Bonsoir =)
Bonnes fêtes, avant tout =P. Ensuite ... je m'améliore, non? J'ai pas mis trop trop longtemps pour ce chapitre, il me semble? Okay, je me tais ...
Bref. J'espère que les vacances se passent bien, pour ceux qui y sont. Personnellement, je n'ai toujours pas commencé mes devoirs. Ça craint, je sais.
Disclaimer : Riiiiien n'est à moi. Croyez-moi, j'aimerais bien avoir Carlisle ou Jasper ou Jacob (même s'il n'apparaît pas dans ma fic) ou Emmett, ou ... non, pas Edward. On aimerait toutes, hein?
Enjoy'
Chapitre IV : Le repas
J'avais enfilé une simple robe noire, d'un célèbre couturier. Un classique que je pouvais porter en toute circonstance. Je l'avais extirpée de mes valises, qui étaient enfin arrivées à Volterra.
Il faisait nuit noire, et, dans le silence total de la tour des Volturi, le bruit de mes talons hauts résonnait sur chaque mur, dans un claquement lugubre. J'avais l'impression de courir à la mort. Et peut être n'était-ce pas qu'un pressentiment.
J'entendais déjà le murmure des conversations de mes semblables. Je m'arrêtai devant la porte. Aro prit aussitôt la parole pour demander le silence.
-Mes amis, commença-t-il avec sa verve et son exubérance habituelles. Mes amis, si je vous ai réunis ce soir en ce lieu, ce n'est pas seulement pour festoyer.
Des bruissements d'approbation s'élevèrent dans l'air avant de retomber lorsque le vampire reprit :
-Si vous êtes ici, c'est pour accueillir comme il se doit une personne qui m'est chère. Son don est unique, et inestimable. Aujourd'hui, nous devons fêter son retour dignement, car, elle est moi en avons convenu : elle est restée loin de nous bien trop longtemps.
J'imaginais les vampires, regroupés autour de l'orateur, de Caius et de Marcus, qui devaient se tenir debout devant leur siège, le dos tourné aux immenses portraits fixés au mur. Caius se tenait probablement, comme à son habitude, à la gauche d'Aro, mais à droite, je le prévoyais, un espace, un siège, avait dû être laissé, juste avant celui de Marcus : le mien.
-Cette vampire, continuait Aro, vous la connaissez. Son visage orne nos murs. Elle a été, et redeviendra, l'une des figures de proue de notre famille.
Je me pris à sourire. Jane devait grimacer, à ce moment précis. J'attendis patiemment que le grand chef terminât son discours :
-Chers amis, accueillez comme il se doit notre chère, très chère, Christanie Montès-Volturi.
L'appellation me fit frissonner, mais je me repris avant de pousser les battants de la porte et d'entrer dans la pièce.
Tous les regards _vermeils_ étaient fixés sur moi. Je savais exactement quoi faire. Avancer jusqu'à Aro. Il me serra chaleureusement dans ses bras, un peu trop peut être. Il ne pouvait déchiffrer mes pensées qu'en se concentrant, je le savais, aussi en laissai-je traîner une, de façon à ce qu'il la comprît.
Arrête ça, tu veux?
Il me sourit, comme un père sourit avec indulgence à un enfant qui n'a pas tout compris à ce qu'on vient de lui expliquer, et me lâcha enfin. Le silence était de plomb. Je n'étais pas aimée, ici. Jadis, je passais mon temps avec Carlisle. Penser à lui m'arracha une légère grimace, qu'Aro capta, mais je fis comme si rien ne s'était passé.
Jane, Marcus et Caius et m'appréciaient guère. Je passais mon temps à m'accrocher avec Demetri, même si, au fond, je l'aimais sincèrement. Felix ne me prêtait aucune attention. De mon côté, je ne faisais aucun cas des autres.
Le traqueur et son ami s'avançaient vers nous. A ce moment là, Caius déclara en souriant de plaisir :
-Ce n'est qu'une question de minutes avant que le festin ne commence.
Dans l'assemblée, il y eut de nombreux murmures approbateurs. Je me raidis légèrement, mais me repris presque aussitôt.
-Felix, Demetri, salua Marius. Jane, ajouta-t-il après un temps d'arrêt.
La blonde s'était immiscée entre le duo, et m'adressai un sourire trop poli pour être sincère. Elle rendit son salut au vieux vampire et m'apostropha :
-Et bien, te voilà de retour. Il est vrai que tu nous as tellement manqué …
L'arrivée de James me dispensa de répondre.
-Ah ! S'exclama Aro. Je ne te présente pas James ! C'est avec lui que tu travailleras. Ce cher Demetri n'a plus rien à t'apprendre …
-Parce que lui, si, peut être? Grinça le concerné.
-Voyons, je ne dis pas qu'il est meilleur que toi, je dis juste qu'il est différent. Et je veux que Chris voit quelque chose d'un peu nouveau, pour elle.
Je haussai les sourcils. Felix le remarqua et m'expliqua :
-James est plus délicat, dirons nous …
L'autre traqueur grogna et jeta un regard lourd de reproches à son ami. Celui-ci l'ignora.
-Les gènes anglais, sans doute, cracha Demetri.
Ainsi dit, cela ressemblait à une insulte, mais son adversaire sembla pas s'en formaliser. Il se contenta de sourire, en murmurant :
-Alec arrive.
En effet, la porte s'ouvrit sur le vampire. Il était suivi d'une trentaine de personnes.
-La visite nocturne, souffla Jane avec une délectation morbide, les yeux étincelants.
Malgré moi, je frissonnai. Le guide présenta les lieux et invita les humains à entrer. Je remarquai alors qu'un buffet avait été dressé, probablement pour donner le change et créer l'illusion que tout ceci n'était qu'une mise en scène. Les visiteurs obéirent et entrèrent. Néanmoins, leur malaise était palpable. Ils restaient en groupe, peut être sans comprendre pourquoi ils agissaient de la sorte.
La porte se referma derrière eux avec un bruit qui me parut lugubre. Les conversations reprirent, comme si de rien n'était, et Alec proposa une nouvelle fois à nos invités de ce soir d'aller prendre une collation.
Brusquement, la lumière s'éteignit. Les humains s'agitèrent, aveugles, et perdus. Je les vis se tourner, essayer de trouver un mari, une femme, un fils, près d'eux. Je les entendis demander à ce qu'on rallumât. Les vampires se délectèrent du spectacle pendant quelques secondes, puis ils bondirent. Des cris de peur, puis de souffrance, brisèrent le murmure des conversations désormais inexistantes. Ils s'étaient tous jetés sur leur proie. Sauf moi. J'étais restée sur le bord de la piste, pétrifiée, incapable de m'enfuir, incapable d'ignorer l'odeur du sang, incapable de fermer les yeux devant ce spectacle auquel, malgré mes nombreuses années passées ici, j'avais toujours refusé d'assister. Je vis, et chaque parcelle de mon corps sentit, le sang gicler des gorges offertes. J'étais prise d'une fascination morbide pour cette bataille inégale, bataille dans laquelle les vampires n'avaient aucun adversaire, aucun ennemi. Ils avaient déjà gagné.
Je ne pris conscience du retour d'Aro à mes côtés que lorsque son prisonnier gémît.
-A toi l'honneur, m'invita-t-il avec un sourire.
J'aurais pu tenter de désobéir, mais je n'y pensai même pas, en réalité. J'étais comme envoûtée par le spectacle qui s'offrait à mes yeux.
Je saisis lentement le jeune homme par les épaules. Il ne se débattait pas, sanglotait simplement et pitoyablement. J'approchai ma tête de son cou, mes lèvres de la veine qui palpitait furieusement. Ma gorge brûlait d'un feu trop longtemps resté inassouvi. J'ouvris la bouche, et mes dents frôlèrent la peau pâle et élastique de ma victime. J'exerçai une légère pression, et la barrière de chair céda. Je sentis chaque vaisseau se sectionner, chaque os craquer, comme si c'était les miens.
Un flot de sang tiède envahit ma bouche. Alors, impulsivement, je raffermis ma prise sur les épaules de l'homme, et bus plus avidement.
Je savais ce qu'il se passait. C'était inévitable. Et je n'en étais même pas effrayée, ou dégoutée. Je redevenais, à chaque gorgée, l'animal que j'avais été pendant des centaines d'années. L'être que j'étais devenu, que j'avais mis tant de temps à construire, pour lequel j'avais tant souffert, pour lequel je m'étais dépassée, pour lequel j'avais tout enduré, mourut lorsque ma victime respira pour la dernière fois. Sans tenir compte du fait que ma proie était morte, je mordis un peu plus dans la chair. Aro me présenta un autre humain. Je lâchai brusquement celui que je tenais, avide de sang. J'entendis à peine Aro murmurer :
-Tu as tant d'années à rattraper …
Ma langue entra à nouveau avec du sang. Et ma conscience fut néant.
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