Voilà donc le nouveau chapitre... J'espère toujours que ça vous plaira, que voulez vous il faut de tout pour faire un monde... :) Je voulais aussi remercier les deux revieweuses de mon premier chapitre! :)
Lu' ©
Journal d'une sorcière
Chapitre 1 : Grosse honte, disputes, secrets et manigances
Le train s'arrête en gare de Pré au Lard et nous descendons du train. Alexie s'éloigne pour rejoindre les autres préfets. De loin, on voit Hagrid qui fait signe aux premières années. J'aperçois, perdu dans la foule, mon petit frère Eugène. Il a l'air com-plè-te-ment perdu.
Nous nous dirigeons vers les calèches et montons dans une vide. A peine prenons-nous place dedans qu'elle se met en route. Je jubile intérieurement qu'Olivier n'ait pu réussir à monter dedans comme l'année dernière…
Eh oui, lui et moi c'est une grande histoire d'amour depuis le début de la troisième année, quand je suis entrée dans l'équipe de Quidditch de ma maison. Je passais les essais, puis j'ai été sélectionnée (ô bonheur !). Pour montrer ma joie, j'ai voulu faire un looping, sauf qu'au décollage je me suis pris le pied dans une batte (oui, je suis très douée), et je me suis rétamée par terre. Et là, qui je vois mort de rire dans les gradins, mon ami Olivier… Comme j'ai du sang de serpentard dans les veines (merci à ma très chère mère), je suis tout de suite partie au quart de tour. Et c'est là que ce cher Olivier s'est découvert une passion pour me faire chier, c'est tellement drôle, d'après lui.
Bref, retournons à la situation actuelle… Nous arrivons dans la grande salle et nous nous dirigeons vers la table des Poufsouffle. Je sais, ça paraît bizarre que je sois à Poufsouffle, et d'ailleurs le Choixpeau a hésité à m'envoyer à Serpentard (à cause de mon caractère, vous l'aurez compris…). Mais étant donné que je suis une traître à mon sang (mon père est un né moldu), ça n'aurait pas marché. Alors il a décrété que Poufsouffle serait bien. Même si je ne peux m'empêcher de ne pas m'y sentir à ma place, contrairement à Gwen et Alex.
Je m'égare encore… Nous nous asseyons et McGonnagall, suivie des premières années, entre. Elle installe un tabouret à quatre pieds et pose le Choixpeau dessus, puis le chapeau se met à chanter. J'adore les chansons du Choixpeau…
La chanson terminée, des applaudissements remplissent la salle, puis McGonnagall commence à appeler les élèves.
« Abbot, Hannah !
- Poufsouffle ! »
Toute notre maison acclame la nouvelle venue.
La répartition continue puis arrive le nom de…
« Potter, Harry ! »
Des murmures s'élevent dans toute la salle. Je me penche vers Alexie.
« Elle a bien dit Harry Potter ?! Celui qui a tué Tu-Sais-Qui ?!
- Euh oui... Je crois, me répond elle d'un air aussi étonné que moi.
- Naaan, c'est ce gnome qui a fait ça ? je demande.
- Faut croire…»
Après un petit moment, le Choixpeau interrompt les murmures et hurle:
« Gryffondor ! »
L'élève d'après est mon portrait craché en plus masculin et plus enfantin. Je lui fais un signe de la main et mon frère me sourit faiblement.
« Purple, Eugène !
- Serdaigle ! »
Et un serdaigle de plus dans la famille, après tout ce n'est que le quatrième de la famille à y aller (si on compte papa) ! Quelle famille d'intellos ! Et après, qu'on ose me dire que je ne suis pas le vilain petit canard là dedans…
Dumbledore fait son petit discours (enfin, toujours trop long à mon goût) et la nourriture apparaît (enfin !) dans les plats. Je me jette voracement dessus et commence à manger. Puis vient la fin du repas, et le deuxième discours de Dumbledore avec une interdiction comme quoi on ne peut pas aller dans le couloir du deuxième étage (je m'en fiche, je n'y vais jamais, là-bas !), et on se lève tous en désordre. Alexie essaye de récupérer tous les premières années, ce qui n'est pas chose facile. Hilares, nous sortons de la grande salle pour rejoindre notre dortoir.
Une fois dans le dortoir, je me dirige directement vers mon lit et m'affale dessus comme une patate. Gwen couvre son lit de bisous... Quelle marmotte, celle là ! On enfile nos pyjamas, puis on se met à parler. Et, je ne sais pas comment, la conversation dévie sur Olivier.
« Non franchement, t'as un peu abusé, Cléo, dans le wagon. Il ne t'avait rien fait, et toi tu l'agresses! Tu ne crois pas que tu es un peu excessive, parfois ? me demande gentiment Alexie.
- Ah ouais ?! C'est lui qui vient avec l'autre con, et qui me dit pile le truc qui m'énerve, et c'est de ma faute ! En plus, tu crois vraiment qu'il est venu pour vos beaux yeux, et c'est pour ça que tu te mets en devoir de le protéger. T'es pitoyable, tu sais ? »
Bon, je sais que je n'aurais peut-être pas dû dire ça, mais bon, ça m'énerve quand on parle de lui ! J'allais m'excuser quand Eden rajouta sa couche.
« Tu sais, tu n'as pas à être jalouse de nous, et c'est pas grave qu'il t'ait traitée de monstre. Allez, va, t'en fais pas, il sera à toi un jour si tu fais un effort d'amabilité… »
Et elle me fait un sourire d'ange avant de reporter son attention sur ses ongles de pieds qu'elle recouvre soigneusement d'un rouge vif.
Ah la salope !! Elle va me le payer !! Oser dire que… Je referme rageusement le rideau de mon baldaquin et ne leur adresse plus une parole de la soirée.
oOoOo
J'entrouvre doucement les yeux. La lumière du soleil passe à travers les rideaux. Je me lève sur la pointe des pieds et remplis deux verres d'eau. Je m'approche à pas feutrés du lit d'Eden…
SPLASH !
« A l'assassin !! »
SPLASH !
« Hein ? Quoi ? Quesquispasse ? »
SPLASH !
BLAM !
Morte de rire, j'observe la scène. Eden, ses longs cheveux dégoulinants, s'est déjà levée, elle me jette un regard noir et elle applique à ses cheveux un sort de séchage puis de lissage, puis elle les brosse (il faut dire qu'elle les vénère, ses cheveux !). Alexie, elle n'a toujours pas compris ce qui se passe et regarde d'un air perdu autour d'elle, des gouttes dégoulinant de son front. Quant à Gwen… Après être tombée du lit, elle s'est… rendormie ! Je suis littéralement écroulée par terre à force de rire.
Heureusement, étant donné qu'on est arrivé un samedi, ça nous laisse tout le loisir de glander à notre aise aujourd'hui... Joie intense ! Après avoir passé tout le repas dans le silence le plus total (mes trois colocataires de dortoir, mal lunées, me jettent des regards noirs pour avoir été réveillées si tôt et si... brusquement !), je me lève et remonte à la salle commune. Les trois autres me suivent en continuant de ronchonner. Je leur fais un petit sourire moqueur et trois langues se tirent instantanément dans ma direction. J'explose de rire et je vois un sourire fleurir sur les lèvres de Gwen. Ce début de matinée me met de bonne humeur et je savoure le fait d'avoir encore un jour de libre avant le début des cours.
Après avoir passé la matinée à discuter des mecs de notre année (et des autres aussi !) et à lire des magazines (ben oui, on est des filles, quoi ! Mais non, vous inquiétez pas, on fait aussi des trucs très virils, genre boire de la bièraubeurre devant un match de Quidditch on criant contre l'arbitre ! Nan j'rigole on tient à notre dignité, quand même... Je précise que je n'ai aucun sous-entendu sur les gens qui font cela... sourire innocent. Bon, revenons à nos dragons... Donc après avoir passé la matinée...), le bilan était que le gars le plus mignon de l'école était ce gars de Serdaigle à l'allure timide et mystérieuse.
Jugeant que nous avons besoin de prendre l'air, nous montons vers le dortoir afin de nous couvrir un peu (même si on n'est que le 2 septembre, je vous demanderai de ne pas juger et d'aller vous-même en tee-shirt dans le vent si doux d'Ecosse à cette période de l'année). En descendant dans le parc, on a le bonheur de tomber sur ce charmant Dubois et sa gentille bande d'écervelés. Bien décidé à ne pas gâcher ma journée (qui avait si bien commencé !) à cause de ce débile profond, je passe devant sans faire attention aux ricanements de sa bande de pigeons.
Malheureusement, Merlin avait jugé que je ne devais pas être assez poisseuse (question de point de vue, moi je dis...) et que ça devait se rattraper aujourd'hui. En effet, ces garces qui se prétendaient être mes amies saluèrent chaleureusement cet individu dont elles devaient avoir subitement oublié que c'était mon ennemi. Dubois fait un grand sourire et les salue à son tour. La moitié de la bande de toutous derrière lui regarde Eden et Gwen avec de grands yeux émerveillés (des pauvres types comme eux n'ont pas l'habitude que des filles comme elles leur adressent un petit salut, mais ils n'ont pas compris que c'était pour Dubois et rien que pour m'embêter !).
Dubois se rapproche de nous en disant à ses amis qu'il les rejoindra plus tard... Qu'il n'espère pas squatter avec nous, c'est moi qui vous le dis !! Il me regarde en souriant largement (Bouffon, bouffon !).
- Alors, Chloé... Pas en forme ce matin ? dit il, son grand sourire idiot toujours collé aux lèvres.
- Excuse-moi mais quelque chose m'a mis de mauvaise humeur... je lance d'un air mauvais.
-Je ne vois pas ce qui pourrait te mettre de mauvaise humeur... Toi qui est toujours joyeuse d'habitude !
-Une cloporte dyslexique ! dis-je en lui lançant un sourire carnassier.
Après s'être excusé de ne pas rester plus longtemps auprès d'une charmante compagnie, en insistant sur le fait que des éléments indésirables faisait qu'il préférait, finalement retourner près de ses amis, il s'en alla (enfin). Lorsqu'il disparaît, je donne un grand coup de pied dans l'armure la plus près. Je ne voulais pas le faire devant lui, ça aurait prouvé (une fois de plus !) que son petit manège fonctionnait. Je me tourne vers mes « amies » et leur jette un regard glacial parce que ces ingrates pouffaient.
Je me dirige vers la grande porte du hall, en prenant conscience que cette promenade m'était maintenant devenue indispensable si je voulais me calmer. Ces dindes finissent par me suivrent, ne cessant de glousser. Je sais que je suis un peu dure mais bon... Je me comprends quoi ! La journée se finit sans aucun autre incident particulier.
Ce matin au petit déjeuner, les préfets ont fait passé les emplois du temps. Le notre n'est pas trop mauvais... On a même tout un après-midi de libre le vendredi ! Mais bon je ne me fais pas trop d'illusions, je sais bien que c'est pour les tonnes de devoirs que les profs vont nous donner et pour qu'on puisse réviser nos BUSEs... Et oui je suis à l'année maudite où l'on doit passer le Brevet Universelle de Sorcellerie Elémentaire. Bouse !
Je jette coup d'oeil sur mon emploi du temps pour voir avec quoi on commence... Potion avec... Triple bouse !! Les gryffondors. J'attend patiemment que cette morfale de Gwen finisse son petit dej' puis nous montons au dortoir chercher nos affaires de cours avant de nous diriger vers les cachots.
Bon ça va les potions je déteste pas... Quoique Rogue est exécrable ce qui refroidi légèrement ! Mais avec ces andouilles de gryffondors c'est horrible ! Vous l'aurez compris je ne veux pas citer leurs noms même pour dire du mal d'eux alors quand je dirais « andouilles de gryffondors » ou «débiles profonds » ce sera toujours pour parler de lui et non des gryffondors de manière générale (quoique je déteste aussi cette pouffe de Kimberley Klark et un peu tout leurs amis!).
Je ressors du cours une heure plus tard fulminante !! Ce singe exempté de cervelle a passé le cours à me balancer des morceaux de boyaux de crapaud dessus pendant que Rogue avait le dos tourné (ce qui est fort d'ailleurs !) et dès que j'ai balancé un mini bout de vessie de souris... PAF cet andouille de prof s'est retourné !
Bon j'ai réussis à lui faire comprendre que je n'étais pas la seule mais maintenant c'est encore pire car je vais devoir faire ma retenue avec ce ******* !! Alexie me regarde avec un air désolé et essaye de me réconforter. En plus ce si gentil professeur qu'est Rogue, nous a dit que la retenue se ferait dans une semaine... Les chaudrons n'étant pas assez sales pour le moment.
« Ben lui aussi au moins il a une retenue...
-Nan mais tu crois en plus que pendant cette retenue, il va faire sagement ce que Rogue va lui demander en papillonnant des yeux... Il ne va pas du tout profiter du fait qu'une pauvre jeune et innocente comme moi, va être là seule et sans défense et que lui il aura des tas de choses répugnante à porter de main !!
-Mais nan t'inquiète ça va bien se passer. En plus il n'est pas si horrible que ça Dubois...
-Mouais mais bien sûr. J'suis sûre tu dis ça parce qu'il est un joueur de Quidditch !
-Alala ! Tu soules, j'essaye de te remonter le moral et toi tu m'envoie bouler super !! »
Et nous rentrons en cours de métamorphose... Pour en ressortir la mine dépitée en songeant à tous les devoirs que cette prof sadique nous a donné (en même temps c'est la directrice des gryffondors !).
La première semaine est passée vite et sans incidents particuliers. Enfin, si l'on excepte ma course-poursuite contre ce Dubois de malheur (il a osé mettre un pétard dans mon verre de jus de citrouille et il n'y avait assez de preuves pour prouver sa culpabilité, alors il s'en ait sorti indemne graaa !). Je me suis donc mis en devoir de le corriger en le poursuivant de ma baguette magique et en criant les pires injures que je connaisse. Malheureusement, ça n'a pas été du goût de Rusard et ça fait la deuxième retenue en moins de deux semaines de rentrée... Record battu !
Heureusement, cet imbécile qu'est ce concierge pouilleux n'a pas réussis à me choper pour la bombabouse dans le sac de Kimberley... ça lui apprendra à cette chaudasse de faire les yeux doux à mon frère alors que, de un, je la hais cordialement, et de deux, Gwen était là avant elle !
Là on est samedi, je pensais en profiter mais nan ! Avec tout ce qu'on a de devoirs pour lundi... Et avec les sélections de Quidditch qui sont à 11 heures, je ne suis pas sortie l'auberge... D'ailleurs... Zut il est 10 h 55, je vais être en retard...
Je quitte le dortoir en courant sous le regard étonné d'Alex, Gwen et Eden, et arrive essoufflée au terrain.
« Prête pour une nouvelle saison ? me demande Oreste Theiler, le capitaine de l'équipe (un septième année, bien bâtie).
-Tu me reprends ?
-Mais oui tu sais que je ne pourrais pas me passer de toi ! me dit-il en m'envoyant un sourire éblouissant. Tu dois juste contrôler tes nerfs contre certains joueurs ou on risque d'avoir des problèmes... »
Je lui répond d'un grognement puis m'installe dans les gradins et regarde la suite des sélections... Ca va notre équipe est plutôt bonne cette année. En tout cas elle ne peut qu'être meilleure que l'année dernière. Oreste avait choisi les pires clanpins de la maison et on était 3 à jouer sur le terrain (lui, un des autres poursuiveurs (Adrian Lorme, un gars de mon année) et moi). Faut dire qu'avec un batteur qu'a peur des cognards, un poursuiveur qui n'arrive pas à attraper la balle quand on lui lance et un attrapeur et un gardien qui font rien, on n'était pas sorti de l'auberge !
Je vais me changer dans les vestiaires puis rejoins notre nouvelle équipe. Je retrouve Adrian et fait connaissance de l'autre poursuiveur, Derrick Tin Ely (un 4e année). Nous commençons à nous entraîner puis au bout d'une heure Oreste nous lâche.
J'attend que tout le monde parte puis je commence à me doucher. Je sors quand j'entends un bruit derrière moi.
« DUBOIS !?! je cris en attrapant une serviette. »
Mon teint vira instantanément au rouge écarlate. Bizarrement lui aussi avait opté pour cette couleur. Tiens c'est à la mode ? Euh nan tais toi en fait, me repris-je intérieurement !
« J'espère que tu as une bonne raison de me déranger !!
-Euh... Ecoute je suis vraiment désolé, je croyais qu'il n'y aurait personne entre midi et deux... Ce n'était pas mon intention...
-D'ouvrir la porte alors que t'entend de l'eau couler et que tu savais pertinemment que le terrain est réservé aux poufsouffles jusqu'à midi et demi ! je vocifère en sa direction.
-Nan mais si, enfin je veux dire que...
-Ecoute crâne d'œuf, ferme là et barres toi c'est tout ce que j'ai à te dire !! »
A mon grand étonnement il s'exécuta. Remarque c'est ce qu'il y avait de mieux à faire si il souhaitait garder la vie sauve... Lorsque la porte fût fermée je m'écroule par terre et me met à pleurer. C'était trop pour moi. Ma serviette enroulée autour de moi, pleurant comme une madeleine sur le sol, c'est comme ça que Alexie me retrouva.
« C'est pas grave ! me dit elle en me prenant dans ses bras.
-Comment t'as su que j'étais là, je lui demande en séchant mes larmes.
-Ben quand on t'a vu partir, on s'est souvenu de la sélection, alors on s'est dit qu'on viendrait te chercher à la fin (on a déduit 12 h 45). Mais Eden à retrouver Chris et ils se sont mis à parler et Gwen a rencontré ton frère et a commencé à discuter avec lui (essayer du moins). Voilà.
-Olivier est rentré et m'a vu quand je sortais de la douche, répondis-je à son regard interrogateur.
-Ah je vois... Et tu pleures parce que...
-La honte, la fatigue et la rage ça fait beaucoup après une entraînement »
Je me lève et me rhabille lentement puis, un peu remise de mes émotions, nous nous dirigeons vers la grande salle pour déjeuner. Gwen est déjà là mais il manque la grande blonde. Nous nous installons à côté d'elle et commençons à nous servir.
« J'ai croisé ton frère et on a parlé un peu, me dit Gwen la bouche pleine (Ah l'élégance française...).
-Et c'était intéressant ton monologue ? »
La bretonne me jeta un regard noir et retourna à sa nourriture avec un air boudeur.
Alexie explose de rire puis demande :
« Au fait pourquoi Eden est allée parler à Chris ? »
C'est vrai que c'est plutôt bizarre. Eden et Chris sont sortis ensemble à la fin de notre 3e année. Ils ont eu une relation très passionnelle mais très bizarre. Chris l'a trompée avec des filles de son année (il faut dire que maintenant il est en septième année) et la belle blonde ne se privait pas d'aller voir d'autres mecs aussi. Mais ils sont restés ensembles. A la fin de l'année dernière pourtant, ils ont estimés que c'en était assez et finalement ils ont cassés. Ce qui est bizarre c'est que Eden, jusqu'à maintenant, ne voulait plus entendre parler de lui !
« Chais pas ! répond Gwen, sortant de sa bouderie.
-Un truc à la Eden quoi ! »
Justement la voilà qui arrive. Avant qu'on ouvre la bouche, elle nous jeta son regard « pas maintenant ! » puis s'assit et manga en silence. Nous nous jetions des regards interrogateurs quand elle releva la tête vers nous et nous regarder d'un air agacé. Qu'est ce qu'elle peut être exaspérante quand elle veut !!
Après manger, nous retournons à la salle commune pour bombarder de questions Eden. C'est vrai quoi, elle nous a fait mariner tout le repas la garce ! Nous choisissons les fauteuils les plus reculés de la salle commune.
« Alors, demande Gwen.
-Rien, répond calmement Eden (dite la peste !)
-Genre ! Tu reparles à Chris, alors que t'avait tiré un trait dessus puis tu nous cache tout le repas la raison, alors qu'en temps normal tu nous aurais dit je sais pas moi, au moins un mot-clé, histoire qu'on comprenne ! »
Je sais c'était un peu minable mes « explications » mais bon, son silence était bizarre et le fait qu'elle nous dise ce petit « rien. » d'un air calme m'a énervée ! Non je ne suis pas chiante !
« Ben il voulait me parler j'allais pas lui dire « Ta gueule », dégage.
-Pincez moi, je rêve ! Eden la raisonneuse ! On aura tout vu ! Le nombre de gars que t'a envoyé bouler alors qu'ils voulaient « juste te parler ».
-Nan mais c'est vrai quoi, y'a quelque chose qui tourne pas rond dans ta petite tête ! reprit Gwen. »
Alexie resta silencieuse mais ça ne m'étonne pas. Elle est aussi calme que j'ai un fort caractère on va dire.
« Bon, il m'a demandé de ressortir avec lui et j'ai dit non, il n'y a pas de quoi faire toute une histoire, nous dit Eden d'un air agacé. »
Alors là elle nous a scotché ! On en avait souvent parlé (pas devant Eden bien sûr !) mais on n'arrêtait pas de dire qu'elle avait du mal à tourner la page. Fallait voir la tête qu'elle faisait après leur rupture... Tout d'un coup, Eden se lève et nous laisse en plan. Interloquées, on se regarde puis Alexie balaie ça d'un revers de la main et pars chercher son devoir de métamorphose dans le dortoir.
« Moi je dis il y a quelque chose de louche, fait Gwen l'air songeuse.
-Mmmmm, fut ma seule réponse. »
Honnêtement, j'en savais rien, Eden était parfois surprenante.
« Bon on fait ce devoir de métamorphose nous aussi ! »
Et la question Eden fut bouclée pour aujourd'hui.
oOoOo
« Nan c'est vrai ?! Et il est entré comme ça et toi t'étais... »
Elle mime un balayement fatal sur tout son corps, avec un regard surpris digne d'être adressé à une rescapée d'une terrible catastrophe. Je lui jette un regard furieux. Alexie venait de lâcher le morceau de ce qui c'était passé dans les vestiaires.
« Vous êtes chiantes les filles à faire des cachotteries, continue Gwen, inlassable. D'abord Eden, puis toi, comment ça se fait que tu ne nous l'ais pas dit avant ! Quand même !
-Comment ça « d'abord Eden », lance la blonde d'un ton menaçant.
-Quoique tu dises je suis persuadée que tu nous cache quelque chose !!
-Je croyais qu'on avait réglé la question, dit Alexie d'un ton fatigué.
-Donc tu disais Cléo, repris Eden avec un sourire diabolique.
-Mais il n'y a rien a dire à part qu'il m'a vu à poil... essayais-je d'esquiver (maladroitement je l'avoue) la question.
-Mais c'est quand même ton ennemi, tu le détestes et tu vas passer une heure seule avec lui, souviens toi ta retenue.
-Ben ouais tu vas te venger quand même, dit Gwen en renchérissant Eden. »
Je les hais ! Seule Alexie a eu le tact et la gentillesse de rien dire (à part lâcher l'information...). Je referme le rideau d'un coup sec, marquant la fin de la conversation. Malheureusement, Gwen et Eden sont toutes les deux des pestes et je les entends jusqu'à ce que je m'endorme, échafauder des plans de vengeances pour Olivier ! Ces deux là je vous jure...
Ce matin, il fait beau. Nos devoirs terminés, nous sommes allées nous promener dans le parc. Puis nous sommes allées nous prélasser au bord du lac. J'enlève mes chaussures et met les pieds dans l'eau.
« T'es folle, me crie Eden, tu sais pas ce qu'il y a dans cette eau ! »
Je l'éclabousse avec mon pied et la blonde se met à pousser des petits cris terrorisés. Ri-di-cule ! Mortes de rire nous voyons une certaine personne indésirable s'approcher. Alexie me regarde l'air soucieuse et pose une main qui se veut apaisante sur mon bras. Gwen se retient de ne pas rire (dès que j'en aurais fini avec l'autre elle va s'en prendre une attention...) et Eden a les lèvres pincées (mais ça c'est sûrement à cause de l'eau...).
Olivier s'approche et me fait signe de venir. Il n'a pas de petit sourire, ce qui m'étonne. Je décide d'aller le voir, mais mes mains tremblent toujours autant.
« Ecoute, commence t'il, je suis vraiment désolé à propos d'hier et je voulais te dire que...
-Tais toi ! Je ne veux pas en parler et si tu veux rester en bonne santé, t'a pas intérêt à re-faire une seule fois allusion à ce qui c'est passer, compris !
-Nan mais, je voulais aussi te dire que... »
Je n'aurais jamais dû venir l'écouter. Attendez en plus c'est moi qu'il a vu à poil et c'est moi qui devrais supporter ses pleurnicheries... Je me tourne, sans attendre qu'il finisse sa phrase et pars.
« Quesqu'il te voulait ? demande Gwen la curieuse.
-S'excuser...
-T'a vu, il a un bon fond, prit le besoin de détailler Alexie.
-Si c'est pour faire ses éloges, on s'en passera merci, répondis-je sèchement ! »
Et Alexie vexée s'en alla en direction du château. Quelle susceptible ! Eden se détourna la tête de moi, ne jugeant que je ne pourrais plus lui apporter d'information susceptible de l'intéresser et parla avec Gwen de la nouvelle jupe de cette pouffe de Kimberley. Moi, je me sentais un peu coupable d'avoir parler comme ça à Alexie...
A midi, on la retrouve en train de commencer à manger. Je m'empresse d'aller m'excuser mais à mon grand étonnement, elle me demande pourquoi. Etonnée je lui explique et elle éclate de rire en disant que ce n'est pas grave du tout. Ma meilleure amie n'est vraiment pas rancunière !!
A la fin du repas, nous nous dirigeons d'un pas lent vers la bibliothèque. Deux matinées de pause, une pour se prélasser dans le parc et une pour le Quidditch, c'est beaucoup quand on est en 5e et qu'on veut pouvoir se coucher à une heure décente.
Arrivées à la bibliothèque, nous nous remettons au travail, de sorte à ce qu'on est plus rien à faire au cours de la semaine (comme ça on pourra faire d'autres choses, nan mais quoi je ne suis pas une affolée du travail comme certains fous de ma famille moi !).
Au milieu du devoir de potion (« expliquez les vertus du philtre de paix. Détaillez les propriétés de chaque ingrédient présent dans cette potion. Précisez les effets secondaires potentielles... 40 cm de parchemin exigé !), je ramais pour essayer de remplir les 10 cm qu'il me restait. Distraite, je me tourne vers Alexie.
« En fait, t'a fait quoi tout à l'heure quand t'es partie. Tu sais après que Tu-Vois-De-Qui-Je-Veux-Parler soit parti...
-Arrête tu sais que tu te ridiculise en parlant d'Olivier comme ça... On dirait que tu le crains !
-Très drôle vraiment, répondis-je cynique, je ne veux juste pas prononcer son nom ! Et puis depuis quand tu l'appelle par son prénom ?
-Parce que je sais que ça te fait chier et que c'est toujours drôle... !
-Garce ! Mais t'a toujours pas répondu à ma question je te signale, malgré les tentatives pour essayer de l'esquiver je n'oublie pas ma question initiale, dis-je d'un ton soupçonneux, qu'est ce que t'a fait quand t'es partie tout à l'heure ?
-D'abord, dois-je te rappeler pourquoi je suis partie ?
-Urticaire ?
-Aha ! »
Et elle retourna à son devoir de potion. Je recommençais à réfléchir sur ce que je pourrais mettre sur les 10 cm restant, quand...
« Mais attend, tu m'as toujours pas dit ce que t'as fait pendant tout ce temps ! »
Elle ne m'aura pas, je saurais !! Dire qu'elle a failli m'avoir...
« Tu veux vraiment que je te raconte ma vie dans les moindres détails, dit elle en prenant un air exaspéré et aussi... embêté, bien qu'elle essaye de le cacher !
-Ta vie non ! Ce moment oui !
-Je suis allée lire à la bibliothèque contente ? »
Je n'ajoute rien mais je vois bien qu'elle me cache quelque chose sinon elle n'aurait pas tournée autour du pot comme ça. Et puis, normalement elle me dit tout, je suis sa meilleure amie nom d'un dragon ! Décidément il a vraiment quelque chose qui ne va pas... L'air perplexe, je laisse tomber pour le moment et retourne à mon devoir de potion.
Une heure plus tard nos devoirs (enfin !) terminés nous descendons à la grande salle pour le dîner. La table des poufsouffles est déjà bondée mais nous arrivons à trouver des places près des garçons de notre année.
On s'assoit et je me rend compte que celui d'à côté est Adrian (vous savez l'autre poursuiveur). On se met à parlé d'un peu tout (les cours, le Quidditch, etc.). En fait, il est vachement sympa, je me suis rendue compte qu'avant je ne lui avais jamais vraiment parler auparavant. J'ai parlé avec lui jusqu'aux escaliers qui mènent aux dortoirs puis je lui ai souhaité bonne nuit et suis montée. En ouvrant la porte de notre dortoir, les regards se sont instantanément tournés vers moi.
« Alors il est gentil Adrian ? me dit Eden d'une voix mielleuse. »
Notez que Eden avec une voix mielleuse et le comble de la rareté ! C'est donc avec une voix surprise que je lui réponds :
« Euh... Oui pourquoi ?
-Nan, c'est juste étonnant que tu passes tout le repas à parler avec lui, alors que c'est un individu masculin, me dit Gwen avec un grand sourire.
-Mais vous m'énervez à la fin ! Où est le mal ?
-C'est juste très étonnant vu comment tu parles généralement aux autres... fit remarqué Alexie.
-Vous êtes chiante, je ne suis pas l'affreuse peste que vous croyez, il m'arrive d'être aussi civilisé que des gens normaux ! Zut à la fin !!
-Ce qu'on veut te demander par là, c'est savoir si tu auras enfin ton premier petit copain... dit sournoisement Eden.
-Oh c'est bon c'est pas parce que j'adresse la parole à un mec que je vais lui sautez dessus. Je ne suis pas comme certaine (mais non je ne fixe pas Gwen et Eden !). Et je signale que je ne suis pas la seule à ne pas avoir de copain ici (nan, nan Alexie je ne parle pas du tout de toi !). Alors merde, laissez moi vivre ma vie ! »
Je sais que je n'aurais pas dû m'énerver, surtout qu'elle vont en conclure tout et n'importe quoi. Mais pour une fois je m'entend bien avec quelqu'un d'autres qu'elles et faut qu'elles me fassent chier ! En plus ce qu'elles savent pas (à part Alexie bien sûr) c'est que je suis sortie trois mois avec Oreste l'année dernière (dans le c... les fesses !). J'en connais qui vont pas appréciés le réveil demain matin !
Je décide (et oui encore mais je suis susceptible que voulez vous...) de fermer mon baldaquin afin de rester seule et tranquille ! Mais ça ne les empêche pas de continuer à faire leurs théories de mon soi-disant petit copain, sur le temps qu'on va rester ensemble, etc. Pff !
Après un nouveau réveil arrosé pour ses demoiselles (ça leur apprendra !) nous descendons pour le petit dej'. Enfin nous c'est Alex et moi parce que Maaadaaame Eden ne voulait plus m'approcher estimant que j'avais « dépassé les limites ! » et Gwen n'a pas voulu la laisser seule. Je m'en fiche d'abord !
Au petit déjeuné je retrouve Adrian et lui fait un signe de la main. Avec Alex on s'assoit à côté de lui et (à ma grande surprise) Alex engagea la conversation avec lui. Eden et Gwen arrivent et s'assoient à l'autre bout de la table et Eden me fixe d'un air hautain. Puis nous nous dirigeons lentement vers notre cours de potion. Ma retenue est pour ce soir... Adrian peste contre Rogue, il ne l'aime vraiment pas (c'est sûr que le prendre à chaque fois d'exemple de la nullité ça fait jamais très plaisir, mais bon il faut avouer que Adrian n'est pas la brillance réincarnée en cette matière... Même Dubois est meilleur que lui ce qui n'est pas peu dire...).
En parlant du loup Rogue arrive et nous lâche un « Entrez » glacial. Silencieusement nous nous exécutons. Je remarque avec grand plaisir que Dubois manque à l'appel. L'autre crétin (Marclévi, l'idiot du train, qui par ailleurs rigolait bien la semaine dernière quand je me faisais bombarder de détritus !) par contre est toujours là, mais bizarrement il fait moins le fier sans son robuste et populaire ami qu'il suit partout comme un chien. Le cours se passa donc sans embûche et j'en suis ravie !
Lorsqu'on sort du cours de métamorphose, Adrian nous propose de nous joindre à lui pour cette heure de trou qu'on avait. Gwen accepta tout de suite et nous firent de même. Nous nous dirigeons donc vers la bibliothèque afin de faire nos devoirs (il n'est jamais trop tard pour s'avancer !). Arrivés à la bibliothèque un quatrième année fit un signe en notre direction.
« Je vous présente Cédric Diggory, nous dis Adrian, il...
-Mais c'est notre attrapeur, m'exclamais-je en le reconnaissant.
-Oui c'est ça, on avait prévu de se retrouver ici, ça ne vous dérange pas qu'il reste avec nous ?
-Nan nan pas du tout, fit une Alexie le dévorant des yeux (Ah elle et ses joueurs de Quidditch, presque aucun n'échappe à sa règle !) »
Explosant de rire devant le regard d'Alexie on se met à sortir nos affaires pour... parler ! Et oui on est une joyeuse bande de poufsouffle pas de serdaigles, donc on a passé l'heure à papoter. Mais je suis contente, moi, Cléo la taciturne (mon nom si j'étais un gobelin, d'après mes amies... Hum !), j'ai réussi, après 5 ans je l'avoue, à agrandir le nombre de mes amis (qui était jusqu'à maintenant à 4, oui j'ai toujours été amie avec Oreste depuis que c'est mon capitaine !).
L'heure venue, nous nous dirigeons donc d'un pas lent vers le cours de sortilège. Ca va les sortilège c'est la matière qui me réussis le mieux. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai énormément de facilitées dans cette matière... Je ne peux malheureusement pas en dire de même pour toutes les autres matières !
Je m'assois, comme d'habitude à côté d'Alexie.
« C'était cool cette heure de libre ! Adrian et ses potes sont vachement sympas, sans parler de Diggory... Ah Diggory !
-Pff, fut la seule réponse à laquelle elle eut droit.
-C'est quand même fou ! Tu te rends compte que c'est une des premières fois qu'on parle aussi longtemps aux gars de notre année alors qu'on est dans la même maison depuis 5 ans !
-Mieux vaux tard que jamais, répondis-je prudemment en sachant ce qu'elle allait dire.
-Je suis sûre que si t'avais été plus sociable dès le début on aurait put être amis avant... »
Je l'attendais celle-là ! Tout ça parce qu'en 2e année j'avais boudé pour pas qu'en aille les voir en expliquant une à une touts les désavantages d'être amie avec des garçons... Rien ne les avaient empêchée elles ! Ni eux d'ailleurs ! Mais comme il faut toujours que ce soit de la faute de quelqu'un, on me désigne ! (Grumpf !)
Le soir arriva (trop vite à mon goût !) et je devais aller en retenue. Je quitte les filles et me dirige vers les cachots. Rogue m'accueilli avec son habituel non sourire. Il m'indiqua du doigts un tas de chaudron pleins de crasse puis une veille brosse posée à côté d'un seau savonneux. Eurk !
Je commence le travail. Dubois n'est pas là. J'en suis à mon 2e chaudron. Dubois n'est toujours pas là. 20 minutes que je suis là. Cet imbécile n'est toujours pas là. Qu'est qu'il peu bien faire bordel ! N'imagiez pas que je m'intéresse a ce qu'il peut bien lui arrivé (quoi que je croiserai bien les doigts pour qu'il ait attrapé une belle saloperie... Gniark gniark.) mais bon je suis fumasse que celui qui m'a envoyé ici ne subisse pas la même chose (pire qu'il aurait dû subir mais par un quelconque moyen il est réussi à s'en défiler... Raah !)
4 chaudrons et je ne sais combien de secondes plus tard je ressors enfin de ce maudit cachot. Mes mains sont toutes rouges et Dubois n'a pas pointé son nez de l'heure. Merlin que ça m'éneeeeeeeeeeeerve ! Furieuse je rentre à mon dortoir.
« Alors ça c'est bien passé cette retenue ? Dubois ne t'a pas trop fait chier ? me demande Alex.
-Ce (censuré pour les jeunes âmes sensibles...) a réussis à se défiler ! Regarde mes mains ! J'aurais été si heureuse de voir les siennes pareils... je fais avec un sourire carnassier.
-Pourquoi il n'était pas là ? demanda Eden.
-Je ne sais pas... Ah le con ! Réussir à se défiler ! »
Je continue à rouspéter. Alex avait le regard vague et l'air songeuse. J'arrête mon cirque voyant que personne ne m'écoute et demande à Alex ce qui ne va pas. Elle écarte ma question d'un geste de la main et engage la conversation avec Gwen sur mon frère. Pourquoi parle elle de mon frère à Gwen ? Elle est la première à la rembarer quand elle parle de lui...
Perplexe je me mets en pyjama. Remettant la question à demain je parle de tout et de rien avec les filles puis on éteint la lumière. Le lendemain, je suis réveillée par une Alexie hystérique qui me secoue dans tout les sens.
« Allez dépêches toi !! »
Et elle me lance un paquet de vêtements qui semble être mon uniforme. Merde mon réveil a encore oublié de sonner ! Je m'habille en catastrophe puis je passe vite fait un coup de brosse dans mes cheveux, un gant sur le visage et je me maquille un peu. J'arrive essoufflée devant Alexie... Pour la trouver explosée de rire avec Eden. Gwen, elle, se lève tout doucement en baillant et en s'étirant.
« Pourriez pas faire u peu moins de bruit ? demanda elle.
-T'avais raison, fit Alex en l'ignorant, c'est vraiment tordant ! »
Repartant d'un grand éclat de rire, elles durent se tenir aux baldaquins pour ne pas tomber. Bouillonnante je venais de comprendre, je n'étais pas du tout en retard ! Les garces !
Je sors en claquant la porte du dortoir. J'entend la porte se rouvrir et des pas me rattrapant.
« Excuse Cléo ! Petite vengeance de ce que tu nous as fait subir à deux reprises... me dit Alex, un petit sourire moqueur aux lèvres. Allez quoi, boudes pas je viens manger avec toi, je me suis levée avant pour pas que tu sois seule !
-Mmmm, grommelais-je. »
La grande salle était presque vide, en même temps il n'était que 6 h 45... Ah je les hais !! Je commence à me beurrer les toasts et à me servir un grand bol de thé (j'en aurais besoin aujourd'hui !).
« Hum... Tu voudras bien m'accompagner à l'infirmerie après manger...
-Bien sûr pourquoi ?
-Merci ! »
Et elle replonge la tête dans son bol de Corn Flakes. Il y avait vraiment des fois où ma meilleure amie a un comportement bizarre... !
J'avale rapidement mon dernier toast et rejoins Alex qui m'attend l'air impatient devant les portes de la grande salle. Elle m'énerve ! C'est bon elle aura le temps de passer à l'infirmerie, il est à peine 7 h 15... Je dois courir tellement elle marche vite ! Alala, quelle calamité celle là quand elle veut !
Lorsque nous arrivons à l'infirmerie, elle se dirige droit vers le lit de... Nan...
« Comment as-tu pu oser ?! »
Et là, je m'enfuis en courant.
