Coucou tout le monde, me revoilou après une LOOOONGUE absence, j'en suis désolée !!!

C'est donc reparti pour un chapitre d'Aishiteru !

Pour lire la suite, vous devez connaître une petite page d'histoire ... voici donc un extrait de Wikipedia ! XD

"Le shogunat contrôle le pouvoir politique, administratif et plus tard économique. Il existe aussi un empereur mais celui-ci ne possède que des fonctions spirituelles de grand prêtre et est le symbole du « génie national ». Après les nombreuses guerres féodales qui avaient eu lieu auparavant, les Tokugawa cherchent à réorganiser l'État et garantir la paix dans le pays. Pour cela, ils mettent au point un système encore très hiérarchisé et rigide grâce auquel ils peuvent contrôler totalement le pays. Ainsi, ce dernier est divisé en fiefs gouvernés par des seigneurs, les daimyos, eux-mêmes sous l'autorité du shogun. Ceux qui avaient prêté allégeance aux Tokugawa avant 1600 s'appellent les « daimyos de l'intérieur » et ceux qui l'avaient fait après s'appellent les « daimyos de l'extérieur ». Cependant, pour pouvoir maintenir ceux-ci sous son autorité, le shogun met en place un système de résidences alternées, le sankin-kotai, dans lequel les daimyos doivent résider à Edo, résidence shogunale, et ceci une année sur deux. De plus, les daimyos doivent laisser leur famille à Edo en guise d'otages."

Voilà voilà !

Bonne lecture à tous ! BISOUUUUS !!!

Tohru

Chapitre 3

¤ Dans les rues, une immense fête se faisait dans la ville. Les chants fusaient de partout, les rires des enfants retentissaient, les marchands profitaient de l'occasion pour faire le plus de vente possible.

C'était la fête des cerisiers, mais aussi le retour du daimyo Toshio Kuroda. Ceci était une grande joie pour les habitants, car il habite ici. Pour eux, c'est lui, leur vrai chef. Pas le shogun, ni l'empereur.

Grâce à lui, les samurais ne pourront plus faire leur loi, ceci pendant un an, avant de reprendre le comté entre leurs sabres sanglants et leurs mains pilleuses.

Tout ceci était synonyme de joie. Pas pour Kimihiro.

Cela signifiait que les samurais n'allaient plus venir autant qu'avant.

D'un côté, il aura moins de clients, et aura plus de paix. C'était un bien.

D'un autre côté Dôméki ne viendra plus autant de fois qu'avant.

Ce dernier venait souvent lui rendre visite. De plus en plus souvent d'ailleurs.

Ces derniers temps, il venait une fois tous les trois jours, le soir.

Quelques effleurements plus intimes prirent lieu au fur et à mesure qu'ils se voyaient, mais il n'y avait jamais rien de sexuel.

Jamais il n'était venu à l'esprit de Dôméki de souiller Kimihiro. C'était de la passion, tout simplement ...

Le courtisan ne se lassait pas de ces caresses chaleureuses et douces.

Elles l'envahissaient, il les ressentaient jusqu'au plus profond de lui.

Ils ne pouvaient plus se passer l'un de l'autre.

Ils avaient développé une sorte de relation.

Du moins, c'est ce que Kimihiro espérait.

Il se languissait de son retour.

Il se remémorait les souvenirs passés avec lui, en attendant son retour ... ¤

¤ Ils regardaient, par la fenêtre entrouverte, l'étendue de la ville, éclairée dans la nuit par les lampions colorés.

Dôméki était assis par terre, les jambes étendues sur le sol. Il portait un kimono sombre et large, il flottait dedans car la bande qui le refermait était lâche. Son torse aurait dû profiter du léger vent frais qui passait par la fenêtre.

Mais il savourait la chaleur du dos de Kimihiro, couvert de son éternel mais sublime kimono de soie rouge, noire et or.

Ce dernier était assis en tailleur entre ses jambes, son corps appuyé contre celui de son amoureux.

Ce corps subtil était recouvert de deux bras fermes et musclés, qui le resserraient avec douceur.

Le jeune homme pouvait apprécier les baisers que le samurai déposait dans son cou.

Ils suscitaient de profonds soupirs de volupté de la part de Kimihiro.

Le bras de ce dernier se posa derrière la tête de Dôméki.

Il la fit glisser du côté de son visage.

Leurs lèvres se rejoignèrent ...

Elles claquèrent en se séparant.

Dôméki posa son menton entre le cou et l'épaule de Kimihiro.

Tous deux fixaient la ville, dénuée de ses habitants, si ce n'est quelques agriculteurs qui finissaient leur travail. ¤

Dôméki : ... Watanuki ...

Kimihiro : ?...

Dôméki : Depuis combien de temps n'avez-vous pas vu l'extérieur ?

¤ Kimihiro était souvent gêné par ce genre de questions.

Il y répondait souvent brièvement. ¤

Kimihiro : Depuis que je suis entré ici.

Dôméki : C'est-à-dire ?...

¤ Il attendit un moment avant de répondre. ¤

Kimihiro : 6 ans. Bientôt 7 ...

Dôméki, appuyant ses lèvres contre son épaule : Vous devez souvent rêver de quitter cet endroit ...

Kimihiro : Je ne me fais pas d'illusions. Jamais je ne sortirai.

¤ Il semblait tellement sûr de lui que le coeur de Dôméki se serra ... ¤

Dôméki : En êtes-vous sûr ?...

Kimihiro : ...

¤ Son coeur battit tellement vite qu'il crut qu'il allait exploser.

Il aurait fait n'importe quoi pour qu'il l'emmène avec lui.

Mais il est un samurai. Il ne peut pas faire ça ...

Ce serait les mettre en danger tous les deux ... ¤

Dôméki : ... Kuroda-sama ... va bientôt être de retour ...

Kimihiro, d'un air sombre : Oui ... je sais ...

¤ Finalement, Dôméki se plaisait à jouer avec son coeur.

Il était bien cruel ... n'avait-il pas compris ses sentiments pour lui ?

Cela faisait maintenant 2 mois qu'ils se voyaient.

Il aurait dû comprendre ...

Pourquoi ?... ¤

Dôméki : ... je ne vais plus pouvoir venir autant de fois qu'avant ...

Kimihiro, d'un ton platonique : ... je sais ...

Dôméki : ...

¤ Il le resserra plus contre lui. Sa main effleura son ventre plat, goûtant à sa peau, douce comme celle d'une pêche.

Kimihiro rougit violemment. C'était la première fois que Dôméki allait aussi bas ...

Mais elle n'alla pas plus loin, au grand soulagement du courtisan.

Son autre main découvrit sa cuisse satinée.

La main de Kimihiro attrapa cette dernière.

Il l'immobilisa, et passa ses doigts entre les siens.

Ce geste inhabituel attira l'attention de Dôméki. ¤

Dôméki : Quelque chose ne va pas, Watanuki ?...

Kimihiro : ...

¤ Il pinça les lèvres. ¤

Kimihiro, à demi-voix : ... vous allez ... me manquer ...

¤ Le plafond sembla se faire de plomb. Il avait honte d'avouer des sentiments qui lui sont interdits.

Il venait de se livrer à lui et la peur se faisait sentir jusqu'à la moëlle de ses os.

Dôméki ne répondit pas un seul mot. Il restait coi face à cette situation.

Et Kimihiro refusait de prononcer une seule palabre de plus.

Il n'attendit rien. Il ne fit rien. ¤

Dôméki : ... Watanuki ...

¤ Il le prit dans ses bras tendrement, et posa sa tête dans le creux de son cou, accompagné d'un souffle chaud.

Un vent humide entre dans la pièce, et rafraîchit la chambre. La douceur de l'étreinte se fit sentir plus fortement.

Kimihiro était épanoui dans ces bras. Ses sentiments résonnaient dans sa chair, au rythme du passage de son sang.

Un parfum de fleur embaumait ses narines, et ses yeux se fermèrent, sous la sensation enivrante que le jeune homme éprouvait.

Deux larmes coulèrent sur ses joues. Ses mains se joignèrent à celles de Dôméki, les caressant lentement.

Peut-être que ce soir partagé avec lui sera le dernier avant plusieurs semaines.

Il en avait bien peur ... ¤

¤ C'était le souvenir le plus récent que Kimihiro avait de Dôméki.

Cela datait de trois jours, et il n'était pas revenu depuis.

Il regardait le soleil se coucher, priant pour retrouver son aimé samurai dans la fraîcheur de la nuit.

Chaque journée sans lui était un enfer. Chaque moment passé avec un autre client le détruisait.

Il souffrait d'autant plus qu'il l'aimait, lorsqu'il regardait la vérité en face, qu'il était prostitué.

Il refusait tout contact avec les autres hommes, mais il se forçait à endurer la torture.

Les viols qu'il subissait lui faisait d'autant plus mal qu'il était amoureux.

Il avait parfois des envies de suicide très fortes, tellement il souffrait.

Mais penser à Dôméki lui retirait toute envie de mort.

Il avait toujours soif de lui, de sa présence.

Alors, il endurait. Encore et toujours.

Il résistait.

Le soleil disparut derrière les rizières, et une femme vint allumer des lampions dans la pièce.

Et un homme vint le voir juste après, pour le déchirer en mille morceaux.

Puis, une fois satisfait, il repartit aussi vite qu'il était venu.

Et Kimihiro eut une puissante nausée.

Il crut qu'il allait mourir cette fois-ci.

Il se tapit dans un coin de la pièce.

Et il attendit que quelqu'un vienne l'achever. ¤

Femme dans le couloir : Bonsoir monsieur. Il est libre.

¤ Ca y est, c'était la fin ... ¤

Voix off : Je vous remercie.

¤ Une flamme s'alluma dans le coeur de Kimihiro.

Quelqu'un allait le réconforter. Quelqu'un à qui il ne s'attendait pas.
Quelqu'un qu'il attendait désespérément ...

Un pas se fit dans la chambre, et Dôméki apparut. ¤

Dôméki : Bonsoir Watanuki.

¤ Kimihiro leva la tête vers lui.

Ce soir, le samurai portait un kimono plus riche que les autres jours. Il était noir, et quelques dorures dessinaient des motifs délicats.

Il apparaissait plus beau que jamais aux yeux de Kimihiro.

Ce dernier, à cette vue, sourit de bonheur. ¤

Kimihiro : Dôméki-san.

¤ C'était la première fois qu'il souriait à Dôméki. Et aussi la première fois qu'il souriait depuis longtemps.

Le guerrier se sentit un peu bête, mais il aimait ce sourire. Il lui allait droit au coeur.

Il grimaça un instant ... Puis s'avança vers lui.

Il s'agenouilla face à Kimihiro.

Avec calme ...

Son regard s'arrêta lentement sur les lèvres du jeune homme.

Puis remonta vers ses yeux bleus. ¤

Dôméki : Comment allez-vous ?

Kimihiro : Très bien, depuis que vous êtes là.

Dôméki : ...

¤ Le visage de Dôméki affichait une douleur qu'il tentait tant bien que mal de dissimuler.

Kimihiro la devinait, et imaginait déjà son ampleur. Malgré tout, il continua à sourire. ¤

Kimihiro : Vous avez un nouveau kimono ?

Dôméki : Non. Je le mets pour les occasions seulement.

Kimihiro : Pourquoi le mettre ? Vous venez pourtant me voir régulièrement.

Dôméki : En effet.

Kimihiro : ...

Dôméki : ...

¤ Un air grave s'afficha sur son visage.

Et l'adolescent perdit le sourire. ¤

Kimihiro, avec un soulèvement de coeur : Que se passe-t-il ?

Dôméki : Je ne vais pas vous mentir.

Kimihiro, attendant : ...

Dôméki : Le daimyo a repris du service ici. Je suis totalement soumis à ses ordres, je ne peux rien contredire.

Kimihiro : Bien sûr ...

¤ Il n'aimait pas ce début de déclaration.

Un frisson parcourut longuement son échine.

La fenêtre ouverte faisait un courant d'air froid qui compléta sa stupeur. ¤

Kimihiro : Excusez-moi ... il fait froid, je vais ...

Dôméki : Oui, allez-y.

¤ Kimihiro se leva et, sans faire de bruit, partit fermer la fenêtre.

Dôméki le fixa tout au long de son trajet. Il lui sembla tout à coup une chose inaccessible, qu'il ne pourrait plus jamais toucher ...

Il reprit ses esprits au moment où le prostitué se réinstalla devant lui.

Il inspira dans un bruit sourd, avant de reprendre. ¤

Dôméki : Kuroda-san est intéressé par des terres de la province au sud de la notre. Bien sûr, le daimyo de la province dont il est question refuse de les lui donner ...

Kimihiro, brûlant d'impatience : Et ?

Dôméki : La guerre a été déclarée.

Kimihiro, choqué : ...

Dôméki : Je pars demain matin.

¤ Kimihiro ne voulait rien croire de tout cela. ¤

Dôméki, sinistre : Je ne reviendrai peut-être jamais.

¤ Le jeune homme se sentit se décomposer peu à peu.

Dôméki n'arrivait plus à le regarder, sa gêne prit de l'ampleur.

Finalement, il continua. ¤

Dôméki : Je souhaitais vous voir une dernière fois. Et ... c'est un jour particulier pour moi.

Kimihiro, son visage cédant à ses sentiments : ... non ... vous reviendrez ...

Dôméki : Je suis désolé. Je ne peux pas être optimiste.

Kimihiro, s'emportant : Vous devez avoir gagné plusieurs guerres déjà ! Alors pourquoi ne gagnerez-vous pas celle-ci ?

Dôméki : Je ne sais jamais ce qu'il m'attend. Les troupes de la province ennemie sont les plus craintes du Japon.

Kimihiro : Ca n'a aucune d'importance ! Vous ne mourrez pas, je le sais !

Dôméki, cherchant à l'arrêter : Watanuki.

Kimihiro, sa voix trahissant sa gorge serrée : Non, vous ne pouvez pas mourir !

Dôméki, prenant ses épaules pour le calmer : Watanuki !

Kimihiro, s'agrippant désespérément au kimono du samurai : Je ne veux pas que vous mourriez !!!

¤ Ses pleurs le gagnèrent, il ne pouvait plus les retenir plus longtemps.

Tous ses membres tremblaient. Il bouillonnait de plus en plus ... ¤

Kimihiro : Je ne pourrai pas le supporter ... depuis que vous venez me voir je... je ne suis plus le même ... j'ai enfin l'impression de vivre ... de ne pas être un vulgaire objet ... et j'attendais ça depuis tellement d'années ... tellement d'années ...

Dôméki, de plus en plus mal : ...

Kimihiro, anéanti : ...

¤ Toutes ces journées monotones, à ne pas avoir un mot à dire.

Tous ces moments passé à être violé, sans interruption.

Tous ces repas où on le descendait, par pure jalousie.

Tout ce qu'il haïssait dans ce monde et qui ne le quittait pas.

Tout ça allait recommencer.

Une fois de plus.

Encore et encore.

Sans fin ...

Il n'allait plus avoir de vie.

Il allait mourir.

Et pour seul réconfort, les souvenirs de son enfance.

Les souvenirs de Dôméki.

Qui venait le voir.

Qui lui donnait une valeur en tant qu'homme.

Et non en tant qu'objet.

Cet homme si beau, si élégant, toujours courtois, doux dans ses gestes, tendre dans sa façon d'être avec lui.

Quelqu'un qui le respectait, qui ne l'avait jamais touché là d'où d'autres hommes n'étaient pas gêné d'y passer la main.

Kimihiro ne savait pas s'il venait pour son seul plaisir. Il ne l'aimait sûrement pas comme lui l'aimait.

Mais il s'en fichait. Il ne voulait pas d'une vie sans lui. Une vie sans lui n'était plus une vie. ¤

Kimihiro : ...

¤ Dôméki le fixait sans rien dire, et Kimihiro ne pouvait que le sentir.

Il n'en pouvait plus de garder ses sentiments pour lui ... cela devenait trop dur.

Le douleur transperça son coeur. Il leva sa tête vers celle de Dôméki.

Il osa le fixer dans les yeux, comme il ne l'avait jamais fait.

Il se sentait trembler de partout ... ¤

Kimihiro, ses larmes coulant de plus en plus : Je vous aime.

¤ Il était sur le point de ne plus le voir après tout. Qu'avait-il alors à perdre ?

Il voulait que ses sentiments soient reconnus. Tant pis s'il se ridiculisait ...

Tout ce qui l'importait était ce désir brûlant de tout dire, qu'il sache. ¤

Kimihiro : Je vous aime !...

¤ Dôméki se décomposait peu à peu lui aussi.

Lui qui pensait venir dans un but égoïste, celui de satisfaire sa passion envers Kimihiro.

Il n'allait jamais jusqu'au bout, même s'il en avait une folle envie. Le toucher comme il le faisait était à la fois un soulagement et une tentation suprême.

Mais il n'osait rien. Il refusait de le briser, lui qui supportait tant d'hommes sans gênes, et en souffrait.

Il refusait de lui faire subir cette violence, et se forçait à ne rien faire ...

... ce qu'il ressentait dépassait l'envie sexuelle ...

... c'était un sentiment ...

... assez rare pour un samurai ... ¤

Dôméki : Watanuki ...

Kimihiro : Je sais ! Vous ne m'aimez pas ! Vous devez me trouver ridicule ! Je sais que je suis ridicule ! Mais...

Dôméki : Taisez-vous.

¤ Il s'empara de son visage avec ses grandes mains mates.

Les yeux du jeune homme s'agrandirent, surpris par cette réaction si vive. ¤

Dôméki, sèchement : Que savez-vous de mes sentiments ?...

Kimihiro : ...

¤ Le sang de Kimihro ne fit qu'un tour.

Il n'eut pas le temps de réaliser ce que Dôméki venait de lui dire, que ce dernier lui vola un baiser humide, le plus passionné qu'il ne lui avait jamais donné.

Les mains du samurai serrèrent le corps fragile du courtisan contre lui, comme s'il ne devait appartenir qu'à lui et à lui seul.

Celui-ci tremblait de parts et d'autres, son sang bouilonnait et le paralysait.

Il se laissait envahir par cette chaleur.

Il lui rendit ses baisers, osant pour une fois dévoiler son amour pour lui.

Sa tête tournait. Il oubliait tout : où il était, qui il était.

Tout ce qu'il voulait, c'était Dôméki.

Et il l'avait ...

Il perdit son souffle, mais son amant détâcha ses lèvres.

Il inspira, avant de retrouver la bouche et la langue de Dôméki.

Kimihiro le prit dans ses bras, appuyant son torse contre le sien.

Il aimait le contact de leurs corps, le sien ne veut plus se séparer de l'autre.

Dôméki les fit basculer sur le sol, ses mains glissant avec fièvre sur ses reins.

Ses doigts les palpèrent doucement, tendrement. Kimihiro en frissonna.

Le baiser prit fin, et les mains de Dôméki continuèrent leur chemin.

Elles explorèrent le torse de son amant sans modération.

Ses lèvres goûtèrent à son cou, à ses épaules ... ¤

Kimihiro, sa voix perdue : ... Dôméki ...

Dôméki, respirant sa peau : ... dites-moi ... si vous voulez que j'arrête ...

Kimihiro, les larmes aux yeux : ...

¤ Son coeur cognait extrèmement fort dans sa poitrine.

Il lui faisait terriblement mal.

Alors Dôméki voulait finalement son corps...

Après tout, s'ils s'aimaient, ils allaient forcément passer par cette étape un jour ou l'autre.

Mais c'était la dernière fois qu'ils se voyaient. Ils n'allaient plus jamais en avoir l'occasion.

C'était normal que Dôméki veuille lui faire l'amour ...

Il avait très peur.

Mais il l'aimait tellement qu'il était prêt à céder.

Et il le désirait tant ...

... si ardemment ...

... c'était leur dernière nuit ...

... elle devait être mémorable ...

... et s'il l'aimait, il devrait être différent des autres ...

... il ferma les yeux, soupirant ... ¤

Kimihiro, apeuré mais envahi par la passion : ... non ... continuez ...

Dôméki, laissant descendre ses mains plus bas : ... Watanuki ...

¤ C'était lentement, avec pudeur que Dôméki redécouvrit son corps.

Il le respectait, tel un cadeau qu'on lui offrait, et dont il devait prendre soin.

Malgré ses appréhensions, le jeune homme ne se sentait pas agressé.

Le samurai ne lui fit aucun mal. Il ne le forçait en rien.

À la fois il lui appartenait, et à la fois il n'était pas soumis.

Lui-même, il serrait Dôméki contre lui, le caressait ardemment.

Il pouvait aussi lui faire ce que d'autre hommes auraient refusé.

Pour la première fois, il avait l'impression de faire l'amour.

En réalité, il était resté vierge. Durant tout ce temps.

Alors que pour les autres, il était sale.

Son nez percuta celui de Dôméki, avant de recevoir un nouveau baiser ... ¤

Dôméki : ... votre nom ...

Kimihiro, ne pouvant revenir à la réalité : ... pardon ?...

Dôméki : ... Watanuki ... n'est pas votre nom ...

Kimihiro : ... non ...

Dôméki : ... donnez-moi ... votre nom ...

¤ Kimihiro déglutit. ¤

Kimihiro : ... Hanasaki ... Kimihiro ...

¤ Il n'avait pas prononcé ce nom depuis tant d'années.

Il l'avait presque oublié. Il refusait de s'identifier avec celui qu'il était devenu.

Il s'était habitué à son surnom ... ¤

Dôméki : ... Kimihiro ...

¤ Le samurai plongea sa tête dans son cou, se saisissant de lui tout entier. ¤

Dôméki, tendrement : ... Kimihiro ...

¤ Kimihiro n'en pouvait plus.

Jamais personne ne l'avait appelé par son vrai nom depuis l'assassinat de sa famille ...

Il versa des larmes de plus, mais pas des larmes de trop.

Il ne pouvait plus les retenir ...

C'était la dernière fois qu'il entendrait son nom prononcé.

Alors même qu'il pensait que son identité était perdue pour toujours.

Quelqu'un était là pour lui rappeler qui il était. Qu'il était humain.

Il ne sera plus rien. ¤

Kimihiro, s'accrochant à Dôméki : ... Dôméki-san ...

¤ Il savoura ces derniers instants avec lui, tant qu'il le pouvait. ¤

Tsuzuku

Raté ! Pas de lemon ! XD Je l'avais dit au début de la fic que j'en ferai pas ! XD XD XD

Review ? J'essaierai de moins tardé pour la prochain chapitre qui sera moins long que celui-là je pense ...

BISOUUUUS !!!

Tohru