14 Epées contre épées.

Nous étions en Janvier, le temps était maussade et froid, huit mois étaient passés depuis que Draco était parti. Le duc de Phadraig, fatigué des incessantes attaques contre sa personne se dirigea vers son salon privé. Les couleurs dominantes dans cette pièce lui rappelaient le salon de son père lorsqu'il était enfant. Néhémiah et lui aimaient beaucoup y jouer, leur père les grondait évidement mais aussitôt qu'il désertait la pièce ils y revenaient en catimini se cacher de leur précepteur qu'ils aimaient faire tourner en bourrique.

Que de bons souvenirs ! Ils étaient enfants de vampires et pourtant ils n'avaient jamais, que ce soit Néhémiah ou lui, souffert d'un manque d'affection ou d'éducation. Bien sûr ont leur avait appris très tôt à faire face à l'adversité, à la politique de leur clan ainsi qu'à leur allégeance et à la droiture en toute circonstance. Ne jamais fléchir, ne jamais plier devant un ennemi, être juste mais aussi impitoyable quand il le fallait.

L'homme s'assit sur un fauteuil de velours rouge rehaussé de liseré d'or. Sa tête retomba sur le dossier très haut et ses mains vinrent se poser sur les accoudoirs. Draco était parti depuis bien trop longtemps maintenant, bien sûr il était revenu en Angleterre cependant il trouvait le temps long et sa présence lui manquait atrocement.

Anton lui donnait des nouvelles parfois de ce que faisait Draco à l'auberge, pas assez à son goût. Il aurait aimé le voir, il n'osa pas y aller de peur de le faire fuir. Il voulait respirer son parfum et caresser de son regard son corps désirable et désiré.

Le duc gardait pour lui seul ces quelques renseignements comme un précieux trésor. Le blond était dans l'auberge depuis une semaine maintenant.

Emilio avait été autorisé à rester dans le clan de Néhémiah. Le Serpentard quand à lui prenait le temps de réfléchir, il n'avait rendu visite à personne et il ne quittait pas la chambre de l'hôtel. Anton le surveillait toujours.

Depuis huit mois il n'avait pas repris un amant, se répéta le duc. Il n'était plus intéressé par les autres, un seul lui importait et celui-là devait trop lui en vouloir pour ne serai-ce que remettre un pied à Lochlain-Blood.

Comment avait-il pu être aussi bête ! Il aurait dû lui dire la vérité et ensuite le mettre à l'abri. Le mal était fait, tant pis, il ne lui laissera jamais une chance de s'expliquer, et c'était tout aussi bien comme ça. Son amour allait repartir loin de lui.

Un jour plus tard Heath fut dérangé dans ses réflexions par un garde qui apportait une missive urgente. Le chef du clan l'ouvrit, il en prit connaissance et se leva d'un bond. Pâlissant de rage il se saisit de son épée qui reposait près de son fauteuil, et vérifiant si sa dague se trouvait bien dans sa botte il jura vengeance si quelque chose était arrivé à son sorcier aux yeux gris.

L'homme disparut de son salon dans un tourbillon en laissant tomber le parchemin sur le sol. Draco était fou ! Pourquoi lui demander de le rejoindre dans cet endroit désert alors que les hommes de Cullen rôdaient dans les alentours surveillant tous ses faits et gestes ? Pourquoi se mettre en danger inutilement. Anton allait payer cher sa non vigilance, ou était-il celui-là d'ailleurs ?

Le vampire aux yeux verts et aux cheveux noirs violines enveloppé dans ses vêtements de cuir, se rendit sur le lieu de la rencontre sans faire cas de l'absurdité de ce rendez-vous. Pas une seule seconde il ne pensa qu'en fait il pouvait s'agir d'un piège, que Draco n'avait pas donné de rendez-vous et qu'il allait tout droit devant les pires ennuis de son existence.

Non, un homme épris ne réfléchit pas, il fonce.

Heath Phadraig duc de Solignac se retrouva dans un pré, loin de toute civilisation entouré d'une trentaine d'hommes. Il avait devant lui non pas des mollusques armés mais des guerriers aguerris aux combats et munis d'armes solides. On aurait dit qu'ils avaient été choisi exprès pour leur force ou leur adresse aux combats.

Aucune chance ne devait lui être donnée de survivre cette fois.

Le duc pensa qu'heureusement il n'avait pas oublié son épée ni sa dague à défaut de sa cervelle quand il se rendit compte qu'il était tombé dans un piège. Il sortit sa lame fine et longue de sous son long manteau léger. Celle-ci allait certainement lui sauver la vie, enfin peut-être, à moins que cette fois sous le nombre de ses assaillants il ne s'en sorte pas.

Harry et Néhémiah allaient hurler ou au meilleur des cas le tuer de savoir cela, qu'il avait été si imprudent.

Deux heures plus tard le duc était en fâcheuse posture, il brandit néanmoins son arme avec un rictus mauvais. S'il devait mourir aujourd'hui, il ne partira pas seul. Bon nombre de ses ennemis mourront avec lui, pas de paradis, pas d'enfer, pour eux la mort simplement.

Heath savait qu'il n'avait aucune chance de vaincre, il était lucide, ils étaient trop nombreux. Les hommes de Cullen avaient mis toutes les chances de leur côté.

Le guerrier, face à lui, porta une énième estocade qu'il évita adroitement. Le combat continua assez rudement, il n'y avait pas de quartier. Heath se retrouva vite cerné par trois hommes derrières lui et trois autres qui le combattaient de front, il avait sorti sa dague et ripostait méchamment, les autres le craignaient. Il savait se battre le duc et pour cela il remercia l'éducation qu'il avait reçue.

Au moment où le chef du clan décapitait un des guerriers il sentit une lame traverser sa cuisse et une autre son épaule. La douleur était atroce mais il ne s'arrêta pas pour autant de rendre coups pour coups, sa survie en dépendait. Il embrocha un autre vampire puis un autre et pendant ce temps on le blessait pour l'affaiblir.

Ses assassins tombaient comme des mouches sous ses coups redoublés, et lui s'affaiblissait de plus en plus. Heath se rendit compte que justement leur but était de le blesser jusqu'à épuisement pour ensuite se jeter sur lui et planter chacun sa lame dans son corps. Ensuite ils n'auraient plus qu'à le regarder se vider de sang.

Implacable logique pour des vampires.

Le duc tressaillit, trois autres coups venaient de le transpercer pendant qu'il luttait contre un vampire qui avait la prétention de vouloir le regarder à terre se tordre comme un poltron, disait-il en riant.

Vulgaire erreur, pensa Heath Phadraig en le décapitant sans aucune pitié. Un autre prit sa place, aucun répit. Le duc sentait le sang s'écouler de ses blessures mais il résista aux deux autres coups d'épée qui transpercèrent son abdomen. Il n'allait plus pouvoir tenir longtemps, voilà déjà trois heures qu'il combattait et il restait dix guerriers encore debout.

Le chef du clan sentit ses forces l'abandonner, ses vêtements suintaient du liquide carmin qui s'écoulait des orifices provoqués par les armes mortelles des assassins. Ses yeux se voilèrent mais il ne céda pas du terrain. Au loin il entendit un homme hurler comme seul Harry savait le faire, avait-il des hallucinations ? Comment aurait-il pu le retrouver dans cet endroit !

Heath ne s'était pas trompé, Harry était bien là suivit de Braeden, le sorcier et le vampire firent un carnage dans les rangs ennemis. les têtes tombèrent sans état d'âmes. Pas de regrets pour des meurtriers sans foi ni loi qui s'acharnaient sur un seul homme. Le duc tomba sur les genoux et Harry l'exhorta à se relever, pas le moment de flancher.

Le vampire guérisseur abattit les deux derniers hommes, puis Harry et lui attrapèrent le duc chacun d'un côté et disparurent du champ de bataille ensanglanté où des corps se consumaient loin de leur tête.

-Pourquoi ne t'ont-ils pas décapité toi aussi ? interrogea Harry qui tremblait par peur de ne pas être arrivé à temps pour sauver son ami.

-Ils voulaient m'affaiblir avant de m'achever. Je suis un chef de clan, j'ai le droit à quelques égards, réussit à plaisanter Heath avant de s'effondrer sur le sol de sa chambre.

-Il faut qu'il trouve le moyen de dire des âneries même mal en point, grogna le Gryffondor.

-En fait il a raison, souligna Braeden en déposant le duc sur son lit. On ne décapite pas un chef de clan, cela reviendrai à maudire toute la famille de celui qui tenterait un tel geste et jetterai le déshonneur sur l'assassin.

-Ouais ! Ils ont le droit de vider Heath de son sang mais pas de lui couper la tête, c'est idiot ça !

-C'est nos lois et nos croyances, c'est tout, pas la peine de chercher plus loin. Déshabille-le pendant que je vais chercher de quoi le régénérer.

-Tu crois que ça va suffire ? T'as vu dans quel état ils l'ont mis ?

-Ce ne sera pas suffisant, je sais, répliqua le guérisseur du clan. Il a reçu au moins vingt coups d'épée, un autre que lui serait déjà mort, Harry.

Braeden alla chercher lui-même les fioles de liquide carmin qu'il gardait en bas bien au frais près de son laboratoire. Celles-ci étaient gardées par deux guerriers puissants, les fioles étaient trop importantes pour les vampires pour les laisser sans surveillance. Braeden salua les hommes, il ouvrit l'armoire et prit deux doses, en les prenant lui-même il s'assurait ainsi que personne ne glisserait, par inadvertance, un poison dans les fioles. Deux précautions valaient toujours mieux qu'une.

Harry retira lentement le long manteau, le pantalon et la chemise de son ami inconscient, il lui aurait bien foutu des baffes à cette andouille de vampire ! Quand l'homme fut nu Harry fit de son mieux pour refermer les nombreuses blessures, pourtant cette fois rien à faire. Sa magie se trouvait impuissante à agir, pourquoi ? Que ce passait-il ?

-Quoi ? Demanda le guérisseur du clan en voyant Harry perdre ses couleurs.

-Je ne peux pas le soigner, annonça le jeune homme. Les plaies ne se referment pas, je ne comprends pas c'est la première fois que ça arrive.

-Merde ! S'exclama le vampire. Les épées !

-Quoi les épées !

-Elles ont été empoisonnées, voilà pourquoi il était si affaibli, et moi qui me faisait du souci pour les fioles !

-Est-ce que c'est dans votre code d'honneur ça aussi, cria Harry. Empoisonner sa lame pour que le travail aille plus vite, rien n'a de sens dans cette histoire, j'en ai ma claque, voilà déjà trois fois qu'ils s'en prennent à sa vie.

-Non, sept, le coupa Braeden.

-Sept ! Et c'est seulement maintenant que tu me le dis !

-Il m'a demandé de ne pas t'en parler, il ne voulait pas que tu t'inquiètes inutilement, expliqua le vampire. Il disait que tu serais capable à toi seul de foutre, et là je le cite, le bordel parmi les vampires juste pour pouvoir le venger.

-C'est exactement ce que je fais faire, ouais !

-Aide-moi au lieu de dire des conneries, surélève sa tête, je vais essayer de lui faire boire cette fiole.

-Et si ça ne marche pas, qu'est-ce que tu comptes faire ?

-Amener un humain, Harry.

-D'accord, j'aurais mieux fait de pas demander, soupira le sorcier en tenant contre lui son ami blessé.

Braeden ricana.

-Comment tu crois qu'il fait pour se nourrir ton séduisant Severus ?

-Il n'est pas mon cher Severus, idiot !

-Mais tu le trouves quand-même à ton goût, hein, avoue ?

-Snape est…plaisant à regarder, j'ai bien le droit de le mater, c'est pas interdit !

-Tu as plus qu'envie de le mater, Harry, tu crèves de tomber entre ses bras, c'est tellement évident que je me demande comment il ne s'en est pas encore rendu compte. Quoique cette mule le sait très bien, enfin je suppose qu'il n'est pas aveugle quand même ?

-Mais c'est pas vrai ! S'indigna le survivant, t'es frappé là ! Et puis d'abord ça te regarde pas.

Heath Phadraig revint à lui un peu nauséeux ce qui empêcha Braeden de répondre au Gryffondor. Le duc se sentait aussi faible qu'un nourrisson, il but jusqu'à le dernière lampée le liquide vermeille. Le sentir couler dans sa gorge ramena la vie en lui, il se délecta de cet élixir qui glissait dans ses veines.

-On n'aura pas à aller chercher un humain, finalement, soupira le médicomage aux yeux verts.

-Il s'en est fallu de peu, Harry. Si ça continue ainsi le duc devra prendre un calice, celui-ci l'aurait remis sur pieds beaucoup plus vite qu'une fiole de sang et il serait déjà debout à donner des ordres. Ceci dit je crains que les plaies ne se referment pas de suite.

-Oui ben là on a fait avec les moyens du bord, grogna le survivant. Et puis on ne va plus le lâcher d'une semelle, ils recommenceront c'est sûr !

-Je saurais me défendre, assura Heath d'une voix qu'il voulait forte mais dont on ressentait les tremblements. Je serais mieux préparé la prochaine fois.

-Tu aurais dû mieux être préparé cette fois, l'accusa le médicomage, tu sais que tu n'es plus en sécurité au dehors.

-Je ne vais pas rester cloîtrer à Lochlain-Blood.

Harry allait répliquer vertement quand une voix tonitruante l'interrompit.

-Je veux qu'on me laisse entrer ! Hurla un vampire que les trois hommes dans la chambre reconnurent aussitôt.

-Néhémiah ! Pouffa Harry. Toujours aussi discret ton frère, Heath ! Et les nouvelles vont vite parmi vous ! Je suis sûr qu'il est déjà au courant que tu viens d'échapper à la mort.

-Dis aux gardes de le laisser venir, Braeden, sinon il va ameuter tout le monde avec ses hurlements ridicules.

-Je ne suis pas ridicule, répondit le vampire qui avait envoyé les gardes valser de l'autre coté du couloir. Je viens d'apprendre que tu venais d'échapper à un autre attentat, ce n'est plus tolérable, tu dois mettre fin à cela immédiatement ! Déclara d'une seule traite l'homme qui venait de rentrer dans la chambre.

Le duc prit appuie sur ses deux mains et s'assit au bord du lit en recouvrant sa nudité de son drap, Harry ne put s'empêcher de le trouver magnifique.

-Ils ne m'ont pas encore eu, grommela le duc de Solignac.

-Jusqu'à quand ? Demanda son frère en regardant les nombreuses traces de coups d'épées qui parsemaient le corps de son frère.

-Je serais plus prudent à l'avenir, fais-moi confiance. Maintenant que je sais de quoi ils sont capables ils n'auront pas ma peau aussi facilement.

Harry tiqua, ils avaient pourtant bien faillir réussir là. Heureusement qu'ils avaient pu se rendre sur place après avoir deviné que le mot qu'ils avaient trouvé sur le sol du salon n'était pas de Draco. Il s'en était fallu d'un cheveu, Cullen Mac Gowan voit son règne arriver, cette ordure.

-Et puis quelle idée de sortir non accompagné, qu'est-ce qui t'a pris ? Questionna Néhémiah.

-Je n'ai besoin de personne, et baisse d'un ton, j'ai mal à la tête.

-Bien fait !

-Oh c'est malin ça ! Et ça se dit compatissant, soupira le duc qui regardait les blessures de son ventre encore écartelées suinter doucement.

-Je peux savoir pourquoi tu as risqué cette folie ?

-Aucune importance ! Ça ne te regarde pas, pesta le chef du clan.

-Pour Draco, susurra Harry qui fit semblant d'avoir laissé échapper le nom.

-Quoi, le fameux Draco Malfoy ? Celui que je n'ai pas encore eu l'honneur de rencontrer, mais dont j'entends souvent parler !

-Oui, hé bien ce n'est pas encore maintenant que tu pourras le voir, asséna Heath mécontent et qui savez parfaitement qu'Harry avait fait exprès de lâcher le nom du Serpentard.

-Pourquoi ? Parce qu'il est parti avec Emilio Razi ? Demanda innocemment le frère du duc de Solignac.

-Comment tu sais ça toi ? S'enquit Heath en sursautant.

-Tu crois vraiment que je n'ai pas mes propres espions ! Mon cher frère.

-Que sais-tu d'autres sur eux ?

-Emilio, ton ancien valet, est venu me demander il y a une semaine de l'accepter dans mon clan. J'ai accepté évidemment.

-Je suis au courant tu as bien fait, et je t'en remercie, assura Heath Phadraig.

-Je l'ai fait parce que tu me l'avais demandé il y a quelque temps de cela. Et puis il a l'air vraiment bien ce jeune homme, il fera un excellent guérisseur pour mon clan. Et pour ce qui est de ton ami Draco, je ne connais pas ses intentions. Emilio m'a juste dit qu'il allait retourner chez lui pour quelque temps pour voir son père et qu'ensuite il repartirait mais que d'abord il prenait le temps de réfléchir.

-Draco est en Angleterre ? demanda doucereux Harry Potter. Puis-je savoir pourquoi personne ne m'en a informé ?

-Excuse-moi, Harry, c'est de ma faute, personne n'est au courant sur ce coup-là je n'ai même pas prévenu son père.

Le chef du clan laissa sa tête retomber entre ses mains, Draco était là tout près mais en même temps si loin. Que ne donnerait-il pas pour plonger son regard dans ses magnifiques yeux gris. Que ne ferait-il pas pour le tenir contre lui et caresser la peau soyeuse de son corps. Pouvoir sentir le souffle de sa bouche sur la sienne, se régaler de son doux parfum, voir le soleil se refléter dans ses cheveux d'or.

Harry posa sa main sur l'épaule de Heath, il savait ce que le vampire ressentait à l'instant même. Des regrets, de la lassitude et surtout l'envie irrépressible de revoir Draco et de le contempler tout à loisir. Il n'allait pas ajouter à sa peine en criant sur lui, non pour ça il attendra un peu.

-Il reviendra, souffla le jeune sorcier. Laisse-lui du temps, laisse-lui reprendre ses repaires et se rendre compte de se qui se passe autour de lui, autour de toi.

-Non, répondit catégorique le duc. Aussitôt qu'il m'approchera il sera en danger, je préfère qu'il parte et si pour ça je dois encore le faire souffrir, tu sais que je n'hésiterais pas, Harry.

-Tu fais ce que tu as à faire, et moi je ferai de même, riposta le survivant.

-Je l'ai averti par l'entremise d'Emilio, lâcha Néhémiah innocemment. Je veux dire que votre ami Draco sait que Heath a été blessé, j'espère que j'ai bien fait, ajouta-t-il quand il vit que tous le regardaient étrangement. Harry a raison, mon frère, vous ne pouvez pas continuer ainsi vous deux. Draco et toi devez saisir cette chance, ne le laisse pas repartir.

Braeden dans son coin ne disait rien. Harry n'avait pas tort bien sûr, mais le duc ne voulait pas prendre de risque avec la vie de Draco. On pouvait le comprendre aussi. Harry devait parler au Serpentard et lui expliquer la situation. Sûrement le seigneur allait piquer une colère mais après tout Harry avait l'habitude. Il fallait tenter le coup et prévenir Draco avant qu'il ne disparaisse à nouveau.

Subitement le silence devint pesant dans la chambre. Les trois vampires tournèrent brusquement la tête vers la porte.

-Quoi ! Demanda Harry inquiet.

-Il vient d'arriver, murmura Braeden.

-Mais qui ? Ben quoi parlez nom d'un chaudron !

-Draco, répondit le duc d'une voix blanche.

-Ah enfin ! Je vais le voir ce mystérieux sorcier qui rend mon frère complètement borné et amoureux.

-Néhémiah, chuchota Heath en soupirant. Tais-toi ! Par tous les démons de l'enfer.

Tous se turent, ils entendaient les pas se rapprocher de la chambre et un homme assit sur son lit sentit l'espoir renaître en lui.