Ordre Du Docteur !
Salut à toutes (ou tous) !
Désolé pour la « petite attente » mais maintenant je suis en vacances donc j'espère vous faire des suites plus souvent. En tout cas je voulais remercier tous ceux qui ont ajouté cette histoire dans leur favoris ou qui m'ont ajouté dans leurs auteurs favoris et qui m'ont envoyé des réviews.
Je rappelle que cette histoire n'est pas de moi et que je ne suis que la traductrice.
MandyNormande : Comment te dire …. MERCI. Lire tes reviews est un vrai plaisir =P. Continue comme ça =D ! Et bon courage pour ta thèse =).
Ahelya : Merci, j'espère que la suite te plaira toujours =).
F a s c i n a t e m y s e l f : Juste … MDR, vous avez toutes la même chanson en tête, je vois qu'on est plusieurs à avoir été marquée à vie par les pokémons ! C'est gentil d'avoir laissé une review sur chaque chapitre, en plus des bien longues reviews. Contente que la traduction te plaise autant et j'espère que la suite en fera autant. So, enjoy =).
Amazing-Destiny : Merci beaucoup =).
Après leur premier rencard, Jane et Lisbon avaient établis une petite routine ; ils se comportaient toujours de la même manière au travail, avec leurs petites querelles, Jane étant Jane, agaçant les autres et se chamaillant avec les autres (apparemment, ils étaient devenus de plutôt bons acteurs à force de renier leurs sentiments), même Jane avait gardé son alliance pour ne pas alerter les sens innés de Van Pelt. Mais, parfois, quand personne ne les regardaient, on pouvait voir des regards appuyés, ils se frôlaient la main lorsqu'ils marchaient côte à côte. Par moment, Jane se couchait sur le canapé dans le bureau de Lisbon, ou laissait sa précieuse petite amie s'asseoir sur la sienne ; plusieurs fois déjà, il était entré dans son bureau et, après avoir fermé les stores, lui volait un baiser passionné …
Puis, à la fin de la journée, ils s'attendaient et ils sortaient dîner quelque part, ou chez elle, et ils parlaient, ils parlaien, ils parlaient. Se disant tout, s'ouvrant totalement.
Ceci, dura un mois, avant que quelque chose ne vienne tout gâcher : ce jour-là, tout changea.
Pour la deuxième fois en un mois, Lisbon se retrouva dans le même hôpital, même si cette fois la situation était différente, tout comme son attitude. La dernière fois, elle était excitée par la naissance de son neveu, aujourd'hui, elle était inquiète pour Jane.
Debout au bout du lit, les bras croisés, elle regardait le docteur finir de mettre en place l'attelle, qui recouvrait une bonne partie de sa jambe droite. Il était incroyable, comme pouvait-il la regarder comme une enfant, alors qu'il était celui qui n'avait pas écouté ses ordres ? Elle lui avait dit de rester dans la voiture, que ce mec était dangereux, mais il ne l'avait pas écouté et avait décidé d'aller vérifier lui-même (parce-qu'apparemment, le fait qu'elle soit dans la police depuis plus de 10 ans signifiait qu'elle n'était pas capable d'être prudente, surtout quand elle avait un gilet pare balles !), ce qui au final, lui a valu d'être hospitalisé après que l'homme se soit précipité sur lui pour les ralentir. Il se retrouvait avec une jambe cassée et un mois de béquilles (et ça seulement s'il va mieux, sinon le docteur leur avait parlé d'une chirurgie).
« M. Jane va avoir besoin d'aide pendant un certain temps ; sa jambe droite ne doit pas toucher le sol pendant 20 jours, tant qu'il a son plâtre. Il va devoir utiliser les béquilles pendant un mois et ce dès qu'il sera libre, s'il ne veut pas prendre de risques pour ses muscles ; il va devoir faire de la physiothérapie, je dirais pour 4 à 5 heures par semaines. » – Le docteur, un homme blond, une petite quarantaine, Jesse Travis, regardait Lisbon, lui donnant quelques papiers – « Ce sont les médicaments qu'il va devoir prendre ; une injection toutes les 24 heures, de préférence en soirée, pour aider la circulation sanguine. Elle doit être faites dans l'estomac, donc il pourra les faire lui même, pendant trois semaines » – Travis s'arrêta un instant en la voyant confuse et silencieuse. – « Je pensais que … il a dit … »
« Ouai, c'est ma petite amie. Je suis son homme, vous voyez ? Elle est à moi, moi, moi, tout à moi ! N'est-ce pas Lisbon ? Tu es ma Terrie personnel. » – Grinçant comme un drogué, il se tourna vers le docteur, le pointant du doigt – « Vous savez, j'aimerais m'échapper à Vegas et me marier avec elle mais je sais qu'elle paniquerait si je lui demandais, alors je garde ça pour moi ... »
« Doux Seigneur, vous lui avez donné combien de calmants ? »
Dès qu'elle comprit la situation, elle se calma un peu et ressentit une autre peur, celle qu'elle ressentait souvent pour lui, et courut jusqu'à son lit, massant son front, comme s'il était un bébé malade. Jusqu'à ce qu'elle réalise qu'il était trop relaxé et qu'il gémissait beaucoup trop dans ses bras pour que ce ne soit que les effets de la drogue
« Jane, il te suffisait de me demander de l'aide pour un momen ! »
« Bien, je ne pouvais pas risquer un refus, donc j'ai essayé une approche différente, et puisque je sais que tu ne t'en offusquera pas … »
Il lui fit un sourire narquois, alors qu'elle s'éloignait de lui, et, murmurant un « tu es incroyable ! », elle prit les papiers et sortit de la chambre, rejoignant ses collègues à l'autre bout du couloir.
« Comment va-t'il ? » Lui demanda Van Pelt, préoccupée.
« Il a une jambe cassée et doit emménager avec quelqu'un pour quelques semaines, et, apparemment, son docteur a décidé qu'il était de mon ressort de prendre soin de lui, comme toujours » – Toujours en colère, elle donna l'ordonnance à Grace avant de se retourner pour retourner dans la chambre – « Van Pelt, ça te dérangerais d'aller me chercher ça, Rigsby, va à son hôtel et prends toutes ses affaires. »
« Oui, Boss, mais, où va t'on … » – Le pauvre homme semblait avoir oublié ce que venait de dire Lisbon et pour être honnête, il ne l'aidait pas beaucoup. Bien sûr, elle aimait Jane (même si elle ne le montrait pas devant les autres) et, même avant de devenir sa petite amie, elle se préoccupait beaucoup de lui, mais maintenant qu'il allait venir vivre avec elle, pour un mois entier, à prendre soin de lui … Elle n'était pas très à l'aise avec cette idée ; ils n'avaient pas encore passé ce degré d'intimité, et maintenant, … Pourquoi Rigsby la regardait-il comme ça, et pourquoi approchait-il sa main de son front ? – « Boss, est-ce que tout va bien, vous êtes toute rouge … Vous êtes sûre que vous n'avez pas de fièvre ? »
« Rigsby, je n'ai pas besoin que tu t'inquiètes de ma santé ! » – Dit-elle calmement mais avec cette nuance de colère froide dans la voix pratiquement habituelle pour elle, mais qui d'habitude était dirigé contre Jane, pendant qu'elle éloignait, la main de son agent, d'elle. – « S'il y a quelqu'un pour qui il faut s'inquiéter, c'est Jane, puisqu'il a failli se retrouver avec une balle dans la tête. Maintenant » – Elle croisa ses bras sur sa poitrine, les regardant, aussi calme que possible, essayant de ne pas penser aux prochains jours. – « Cela vous déragerait-il de faire ce que je viens de vous demander. »
Rigsby et Van Pelt regardèrent leur boss un peu apeuré et partirent, tournant parfois la tête dans sa direction pour voir si elle les regardait toujours ; seul Cho était toujours à ses côtés, regardant son chef avec la même expression neutre que d'habitude. Il lui lança un dernier regard avant de rejoindre Rigsby pour l'aider et dit à Lisbon trois mots, trois mots qui lui firent froncer le nez et frissonner « Il était temps. ».
Alors qu'elle rentrait dans la chambre, toujours choquée, Jane redressa ses sourcils ironiquement dès qu'il vit dans quel état elle se trouvait. Lui souriant, elle redressa les épaules et murmura un « Non » silencieux dans sa tête.
« Alors, prêt pour rentrer ? Si tu te comportes mal, je te laisse sur le canapé ! »
« Nah, tu m'aimes trop pour me laisser sur le canapé. » – Il était si sûr de lui, le ton tellement haineux de Jane était de retour, comme si quelqu'un pouvait les voir – « Tu vas me donner la chambre d'ami, ou peut-être que si tu es assez courageuse, la tienne. Evidemment, dans ce cas, nous serions dans le même lit. Mais ne t'inquiètes pas, je suis un gentleman avec quelques valeurs, et je ne vais pas te forcer à quoique ce soit, bien que je ne pense pas que tu puisses me résister plus longtemps. Ou que tu ne me forces pas à coucher avec toi. »
Alors qu'il la regardait avec son sourire malicieux, elle ne put s'empêcher de frissonner encore une fois ; ou alors c'était juste l'effet de sa voix basse et rauque, ajouté aux lignes que dessinaient ses doigts sur son bras.
D'instinct, Lisbon sut qu'elle allait vivre les 3 semaines les plus longues de sa vie, 3 semaines qui, elle en était sûre, allaient être inoubliables et changer sa vie.
