Hello! J'espère que tout le monde va bien. So, this is the new chapter (nan sans blague... --') ! J'espère que ça vous plaira toujours (je pars du principe que si vous en êtes ici c'est que vous avez apprécié un temps sois peu...). Je suis toujours ouvertes aux critiques, aux recommendations et tout ce qui s'en suit, donc... N'hésitez pas! Je ne demande qu'a m'améliorer (Merlin sait comme j'en ai besoin xD). N'hésitez pas aussi à me laisser des reviews, même si vous pensez que ça ne sert à rien, que vous dites des conneries, enfin vous voyez le genre, parce que de toute façon, ça fait toujours plaisir! Mais je ne vous en veux pas si vous n'avez rien à me dire, de peur de me vexer (etc.). Sur ce, avant d'arrêter mon blabla, je voudrais encore une fois remercier Earenya et ses gentilles reviews qui me font toujours très plaisir!Voilà... Et pour tout ceux qui ont lu mon blabla jusque là (bravo!! ^^) et ben... Bonne lecture alors!
Lu' ©
PS: Spéciale dédicace à ma soeur pour le titre de ce chapitre, en souvenir d'Anastasia et du bon vieux temps où l'on le regardait si souvent... :p
Journal d'une sorcière
Chapitre 4 : Le froid de novem-em-breuh...
La porte de la grande salle se referme dans un grand bruit sourd. Eden ne nous laisse même pas le temps de parler et nous entraîne à notre tour vers la porte. Je la regarde perplexe et elle me répond en posant un doigt sur mes lèvres puis en montrant à nouveau la porte. Lentement, je commence à comprendre... Je regarde Eden effarée tandis que Gwen la regarde les yeux brillants d'excitation. Mes amies sont folles ! Elles veulent suivre Quirrell ? Mes pires craintes sont confirmées lorsque, une fois à l'extérieur de la grande salle, elle se mettent à suivre le morceau de cape qui vient de disparaître au coin du couloir.
Je reste pétrifiée un instant. Mais Gwen me chope la main et articule sans bruit « Allez viens ! Fais pas ta froussarde ». Cédant à ma curiosité, je les suis à pas de loups dans les couloirs du château. On le suit déjà depuis une minute lorsqu'on s'aperçoit qu'il s'arrête devant une porte. Prenant soin qu'il ne nous voie pas, on se cache derrière une armure. Ce n'est que lorsque Eden me montre du doigt la porte devant laquelle il s'est arrêté, que je réalise qu'il s'agit de la porte menant au couloir interdit du deuxième étage. Il rentre. On allait faire de même, mais tout d'un coup on aperçoit que Rogue arrive en courant de la direction opposé et se dirige droit vers nous. N'écoutant que notre courage, nous détalons en espérant que Rogue ne nous ait pas vu.
C'est donc essoufflées que nous arrivons dans notre salle commune. Apparemment, le banquet a été reporté dans la salle commune car de grandes tables sont recouvertes de nourritures et des tas d'élèves sont rassemblés autour. Personne n'a donc remarqué notre arrivée... Tant mieux. Nous nous dirigeons, désinvoltes, vers les tables (malgré tout on a pas eu le temps de finir de manger !). Je sens un bras m'attraper sauvagement et je me retrouve nez à nez avec une Alexie au visage en colère.
« T'étais où bon sang ! Ça fait une demi-heure que je vous cherche avec Adrian ! Où sont les deux autres ? J'en étais à croire que vous aviez traîné dans les couloirs et que vous étiez tombé sur le troll... J'étais inquiète ! La prochaine fois venait me trouver, zut ! Vous étiez où alors, dit elle en criant presque. »
Insouciantes, je vois Gwen et Eden se diriger vers nous en riant. Alexie, qui les a repérées des yeux tout en me faisant sa tirade, se dirige vers elles avec le même air farouche qu'elle avait lorsqu'elle m'a parlée. Je vois le sourire d'Eden et le rire de Gwen se stopper immédiatement. Alexie gesticule tout en leur parlant. Je regarde la scène en souriant. Bon c'est vrai c'est moins drôle quand on est à la place de celui qui se fait crier dessus, mais à la vue des airs penauds d'Eden et Gwen, je ne peux pas retenir mon sourire.
J'entends quelqu'un se glisser derrière moi. Lorsque je tourne la tête, je trouve sans étonnement Adrian qui me regarde d'un air accusateur.
« Vous étiez où ?
-C'est bon Alexie m'a déjà passé un savon, dis je sur le ton de la plaisanterie.
-Rigole pas on était inquiets ! Attends un troll se balade dans le château, on vous trouve plus et personne ne vous a vu après le repas, on a de quoi s'inquiéter ! »
Je le regarde avec un air coupable. Il rigole, m'embrasse sur la joue, comme une enfant et on rejoint les autres en riant. Alex nous fusille du regard.
« Bon, répondez maintenant ! Vous étiez où ? demande t'elle mécontente.
-On était aux toilettes, tente Gwen.
-Super crédible! Et puis surtout, a trois et pendant une demi heure, dit Adrian.
-Vous savez pas ce que vous avez rater, dis Gwen en prenant une mine superieure-perverse très réussite.
-Berk Gwen ! Nan sérieux, demande Alex. »
On lui raconte toute l'histoire et à la fin Alex et Adrian nous regardent comme si on était folles à lier.
« Mais imagine vous vous seriez faites prendre ! Ou pire, si vous étiez tomber sur le troll ! dit Alexie scandalisée. »
Adrian approuve vivement. J'explose de rire. Ça frôle l'absurde... Ce n'est pas dangereux et puis le ton scandalisé des deux compères est vraiment tordant.
« D'accord papa et maman, on recommencera plus promis ! »
Et ils se joignent à mon rire. Je remarque au passage que les deux « parents » ont pris une belle couleur rouge tomate, ce qui ne fais que redoubler mon rire. Puis au bout d'un quart d'heure, Adrian rejoint son dortoir et nous décidons de faire de même. Je me glisse sous mes draps, non sans avoir taquiné une dernière fois « maman » et sombre dans le sommeil en me posant quand même beaucoup de question sur les événements d'aujourd'hui.
Le lendemain, au petit déjeuner, la rumeur court que le petit Potter aurait combattu le troll avec un ami. Personnellement, je n'y fais pas attention. Mon expérience en la matière me prouve que la plupart des rumeurs se révèlent être totalement fausse et je me suis jurer de ne plus y faire attention maintenant.
Une fois le petit déjeuner terminé, nous nous dirigeons lentement vers la salle d'histoire de la magie. Motivée, autant qu'on peut l'être par un cours des plus soporifiques qui soit, je rejoins ma place. Nous avons un super système pour avoir des notes raisonnables pendant ce cours (sachant qu'il est impossible de suivre tout un cours en captant tout ce qu'il dit, et donc de prendre des notes cohérentes...) : nous copions chacune un quart du cours puis nous mettons en commun, parce que un quart d'heure à suivre c'est presque supportable. Le fantôme commence son cours d'une voix monocorde et Alex commence son quart. Moi, je dessine distraitement sur un parchemin en laissant mes pensées vagabonder. Quand Alex a finit son quart, elle me passe le parchemin et j'essaye, péniblement, de retranscrire des notes cohérentes sur la guerre des gobelins. J'en étais presque à m'endormir quand je remarque que c'est la fin de mon quart, je passe donc le parchemin à Gwen qui ronchonne.
J'allais reprendre mes passionnants dessins lorsque je remarque qu'Alex se trémousse sur sa chaise. Je me retourne intriguée vers elle. Je remarque à son regard gêné qu'elle veut me dire quelque chose. Je pousse donc mes parchemins et finis de me tourner vers elle, pour lui montrer que je suis attentive à ce qu'elle va me dire.
«Tu sais, quand je t'avais parlé de Diggory l'autre jour... dit elle en regardant le bout de ses chaussures, les joues commençant à rougir.
-Oui, je me souviens très bien... Mais tu vois je pense que j'aurais quand même deviné si tu ne me l'avais pas dit... Il faut dire que tu es tellement discrète lorsque tu le regardes en bavant.
-Je le fais presque pas, dit elle d'une toute petite voix, le visage rouge brique.
-Mais nan, tu ne le fais que lorsqu'il est dans la même pièce que toi, quand tu le croises dans les couloirs, quand tu viens aux entraînements, quand...
-Oh c'est bon !
-Bon qu'est-ce que tu voulais me dire ?
-Rien ! T'es chiante !
-Roh, arrête de faire ta susceptible... Je m'excuse ça te va ? dis je en faisant la tête de chien battu. »
Pour toute réponse, elle me tire la langue puis me tourne le dos. Malgré moi, je souris. Pour nous, se taquiner est un moyen de se montrer qu'on tient l'une à l'autre. C'est donc après avoir bouder trente secondes qu'elle se retourne vers moi.
« C'est que je me demandais... Est-ce que tu ne pourrais pas... Enfin... En quelque sortes...
-T'arranger un coup avec notre cher attrapeur ?
-Oui. »
J'accepte avec plaisir. Je n'aime pas forcément jouer les cupidons, mais si c'est pour aider des gens que j'aime, il n'y a pas de problème. Le problème est que je ne connais pas très bien Diggory... Il me faudrait une aide extérieure... Je laisse mon regard vagabonder dans la salle et il tombe sur Adrian. Je la tiens mon aide ! A la fin du cours, je sors dans les premières et je chope Adrian dès qu'il sort. Je l'entraîne par le bras un peu plus loin et lui demande de me rejoindre à la fin de la journée dans l'ancienne salle de sortilège du cinquième étage. Il me regarde bizarrement mais acquiesce. Je m'éloigne alors sans rien rajouter, me dirigeant rapidement vers notre prochain cours.
oOoOo
Lorsque j'entre dans la salle désaffectée, Adrian n'est pas encore arrivé. Je m'assois sur un vieux pupitre et balance mes jambes dans le vide pour faire passer le temps. Il arrive au bout de cinq minutes et me demande si je l'attend depuis longtemps. Je secoue la tête en signe de négation, je me lève et me dirige lentement vers lui. Il me regarde l'air perdu. Je lui souris, amusée. C'est vrai que ça peut paraître bizarre, donné comme ça sans explications, à la manière d'un rendez-vous, il a de quoi se poser des questions. Je lui explique la « mission cupidon » que je voudrais réaliser et je lui demande son aide. Il me fixe pendant un instant, décontenancé. Au bout d'une minute, je commence à m'inquiéter voyant qu'il ne reprend pas vie.
« Adrian, je l'appelle, inquiète. »
Il semble se reprendre et accepte l'idée d'un air enthousiaste. Mais quelque chose dans son ton sonne faux et c'est maintenant que je remarque qu'il a la mine basse. Je m'approche doucement de lui et lui demande ce qui ne va pas. Il commence par nier puis m'avoue que toutes ces histoires d'amour lui rappelle de mauvais souvenir dont il ne préfère pas parler. Sans un mot, je le prends dans mes bras. Je le considère comme mon meilleur ami, et même si je ne sais pas si la réciproque est vraie, je n'aime pas le voir dans cet état. Je le berce doucement dans mes bras, lorsque j'entends la porte s'ouvrir. Sous le coup de la surprise, Adrian et moi nous séparons vivement. Dans l'embrasure de la porte, se tient cette pouffe de Britney Gumble, une quatrième de ma maison, commère en chef. Sous la surprise, elle lâche un petit « Oh ! » et s'en va en courant.
C'est sans surprise que lorsque l'on rentre à la salle commune, les regards convergent instantanément sur nous. Et une autre rumeur sur mon compte... Dans trente secondes je parie qu'un diablotin enragé va me sauter dessus pour que je lui raconte tout sur notre censée « relation ». J'en soupire d'avance. Tandis qu'Adrian fusille du regard ceux qui ont des expressions pleines de sous-entendus, je me dirige d'un pas rapide vers les fauteuils où nos amis sont assis. A ma grande surprise, Gwen ne me saute même pas dessus, elle se contente de rester bien sagement dans son fauteuil en nous regardant amusée. Je remarque qu'ils ont tous ce petit regard. Les gens sont devenus tous fou ou quoi ? Enervés, Adrian et moi nous asseyons puis demandons ce qui est si marrant.
« Alors comme ça vous faites les cachottiers ? demande Samuel, un grand sourire aux lèvres.
-Arrête ! On avait dit qu'on ne les jugerait pas, ils ont droits d'avoir leurs secrets, dit Alexie.
-De quoi vous parlez exactement ? je demande les dents serrées. De la rumeur de cette affligeante commère de Gumble ? Nan, franchement, je ne pensais pas que vous croiriez ces idioties...
-Ah parce que vous n'êtes pas... commence Gwen
-Nan ! on dit tout les deux en même temps.
-Mais c'est pas juste à cause de Gumble tu sais... Nan, il faut dire quand même que vous êtes assez proche, alors cette rumeur ne nous étonnait pas, explique Eden calmement.
-Ah bah bravo ! Deux personnes sont amies et tout de suite, ils s'aiment, vont se marier et avoir beaucoup d'enfants, soupirais je exaspérée.
-Ouais mais comme amis... continue Sam, inlassable.
-Je considère Cléo comme ma meilleure amie, je sais que ça peut paraître bizarre en aussi peu de temps... Mais c'est le cas, dit Adrian en se tournant vers moi, et désolé Cléo, mais je ne suis nullement intéressé par toi.
-Je suis super vexée ! dis je une fausse mine affligée, ratée par mon immense sourire. T'inquiète, moi aussi je te considère comme mon meilleur ami.
-Si c'est pas mignon, dit alors Bartholomé. »
Nous éclatons tous de rire, et partons dans une discussion animée sur les blagues de Balbute, le gobelin malchanceux. La soirée se termine bien et nous oublions cette stupide rumeur.
oOoOo
En descendant à la grande salle, ce matin, je vois les regards passer d'Adrian à moi. Je soupire bruyamment. Si nos amis avaient compris notre véritable relation, Britney s'était empressé de raconter qu'on sortait ensemble, si bien que tout Poudlard était persuadé que c'était le cas. Oui, car il ne faut pas oublier qu'Adrian n'est pas mal et qu'il y a des filles intéressées par lui, alors les potins le concernant sont considérés comme intéressant. Ce matin, j'ai le droit à moins de regards noirs que lorsque j'étais censée sortir avec Dubois (Eurk !), mais j'en ai quand même eu. J'ignore toutes ces commères et m'assois, entourée de mes amis qui me soutiennent du regard. Ce à quoi ils ne pensent pas, c'est que je n'en ai rien à faire de ces greluches !
Une fois notre petit déjeuné terminé, nous sortons de la grande salle tranquillement, lorsque j'entends une voix m'interpeller. Je fais signe à mes amis de continuer sans moi et je me tourne vers la voix. Je me retrouve nez à nez avec ma sœur qui me regarde l'air farouche. Je suis franchement étonnée par cette attitude, d'autant plus que je n'ai pas encore dit quelque chose qui pourrait contrarier la pauvre petite nature qu'elle est. Je hausse un sourcil, perplexe.
« Tu sors avec Lormish ? me dit t'elle d'un ton légèrement agacé.
-Même si c'était le cas qu'est ce que ça te ferait ?
-Olivier, puis lui, alors qu'avant... Nada ! Je trouve ça louche, dit t'elle, son sourcil maintenant, lui aussi, haussé.
-Et si tu t'occupais de tes affaires !
-Tu t'es mêlée des mienne... dit t'elle, une lueur malicieuse de petite peste dans les yeux.
-Je te disais mon avis, nuance !
-Je ne fais que donner le mien.
-Tu ne m'as presque pas adressé la parole pendant quatre ans et là, juste pour me faire chier tu viens te mêler de ma vie... On voit l'esprit commère ! Je n'ai rien à te dire, d'autant plus que tu bases tes sois disant « faits » sur des commérages idiots et faux !
-Je ne fais que m'inquiéter pour toi... Je n'aime pas du tout ce gars, dit elle en reprenant les mots que je lui avait adresser un mois plus tôt, la garce !
-Arrête de jouer à l'idiote ! Tu sais que tu gagneras avant moi à ce jeu ! Et ma petite tu vois, je n'apprécie pas que tu me parles comme ça, alors tu vas tout de suite arrêter...
-C'est pas parce que tu es plus grande en âge, et seulement en âge, que tu peux te permettre de me dire des choses comme ça, dit t'elle en prenant un air menaçant.
-Etre une pouffe ne veut pas dire que tu es plus mature, mon petit bébé, dis je avec un sourire carnassier. »
J'ai conscience que du monde commence à s'attrouper pour voir le spectacle, mais je m'en moque. J'en ai vraiment marre que ma peste de petite sœur se permette de jouer la grande avec moi et même si je sais que je dois être totalement puérile dans cette situation, je ne laisserais pas tomber. La conversation se met à dériver maintenant, car elle commence à me chauffer les oreilles fortement. On allait en venir aux mains, lorsque son cafard de petit copain, le meilleur ami de Dubois, se permet de s'interposer entre moi et ma sœur, alors qu'il n'a rien à faire dans cette discussion familiale, qui ne concerne que elle et moi. Ma sœur m'ayant déjà bien énervée, je lui réplique d'un ton sec ma façon de penser et lui demande de nous laisser.
« Laisse le ! Mais bon c'est sûr que ce n'est pas Adrian qui ferait ça... En même temps, je me suis toujours dit qu'il était bizarre ce gars, pour sortir avec une harpie comme toi... dit Dubois, osant s'interposer dans cette discussion, qui ne le regardait en rien. »
D'accord, c'est son meilleur ami que j'ai agressé, mais j'avais totalement raison ! Mon sang ne fait qu'un tour et je me tourne brusquement vers lui.
« Toi ! je hurle, ne commence pas à faire ton petit chef horripilant et arrête de me faire chier !
-Oh la la, Chloé s'énerve... J'ai peur, dit t'il mort de rire. »
Je me dirige rapidement vers lui, oubliant ma sœur, et je l'attrape par le col de la chemise, le visage rouge d'énervement.
« Ecoute sale crétin ! Ferme la ! Tu me fais vraiment chier à m'emmerder en permanence ! T'u veux que je te dise, j'en ai marre de voir ta tête de veracrasse ! Tu peux comprendre ça ? Ou peut être que c'est trop compliqué à comprendre pour ton pauvre petit cerveau de mollusque attardé ? Tu... je lui hurle dessus
-Ecoute c'est pas que j'ai autre chose à faire, mais je n'ai pas la patience de ton petit copain, ni ses goûts d'ailleurs, tu ne le féliciteras pas de ses choix de ma part, et puis je vais donc te laisser parce que tu commence à m'ennuyer vois tu... me coupe t'il, un sourire arrogant sur sa face de calamar géant putride.
-Tu parles d'Adrian je suppose... Nan parce que comme ça ce n'est pas clair. Et puis sache qu'il vaut cent fois mieux que le connard, chieur et lourdingue que t'es. Déjà, lui n'aurait pas juger sur l'apparence que le gros con superficiel que t'es et... dis je d'une voix féroce.
-Ben au moins je ne serais pas le seul, dit il avec des éclairs dans les yeux, son visage jusque là moqueur, changeant radicalement, laissant place à la colère. Et je n'ai rien à faire de ce qu'une pétasse croisé d'un troll pense de moi. Moi, au moins je ne prends pas mes fantasmes pour des réalités en faisant courir des rumeurs pour que l'on croie que tu sors avec moi ! De toute façon, comment aurais je pu vouloir d'une harpie comme toi ? »
Ses yeux étaient durs et froids. C'était la première fois que je les voyais comme ça, généralement lors de nos disputes ils étaient justes en colère, jamais durs... Oh la la, je ne vais vraiment pas bien, disséquer les yeux de Dubois comme ça... La colère fait faire des choses stupides pour ma défense. Il détourne les yeux après un dernier regard haineux, attrape son pote par le bras, lui-même emportant ma sœur et ils s'en vont.
Enervée au plus haut point par cet imbécile de première, je tourne également les talons pour rentrer à la salle commune, pour prendre mes affaires et aller en cours. En chemin, de rage, je donne un grand coup dans une armure ayant eu la mauvaise idée de se trouver par là. Je sais c'est stupide mais j'avais besoin de me défouler. Une fois mes affaires prises, je me dirige d'un pas rapide vers la salle de défense contre les forces du mal. J'arrive légèrement en retard, m'excuse sans un regard vers le prof et vais m'asseoir à ma place, le regard dur, ma colère ne m'ayant toujours pas quittée. Alexie, Eden et Gwen me regardent l'air intriguées. Adrian me suit du regard, me scrutant afin de deviner la raison de mon air renfrogné. Je les ignore afin de me concentrer pour ne pas pleurer d'énervement et commence à écrire le cours de façon mécanique. Mes amis ne me questionnent pas de la matinée, parlant comme si de rien n'était et je fais semblant d'être attentive à leurs discussions. Je leur en suis reconnaissante envers le fait qu'ils n'aient pas essayé d'en savoir plus et je sens, au fil de la matinée, ma colère s'estomper.
L'après-midi passe rapidement et je remercie Merlin qu'aujourd'hui nous n'ayons pas eu de cours en commun avec les gryffondors. Après avoir enfilé nos pyjamas, Eden nous propose une séance de yoga. D'abord, nous la regardons étonnée, puis à la réflexion, je me dis que ce doit être bien et j'accepte. Eden souris et envoie un coup d'œil encourageant aux deux autres qui acceptent, peu enthousiastes et perplexes.
Nous nous asseyons en tailleur, toutes les quatre formant un cercle. Eden éteint la lumière et fait apparaître des bougies et de l'encens. Perso, ce n'est pas comme ça que je voyais le yoga, là on dirait plus une secte, mais je ne dis rien et me contente d'exécuter les figures de relaxation qu'Eden nous montre. Je sens la tension accumulée au cours de cette journée s'envoler et je remercie Eden d'avoir eu cette idée. Elle me fait un petit sourire malicieux.
« Bon, pour que ça marche vraiment bien, on va toutes dire ce qui nous crispe, afin que ça sorte quoi et qu'on soit libérée... continue Eden. »
Soudain, je remarque les yeux d'Alex et de Gwen se teinter de compréhension. Ce qu'Eden n'avait pas calculé, c'est que moi aussi j'avais compris... Elles voulaient que je leur raconte mon petit problème de ce matin, mais sans que je m'énerve et que je le fasse spontanément. Qu'est ce qu'elle est tordu quand même. Je regarde Eden d'un air désabusé et celle-ci se mord la lèvre en signe d'affaissement, voyant qu'elle est découverte. Elle se lève donc, rallume la lumière et va s'asseoir sur son lit, une moue boudeuse sur sa figure d'ange. Alexie et Gwen se renfrogne également, voyant que le plan d'Eden a échoué.
« Vous n'aviez pas besoin de toute cette mise en scène pour me demander ce qui me tracassait ce matin. Je vous suis déjà très reconnaissante que vous ne m'ayez poser aucune question ce matin, je peux maintenant vous raconter... dis je en souriant.
-Ton plan a marché Eden, s'extase Gwen, t'a vu comme elle est zen !! Aha, on pourra se vanter d'avoir converti au bouddhisme Cléo la beuglante !
-Hé c'est quoi ce surnom à deux noises ! Tu me rappelles une seule fois comme ça, tu vas regretter d'être venue au monde Gwenaëlle Kerloch !
-T'a crié victoire trop vite ma petite Gwen... s'esclaffe Alex.
-Bon, je vous raconte ou je continue à vous écouter pourrir mon caractère, je demande, légèrement vexée.
-Mais nan, ne fais pas attention à elles, dit Eden en les fusillant du regard, vas y raconte nous. »
Ce qu'elles ne savent pas c'est que de toute façon, je leur aurai raconté. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'a bien énervée et j'avais besoin de leur raconter, pour me soulager, pour qu'elles me réconfortent. Je commence donc mon récit sur ma super-dispute. Eden me regarde attentivement, Alex fronce les sourcils à mesure que je raconte et Gwen est concentrée sur ce que je dis. A la fin de mon histoire, je fixe le vide devant moi, je me sens vidée de toutes émotions. Je sens deux bras m'enlacer et je reconnais le parfum d'Alex. Doucement, je sens qu'elle me berce, je ferme les yeux et me laisse aller. J'entends la porte du dortoir s'ouvrir et des pas s'éloigner, mais je n'y fais pas attention.
Au bout de cinq minutes, je m'écarte d'Alexie. Elle ne me pose pas de questions mais de toute façon, je n'ai aucune réponse à fournir. Je lui adresse un petit sourire de remerciement, Alex est vraiment quelqu'un de bien. Elle me souris à son tour puis me prend par le bras et nous descendons rejoindre Eden et Gwen dans la salle commune.
oOoOo
Après le cours, même endroit. A.
Je regarde Adrian, assis deux rangs plus loin et lève le pouce en signe d'affirmation. Eden assise à côté de moi, lève un sourcil interrogateur et je balaye son interrogation du revers de la main. Elle me lance un de ses regards indéchiffrables. Je reporte mon attention au prof de sortilège qui nous fait un de ses cours théorique et écarte mes pensées l'instant de ce cours.
A la sortie, je vois Eden se réfugier dans les bras de sa proie de la semaine. Depuis qu'elle a cassé avec Chris, elle change de petit copain toute les deux semaines environ. Je vois Gwen se diriger également vers son nouveau copain, un sixième année plutôt pas mal. Enfin les choses sont redevenues normales pour mes amies. Depuis que j'ai fait ma remarque à Gwen, elle a décidé que son célibat avait effectivement trop duré, et que ce sixième année qui lui courrait après depuis un mois, n'était pas mal du tout et Gwen était redevenue la Gwen la lapine qu'elle était.
Je me sens un peu coupable de laisser Alex seule avec les deux garçons et les deux couples, mais en même temps c'est pour elle que je fais tout ça alors... Et puis Bart et Sam sont vraiment des gars sympas, alors elle n'a pas à se plaindre. Je me dirige donc dans la salle de l'autre fois, en faisant attention que personne ne me voie, cette satanée rumeur sur Adrian et moi étant toujours d'actualité...
Une fois dans la salle, je remarque qu'il est déjà là, le nez dans une liasse de parchemin. Il ne réagit pas à mon entrée, je m'approche donc à pas de loup...
« BOUH ! je crie.
-Je t'avais entendu, dit Adrian en souriant.
-Bon, tu voulais me voir ? je demande, la voix encore boudeuse.
-Oui, j'ai mené la petite enquête que tu m'avais demandée et je t'ai fais un rapport.
-Classe, je fais ébahie.
-J'ai fait une enquête sur ses ex, ses goûts, enfin tu vois le genre quoi ! Tout est dans le rapport.
-Tu m'épates, franchement... Et bien merci beaucoup ! Bon, je lis ça ce soir et on se revoie demain pour parler de la phase deux du plan, dis je avec un ton de professionnelle.
-Phase deux ?
-Tu verras demain, dis je d'un ton mystérieux. »
Après ces paroles, je propose qu'on aille manger. Il me regarde d'un air que je n'arrive pas à déchiffrer puis approuve. Nous arrivons ensemble dans la grande salle et, une nouvelle fois, tous les regards sont fixés sur nous... Voilà qui ne va pas arranger la rumeur, super ! Nous nous asseyons à côtés de nos amis qui nous regardent amusés. Je leur lance mon fameux regard froid pour qu'ils n'aient pas l'idée de faire un commentaire désobligeant.
Une fois remontées au dortoir, Eden me prend à part.
« Cléo, tu te souviens de l'histoire avec Quirrell le jour d'Halloween ?
-Comment je pourrais oublier ? Nan franchement, il est trop space ce prof...
-Je pense qu'il est temps de tirer cette histoire au clair !
-C'est-à-dire ? Eden, tu me fais peur quand t'as cet air là...
-Roh Cléo t'abuse ! Si tu continues à faire ta poule mouillée alors que je n'ai encore rien dit... On en a pas fini, me dit t'elle d'un ton sévère.
-Oui, c'est bon je t'écoute et je ne dis plus rien. Enfin j'essayerais...
-Bien, donc je disais, Quirrell m'a intrigué, et je pense qu'il est temps qu'on sache le fin mot de cette histoire !
-Et comment tu comptes t'y prendre ? je demande, redoutant déjà la réponse.
-Cette nuit, commence t'elle.
-Noooon, je gémis.
-Cléo, t'as promis que tu ne ferais pas de commentaires !
-Désolé... Mais rien que ces deux mots, ça commence déjà mal !
-Donc, cette nuit, on va aller voir ce qu'il y a de si intéressant dans ce couloir où Quirrell est allé. Selon ce qu'il y a dedans, on pourra faire des hypothèses... Et puis on pourra faire une expédition dans son bureau, puis...
-Euh Eden ? Je ne suis pas sure que ce soit une bonne idée tout ça...
-Tu ne veux pas savoir pourquoi il a agit comme ça le soir d'Halloween, demande t'elle, un sourcil levé en signe d'étonnement agacé.
-Bon d'accord, je viendrais ! Et les autres ?
-Alexie ne voudra pas et Gwen est trop gaffeuse pour qu'on prenne le risque !
-Waa, t'a déjà penser à tout !
-Ben pourquoi j'aurais mis autant de temps à agir, si je n'avais pas réfléchi avant ?!
-Ouais... »
oOoOo
Minuit deux. Bon d'accord, on était censées partir du dortoir à minuit pile, ça fait plus pro comme dit Eden, mais je ne trouvais plus ma ballerine droite... Nous descendons silencieusement dans la salle commune. Personne. Nous sortons à pas de loup dans les couloirs. On a de la chance, on n'est pas à l'opposé du couloir interdit. A l'angle du couloir qui donne sur la porte du couloir interdit (CI, en nom de code), on s'arrête net. Framboise dorée (ou FB, nom de code d'Eden, eh ouais, on l'a fait comme des pros !) s'avance la première et cours jusqu'à une statue en bordure de la porte. Je regarde à droite, à gauche. Toujours personne. Je m'élance à sa suite. Je vérifie nos arrières tandis que FB ouvre la porte. Nous nous glissons à l'intérieur. Eden me regarde surexcitée. C'est vrai que c'est marrant... Si Rusard nous chope, ça le sera beaucoup moins !
Nous nous dirigeons à pas feutrés vers une porte qui se trouve au bout. Le cœur battant à tout rompre, j'essaye d'ouvrir la porte. Bien entendu, celle-ci est fermée, je lance alors un Alohomora bien senti et la porte fait un cliquetis sonore. Cette fois c'est Eden qui l'ouvre. Nous pénétrons rapidement à l'intérieur... Pour nous retrouver nez à nez avec... UN CHIEN A TROIS TÊTES ?!
Sans nous soucier du vacarme épouvantable que nous allions produire, en plus des aboiements féroces du (des ?) chien, nous nous enfuyons en criant de terreur !
Une fois au dortoir, nous fermons la porte à clé. Haletante, je regarde Eden assise à côté de moi, elle aussi toute essoufflée, les yeux grands ouverts de peur.
« Tu dors avec moi cette nuit… J'ai trop peur… je confie à Eden.
-Ouiii… Moi aussi j'ai trop peur, dit-elle en regardant tout autour de nous. »
Nous nous glissons dans le lit d'Eden. Je me tourne peu rassurée vers Eden.
« On risque rien ici t'es sûre ?
-Je ne sais pas… Je ne pense pas… J'espère... dit t'elle, la voix de plus en petite.
-Et Eden… Merlin, pourquoi Quirrell aurait voulu se trouver en face de ce chien ?! Il est fou !
-C'est peut être ça le truc… dit Eden pensive, il est peut être suicidaire…
-Ouais… Ça se tient ! »
oOoOo
Je marche dans un long couloir tout blanc. Tout un coup, je me sens en danger. Le couloir est toujours aussi vide, aussi long mais j'ai peur ; je cours, je cours, mais le pire c'est que je ne sais pas pourquoi.
Une porte surgit. Je reconnais que trop bien cette porte… Les aboiements font trembler la porte. Je veux m'arrêter de courir, m'éloigner de cette porte mais je n'arrive pas à m'arrêter.
Puis Dubois apparaît devant moi. Il me prend dans ses bras et…
« Cléo ! »
La porte se met à hurler mon nom. Je veux que la porte se taise mais elle continue…
oOoOo
Je me réveille en sursaut.
« Cléo, bordel ! Tu prends toute la place, grogne une voix à mes côté.
-Quoi ? Qu'est ce qu'il y a encore ?
-Tu prends toute la place, grogne une nouvelle fois la voix que j'identifie comme étant celle d'Eden.
-… Désolé…
-Mais qu'est ce que tu fais pour bouger autant, c'est pas possible ! siffle Eden entre ses dents, apparemment furax. Si j'ai, ne serais ce qu'une lueur bleuté à cause de tes coups…
-Désolé, j'ai vraiment pas fait exprès… je dis avec une petite voix d'excuse.
-Grumbl gnnn, tu m'énerves, grogne une nouvelle fois Eden. »
Je me lève, laissant à Eden quelques minutes de sommeil tranquille. Une fois prête, je retourne dans la chambre où les filles se réveillent doucement. Eden me lance un regard noir, tout en inspectant sa peau sous tous les angles. Alexie s'étire au bord de son lit, puis me regarde étonnée.
« Déjà debout ?
-J'avais plus sommeil, je mens, priant Merlin que je n'ai pas de cernes sous les yeux.
-Ben dis donc… dit elle en regardant mon lit avec de grands yeux étonné. Mais… T'a déjà refait ton lit ?! »
Je me mords la lèvre… Comment je vais expliquer que j'ai dormi avec Eden, sans expliquer notre excursion.
« Ouais, j'avais plus sommeil je te dis, je répète à Alexie, d'un ton peu convaincu.
-Ouais… fait t'elle d'un ton pas dupe, bon je vais à la salle de bain.
-Chaque matin il faut vous le répétez… Moins fort !! marmonne une voix endormie sur ma droite.
-Chaque matin il faut te répétez que tu vas finir par être en retard, répond Eden d'une voix de mal lunée. »
Quittant cette bonne atmosphère de réveil, je vais à la salle commune, emportant avec moi le rapport d'Adrian, que je n'ai pas eu le temps de lire hier soir.
C'est morte de rire, que les filles me retrouvent. Ardian a pris son travail tellement au sérieux que s'en ai risible. Gwen se penche par-dessus mon épaule pour essayer de lire, je replie le parchemin et le remet dans ma poche, puis la prends par la main et nous descendons dans la grande salle, elles, perplexe et moi, hilare.
Ce n'est qu'une fois arrivée dans la grande salle que je me remémore mon rêve (enfin plutôt cauchemar en l'occurrence…) et pour cause, le seul figurant de ce rêve/cauchemar se tient étalé de tout son long devant nous.
En effet, Dubois est allongé par terre. Sous le coup de la surprise, je ne pense pas à rire alors qu'à côté de moi, Eden et Gwen s'en donnent à cœur joie. Alexie se précipite vers lui pour l'aider à se relever et moi… Je reste là, debout… Gros bug quoi ! C'est un coup de coude que Gwen me donne sans faire exprès qui me fait rendre compte du ridicule de la situation. Et là, je me mets à rire… Je ris tellement que j'en ai mal aux côtes.
Une fois que je me suis calmée et que Dubois est parti, vexé comme un pou sois dit au passage, Alex me signale que ce n'est pas drôle et que ce n'est même pas de sa faute.
« Je m'en fiche que ce soit de sa faute ou pas… C'est que ce soit lui qui me réjouit, je dis, un sourire machiavélique se dessinant sur mon visage.
-Pff. Tu es vraiment répugnante ! C'est Flint qui lui a fait le coup ! Déjà Flint n'est pas malin et fait des choses stupides, si en plus vous marchez à pieds joints dans son truc… Ah ça m'énerve ce comportement ! »
C'est vrai, le premier match de Quidditch, Gryffondor/Serpentard, se joue dans quatre jours et les hostilités entre les joueurs commencent déjà. D'ailleurs à ce propos, l'identité de l'attrapeur des lions est toujours inconnue... Il y a bien des rumeurs à ce propos mais, je ne veux tenir compte d'aucune rumeur (du genre celle où Dumbledore, lui-même, jouerait à ce poste, pff) !
oOoOo
Le reste de la semaine passa tranquillement, entre les cours, le seul et unique entraînement que nous ayons eu cette semaine, mes rendez-vous avec Adrian et la mise au point de plans avec Eden et avec Adrian. Avec Eden, nous avons décidé de mener une deuxième expédition... Pas dans le CI... On n'est pas suicidaire ! Mais Quirrell, lui, l'est sûrement. Et c'est pourquoi, nous ferons une deuxième expédition et cette fois ci, elle sera dans son bureau. Nous trouverons certainement des indices sur le pourquoi-du-comment notre prof est suicidaire et nous supprimerons éventuellement les objets dangereux qu'un suicidaire possède (genre couteau ou arsenic moldu ou potion anti-dépressive...). En attendant, nous nous sommes promis d'être tout sucre, tout miel avec lui... Des vraies humanitaires !
Aujourd'hui, c'est le fatidique jour (pour Serpentard et Gryffondor seulement, en fait...) du premier match de Quidditch. La majorité des Poufsouffle est pour Gryffondor... Bon, je l'avoue moi aussi ! Mais c'est uniquement parce que je n'aimerais vraiment pas qu'ils aient la coupe pour la septième fois d'affilée.
Nous nous dirigeons vers les tribunes des supporters rouges et or. Un brouhaha résonne dans le stade. Je m'assieds tant bien que mal, entre Alexie et Bartholomé. Les joueurs apparaissent enfin et c'est avec étonnement que je m'aperçois que le nouvel attrapeur des lions n'est autre que le petit Potter. A sa vue, les commentaires fusent de toute part. Je ne manque pas de me tourner vers Alex, pour lui faire part de mes pensées sur la question.
« Je savais que Dubois était frappé, mais de là à faire jouer un première année...
-Si ça se trouve, Potter est très bon... dit Alex sans y croire.
-Et puis, d'après ma sœur, c'est un capitaine du genre fou... Tu sais du genre qui ne pense quasi qu'a ça, qui fait des entraînement de malades alors que tout le monde est crevé, enfin du genre gagner, gagner, gagner !
-Depuis quand tu t'intéresse à Dubois au point de savoir tout sur sa méthode de gérer son équipe ? demande t'elle, malicieuse.
-Ma sœur est fane de lui, je marmonne.
-Et puis, tous les capitaines d'équipes sont comme ça non ?
-Ben, il y a les fous... Et les très fous ! Et Dubois fait parti de la deuxième catégorie. »
Je reporte mon attention sur le match, qui va commencer. Madame Bibine libère le vif d'or, puis demande aux joueurs d'enfourcher leurs balais et siffle pour donner le départ de l'envol. Une fois les joueurs en l'air, elle libère les cognards et le souaffle, et le jeu commence enfin. Mes yeux suivent les poursuiveurs. Oreste, avant chaque match où nous ne jouons pas, nous demande d'observer la technique des joueurs adversaires.
Aussi, lorsque Potter fit un plongeon pour attraper le vif d'or, je ne le remarquai que lorsque Alexie me montra du doigt la scène. Les gryffondors se mirent à hurler en direction de Flint, qui l'empêcha de l'attraper en le bloquant avec son balai. Des cris fusèrent tout autour de moi. Bon Alexie avait raison sur un point : Flint est incontestablement un abruti.
Le jeu repris et je me reconcentrai à nouveau, sur les poursuiveurs des deux équipes. Tout un coup, Alexie m'arracha une deuxième fois à ma contemplation du jeu des poursuiveurs pour me montrer une nouvelle fois Potter, qui semblait avoir perdu le contrôle de son balai.
« T'avais raison Cléo... me glissa Bart
-Bart ! Tu es ignoble ! T'imagine, le pauvre petit sur son balai... murmure Alex, scandalisée.
-J'ai toujours raison, répondis je, ignorant la remarque d'Alex. »
Alexie me jeta un regard exaspéré et se reconcentra sur Potter. Je soupirai, et entrepris, moi aussi, de suivre l'action. Tous les spectateurs et les joueurs de gryffondor étaient désormais concentrés sur l'attrapeur des lions. Au bout de cinq buts en faveur des serpents, tous marqués dans l'indifférence générale, soi dit en passant, alors qu'il allait tombé, Potter réussit enfin à reprendre les commandes de son balai. A la surprise de l'ensemble du stade, il redescendit sur la pelouse du terrain, la main plaquée contre sa bouche. Une fois descendu de son balai, il toussa et le vif d'or tomba de sa main. Gryffondor avait gagné le match cent soixante-dix points à soixante. Les cris des supporters fusèrent autour de moi, et je souris face à cette victoire. Flint l'avait bien profond ! Et puis je dois avouer que Potter n'est pas si nul que ça... Il a même une façon... exotique de jouer. Je souris en entendant les cris de rage des serpentards.
En rentrant à la tour, une ambiance joyeuse règne. Je me rapproche d'Adrian.
« Maintenant, lui dis je simplement. »
Il acquiesce solennellement et s'éloigne en direction d'un petit groupe de poufsouffle.
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