La nurse de Jane

Amazing-Destiny : Merci beaucoup pour ta review =)

MandyNormande : Mdr, voilà la suite tout de suite pour me faire pardonner mon retard sur le chapitre d'avant. Mais je t'assure que tu n'avais pas besoin d'employer tous ces moyens ^^. Enfin bref, j'espère que t'aimeras cette partie aussi car pour moi c'est un des meilleurs chapitres ^^.

JOUR 1 :

« Tu sais que tu es chanceux que ma chambre d'ami soit au rez-de-chaussée. » Térésa sourit un peu alors qu'elle le laissa à l'intérieur comme elle l'avait fait de nombreuses fois ces dernières semaines lorsque son Sancta Sanctorum était devenu aussi celui de Jane ; Même s'il avait ses béquilles, il avait besoin de son aide, ainsi elle se retrouvait à marcher avec un homme bien plus grand qu'elle, qui était appuyé contre son corps, et chose étrange, cela ne la dérangeait pas. Dans cette position, elle pouvait sentir son parfum, cet aftershave particulier dont elle ne connaissait pas le nom dont, même les médicaments et l'hôpital n'avait pas été capable d'effacer.

Il s'effondra sur le sofa, et avant qu'elle ne puisse aller à sa voiture chercher quelques objets, il la saisit par la taille et la força à s'allonger à son côté, son bras droit autour de ses épaules. Précautionneusement et toujours souriante, elle cacha sa tête dans son tee shirt, inspirant et expirant, placidement, pendant que Jane était occupé à jouer avec ses cheveux.

« Patrick ? » Sa voix était à moitié endormie.

« Oui, mon amour ? »

« Tu prends toujours la chambre d'ami » Elle lui sourit et rigola avant de sortir chercher ses affaires.

JOUR2 :

« Tu es sûr que tout va bien ? Lisbon t'a menacé ou quelque chose comme ça ? Tu peux toujours venir habiter chez l'un de nous si tu as le moindre problème et ... »

Jane réprima son rire en voyant Grace être tellement .. inquiète et protectrice, tandis que, dans la cuisine, Lisbon roulait des yeux. Seigneur, si seulement ils savaient la vraie raison de son emménagement avec elle …

« Je ne suis pas aussi méchante ! » Lisbon criait depuis la cuisine, les mains autour de la bouche, furieuse, ne croyant pas ce qu'elle entendait alors qu'elle préparait le thé pour l'équipe, qui avait pris quelques heures pour rendre visite au « pauvre homme ».

« Non, ce n'est pas ce que je voulais dire ! Ce que je voulais dire c'est que peut-être, s'il ... »

« Nous avons été là assez longtemps – Cho prit la parole en se levant du canapé et lança un regard à Van Pelt qui, même s'il était neutre comme toujours, semblait l'avoir un peu ébranlée – Désolée de vous avoir dérangée, Boss, Jane on se verra quand on se verra. » Sans attendre Lisbon, il sortit, Rigsby et Van Pelt sur ses pieds, et, soudainement, alors que Jane grimaçait, elle frissonna : le « Il était temps » d'il y a quelques jours plus tôt voulait vraiment dire ce qu'elle avait peur qu'il signifie... (NDLR : Outch, je crains que ce ne soit pas très français, ça ! ^^)

JOUR 4 :

« Je pense qu'on devrait regarder un film et manger du pop-corn. »

Les jours précédents, Jane avait passé la majorité du temps à dormir, petit cadeau des médicaments qu'on lui avait donné à l'hôpital et que son corps n'avait pas encore métabolisé, et à jouer au sudoku sur son sofa. Lisbon venait juste de quitter la cuisine avec une tasse de café et une du thé qu'il affectionnait quand elle le vit, occupé à regarder les DVD sur l'étagère où était posé la TV aussi.

« Patrick, tu ne dois pas rester debout ! ». Lisbon cria alors qu'elle le forçait à bouger, au moins, jusqu'au fauteuil le plus proche.

« Techniquement, le médecin a dit que je ne devais pas utiliser ma jambe blessée, pas que je ne devais pas rester debout. » – Il fit une pause et prit ses mains dans les siennes, il la regarda dans les yeux, sérieux – « Ma chère Térésa, tu aurais du me prévenir que tu étais une ventouse. »

« Tu sais, Patrick, » – Lisbon se faisait aguicheuse alors qu'elle prenait un DVD et le mettait dans le lecteur – « il y a plusieurs scènes dans The Wedding Date qui sont assez chaudes … »

Quand le film toucha à sa fin, ils tombèrent rapidement endormis dans les bras l'un de l'autre, dans la même position où s'était trouvée Lisbon quelques jours plus tôt. Jane se réveilla le lendemain, se sentant frais et relaxé comme il ne l'avait pas été depuis un certain temps, incapable de se souvenir du rêve qu'il avait fait mais conscient qu'il était vraiment bon … Lisbon était toujours dans ses bras, souriant contre son épaule, rêvant d'un enfant blond aux yeux verts … et ce n'était pas Tony.

JOUR 5 :

« Térésa, Térésa, Térésa, tu sais que tu ne peux pas me dire non toute la journée ... »

« Pour être complètement honnête, Patrick – Déjà sur le pas de la porte, prête à aller au bureau, elle se retourna. – C'était mon idée. Amuse-toi avec toi-même. Contrairement à toi, mon cher, – Elle lui envoya un baiser en l'air. – j'ai du travail qui m'attend et je n'ai pas l'intention d'appeler pour me porter malade et m'occuper de toi. »

« Mais j'ai besoin d'aide pour prendre ma douche. – Il ressemblait un enfant de 5 ans et elle lui sourit ironiquement, se rappelant où cela l'avait mené la dernière fois – Et tu te porteras malade pour me voir sans aucun vêtements ! »

« Je suis sûr que tu t'en sortiras! » Elle rigola en sortant de la maison.

« Elle sait qu'elle ne me résistera pas, quand elle me verra nu, c'est pour ça qu'elle ne veut pas m'aider avec la douche … » Il parla plus pour lui-même, avec un sourire satisfait, alors qu'il faisait le chemin jusqu'à la douche. Il savait qu'il pouvait y arriver mais ce n'était pas une grosse affaire d'essayer de séduire sa petite amie, non ? »

JOUR 8 :

Lisbon était rentré chez elle avec l'idée de prendre un bon bain bain chaud, une tasse de thé (Et oui, Jane avait réussi à transmettre son goût pour ce breuvage à une accro de la caféine comme elle), et une bonne nuit de sommeil (ou, au mois, elle aurait essayé de dormir) ; Définitivement, quand elle arriva chez elle à 11 heures du soir, elle ne s'attendait pas à voir les lumières de sa cuisine allumée et aucune trace de Jane en vue. La bonne chose était que le verrou était toujours en place, donc personne n'était entré chez elle, mais elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter …

« Patrick, où es-tu ? – Elle cria, marchant précautionneusement à l'intérieur ; elle avait déjà l'arme au poing, prête à tirer, au cas où, quand elle entra dans la cuisine et trouva ce qu'elle, ou plutôt qui, elle cherchait. Jane était par terre, apparemment, il avait du tomber et n'avait pas été capable de se relever – Jane … ? »

Elle remit son arme dans son encoche, les mains sur les hanches, clairement ennuyée : son regard était un signe assez clair. Le fait qu'elle l'appelle Jane et pas Patrick en était un autre qui montrait bien à quel point elle était énervée.

« Je voulais juste te faire à dîner, mais après, je suis tombé … » Lisbon sourit et une fois qu'elle eut pris deux assiettes des pâtes maintenant froides (bien qu'elle savait que les pâtes qu'il avait préparé était bonnes, même froide), elle s'assit en tailleur à côté de lui et lui donna une assiette en souriant. « Plus jamais, Patrick, promets. »

« Si tu veux. » Il lui répondit avec le même sourire, lui donnant un de ces rapides baisers qui trembler ses genoux.

JOUR 10 :

Après presque une semaine entière sans pouvoir dormir, elle abandonna.

Les premiers jours, elle pensait que c'était dû au travail. Peut-être que la violence, les meurtres et les abus la rattrapaient … mais elle avait réalisé qu'elle n'avait pas d'affaire particulières en ce moment et avait compris d'où le problème venait : tout avait commencé quand elle avait dormi avec Jane. Après avoir passé encore une bonne heure à rouler dans son lit, elle se leva, furieuse contre elle-même et mortifié, et, son oreiller en main, elle descendit les escaliers. Elle sourit doucement en le voyant dormir du côté gauche du lit (même célibataire, elle avait toujours choisi, même dans son lit, le droit) et, marchant sur la pointe des pieds le plus silencieusement possible, alla jusqu'à son côté du lit.

Elle venait à peine de se mettre sous les couvertures qu'elle sentit un bras la saisir et la rapprocher de son torse, se tournant pour être face à face, elle sourit et lui fit un rapide baiser, puis elle s'endormit dans la même position que quelques jours plus tôt.

JOUR 11 – MATINEE :

« Jane ! » Elle se mit à crier, alors qu'elle sautait du lit avec une partie de la couverture pour cacher le corps qui, malgré son pyjama, lui semblait trop exposé.

Il eut un sourire narquois, et ne bougea pas du lit, les mains derrière la tête.

« Allez, c'est juste une chose matinale … »

« Une chose matinale est de petit-déjeuner, ça, ça, ça … »

« Je disais que c'est une normal, physiologique et automatique réponse d'un corps masculin qui se trouve pressé contre un corps féminin. – Elle quitta la pièce, rougissante et espérant qu'il ne l'avait pas vu. – D'ailleurs, ce n'est pas comme si tu ne te sentais pas flatté ou que tu n'appréciais pas. » Après avoir fini de crier, le visage de Jane fut frappé par un oreiller.

« Ehy, même si je suis blessé, je suis toujours un homme ... »

JOUR 11 – SOIREE :

« Regardez qui voilà, la fille prodigue ... » Il lui sourit gentiment alors qu'elle grimpait dans le lit.

« Écoute – Dit-elle, répondant à son sourire à 100 watts, le rejoignant sous les couvertures – Ne vois pas trop de choses là-dedans, OK ? Je ne fais pas ça pour toi, la seule raison pour laquelle je suis là est que je veux dormir correctement ... »

« Donc, ce n'est pas parce-que tu me trouves irrésistible ? »

« Aucune chance. » Elle lui sourit et pour abréger la discussion l'embrassa à pleine bouche.

JOUR 15 :

« Serait-ce un de mes tee-shirts ? »

Avec un sourire disant « Je suis sexy et je le sais », elle marcha vers son « côté » du lit, et une fois sous les couvertures, fit ce qu'il avait fait la première nuit, elle s'appuya contre son torse comme si c'était un oreiller, extrêmement proche.

« J'ai plus de pyjamas. »

« Et tu as décidé de prendre un de mes tee-shirts ? » Il se renfrogna un peu. Il aimait définitivement les frissons qu'il avait mais pas en ce moment, quand il ne pouvait rien faire.

« Ils sont confortables. »

« Est-ce que tu réalises que mettre un tee-shirt de son homme est la chose la plus sexy que puisse faire une femme ? »

« Sérieusement, Patrick, a quel point me penses-tu inexpérimentée ? » Elle l'embrassa rapidement, comme ils l'avaient fait de nombreuses fois déjà, seulement, cette fois, c'était lui qui avait les genoux qui tremblaient.

« OK, j'ai compris, j'ai compris, tu es toujours dérangée par ce qu'il s'est passé la dernière fois, mais tu sais, ça ne va vraiment arranger nos affaires … »

« Cela t'embarrasses ? »

« Un peu, oui »

« Donc j'ai atteins mon but. »

JOUR 16 :

« Tu sais, tu sembles … – Rigsby avait encore une fois rendu visite à Jane, et, alors qu'il l'observait attentivement, il fit une pause, l'air perplexe en constatant l'expression rêveuse de son ami – tu sembles réposé. Je pensais que tu souffrais d'insomnie. »

« Bien, tu sais, les effets secondaires des analgésiques … – Il mentait, espérant que Rigsby n'avait pas remarqué le regard lancé à Térésa, qui prenait son café dans la cuisine. – Parfois, ils peuvent vous tuer … »

« Je paris que tu as pris une dose pouvant assomer un mammouth. »

« Ouai, une dose assomante, définitivement … »

JOUR 19 :

Avant qu'ellle ne s'endorme, Teresa lui dit quelques mots, pendant qu'il la tenait dans une étreinte, pensant qu'il était déjà partis dans le monde de Morphée.

« T'avoir à la maison va me manquer, Patrick. » Elle embrasse son épaule nue, il savait ce qu'elle voulait dire et c'était probablement la plus honnête déclaration qu'elle lui avait faîte le concernant.

JOUR 20 – MATINEE :

« Je n'arrive pas à croire que je vais être débarassé de toi ! Je pense que nous devrions le fêter. – Elle lui sourit alors qu'ils sortaient de l'hôpital, Jane aidé d'une cane. – Je vais retrouver la totale possession de ma maison adorée. Je n'aurais plus à m'inquiéter pour le bain, a quel point je dois me couvrir ; Je vais pouvoir revenir au café ! » Souriant, il secoua la tête, sachant très bien ce que signifiaient les 20 dernièrs jours pour tous les deux, plus spécialement les 20 dernières nuits.

JOUR 21 – MATINEE :

Jane venait de rentrer chez lui après une petite marche, et, vérifiant son répondeur, il remarqua un message. Souriant, il pressa le bouton replay et s'assit dans son fauteuil préféré pour bien apprécier le message.

Patrick, rappelle-moi, il faut qu'on parle.

Il composa son numéro, toujours souriant, et un joyeux, content, réel et apaisant sourire.

« Ehy – Il dit doucement, entendant sa voix endormie. – Je viens d'avoir ton message, qu'est-ce qu'il se passe ? »

Comment étais ta nuit ?

« C'était l'enfer, tu n'étais pas là. Et toi ? »

Pareil pour moi, c'était horrible, pire que les premières nuits où tu étais chez moi, sauf que tu n'étais pas là.

« Je sais, – Il fit une pause – tu me manques déjà. »

Tu m'as manqué toute la nuit. Elle lui répondit doucement.

« Térésa, quelqu'un pourrait penser que tu as un esprit tordu. » Il plaisanta.

Oh, quand tu verras mon esprit tordu, tu vas l'adorer, Patrick – Elle s'arrêta pour rigoler, et, pendant un instant, ils restèrent silencieux, essayant de trouver les mots pour décrire ce qu'ils ressentaient. – Patrick, que dis-tu d'emballer tes affaires et d'emménager chez moi ?

« Ma chère, – Il lança un regard à sa valise pas encore défaite – je suis en chemin … »