Hello readers !
Je suis vraiment désolée, cela fait plus d'un mois que je n'ai rien posté, mais c'est vraiment le bordel, en ce moment. J'espère que ce chapitre vous plaira. Je l'ai bien travaillé, et comme promis, il fait un tout petit peu plus de 1500 mots.
Je vous annonce aussi que, oui, j'ai commencé l'écriture du livre IV ! Youpeee !
Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à Meyer.
Enjoy'
Chapitre II : Aro Volturi et moi
-Vous ne pouvez pas entrer comme ça ! Je dois d'abord vous annoncer.
J'attrapai le joli foulard de soie rose que portait la réceptionniste, et attirai la jeune femme à moi. Elle allait tomber sur ma poitrine, mais je me décalai au dernier moment, et elle s'écrasa au sol, en criant :
-Au secours !
Je l'ignorai et m'engageai dans le couloir qui menait à la salle de réunion. Ça et là, autour de moi, des portes s'ouvraient sur mon passage. Néanmoins, à ma grande surprise, personne n'osa m'approcher. Je ne savais pas pourquoi tous me laissaient faire, mais c'était mieux comme ça.
Je poussai la porte que je cherchais, et qui n'avait pas changé, d'un geste désinvolte, et entrai dans la pièce. Lorsque le lourd battant se referma derrière moi, j'examinai ce qui m'entourait. Au premier abord, je ne remarquai rien de changé. Les tentures étaient toujours à leur place, immaculées. Néanmoins, un reflet doré attira mon attention vers le fond de la salle. D'immenses tableaux de maître _ des portraits _ étaient alignés sur le mur devant lequel se tenaient quatre trônes. Celui d'Aro fut le premier que je vis, probablement parce que l'éclat que j'avais vu provenait de la plaque d'or sur laquelle était gravé son nom. A ses côtés, à gauche, Caius Volturi. Je m'attendais logiquement à trouver Marius à droite, mais j'eus un sursaut de surprise en découvrant mon propre portrait, que j'avais cru brûlé dans un incendie qui avait ravagé l'atelier du peintre. En dessus, on avait gravé, sur une autre plaquette dorée : Christanie Montes-Volturi. Je fixai mon nom, incapable de détacher mon regard de cette atrocité. C'était totalement ridicule ! Comment avaient-ils pu faire quelque chose d'aussi absurde? Je n'étais pas un trophée, ou un être indispensable. J'étais juste moi. Néanmoins, ils avaient osé. Ils m'avaient réintégré aux Volturi. Pire, ils avaient fait de moi l'un des membres les plus éminents de cette famille. Cette acte ne signifiait pas grand chose pour l'instant _je ne comprenais pas du tout pourquoi ils avaient fait ça_ sauf que j'étais ou allais être reconnue comme faisant partie de la caste italienne, et ce, dans le monde entier. J'étais prise au piège. Ils m'avaient eue.
-Et la petite fille fautive et honteuse revint à la maison. Et le père indulgent ouvrit les bras, et, d'un geste de la main, balaya tous ses pêchés.
Aro. C'était typique de lui. Il trouvait une phrase pas trop mal, lui donnait des accents bibliques, et la déclamait comme un comédien grec au théâtre,. Bien entendu, tout le monde l'applaudissait.
Je me tournai lentement vers lui. La rage qui devait briller dans mes yeux ne sembla pas l'effrayer le moins du monde.
-Tu as vu? Me fit-il remarquer en souriant. J'ai fait placer ton tableau, en prévoyance de ton arrivée.
Je ne cachai pas ma surprise.
-Tu savais?
-Mlle Cullen a fini par coopérer, tout de même.
Mon regard se voilà et je soupirai :
-Il faut dire que vous avez des arguments plutôt convaincants …
-Je ne te le cache pas, rit-il.
Il me quitta des yeux un instant pour s'installer sur son siège, et m'invita à faire la même chose. Je restai debout.
-Christanie … soupira-t-il, en levant les yeux au ciel, plus amusé qu'exaspéré par mon attitude bornée.
-Tu dois savoir pourquoi je suis là, avançai-je, le plus sérieusement du monde.
-Exact. Mais j'aimerais te l'entendre dire. Et j'aimerais aussi, soit dit en passant, que tu t'installes plus confortablement. Nous sommes de vieux amis, toi et moi. Je ne veux ni cérémonie, ni gêne, ou tension entre nous. C'est hors-de-question !
Ce fut à mon tour de soupirer, mais je fis ce qu'il avait dit, et m'assis à côté de lui. J'observai un instant la salle, pensive. Il fallait que je me fisse une raison. C'était définitivement la meilleure solution. Celle qui m'éloignerait des Cullens et me garantirait sécurité et protection. Mais à quel prix? Brusquement, une pensée me traversa l'esprit. Je ne pus m'empêcher de demander, même en sachant que je le regretterais :
-Est-ce que je peux les voir?
-Essaierais-tu de changer de sujet?
Je secouai la tête.
-Je veux juste être sûre qu'elles vont bien, et qu'elles repartiront sans encombre, Aro.
-Bien entendu ! Suis-moi !
Brusquement, il bondit jusqu'à la porte. Je le suivis, à la fois amusée et admirative face à l'énergie dont il faisait preuve en toute circonstance. Nous retournâmes dans le hall d'entrée, ou la secrétaire était toujours à son poste, légèrement tremblante. Dès qu'elle me vit, elle ouvrit la bouche, sûrement pour protester, ou pour crier, mais Aro-Le-Magnifique la coupa dans son élan.
-Ce n'est rien ma petite, ce n'est rien ! Il va falloir vous y habituer. Cette belle jeune femme est une très bonne amie. Et puis, Christanie ne mord pas, voyons …
Il éclata de rire à son propre jeu de mots, et continua son chemin. Je restai dans son sillage, sans accorder un regard à l'humaine. Le vampire descendit aux cachots, situés sous le bâtiment. Ils étaient vides, je le sentais, à l'exception de la cellule du fond. Devant celle-ci se tenait un garde, droit comme un piquet. Le Volturi le congédia d'un geste.
-Chris? Entendis-je.
-Salut Alice, murmurai-je en m'accroupissant devant les barreaux.
Dans les bras de la brune, une petite chose tremblait. Je compris que c'était elle, Renesmée. Le doute ne fut plus permis lorsqu'elle leva les yeux et croisa mon regard. Devant moi se tenait le mélange parfait de Bella et Edward. Comment deux êtres aussi exécrables qu'eux pouvaient-ils donner naissance à une petite fille aussi mignonne? La génétique était définitivement un miracle.
J'étais de mauvaise foi, je le savais. Les parents de la gamine, aussi insupportables qu'ils fussent, étaient très beaux. Il fallait juste espérer que la petite ne fut pas comme ses géniteurs.
Alice Cullen ne me demanda pas ce que je faisais ici, bien entendu. Mais l'air désolé qui s'affichait sur son visage valait tous les mots du monde. Je fronçai les sourcils avant de détourner le regard.
-Je suis désolée, déclarai-je simplement. Embrassez Carlisle de ma part.
Elle ne répondit pas. Elle devait m'en vouloir, c'était sûr. Je me redressai, ne supportant pas de rester ici une seconde de plus. Je fis demi-tour, et me dirigeai vers la sortie, Aro sur mes talons. Je pouvais sentir le sourire satisfait qu'il arborait sans gêne. Néanmoins, je m'immobilisai lorsque la voix d'Alice résonna dans la pièce presque vide.
-Tu n'embrasses pas Jasper?
La phrase fit vibrer chaque parcelle de mon corps. Je fermai les yeux, et serrai les poings. Et elle devait savoir que j'étais dans cet état. Elle devait avoir vu.
Malgré moi, je me retournai vers la cellule, et croisai le regard surpris et amusé d'Aro. Il tenta de me toucher, pour voir si mes pensées étaient lisibles, mais je l'esquivai. Alice reprit la parole, arrachant un peu plus mon cœur à chaque mot prononcé :
-Je le ferai quand même pour toi. Avec tout l'amour du monde.
Je sortis, le rire du Volturi à ma poursuite.
Aro m'avait rattrapée en deux ou trois enjambées.
-Quelle idée de t'éprendre d'un jeune homme qui a déjà trouvé sa moitié?! Mais ne t'inquiète pas, James fera très bien l'affaire, pour te consoler. Tu l'as déjà rencontré, je crois?
-C'est exact, lâchai-je froidement.
-C'est un très bon traqueur, et il est très aimable, souligna-t-il inutilement.
-Il est très gentleman, très prévenant, concédai-je.
-Le flegme anglais, sans doute, rit Aro.
Je ne réagis pas.
-Sinon, Demetri peut très bien faire l'affaire, n'est-ce pas? Insista le Volturi.
Je me crispai. S'il y avait bien une personne que je ne supportais pas, c'était lui. Et Jane, aussi, mais ça, c'était une autre histoire.
Le vampire éclata de rire face à ma réaction, et m'attrapa par l'épaule.
-Finissons-en, veux-tu? Maugréai-je en me dégageant d'un geste.
-Je t'écoute alors …
Nous étions revenus dans la salle des trônes. Il repartit s'assoir, tandis que je restai debout. Cette fois-ci, il ne me demanda pas de m'installer à ses côtés.
-Je souhaite revenir ici, lançai-je.
Ma phrase résonna longuement sur les murs de la pièce. Aro joignit les mains, ravi.
-Tu as posé tes conditions : la liberté des deux Cullens, finit-il par déclarer avec une voix mièvre.
-Pose donc les tiennes, tu en meurs d'envie, grinçai-je.
Il plongea ses yeux vermeils dans les miens, bien différents des siens. Un éclat enflamma ses pupilles, et je sus que j'étais perdue. Il avait déjà tout planifié, grâce au don d'Alice, je le savais, à présent. Il pouvait me demander n'importe quoi. Je me voyais déjà mariée à Demetri, ou James, chose ridicule, je le savais au fond de moi. Il ne demanderait pas ça. Je me voyais déjà obligée de cohabiter avec Jane. Les idées les plus affreuses me vinrent à l'esprit. Mais j'oubliais la base. Abrutie par les évènements, je fus surprise par ce qu'il me demanda, alors que je n'aurais pas du l'être. Après tout, c'était le fondement-même de notre existence.
-Laisse tomber le sang animal.
Review?
