Note de l'auteur : Me revoilà, avec un nouveau chapitre de ma petite histoire ... Le chapitre est encore très court, mais rassurez vous, ils finiront bien par gagner en longueur... En tout cas, bonne lecture ! ^^
Chapitre 2 : L'étrange proposition d'un curieux duo
Le silence était retombé sur la table, oppressant. Mathleen écrasa sa cigarette sur la table, laissant une marque sombre sur le bois déjà abimé. La jeune fille détestait ce moment, celui où elle se surprenait, suspendue au lèvres de la personne en face d'elle, attendant avec une impatience de petite fille le moment où elle connaitrait enfin la nature de son nouveau travail.
Parfois, les commanditaires étaient tellement pressés qu'il vidaient tout d'un coup ce qu'il attendaient d'elle et repartaient, laissant le pourboire sur la table avec la vague espérance que cette fille à la réputation de folle ferait ce qui était convenu . Il arrivait même aux plus nerveux de jeter simplement une enveloppe avec la tâche et le paiement avant de disparaître purement et simplement. Dans le meilleur des cas, une autre lettre revenait avec de nouveaux éléments si besoin, dans l'autre … Mais son vis-à-vis était tout sauf pressé ou nerveux. Renversé sur le dossier de la chaise, les jambes croisées, Xerxes Break prenait tout son temps.
Mathleen en profita pour détailler un peu mieux son interlocuteur. Il était assez grand et mince, le teint clair, un visage plutôt fin et un petit sourire moqueur. Bien que l'on aurait put lui donner à peu près 25 ans, ses cheveux était blancs, coupés au dessus des épaules. Ils cachaient la moitié gauche de son visage, ne laissant voir que son œil droit, d'un rouge surprenant. Il portait une chemise violette, un jabot noir, un pantalon de la même couleur s'arrêtant au dessous des genoux et une longue veste blanche qui ne recouvrait pas ses épaules. Il ne fallait évidemment pas oublier la poupée qu'il portait sur son épaule gauche. Elle avait la « peau » bleue, des cheveux châtains et une robe rose. Oui, il s'agissait là d'un bien curieux duo …
- Bien, je suppose que vous aimeriez très certainement savoir ce que j'attends de vous, n'est ce pas ? Lança soudainement Break. Mais tout d'abord, dites moi, mademoiselle Heltsum, avez vous déjà entendu parler de l'Abysse ?
L'autre fit la moue. Ce nom lui évoquait les chuchotis pendant les veillées, quand elle était gamine. Les récits sur la prison légendaire côtoyaient alors les histoires de fantômes et de monstres, mêlant les carnages réels et les inventions des grands pour leurs faire peur … Elle sortit alors de sa rêverie, se rendant compte que l'homme attendait sa réponse.
- L'Abysse, c'est ça ? La jeune fille haussa les épaules. Je n'en connait que des contes à dormir debout. Je doute même qu'elle existe réellement.
- Elle existe bel et bien, malheureusement, répondit l'albinos avec un soupir. Il retira l'emballage d'une sucette qu'il mit dans sa bouche. Et d'ailleurs, cette mission la concerne de près, ainsi que certains de ses habitants … Sa voix c'était faite soudain inquiétante et son sourire n'avait rien de rassurant non plus …
Dehors, l'orage qui menaçait depuis un certain temps déjà éclata. Les gouttes de pluie tapèrent comme des doigts de fantômes sur la vitre, murmurant une étrange complainte régulièrement coupée par le fracas du tonnerre.
- Voilà donc ce que je vais faire, commença Break. Je préfère ne pas tout vous dire ici, je vais donc vous donner une adresse où vous pourrez me joindre. Vous saurez tout une fois là-bas.
- J'ai combien de temps pour me décider ? Demanda Matlheen, méfiante.
- Tout le temps que vous voudrez, je ne suis pas pressé.
- Et si je ne veux pas ?
- Dans ce cas, ayez la gentillesse de me prévenir, je n'ai aucune envie de vous attendre pour rien.
- Mais peut-on refuser, quand on ne vit que pour faire battre son cœur un peu plus fort ? Lança Emily.
Et sur les paroles de sa poupée, l'homme aux cheveux blancs passa sous la table disparu comme par enchantement. « Drôles de personnes. » songea la rouquine. Un papier sur laquelle figurait l'adresse trônait sur la table. Matlheen s'en saisit. Et maintenant ? « Peut-on refuser, quand on ne vit que pour faire battre son cœur un peu plus fort ? »La voix grinçante de la poupée résonnait encore dans sa tête.
- On verra bien. Au moins, je ne vais pas m'ennuyer, dit elle à voix haute.
L'ennui, sa hantise. Elle mit l'adresse dans sa poche. Elle irait.
Je vous l'avais bien dit, c'est court. Je vous remercie d'avoir suivit jusqu'ici.
Rewiews ?
