2 Un patient inattendu.

Il faisait très beau aujourd'hui, le ciel était d'un remarquable bleu, le mois de juin s'annonçait prometteur.

Harry descendit le sentier qui allait chez Hagrid à vive allure, pas le temps de s'attarder le temps lui était compté. Ses pas agiles le portaient presque, son sac battait ses flancs et sa cape légère flottait derrière lui. Les quelques élèves de Poudlard qui le croisaient soupirèrent de le voir passer si vite, pas le temps de lui parler ou de le saluer ou simplement pouvoir le regarder tout à loisir.

L'homme avait bien changé depuis huit ans qu'il avait quitté l'école. De gringalet il était devenu plus grand et plus fort, la fine musculature qu'on devinait sous sa chemise était là pour le prouver d'ailleurs. Ses jambes longues étaient à elles seules un enchantement pour la vue et que dire de son visage aux lignes douces éclairé par son regard vert si intense.

L'homme de vingt-cinq ans arriva chez le demi-géant qui assurait toujours ses cours avec autant de ferveur qu'auparavant. Rubeus Hagrid aimait plus que jamais les animaux qui avaient la particularité d'être incompris et ignorés. Le demi-géant n'avait pas changé ses habitudes depuis qu'Harry le connaissait, toujours à traiter ses bestioles avec respect et amour.

Les deux hommes se côtoyaient souvent pour le travail et aujourd'hui ne faisait pas exception à la règle, le survivant venait chercher son ami pour une urgence, une de plus d'ailleurs.

Le médicomage Potter habitait désormais à Poudlard, le jeune homme avait dû abandonner son appartement à Londres après ses études de médicomagie à cause des visites incessantes de ses amis pas ordinaires. Les moldus curieux ne cessaient de regarder vers chez lui et se posaient de drôles de questions en voyant des formes encapuchonnées entrer chez le jeune homme mystérieux qui habitait là.

Du coté du ministère, Arthur Weasley, puisqu'il était le ministre suite à la démission de Fudge, lui avait simplement demandé d'être très prudent car voilà déjà trois fois qu'il avait reçu une plainte concernant des vampires un peu trop voyant qui se promenaient du côté moldu, chez Harry plus précisément. Et ce n'était pas au goût de tout le monde.

Bon il n'était pas intervenu puisque Harry avait déménagé sans problème, il savait bien qu'il ne pourrait pas continuer comme ça et puis vraiment il ne voulait pas ennuyer le Gryffondor qui faisait un excellant travail avec les êtres de la nuit et même ceux qui n'en étaient pas.

De ce faite Harry retourna à Poudlard et Albus Dumbledore lui proposa bien gentiment de lui prêter, près des serres de Pomona Chourave, enfin maintenant c'était Neville qui s'en occupait et qui avait repris les cours de la brave femme qui avait pris une retraite bien méritée,

une petite maison abandonnée. Celle-ci n'avait besoin que d'un nettoyage approfondi pour être habité immédiatement et accueillir le survivant qui n'en espérait pas autant.

Le jeune homme avait installé ses quelques meubles et d'un coup de baguette avait juste changé la couleur des murs. Il avait mis un beau bleu soutenu avec des tentures jaunes dans sa petite salle à manger qui donnaient beaucoup de lumière et de gaîté. Sa chambre était quant à elle de couleur verte et rouge, un mélange Gryffondor et Serpentard. Son grand lit trouva sa place près de la fenêtre qui donnait sur le lac. Il se sentait bien ici, il avait l'impression de revenir chez lui après des années d'absence.

La cuisine était fonctionnelle mais très chaleureuse quand même, la grande cheminée y était certainement pour quelque chose. Les petits rideaux à carreaux bleu et blanc, puis la table de bois brut, puis les ustensiles de cuisine en cuivre donnaient une allure avenante et accueillante à la pièce.

Il avait même arrangé son propre laboratoire dans une grande pièce qui donnait sur l'arrière de la maison. Il y avait installé tout ce dont il avait besoin, et même les ingrédients les plus rares que Snape venait lui chiper parfois.

Le fourneau ronflait doucement et la bouilloire qu'il avait posée dessus sifflait agréablement. Il allait se faire un thé avant d'avoir reçu le parchemin, il avait juste eu le temps de la retirer du feu et de prendre son sac et sa cape avant de sortir de chez lui, son chez lui. Oui, il se sentait bien ici.

Maintenant ses amis pouvaient venir sans craindre de rencontrer des moldus. Ils n'étaient plus obligés de se cacher sous de grandes capes pour lui rendre visite.

-Ah ! Bonjour Harry, le salua Hagrid en déposant un scrout à pétard dans sa cage.

-Dépose-le vite et renvois tes élèves, Hagrid, nous avons une urgence. Je sais que ce n'est pas le moment et que tu dois assumer tes cours. Si ce n'était pas vraiment impératif je ne serai pas venu te déranger. J'ai déjà prévenu Albus, il est d'accord pour que tu m'accompagnes.

-C'est si pressé que ça ? Demanda l'homme à la barbe hirsute et au visage jovial.

-Je crains bien que oui, mon patient est spécial et là j'ai vraiment besoin de toi, je dirais même que c'est tout à fait dans tes cordes.

Le demi-géant fit partir ses élèves qui soupirèrent soulagés de ne pas devoir nettoyer et nourrir les sales bestioles qui, immanquablement, allaient leur infliger des blessures mordantes. Harry sourit se rappelant ses propres craintes quand Hagrid sortait ces bêtes affreuses mais au moins cette fois ce n'était pas des crabes de feu.

-Alors, de quoi s'agit-il ? Questionna l'homme imposant.

-Je viens de recevoir un parchemin de Gorok.

-Le géant qui vit dans les montagnes avec pas moins de trente hommes et femmes ! Celui chez qui tu t'es rendu il y a six mois et qui a failli te tuer parce que tu lui avais dit qu'il était inconscient de ne pas surveiller les enfants du clan ?

-Celui-là même, oui. Mais je te signale qu'ensuite il m'a donné raison et que nous sommes devenus amis, tu étais là tu t'en souviens, non ?

-Oui je m'en souviens, je me souviens aussi que ce jour-là tu n'es pas passé loin quand même de te retrouver décapité et démembré sans avoir eu le temps de te demander pourquoi.

-Oui bon je n'ai jamais dit que le métier de médicomage était de tout repos et sans risque, et puis c'est juste un mauvais souvenir, sourit le jeune homme. Finalement ces gens ont bien compris que mes intentions étaient honorables et puis nous perdons du temps, Hagrid. Allons-y un enfant est blessé et sans savoir ce qu'il a je préfère me hâter.

-D'accord, je prends mon parapluie et je te suis, nous allons transplaner je suppose ? demanda le demi-géant en décrochant d'un piquet un vieux parapluie noir en mauvais état qu'il accrocha à son bras.

-Oui, nous partons pour les montagnes blanches, on se retrouve comme la dernière fois, au col des ours.

Les deux hommes disparurent et réapparurent dans un désert caillouteux, Harry remercia Merlin qu'il n'y est plus de neige en cette saison, il ne tenait pas à se geler comme la dernière fois qu'ils étaient venus dans cette endroit isolé et qu'ils avaient dû marcher dans plus d'un mètre de poudreuse. Heureusement que les géants vivaient dans des grottes bien chauffées et que contrairement aux idées reçues ceux-ci aimaient bien leur confort.

Harry prit le chemin qu'il croyait être le bon, les deux sorciers ne firent pas deux pas qu'ils furent interrompus par une voix puissante qui les cloua sur place. Le Gryffondor leva la tête et aperçut un peu plus loin un géant qui les toisait d'un air narquois. Bon oui ils étaient petits à côté de lui et alors !

-Quand tu auras fini de te moquer de nous, Tédos, tu me feras signe !

-Je te salue, Harry Potter, je te salue Rubeus Hagrid, notre chef vous attend, répondit laconiquement le géant qui devait faire un bon cinq mètres de haut. Nous devons faire vite, Gorok s'inquiète pour son fils.

-Que lui est-il arrivé ? S'enquit le médicomage. D'après le parchemin ça paraissait assez urgent.

-Ce jeune a voulu faire le malin devant ses amis et il s'est empalé sur un pieu, d'habitude nous n'avons aucun mal pour soigner pareille blessure mais là je ne sais pas pourquoi mais la plaie ne veut pas guérir, elle s'infecte de plus en plus et Mélos a une forte fièvre.

-Pourquoi vous ne m'avez pas appelé plus tôt ? Interrogea Harry qui pressa le pas.

-Tu cours par monts et par vaux, pas facile de mettre la main sur toi, guérisseur.

Après dix minutes de marche l'étrange trio arriva en vue de la grotte immense, après les avoir laissé à l'entrée leur guide partit sans dire un mot. Harry avait déjà remarqué que les géants n'étaient guère bavards, pas que ça le dérangeait car leurs voix fortes, parfois dures et rocailleuses étaient assourdissantes.

Le Gryffondor et Hagrid entrèrent dans l'immense endroit et se dirigèrent directement vers la salle qui servait d'infirmerie aux géants. Les personnes qu'ils rencontrèrent les laissèrent passer, ils ne tenaient pas à les bousculer par inadvertance car leur poids et leur taille pourraient être fatals pour des personnes aussi petites que le guérisseur et même pour le demi-géant.

Harry ne fut pas étonné de voir Gorok au chevet de Mélos, le jeune géant était allongé sur un lit fait de pierre, une couverture épaisse le recouvrait. Le fils du chef avait le teint rouge, Harry s'en approcha et aussitôt Gorok s'éloigna pour lui laisser la place.

-Merci d'être venu si vite, gronda la voix du géant. Mélos va de plus en plus mal.

-Laisse-moi le voir, Gorok, ensuite je te dirais ce qu'il en est, lui assura Harry en posant sa sacoche sur le rebord du lit.

-Je te laisse faire, Harry, tu me trouveras dans l'autre salle, si tu as besoin de moi tu n'auras qu'à m'appeler.

-Je le ferai mais pour l'instant je dois voir de quoi souffre ton fils.

Le guérisseur avec l'aide de Hagrid retira la lourde couverture qui devait accentuer la fièvre de mélos. Les deux hommes virent une vilaine plaie suppurante d'une horrible couleur bleue étendue sur le flanc.

-Pas besoin de chercher bien loin pour deviner que la blessure c'est infectée, des morceaux de pieu doivent encore êtres fichés dedans bien profondément, annonça le Gryffondor. Il va falloir ouvrir Hagrid, et retirer tout ça. Autant dire que la journée va être longue.

-Cet enfant doit souffrir énormément, soupira le demi-géant, j'espère qu'on arrive à temps !

-On va le sauver ne crains rien, demande à ce qu'ont fassent chauffer de l'eau et qu'ont nous apportent du linge propre, demande aussi à ce qu'ont ne viennent pas nous déranger.

-J'y vais, acquiesça Rubeus, je fais aussi vite que possible !

Harry se mit au travail sans perdre de temps. Pour commencer il mit, à l'aide de sa baguette, de la glace enveloppée dans une serviette sur le front bouillant du garçon et sortit diverses potions qui allaient lui être utiles par la suite. Hagrid revint avec l'eau et la posa sur une table qu'il approcha près du lit à la portée de main du guérisseur.

-Nous devons être sûrs qu'il ne bougera pas pendant qu'on le soigne, Hagrid. Il faut le stupéfixer mais avant fais-lui boire cette potion contre la douleur.

-Il est inconscient, tu crois qu'il va ressentir quelque chose ?

-Je ne veux pas prendre de risque, ce n'est qu'un enfant mais il est deux fois plus grand que moi, sourit le médicomage. Imagine qu'il commence à se débattre pendant que je le soigne, je n'ai pas envie de finir contre un mur aplati comme une vulgaire crêpe.

Les deux hommes rigolèrent puis Hagrid, non sans mal, parvint à faire boire la potion au malade puis laissa Harry stupéfixer le jeune géant qui n'avait seulement que onze ans. Maintenant ils allaient pouvoir s'occuper du malade en toute sérénité.

Tous deux se mirent à nettoyer la plaie. Quand tout fut propre le sorcier plus jeune rouvrit la vilaine blessure suppurante et enleva un à un les morceaux du pieu qui étaient encore fichés dans la chair fiévreuse.

Ce travail prit un temps fou, il fallait vraiment enlever toutes les esquilles pour éviter que l'infection ne revienne par la suite. Harry finit le travail en effectuant un accio pour ramener à lui le moindre petit morceau de bois puis enfin il referma la blessure avec l'aide de sa magie. Celle-ci lui était toujours d'une aide précieuse, c'était à cause d'elle qu'il avait si bonne réputation et que les malades venaient de loin pour le voir quand le cas était désespéré, voir mortel.

Le jeune homme après avoir mis un désinfectant puissant sur la plaie ainsi qu'un onguent cicatrisant. Après qu'il ait bandé la blessure avec l'aide de Hagrid, il recouvrit Mélos d'un drap léger puis enleva le stupéfix et épuisé il tomba sur le sol à côté du lit essayant de reprendre un peu son souffle. La besogne avait duré quatre heures.

-Formidable travail, Harry, le félicita le demi-géant fatigué lui aussi.

-Si tu n'avais pas été là je n'y serais jamais arrivé, je me demande ce que ferais sans toi, mon ami.

-Tu y arriverais même sans moi, Harry, bougonna le professeur de soins aux créatures magiques qui était pourtant ravi qu'on le reconnaisse enfin pour ses mérites. Tu es le plus dévoué, aucun médicomage ne se dérangerait pour accomplir ce que tu viens de faire et tu le sais très bien !

-Les autres médicomages ont peur tout simplement, ricana le jeune homme en se relevant.

-Ouais ! Dis plutôt qu'ils aiment leur confort et que le soir ou la nuit ils n'aiment pas êtres dérangés surtout si c'est pour soigner des gens comme mélos ou comme Hylia, cette vampire, qui nous a fait une crise d'identité et qu'il a fallu calmer avant qu'elle ne mette fin à ses jours.

-Normal que nous l'ayons aidé, Hagrid, elle avait à peine quinze ans, elle était seule et perdue à Pré-au-lard. Heureusement qu'Arthur m'a appelé de suite sinon je ne sais pas ce qu'il serait advenue d'elle.

-Maintenant ils prendront soin d'elle, et dans le clan de Néhémiah elle devrait trouver ses repères.

-J'espère oui ! Soupira le médicomage au visage fatigué. Allons voir Gorok, il doit s'impatienter.

Harry et Hagrid entrèrent dans une grande salle aux voûtes magnifiquement décorées d'arabesques et volutes gravées à même la roche. Le géant assis une main sous le menton releva la tête à leur approche. On voyait bien que l'homme était affecté par l'accident de son fils, il pensait à juste titre que le guérisseur allait s'en prendre à lui pour son irresponsabilité de ne pas mieux avoir surveillé Mélos.

-Non, je ne ferais pas ça, sourit Harry qui connaissait bien les tourments du père. Tu ne peux pas être responsable de tout, Gorok, je m'en rends compte, et tranquillise-toi Mélos va bien. Quelques jours de repos, quelques potions, et dans une semaine il sera sur pied prêt à refaire une autre bêtise.

-Mélos va bien ! Tu es sûr ? Il semblait si près de la mort !

-Non, tout va bien, laisse-le se reposer et garde-le une semaine dans sa chambre avec interdiction totale de sortir. Je sais que cela ne va pas lui plaire mais dis-lui que c'est pour son bien.

-Comment vous remercier tous les deux ? Je vous dois tant ! S'exclama le père reconnaissant.

-Tu ne nous dois rien, Gorok, Hagrid et moi devons rentrer, demain je repasserais pour voir comment va ton fils. Laisse quelqu'un à son chevet pour lui administrer les potions, une toutes les trois heures, n'oublie pas, elles sont sur la table.

-Je n'oublierai pas et merci à tous les deux.

Les deux hommes retournèrent à Poudlard et Harry repartit chez lui après avoir souhaité le bonsoir au demi-géant. Il faisait bon, le beau temps arrivait à grand pas et déjà la douceur de l'air s'en ressentait. Il était heureux dans cet endroit, sa maison, son chez lui, ses amis comme Neville ou Hagrid ou Albus, même Snape qui lui parlait plus cordialement, c'est pour dire !

Bon l'homme ne faisait pas de longs discours, mais ils arrivaient à s'entendre sur les potions qu'Harry avait besoin pour ses sorties auprès de ses malades particuliers. Snape n'avait jamais rechigné quand il lui demandait un conseil, parfois il ronchonnait mais Harry savait très bien que c'était plus une habitude que de la méchanceté, et que cela était ancré dans son caractère.

D'ailleurs en ce moment ils se voyaient souvent car ils mettaient au point, avec l'aide de Braeden, un guérisseur un peu spécial, une potion extrêmement importante pour une amie du survivant.

Le maître des potions avait changé depuis la défaite du mage noir. On ne pouvait pas dire qu'il devenait sociable, mais avec lui en tout cas il était plus libre, plus prompte à discuter de choses et d'autres et même à partager un verre de whisky-pur-feu ou un bon thé quand l'occasion se présentait.

Tout allait bien pour Harry, il prenait sa vie en main et même s'il se sentait seul parfois il ne regrettait rien, et puis il avait bien le temps de trouver un petit-ami, après tout il n'avait que vingt-cinq ans !

Quand même il y pensait souvent à son futur petit-ami, un vrai, un qui resterait avec lui par amour et non par renommée. Ses sorties dans les boîtes, à Londres, la nuit, étaient très fructueuses ça c'est sûr. Il rentrait rarement de suite, c'était plutôt le matin quand il arrivait à s'extirper des bras de son amant. Un galant chaque semaine pour évacuer le stress de son travail et sa libido débordante qui ne le laissait jamais tranquille.

Le problème c'est qu'à chaque fois qu'il croisait Snape, le lundi matin, celui-ci lui tirait une tête pas possible. L'homme ne disait rien mais Harry voyait bien le reproche silencieux dans ses yeux noirs. Un jour il faudra qu'il lui demande pourquoi ? Snape étant Snape peut-être que ses raisons étaient tous autres mais Harry en doutait.

Le maître des potions exécrait véritablement ses sorties nocturnes dans Londres. Et il aimait encore moins qu'il rentre le matin en empestant le désir et l'odeur d'un autre homme sur lui. Il en était certain ! Deux fois il avait surpris son regard sur lui, deux fois il avait vu les yeux noirs le fustiger sur place.

Le jeune sorcier savait l'homme capable de renifler les parfums de loin et même plus, et ça le dérangeait de savoir ça.

Le Serpentard était en colère. Le jeune sorcier se posait des questions mais les réponses qu'il se donnait ne le satisfaisaient pas. Peut-être que le maître des potions lui en voulait encore, après tout, allez savoir ! Avec Snape tout était possible.

Pourtant curieusement il avait l'impression qu'il ne s'agissait pas de ça, et depuis qu'il avait découvert son secret voilà cinq ans, il en doutait de plus en plus.