus en plus violent et glacé griffait mon visage. Cette sensation ne me gênait pas, néanmoins, je fonçai vers les nuages que j'avais vu auparavant, ainsi, lorsque les premières gouttes de l'orage qui se préparait roulèrent sur ma peau, je me résignai à me mettre à l'abri. Les notes de musique rebondirent sur les parois de l'habitacle. Au lieu de le baisser, j'augmentai encore le volume, jusqu'à ce que les hauts parleurs en tremblassent. De cette façon, je ne pensai pas. A rien. Mon esprit vide résonnait du vacarme autour de moi. Le trajet ne dura pas longtemps, mais j'avais fait en sorte d'arriver juste à temps pour prendre mon avion, et ne pas avoir à attendre, et donc, à ressasser les derniers évènements. J'arrivai à l'aéroport dans cet état léthargique. Lorsque je coupai le contact, mon barrage mental, bien précaire il est vrai, céda, et la réalité me submergea, m'engloutit toute entière, me compressant le cerveau, m'empêchant de respirer _bien que je n'en eusse pas besoin. Je haletai, la tête me tourna. Ce réactions physiques n'étaient pas vraiment réelles, je le savais. Elles étaient plus un signal d'alarme que mon esprit torturé m'avait lancé. Cela voulait simplement dire que j'en avais plus qu'assez de tous ces problèmes, et que je ne devrais pas être là, mais tranquille, chez moi. C'était en fait un appel à la cessation des hostilités, au retour au rêve, loin de la dure vérité. Plus que la gravité de la situation _une vampire et sa nièce étaient prisonnières à Volterra_ ce fut la prise de conscience de ce que je m'apprêtais à faire qui me frappa. J'allais retourner chez les Volturi.

Je m'étais extirpée de ma voiture, avais remis les clés dans une de mes poches, et avais titubé jusqu'au terminal. Enfin, j'avais embarqué. L'avion avait décollé, et, a présent, j'avais au moins une certitude de plus : je ne pouvais pas revenir en arrière. Je fermai les yeux. Je me trouvais dans un espace clos, au-dessus des nuages, entourée d'humains. Je n'avais pas mangé depuis des jours, chose que j'aurais sans problème supporté si mes nerfs n'avaient pas été mis à rude épreuve comme c'était le cas ces derniers temps, et le voyage durerait au moins six heures. Je ne respirai plus, me forçant à une immobilité parfaite. J'étais totalement désœuvrée, et le souvenir de ma dernière rencontre avec Jasper me revint rapidement à l'esprit, bien sûr, et là, je ne parvins pas à repousser ces pensées douloureuses. Il n'aurait pas du faire ça. M'embrasser. Et j'aurais du réagir, le repousser. Mais, pour être tout à fait franche, j'avais eu envie, au moins autant que lui, de ce baiser. Je l'avais imaginé mille fois, de mille façons différentes. Néanmoins, la réalité avait dépassé, en plaisir, en intensité, mon imagination. Je revis son visage, près du mien, je ressentis le souffle glacé de sa respiration sur ma peau, ses mains sur mon corps, dans mes cheveux. A nouveau, je haletai, et cramponnai mes mains aux accoudoirs de mon siège. Ma voisine me jeta un regard inquiet et effrayé. Je murmurai que j'avais le mal de l'air, et fixai le plafond au-dessus de moi. Ce n'était pas le moment de penser à ce genre de choses. Néanmoins, mon corps en ébullition était le témoin le plus marquant, le plus parlant, de la scène passée. Scène que je regrettais de tout mon être, mais que, pour rien au monde, je le savais, je n'aurais voulu oublier, en fin de compte. Nos actions allaient nous créer des problèmes, à lui comme à moi, mais, au vu de la tension qui nous habitait tous les deux, nous n'aurions pu l'éviter.

Je soufflai un grand coup, et dus me rendre à l'évidence : les Volturi, une fois qu'ils auraient accepté mon retour _et ils le feraient, aucun doute n'était permis là-dessus, je le savais_ seraient la solution idéale à ma non-histoire avec les Cullen.

Paris. La plus belle ville du monde. J'étais parisienne, ou plutôt, j'étais née à l'endroit où la ville se tenait à présent. Mes souvenirs quant à son existence d'alors restaient et resteraient flous. Mais aujourd'hui, la beauté des lieux m'importait peu. Une fois sortie de l'aéroport, je pris un taxi, qui m'emmena aux abords de la ville, en banlieue. Il faisait nuit noire, aussi, je pus me mettre en route directement, et courir à pleine vitesse sans craindre de me faire surprendre, une fois la voiture qui m'avait amenée, éloignée. Je courus vite, et longtemps. Je prévoyais d'aller jusqu'à Volterra, et ce, d'une traite. Chaque minute comptait. Les Cullen seraient rapides. Il me fallait arriver avant eux. Impérativement. S'ils atteignaient la cité italienne avant moi, tout ce que j'avais planifié tomberait à l'eau. Poussée par cette perspective, j'accélérais encore et encore. Mais un corps de vampire a lui-même ses limites. Je n'étais pas extrêmement rapide de nature. Lorsque j'arrivai à la destination, un peu moins de vingt quatre heures après mon départ de la capitale française, je dus m'arrêter de courir, avant d'entrer dans la ville, pour ne pas me faire repérer. Ce me fut fatal. Mes jambes ne répondirent plus, et subitement, je m'effondrai. Je n'avais pas mal, mais la sensation d'impuissance que je ressentis à ce moment-là dépassa tout ce que j'avais pu éprouver auparavant. Je ne pouvais plus me lever. J'étais paralysée. Se retrouver dans une telle situation était monstrueux. J'étais désemparée, néanmoins, je restai consciente de tout ce qui m'entourait. Je n'eus pas à attendre longtemps avant de me faire repérer par les gardes Volturi de la cité. Et lorsqu'un vampire se pencha au-dessus de moi, je bégayai :

-Aro …

L'inconnu me prit dans ses bras et me porta jusqu'à sa voiture. Il me déposa délicatement sur la banquette arrière. Je remarquai une tenue de la même couleur que celle qu'il portait, à côté de moi. C'était le vêtement réglementaire des Volturi. Celui qui était devenu, d'une certaine façon, mon sauveur, se glissa derrière le volant et démarra tranquillement. Après un instant de silence, il déclara en italien, mais avec un fort accent anglais :

-J'ai la nette impression de vous avoir déjà vue.

Avant de répondre, je détaillai mon interlocuteur. Il était grand et bien bâti. Ses cheveux blonds formaient un joyeux bazar au sommet de sa tête. Sans surprise, il était plus que beau et ressemblait à un mannequin. Néanmoins, il dégageait un telle sauvagerie que je n'eus aucun doute quant à son rôle parmi les Volturi : c'était un traqueur. Mais j'étais sûre de ne pas le connaître. Dans le cas contraire, je m'en serais souvenue.

-Je ne crois pas.

Dans le rétroviseur, je vis son sourire.

-Pourtant, votre visage m'est vraiment familier. Quel est votre nom?

Je fixai mon regard au-dehors. L'idée me vint que la cité n'avait pas changé. En réalité, je n'avais que faire des questions de cet inconnu.

-Je m'appelle Christanie Montes, répondis-je d'une voix absente.

Le vampire tourna brusquement la tête vers moi.

-Houa, murmura-t-il.

-Houa? Répétai-je en haussant un sourcil, incrédule.

Mais sans répondre, il se détourna et accéléra. Je ne lui prêtai pas plus d'attention. Qui il était, et ce qu'il pensait m'importait peu. Dans quelques minutes, je serais face à Aro. Seule cette pensée comptait.

Les fourmis quittaient peu à peu mes jambes, et je redevenais maître de mes mouvements. Lorsque je me redressai, la voiture s'était déjà engagée dans une ruelle que je connaissais bien. Mon chauffeur descendit et vint m'ouvrir la porte. J'acceptai sa main, mais, une fois debout, ne lui laissai pas le temps de réagir et déclarai :

-Je vous remercie, mais je connais le chemin.

Il planta ses pupilles écarlates dans les miennes.

-Je n'en doute pas, murmura-t-il. J'espère que nous nous reverrons.

-Je n'en doute pas, rétorquai-je, avec un léger sourire.

Néanmoins, j'étais intriguée. Il semblait encore une fois sûr de me connaître. Je le regardai remonter dans sa voiture et démarrer. Quand il se fut éloigné, je partis à la rencontre des Volturi.


Review?