Quand l'espoir fout le camp.

Les hommes allèrent à pied jusqu'à Poudlard, d'ailleurs c'est sur le chemin qu'ils croisèrent Harry qui venait d'être appelé à Pré-au-lard. Il avait décidé de marcher un peu lui aussi, ce midi le temps était clément et le soleil perçait agréablement les nuages.

Le médicomage qui traînait les pieds maugréa en voyant Snape et Lucius Malfoy, puis il reconnut Heath et Eliezer derrière eux qui arrivaient en discutant. Le survivant connaissait le jeune vampire depuis peu, celui avait fait appel à lui pour soigner un enfant. Le jeune homme en avait profité pour lui demander des conseils pour monter un laboratoire dans son château qui en était dépourvu.

Harry avait trouvé que malgré son jeune âge, Eliezer savait ce qu'il voulait. Heath lui avait expliqué que maintenant le jeune vampire se sentait libre, qu'il pouvait enfin agir à sa guise puisque son père avait disparu, ce qui ne signifiait nullement que Cullen ne méditait pas un mauvais coup envers lui.

Eliezer n'avait plus le poids menaçant de son père sur sa tête pour l'instant, mais pour combien de temps ? Heath Phadraig avait été fier de voir qu'Eliezer voulait se sortir de son carcan et qu'il avait pris de bonnes résolutions pour les personnes qu'il avait à sa charge. Il ne regrettait pas de lui avoir fait confiance.

Harry Potter salua tout le monde mais Snape fit comme s'il ne l'avait pas vu et continua son chemin sans même le regarder, ou alors juste à peine. Il sentit discrètement son odeur suave comme un besoin vital pour sa propre santé. Le voir fatigué et amaigri avec son pantalon qui lui tombait desserré sur les hanches était plus qu'il ne pouvait en supporter, il n'allait certainement pas le regarder se détruire cet entêté de survivant.

Le gamin ne lui était pas indifférent et il souffrait de le voir ainsi à cause de lui. Maintenant il était trop tard pour qu'il tente quoi que ce soit puisqu'Harry avait trouvé un petit-ami digne de ce nom, d'après ce qu'il avait entendu et vu. Merlin qu'il était magnifique, ronchonna Snape en réprimant ses sens de vampire. Il avait tellement envie de le marquer comme lui appartenant que cela devenait douloureux et de plus en plus difficile de rester éloigné de lui.

Le médicomage n'avait pas pris en compte les conseils de ses amis. Il travaillait toujours autant sinon plus et son visage émacié montrait qu'il ne se nourrissait pas convenablement. Pourquoi le jeune vampire qu'il fréquentait en ce moment ne l'obligeait pas à manger ou à se reposer ? Pensa Snape en colère.

Mais quel petit-ami était-il s'il ne se rendait pas compte que Potter filait du mauvais coton ? C'est pour ça qu'il ne s'était pas arrêté, s'il l'avait fait cela aurait été pour lui dire sa façon de penser, et évidemment le gamin l'aurait mal pris et il aurait fini par lui hurler dessus et comme d'habitude ça aurait fini par une dispute mémorable.

S'il s'était arrêté il n'aura pas pu s'empêcher de le caresser du regard, il aurait même pu le prendre contre lui et dévorer sa bouche entre deux disputes. Lucius en aurait perdu son flegme à coup sûr !

Pendant que Heath et Eliezer discutaient avec Harry qui s'était arrêté à leur niveau, sur les dispositions concernant Hautefort-les-Wolves et l'avertir qu'Augustus allait prendre en charge le château pour quelque temps. Lucius Malfoy, justement, rattrapa son ami Snape qui marchait à longues enjambées voulant fuir l'endroit le plus vite possible.

Le blond lui intima de ralentir la cadence de ses pas, Snape obéit en soufflant bruyamment d'impatience.

-Qu'est-ce qui te prend ? interrogea le blond. C'est la première fois depuis longtemps que je te vois agir ainsi envers Potter.

-Je n'ai pas le temps de papoter, j'ai du travail qui m'attend, Lucius.

-Du travail ! Mon œil ! Je croyais que vous vous entendiez bien, le morveux et toi. Tu as vu comment tu lui as battu froid, reprocha le blond. Alors qu'est-ce qui a changé entre vous deux ?

-Rien, Lucius, répondit laconiquement le maître des potions, agacé.

-C'est ça, prends-moi pour un imbécile !

-Potter est insupportable, c'est tout.

-Pourquoi, parce qu'il est amoureux de toi ?

Le professeur s'arrête de marcher, net.

-Qu'est-ce qui te prend de dire une chose pareille ? Tu t'écoutes quand tu parles, Lucius ?

-Oh hé, hein ! Severus, tu ne va pas me dire que tu ne l'as pas vu, qu'il craque littéralement pour toi ? Il y a des moments où il me semble que tu crois que je n'ai pas de tête et que je ne sais pas m'en servir, tu me blesses là, je t'assure ! De plus je sais que tu es amoureux de lui alors arrête de me prendre pour un idiot !

-C'est ça on va te croire ! Potter amoureux !

-Quand j'entends les âneries que tu me sors je ne peux que rigoler je te signale. Alors dis-moi, que ressens-tu pour lui, toi ?

-Rien, Lucius, je ne ressens rien pour Potter.

-Menteur ! Tu peux te cacher la vérité mais je vois clair dans ton jeu, tu l'évites sciemment, Severus. Je ne connais pas les raisons mais tu devrais reconsidérer ton refus, Monsieur Potter est magnifique, tout simplement superbe, tu ne trouves pas ?

-Lucius laisse-moi tranquille et va trouver quelqu'un d'autre à harceler, tu m'ennuis là !

-Tu as raison, après tout, dit le plus sérieusement du monde Lucius Malfoy. Je vais aller discuter avec le survivant et voir avec lui de quoi il retourne. J'aurai peut-être une réponse, peut-être que lui me parlera plus aisément que toi.

-Quoi ! S'égosilla le maître des potions. Tu n'oserais pas dis-moi ? Mais de quoi je me mêle ! Tu n'as pas autre chose à faire comme t'occuper de tes affaires par exemples ?

-Ben c'est ce que je fais, ajouta le Serpentard blond taquin en quittant Severus alors qu'Harry avait repris sa route vers Pré-au-lard.

-Où va Malfoy ? S'enquit Eliezer en revenant avec Heath près de Severus Snape, déçu de voir le blond partir aussi vite.

-Une urgence je crois, murmura Snape de mauvais poil.

-Nous allons te laisser, lui indiqua le duc. Nous devons retourner au château, si tu as des questions, Severus, tu sais où nous trouver.

-Je sais, oui. Merci messieurs, ajouta-t-il en voyant Lucius, ce judas, emboîter le pas au médicomage.

De nouveau seul, Snape s'enfonça dans les profondeurs de ses cachots. Il pensait prendre un peu de repos avant de recevoir la visite d'un vieux curieux mais il avisa devant la porte de son bureau une personne qu'il ne pensait jamais rencontrer en ces lieux.

-Miss Granger ! Vous êtes-vous perdu ? Ou alors cherchez-vous votre ami qui essaye de devenir un squelette ambulant digne de ce nom ?

-Si vous parlez de Harry, professeur, non, je suis allée le voir avant de venir ici.

-Alors si vous me disiez ce que vous êtes venu faire dans les sombres couloirs de Poudlard ?

-Tout d'abord je suis venue vous remercier, professeur Snape. Harry et Braeden m'ont dit que c'était grâce à vous et à votre pugnacité que je suis redevenue telle qu'avant. Je vous suis redevable, vous m'avez sauvé la vie.

-Je n'étais pas seul à le faire, nous avons travaillé à trois sur la potion, miss Granger. Vous ne me devez rien.

-Ce n'est pas ce que m'a dit Harry !

-Hé bien monsieur Potter se trompe.

-Non, je ne crois pas, je vous ai porté ceci, un gage de mes remerciements, j'en ai offert un à chacun de vous, j'aimerai que vous l'acceptiez, s'il vous plait, ajouta-t-elle en lui tendant un grand sac blanc au logo de chez un fournisseur d'éprouvettes et de chaudrons en tous genres de Pré-au-lard.

-Et qu'est-ce donc ? Questionna-t-il en faisant rentrer la jeune femme dans son bureau.

-Regardez-vous-même, j'ai pensé que cela vous serez fort utile, répondit l'amie de Harry. Je sais, j'ai pensé à l'utilité et non à un plaisir particulier comme un livre ou, comme me l'a fait remarquer Harry, un truc qui ne servirait absolument à rien.

Snape sortit du grand sac un matériel entier d'éprouvette avec les tubes et les pinces, il y avait aussi un microscope qui devait valoir son pesant de galions. L'homme trouva aussi au fond du sac des fournitures supplémentaire qui allait faire de lui le plus heureux maître des potions.

-Cela n'était pas nécessaire, miss, mais je vous remercie, voilà un cadeau fort utile et bienvenu.

-Je suis contente que cela vous plaise, je vous devais bien ça ! Je n'oublierai pas Draco, je sais qu'il a participé activement lui aussi.

-Personne avant vous n'avait jamais pensé à saluer le travail que nous faisons, avec Monsieur Potter et Braeden. C'est le lot des gens qui travaillent dans l'ombre, vous savez.

-Je ne le sais que trop bien, Harry aussi et je trouve même qu'il en fait un peu trop. Il a une tête épouvantable, d'ailleurs je le lui ai fait remarquer mais il a failli se mettre en colère.

-Comme à son habitude, Potter ne sait plus parler ces jours-ci, il braille.

La jeune femme pouffa en lui donnant raison.

-Il faut que j'y aille, Ron doit m'attendre au village, merci encore, professeur.

L'ancienne Gryffondor partie, Snape alla dans ses appartements et tomba épuisé sur son sofa. Il alluma sa cheminée d'un coup de baguette et étendit ses jambes tout en déboutonnant sa chemise pour voir le tatouage qui ornait sa poitrine. Le lys noir ressortait magnifiquement sur le fond de la lune rouge. Le dessin était tout en finesse et le lys semblait si vrai qu'il avait l'impression d'en sentir même son parfum et de le voir onduler, quoique avec un tatouage sorcier cela n'était guère étonnant.

Snape sourit puis tout à coup se renfrogna. Il se tritura les méninges pour savoir ce que Lucius pouvait bien raconter au survivant, des idioties sans doute. Rah ! Cet abruti de Serpentard blond allait se mêler de ce qui ne le regardait pas encore une fois.

Les deux hommes discutaient, oui, ils avançaient lentement sur l'étroit chemin et Lucius Malfoy avait pris la parole et Harry écoutait attentivement.

-Je sais que nous ne sommes pas en bon terme, dit le Serpentard en calquant son pas sur celui du médicomage. Pourtant nous devons parler de Severus.

-Je ne sais pas si c'est une bonne idée, et puis qu'est-ce qui vous fait croire que je vais vous écouter ?

-Potter, vous savez que vous ne trouverez personne d'autre que moi qui connaisse aussi bien, Severus Tobias Snape.

-Tobias ! Sourit Harry.

-Oui, mais ne lui dites surtout pas, c'était le prénom de son père.

-Pourquoi ? Demanda le médicomage en regardant le blond.

-Ils se haïssaient, Severus n'a pas eu une enfance des plus heureuses avec son père, seule sa mère l'aimait. Eileen Snape était une femme admirable.

-Difficile à concevoir qu'il ait eu des parents, grogna le jeune homme.

-Pourtant c'est le cas, ajouta Malfoy.

Les deux hommes se turent et marchèrent lentement, puis à la fin Harry n'y tint plus.

-Pourquoi venir ne voir et me raconter ça, je ne vous ai rien demandé. Est-ce lui qui vous a envoyé ? Il veut que vous m'acheviez, comme si le travail n'était pas déjà fini ! Comme s'il ne m'avait pas déjà assez détruit, termina Harry en se retournant pour regarder droit devant lui.

-Non, monsieur Potter, au contraire. Je pense que je pourrais vous donner des précisions, comme par exemple vous dire comment fonctionne Severus en temps ordinaire.

-En quel honneur !

-Vous êtes malheureux tous les deux, il faut être idiot pour ne pas s'en apercevoir. Posez-moi des questions sur lui et je vous répondrais, lança l'aristocrate. Ou alors laissez-moi parler, c'est comme vous voulez.

-Racontez-moi plutôt, parce que des questions j'en ai trop, et je ne saurais pas par laquelle commencer.

-Bien, permettez-moi d'être direct, monsieur Potter. Je suppose que vous êtes amoureux de Severus et qu'il en est de même pour lui ?

-Vous avez bon pour la première partie, mais pour la seconde je suis désolé mais je crois que vous devriez mieux vous renseigner, débita le jeune sorcier.

-Sachez qu'un Malfoy ne se trompe jamais, jeune homme, s'offusqua le Serpentard. Je suis certain de mon fait, Severus est bel et bien amoureux de vous.

-Si vous le dites ! Ronchonna le médicomage qui n'y croyait pas trop.

-Je le dis et je le confirme. Donc il vous repousse sans expliquer ses raisons ?

-Oui, depuis des mois si vous voulez tout savoir.

-Et pourquoi à votre avis ?

-Je ne dois pas être assez bien pour lui, je pense que mon physique lui déplaît et je ne parle même pas de mon caractère, quoique le sien !

-Qu'est-ce qu'il a votre physique ?

-Quoi ! Vous m'avez bien vu, là ?

-Monsieur Potter, là devant moi je vois un homme magnifique, cela m'étonnerait que Severus ne l'ai pas remarqué. Il faudrait être fou pour ne pas voir quel homme vous êtes devenu, et Severus a bien dû s'en rendre compte lui aussi.

-La dernière fois il a dit que j'avais une tête à faire peur. Ha ! Vous voyez !

-Bien sûr, vous vous trimbalez avec des cernes violets et je jurerais que vous avez perdu beaucoup de poids depuis quelque temps.

-J'ai énormément de travail, je ne peux pas m'arrêter comme ça du jour au lendemain.

-Vous devriez le faire, je vous assure, tenta Lucius Malfoy. Prenez deux semaines pour commencer, et reprenez-vous en main.

-Et faire quoi par exemple ?

-De bonnes nuits de sommeil, de vrais repas, et aussi, franchement, vous devriez renouveler votre garde-robe, soupira le blond. Vous vous habillez n'importe comment là, ce n'est pas sérieux ça !

-Je sais, rigola Harry de voir Malfoy faire une grimace clairement dégoûté. J'y avais déjà pensé.

-Alors qu'est-ce que vous attendez pour le faire !

-Un encouragement, peut-être, et là je crois que je viens de l'avoir, et jamais je ne me serai douté qu'il viendrait de vous, Malfoy.

-Comme quoi tout peut arriver, grogna le blond en ricanant. Allez-vous prendre ces deux semaines, ou ignorer mes conseils, monsieur Potter ?

-Je vais suivre vos conseils, je verrai si cela change quoi que ce soit, décida l'ancien Gryffondor ravi de sa discussion avec l'aristocrate. Et si ce n'est pas le cas je me ferai une raison.

-Persévérance est le maître mot, Severus est tenace, mais je crois savoir que vous êtes têtu vous aussi.

-C'est ce que l'on dit, oui. Mais face à Snape j'ai l'impression parfois de me retrouver devant une porte blindée, hermétiquement close. Il me rend fou, cet homme.

-Oui je connais ça, ricana le blond. Severus est borné, toujours de mauvaise foi, il faut lire entre les lignes quand il parle, pas toujours évident de s'y reconnaître avec lui, je vous l'accorde. Cependant une chose est sûr, il est amoureux de vous, n'abandonnez pas la lutte, je vous assure qu'il en vaut le coup. C'est un homme formidable sous ses dehors bourrus.

-Merci de me raconter ça, monsieur Malfoy. je crois que j'en avais bien besoin. Dès demain je prends un congé de quatre semaines, ils me doivent bien ça à Sainte-mangouste et tans pis s'ils rechignent.

-Je vous souhaite de réussir, profitez des beaux jours c'est l'été après tout, quoi de mieux pour apprécier le repos et la bonne chair ! Sur ce je vais vous laisser, on m'attend, un rendez-vous. Si jamais vous avez envie de discuter, vous serez le bienvenu au manoir.

-C'est une invitation ?

-En effet, c'est une invitation, reconnu l'aristocrate en lui serrant la main.

Harry médita les paroles de l'homme, il décida de se rendre dès le jour suivant à Londres pour se vêtir convenablement, puis il en profitera pour passer à Sainte-Mangouste et leur signifier son congé de quatre semaines. Rien que de décider de faire ça le jeune sorcier se sentit revigoré, un sourire se dessina sur ses lèvres et il reprit son chemin d'un bon pas. Finalement Malfoy n'était pas si con que ça sous ses airs d'aristocrate.

Pourtant le soir quand le jeune sorcier rentra chez lui et qu'il vit Keenan l'attendre dans son salon il frémit. Harry savait qu'il était venu pour une explication, ils étaient ensembles seulement depuis quinze jours et déjà tout allait mal.

-Tu me dois un éclaircissement, Harry, réclama posément le vampire en se levant à son approche.

-Je ne te dois rien, pourquoi es-tu venu ? Tu m'as bien dit hier que tu ne voulais plus me voir, non !

-Je veux savoir pourquoi cela n'a pas marché entre nous, tout avait si bien commencé. Que s'est-il passé pour que tout aille de travers ?

-Je suis fatigué, Keenan, répliqua le sorcier qui n'avait envie de donner aucune explication à son compagnon qui attendait fièrement devant lui.

-Tu veux que je te le dises, moi !

-Tais-toi, je ne veux rien entendre, tu vas regretter tes mots, Keenan. Laisse-moi je te prie, et restons-en là, concéda le médicomage.

-Tu es amoureux de lui, lâcha le vampire excédé. Tu ne penses qu'à lui, Harry, même quand nous faisons l'amour il est là entre nous comme un rappel à tes propres désirs. Tu l'aimes ne le nie pas, tu crèves de vouloir cet homme qui ne te veux pas, sois lucide, Bordel !

-Je ne peux pas, avoua l'ancien Gryffondor. Je ne peux pas l'oublier.

-Nous ne pouvons pas continuer ainsi, je ne veux pas remplacer Snape ou te donner l'illusion que c'est lui que tu tiens dans tes bras lorsque tu es avec moi, je mérite mieux, Harry.

-Je sais, je n'ai pas été honnête avec toi, je pensais que je l'oublierai et je me suis servi de toi, désolé.

-Arrête d'être désolé ! Faillit crier le vampire. Reprends-toi en main, tu en as besoin, moi je ne serai pas là pour t'aider, et là c'est moi qui suis désolé, je…

-Tu pars !

-Il le faut, on a besoin de mes services ailleurs et puis ainsi tu pourra mieux voir où tu en es. Je ne reviendrais pas, Harry, et puis c'est de lui dont tu as besoin, et non de moi.

-Si c'est à cause de moi que tu pars, je t'en pris reste….

-Non, ma décision est prise, c'est mieux pour nous deux. Tu as choisi, Harry, je ne t'en veux pas pour ça, mais pour moi c'est trop douloureux de te voir le préférer à moi, toutes tes pensées vont vers lui, il ne se passe pas une journée sans que tu ne le cherches du regard. Nous avons vécu des jours merveilleux, ne les gâchons pas, séparons-nous bons amis, ajouta Keenan avant d'ouvrir la porte et de disparaître de la petite maison.

Le médicomage resta debout au milieu de la pièce à réfléchir. il venait de faire souffrir quelqu'un et il en avait des remords. Il devait vraiment se prendre en main et arrêter ses conneries à tout prix. Et si vraiment la vie à deux n'était pas pour lui, tant pis, il fallait qu'il se résonne tout simplement à rester seul et sans amour.