28 Tortures pour une vengeance.

Harry se réveilla le premier, il avait la tête lourde et une nausée au creux de l'estomac qui passa assez vite, heureusement. Son réflexe immédiat fut de regarder autour de lui, puis de se lever et de se précipiter vers Draco qui gisait encore sur le sol contre le mur comme s'il avait été jeté là négligemment

-Comment tu te sens ? lui demanda-t-il en l'aidant à se relever.

-Que c'est-il passé ? Je n'ai rien vu venir, j'ai juste senti une odeur bizarre puis plus rien, tu y comprends quelque chose, toi !

-Des liches, Draco, elles sont revenues et nous ont amené ici.

-Merde, on s'est fait avoir !... et puis où sommes-nous d'ailleurs ?

-Aucune idée ! Je ne connais pas cet endroit.

Le Serpentard fit le tour de leur prison en frottant le bas de son dos endolori. Pas de fenêtres, quatre murs de pierre claire gravés à même la roche, un sol sablonneux et une porte en bois grossière. Sur l'un des murs il y avait une torche qui éclairait la petite pièce au haut plafond.

-D'après toi… commença Draco avant d'être interrompu par le médicomage.

-Cullen Mac Gowan est derrière tout ça.

Le blond passa sa main sur son ventre.

-Alors dans ce cas nous sommes mal barrés, répondit-il en posant son regard incertain sur Harry.

-Je ne sais pas encore, avoua le brun en voyant Draco soupirer. Mais qu'importe ce qu'il se passera je ferai tout pour te protéger toi et l'enfant.

-Non Harry, tout ne doit pas reposer sur tes épaules encore une fois tu…

-Tu n'as pas le choix, tu n'es pas seul maintenant, pense au bébé.

-Et tu crois que je fais quoi là ! Je ne pense qu'à ça figure-toi, répondit douloureusement le jeune Serpentard.

-Je sais, s'excusa le médicomage.

-Que veut-il faire de nous ce psychopathe, tu en as une idée ?

Harry ne répondit pas, l'idée était bien précise dans sa tête mais il n'avait pas envie d'en faire part à Draco. Cullen Mac Gowan était réputé pour sa cruauté qui n'avait d'égale que son désir de pouvoir.

-Je n'ose penser à l'état de fureur de Heath et de Severus en ce moment, murmura le blond.

-Ils se débrouilleront pour nous retrouver ne t'en fais pas pour eux, pense plutôt à nous, on se trouve dans une impasse là.

-Tu as raison, admit le Serpentard en essayant d'ouvrir la porte.

-J'ai déjà tenté le coup, je te signale aussi que notre magie ne passe pas. La pièce doit être manipulée de telle sorte que la magie sorcière ne puisse circuler dans cette prison.

-Comment allons-nous nous défendre, Harry ?

-On ne pourra pas, quand ils seront là j'essayerai d'attirer leurs attentions sur moi pour éviter qu'ils ne s'en prennent trop longtemps à toi. Surtout ne les provoque pas, Draco.

-Je t'ai déjà dit que tu n'étais pas obligé de faire ça, je suis capable de me défendre seul.

-Tu vois une autre solution ! S'énerva le Gryffondor en le regardant avec défi.

Le blond ne répliqua pas, il se laissa glisser le long du mur et Harry le rejoignit, s'asseyant à ses côtés.

-Putain ! J'en ai marre, éclata Draco subitement. Tu crois qu'ils vont venir quand ? J'angoisse de ne pas savoir ce qu'ils nous veulent.

-Moi à ta place je ne serai pas aussi pressé de savoir, à mon avis cela ne doit pas être une bonne chose pour nous.

-Je ne connais pas ce Cullen, moi, précisa le blond en jetant une poignée de sable contre la porte en un geste dérisoire.

-Moi si, je l'ai vu une fois et crois-moi ce n'est pas un homme que l'on aimerai avoir dans ses relations. Il fait froid dans le dos !

Les deux garçons restèrent ainsi pendant de longues heures assis l'un contre l'autre. Ils n'avaient plus aucune notion du temps qui passait et le silence devenait pesant pour ne pas dire angoissant. Harry savait que le vampire les maintenait ainsi pour les affaiblir, pour qu'ils se sentent anxieux au-delà de l' impossible et de l'insupportable. Une tactique vieille comme le monde qui consistait à endormir puis à effrayer son adversaire.

Le médicomage connaissait le truc aussi il patienta sans paniquer, Draco connaissait aussi ça mais lui il s'inquiétait pour l'enfant. Harry savait que le blond avait de la volonté à revendre, il l'avait vu combattre courageusement pendant la bataille avec les mangemorts. Il savait que le Serpentard fera tout pour survivre, même endurer les pires sévices s'il le fallait.

Harry se releva et fit le tour de sa prison pour se dégourdir les jambes, Draco fit de même en soufflant de colère. Cinq minutes plus tard les deux jeunes hommes se retournèrent vivement quand ils entendirent quelqu'un ouvrir la porte de leur cellule.

-Bonsoir, messieurs ! Ricana Cullen Mac Gowan de la lune rouge. Comment allez-vous ? Continua-t-il en voyant que les deux sorciers ne lui répondaient pas.

-Laissez-nous sortir, demanda Harry qui se dit qu'après tout il n'y avait aucun mal à essayer.

-Pourquoi ? Vous n'êtes ici que depuis ce matin, est-ce que mon hospitalité ne vous plait pas !

-Si, si, ironisa le Gryffondor. Rien à dire sur ça.

L'homme un peu soupe au lait ne goûta guère la plaisanterie et envoya vers Harry un sort vampirique qui lui fit presque croire que sa peau se détachait de ses os. Le jeune homme ensanglanté tomba sur le sol et eut dû mal à reprendre son souffle quand le sortilège cessa, il se retrouva haletant plié en deux alors que Cullen se retournait vers Draco en arborant un air calculateur et vicieux.

-Monsieur Malfoy, susurra-t-il en le regardant de ses yeux sombres et mortels. Il paraît que vous êtes enceint et que le père serait Heath Phadraig, pourriez-vous me dire si cette rumeur est vraie ?

Le blond garda son sang froid devant la question à double tranchant, il devait répondre et vite.

-Non, je ne sais pas où vous avez entendu pareille bêtise, je ne suis pas enceint et je ne suis pas avec le duc, mentit Draco avec aplomb.

Quand on voyait le léger renflement du ventre de Draco pas difficile de voir qu'il venait de mentir, il ne pouvait pas faire passer ça pour un repas trop copieux.

-Donc vous ne verrez aucun inconvénient à ce que je m'en assure moi-même, menaça le vampire de la lune rouge en lançant vers le blond le même sort qu'il avait jeté à Harry quelques minutes plus tôt.

Le Serpentard faillit hurler de douleur tant celui-ci était puissant et atroce. Cependant le sortilège ne dura pas longtemps car le brun avait réussi à reprendre ses esprits et à se jeter sur Mac Gowan pour le déstabiliser et faire cesser le sortilège sur Draco.

L'homme furieux reporta sa rage vindicative sur Harry et s'acharna sur lui. Les coups pleuvaient, les sorts tombaient sur le Gryffondor qui n'arrivait plus à reprendre son souffle tant il endurait la douleur. L'homme s'acharna cruellement, on voyait qu'il devenait dément, des mots sans suite sortaient de sa bouche, des insultes fusaient en même temps que les coups et son rire grinçant résonnait dans la petite cellule.

Quand le Gryffondor n'eut plus aucune force, le vampire poussa l'audace à relever la tête du calice de Snape et à s'abreuver à sa gorge sauvagement, alors que le jeune homme dans un dernier sursaut le repoussait de toute ses forces.

-Vous n'aviez pas le droit, hurla le brun en s'éloignant de l'homme maléfique en se traînant sur le sol. Je suis un calice, vous n'aviez pas le droit de faire ça !

-Raison de plus, monsieur Potter, votre vampire n'en sera que plus ébranlé quand il sentira mon odeur sur votre gorge. Dommage, je ne verrai certainement pas sa tête quand il se rendra compte que vous avez laissé un autre vampire que lui vous mordre. Je serai déjà loin quand ils vous trouveront, s'ils vous trouvent un jour, bien entendu ! Mais cela ne sera plus un ennui pour vous puisqu'il vous abandonnera à votre sort, au mieux, ou alors vous serez mort, au pire, de toute façon vous ne l'intéresserez plus, vous venez de le trahir.

-Severus vous tuera, il n'aura de cesse de faire de vous un tas de cendres, Cullen, menaça le médicomage avec sa voix cassée pendant que Draco qui essayait de se relever, regardait épouvanté les trous dans la gorge de son ami et les conséquences qui allaient en découler.

Le vampire de la lune rouge s'essuya la bouche d'un revers de main et ricana méchamment.

-Je crois que tu n'as pas compris la leçon, calice. Ici c'est moi qui ordonne, ici c'est moi qui dicte les règles, et là en ce moment je veux que tu te taises, ajouta Cullen en lançant un autre sortilège sur le survivant.

L'homme laissa Harry dans un état de catalepsie total avant de faire demi-tour et de sortir de la cellule, content de lui.

Draco se jeta sur le survivant et le retourna vers lui. Son visage était marqué par la souffrance et ses membres tremblaient violemment, Cullen était cruel, ses sorts vicieux avait considérablement affaibli Harry sans parler du sang bu avec férocité. Le Serpentard arracha un pan de sa chemise pour éponger le liquide qui s'écoulait des blessures infligées par une arme invisible partout sur le corps, il garda Harry blotti contre lui et pria pour que Heath et Severus arrivent au plus tôt.

La nuit passa sans que le blond ne trouve le sommeil, Harry se remettait lentement grâce à son statut de calice, mais est-ce qu'à la fin il n'allait pas s'affaiblir plus vite par le fait que Severus ne le mordait pas et que l'autre l'avait ponctionné ? Draco ne connaissait pas beaucoup le lien qui existait entre un vampire et son calice mais il espérait que le brun tiendrait le coup, en souhaitant que Severus comprenne.

Le deuxième jour l'homme revint avec les mêmes intentions. Etrangement il préférait s'acharner sur le médicomage qui lui tenait tête. Le vampire buvait chaque jour à la gorge du calice qui n'avait plus la force de se défendre, Draco essayait de le protéger mais l'homme l'envoyait contre le mur, ou alors il lui jetait un sort de brûlure qui durait des heures et qui le laissait pantelant et incapable de défendre son ami.

Draco souffrait pour Harry, plus les jours passaient plus il devenait faible. Voilà quatre jours qu'ils étaient ici, ils ne tiendraient plus très longtemps si Cullen s'acharnait sur eux ainsi. Le blond ne savait même pas si son enfant était encore en vie, avec les sorts que le fou lui avait jeté il en doutait parfois.

Sa main sur son ventre Draco essayait de ressentir quelque chose, il avait envie de se lâcher et de pleurer un bon coup mais il n'en avait pas le droit, et puis ça ferai trop plaisir à l'autre démon de Mac Gowan. Le Serpentard préférait garder ça à l'intérieur de lui et s'occuper de Harry qui, blotti contre lui, avait une forte fièvre.

Deux jours plus tard, après ces événements, Augustus Karloff était sur les traces de quelques vampires qu'il avait repéré et qu'il n'avait pas lâché d'une semelle. Avec ses hommes il les traqua jusqu'en France, un coup de bol, une inestimable chance qu'il soit tombé sur eux, ceux-ci ne se doutaient de rien et c'était tant mieux, il sera plus facile de les surprendre ainsi !

Augustus et ses hommes n'avaient pu suivre les liches, beaucoup trop rapides, et qui avaient disparu depuis un certain temps déjà. Le guerrier pensa qu'elles étaient revenues dans leurs tombes et qu'il serait impossible maintenant de savoir où elles étaient allées. Cullen avait dû s'occuper de leur cas.

Le bras droit Du duc regarda les vampires ennemis s'engouffrer dans un tunnel, en plein milieu de la nuit, derrière un épais taillis situé dans un parc en pleine ville de Paris.

Que pouvait-il bien y avoir de l'autre côté ? Des égouts ? Un long tunnel ? Mais où aboutissait-il ? Il devait en avoir le cœur net et entrer là-dedans, il n'avait pas d'autre choix. Peut-être que c'était une fausse piste, après tout ! Sans savoir il ne voulait pas déranger Heath pour rien alors qu'avec Severus Snape ils étaient partis dans une autre direction suivant une autre piste possible.

Le vampire regarda ses hommes cachés sous le couvert des arbres un peu en hauteur sur un promontoire d'où la vue était imprenable. Les hommes se fondirent dans le noir pour que les autres ne les voient pas. Augustus savait qu'il allait prendre des risques, mais qui ne tentait rien n'avait rien, n'est-ce pas !

-Je vais les suivre, expliqua-t-il aux guerriers qui rechignèrent en sachant que leur chef courait à sa perte si les hommes de Cullen se trouvaient bien à l'intérieur. J'y vais seul, tonna-t-il en entendant des protestations. J'aurai plus de chance de savoir où va ce conduit et ce que ces vampires font là.

-Ce n'est pas prudent, argua encore l'un des hommes en s'avançant pour le suivre.

-Aucune importance, nous devons savoir ! Je veux que d'ici une heure, si je ne suis pas revenu vous retourniez en Angleterre. Avertissez le duc et revenez en nombre suffisant, dites-lui aussi de prendre garde, l'endroit est un vrai coupe-gorge.

Augustus n'attendit pas de réponse et sautant prestement il arriva à l'endroit où les vampires avaient disparu, puis sans un regard en arrière il pénétra dans l'étroite entrée. Le vampire trouva étrange l'absence de gardiens, Cullen était-il si sûr de lui qu'il n'avait mis personne ici ?

L'homme avança doucement, ses yeux lui permirent de voir correctement dès l'entrée du tunnel. Plus loin des torches éclairaient les passages qui s'élargissaient et qui devenaient plus haut de plafond. Au bout d'un quart d'heure de progression il entendit des voix retentirent et des hommes se faire salement injurier pour être rentrés sans permission alors qu'ils devaient surveiller l'entrée par où Augustus venait de passer

Voilà pourquoi il n'y avait personne, pensa le guerrier…

-Avez-vous au moins regardé si vous n'étiez pas suivi ? Bande de dégénérés ! Qui m'a fichu des incompétents pareils ! Dégagez, hors de ma vue, espèce d'abruti, je m'occuperai de votre cas plus tard.

Les vampires filèrent sans demander leurs restes, ils avaient eu de la chance de ne pas être transformés en tas de cendres. En principe c'est ce qui arrivait quand l'un deux désobéissait, ils avaient vraiment eu de la chance sur ce coup-là.

-Lomlys, prends quelques hommes et va voir si ces idiots n'ont pas été suivit, assure-toi de ne laisser personne derrière toi, pas de témoins. Personne ne doit savoir où se trouve les deux prisonniers, et surtout replace des gardiens capables de rester en place et non des incapables !

Le vampire guerrier opina, il fit signe à quelques vampires de le suivre et ils disparurent dans le dédales des couloirs à la recherche d'un quelconque visiteur imprudent et audacieux que les deux idiots auraient laissé entrer.

Augustus sut qu'il était perdu, Il s'était trop approché des autres pour écouter la conversation. Le guerrier ne s'était pas aperçu que les vampires de Cullen se trouvaient si près de lui, l'écho des galeries avaient faussé ses données.

Le bras droit du duc n'avait pas le temps de repartir et de mettre sa peau à l'abri, les hommes étaient juste derrière lui et ils l'avaient déjà repéré. Tout ce que put faire Augustus Karloff fut de trouver un passage un peu plus large et attendre que les autres le rejoignent. Ce ne fut pas long.

L'ami de Heath Phadraig se retourna, se campa bien sur ses jambes, droit et fier, et posa devant lui sa lourde épée qui lui avait sauvé la vie bien des fois.

Décidemment, pensa le vampire, rien n'était simple et on ne pouvait jamais prévoir les aléas de la vie. Maintenant il savait sans aucune équivoque possible qu'il était en mauvaise posture, il savait parfaitement qu'il ne sortira pas vivant, si l'on pouvait dire, de cet embuscade qui le retenait prisonnier.

Augustus se retrouva cerné par une dizaine de guerriers aussi bien armés que lui. Les flambeaux alentours donnaient un aspect irréel à la scène.

-A trop croire en ta chance, Augustus Karloff, le reconnu le chef du groupe. Tu as commis une erreur qui va t'être fatale.

-Je ne suis pas encore mort, répondit l'autre tranquillement en évaluant ses chances de vaincre.

-Je te l'accorde pour l'instant, mais ne te fais guère d'illusions ! Répliqua l'homme de Cullen Mac Gowan que le bras droit du duc reconnut de suite.

-Venant de toi je n'ai aucune illusion, Lomlys. Ta clémence n'ira pas jusqu'à me laisser la vie sauve, n'est-ce pas !

-Non, sourit l'autre en dévoilant des crocs impressionnants. Cependant si tu te rends sans combattre je te laisserai vivre.

-Dans le déshonneur ? Jamais !

-C'est toi qui vois, Karloff.

-Alors, soupira Augustus fataliste, c'est ici que je vais mourir. J'espère que ce sera une belle mort, clama-t-il mélodramatique pendant que ses doigts tenait la garde de son épée bien serrée dans ses mains.

L'homme du duc banda subitement ses muscles, et sans que les autres n'aient rien vu venir il souleva son arme et trancha la tête de trois de ses assaillants qui tombèrent avec un bruit mat sur le sol ensablé des catacombes de Paris.

Augustus Karloff sentit aussitôt une épée le transpercer de part en part et l'homme face à lui soulever son arme et lui réserver le même sort que les trois vampires à terre qui s'étaient désintégrés complètements.

Quelques minutes plus tard les hommes du duc de Solignac, qui attendaient dehors, partirent en voyant que leur chef ne reviendrait plus. Quand il appris la nouvelle le duc fut furieux d'avoir perdu un ami, l'heure n'était pas aux regrets il avait un combat à mener et un ami à sauver. Sans parler de Draco qui était entre les mains de son pire ennemi. En attendant plusieurs jours étaient passés et Draco et Harry devaient être au plus mal.

Où étaient-ils d'ailleurs en ce moment, encore dans les catacombes ? Si oui dans quel endroit ? Les lieux étaient immenses, ils étaient constitués de centaines de couloirs et de salles, un véritable labyrinthe !

Heath Phadraig aidé des chefs de clan comme Severus partirent pour la France aussitôt que le jour fut tombé. Ils étaient nombreux quand ils atterrirent dans le parc, nombreux et puissamment armés et férocement décidés à en découdre.

-J'ai fait garder les entrées et les sorties par les hommes, lui apprit le nouveau bras droit du duc. Personne ne peut sortir de là, j'ai fait appel à un autochtone qui connaît parfaitement les passages qui mènent à cet endroit, il a une carte des lieux.

-Bon travail, Sullivan, que personne ne bouge et qu'ils tuent tous ceux qui tenteront de sortir.

Le plan de Heath se mettait en place, les autres allaient voir de quoi il était capable quand on le mettait en colère, et là en colère il l'était ! Un autre homme fou de rage était prêt, lui aussi. Severus Snape le regard flamboyant tenait son épée d'une main sûre, les autres allait en baver et il ne fera aucun quartier même si ces traîtres appartenaient à son clan, celui de la lune rouge.