Bon ben voilà le nouveau chapitre... Et puisque le chapitre et l'époque de l'année s'y prête parfaitement bien, je peux dire sans paraître bizarre... Joyeux noël à tous! :) Sinon pas grand chose à dire à part un grand merci à ma phii' chérie qui m'encourage dans mon travail, ma soeur pour ses conseils et relecture, à Earenya pour sa lecture et ses commentaires réguliers qui me fond chaud au coeur et à tous les gens (aussi peu nombreux soient t'ils) qui m'ont lu jusqu'ici.
Je dédicace ce chapitre aux amoureux de la neige, de l'hiver et surtout... De Noël!
Lu'©
Journal d'une sorcière
Chapitre 5 : Le père Noël a des yeux marrons cette année.
Après un dernier clin d'œil complice à Adrian, qui s'éloigne à grand pas vers sa destination, je me dirige vers Alexie, qui parle tranquillement avec Bart. Je me joins, l'air de rien, à la conversation. Une fois à la salle commune, nous nous installons dans des fauteuils, je remarque du coin de l'œil, Adrian installé dans un groupe de fauteuil non loin de nous. Je me retourne vers Bart et Alex, que j'avais délaissé, le temps de ma constatation. La discussion était toujours orientée sur le match, quoi de plus normal, mais cela ne me satisfaisait pas ! Chiante ? Peut être...
« Mais quand même... Il assuré le petit Potter ! J'étais scotché, dis Bart.
-Ouais c'est vrai... Mais quand tu verras Diggory à l'œuvre, tu ne diras plus rien ! Pas vrai Alex ?
-Euh... Mais... Comment je saurais... bredouille t'elle.
-Ouais, mais tu ne peux pas dire que Potter joue mal, contre Bart.
-Ben, tu sais, quand tu viens parfois aux entraînements... Tu as sûrement dû remarquer !
-Ah... Euh... J'ai pas trop fait attention, me dit t'elle en me jetant un regard affolé.
-Tu ne peux pas dire que tu ne fais pas attention à lui, quand même ! Il est vachement beau gosse, ça, tu ne peux pas le nier ! »
Je sais que c'est cruel, mais je m'amusais follement. Bart laisse tomber l'éloge de Potter et me regarde intéressé. Alexie se tords les mains en me jetant des coups d'œil furieux et terrifiés, à l'idée d'être découverte.
« Alors comme ça Diggory est beau gosse... me taquine Bart.
-Il est même canon !
-Et toi t'en pense quoi Alex, demande t'il. »
Yes ! Bart est le meilleur, je savais que je pouvais compter sur lui... Je me tourne vers le groupe de fauteuil d'Adrian, il est en pleine conversation, très animée, avec Diggory. Tout marche comme sur des roulettes ! Je reporte mon attention sur Bart, qui charrie Alexie, devenue toute rouge et qui n'arrive pas à articuler une parole compréhensive. Je guette du coin de l'œil le moment propice...
« D'ailleurs, Diggory nous regarde... fais-je en souriant.
-..., ne dit pas Alex, son teint devenant plus rouge encore (et je ne croyais pas que cela pourrait être possible honnêtement !)
-ça me fait penser... J'avais promis une partie de bataille explosive à Adrian... Vous m'accompagnez ?
-Oui... Pourquoi pas, répond Bart. »
Alexie, toujours incapable de parler, se contente d'hocher la tête. Je me dirige vers Adrian et lui propose qu'on y aille maintenant. Je lui précise également que Bart et Alex seront de la partie. Il hoche la tête puis se tourne vers Diggory, et lui propose de se joindre à nous. Il accepte, les joues rosissant. Je fais un petit sourire à Adrian qui me répond d'un petit sourire crispé.
Une fois arrivés dans une salle de classe désaffectée, je sors le jeu de cartes de ma poche et nous commençons à jouer. Heureusement que Bart est là pour mettre de l'ambiance avec ces vannes pourris, parce que entre Adrian qui s'est enfermé dans un mutisme étonnant, et les deux autres qui regarde fixement leur jeu, les joues rougissant dès qu'ils se croisent du regard et ben... C'est joyeux !
Au début de la deuxième partie, jugeant le moment opportun, je décide de me mettre en scène.
« Aaah ! Purée de troll ! J'ai trop mal au ventre ! ****** ! »
Ils arrêtent tous, brusquement de jouer, et me regarde me tordre de douleur (ha ha !). Adrian se précipite directement sur moi.
« Bouse ! Tu veux que je t'accompagne à l'infirmerie ?
-Mais je n'arrive pas à bouger, je gémis, ça me fait trop maaaal !
-Je vais te porter... »
Adrian commence à passer un bras sous mes jambes pour essayer de me porter. Les trois autres me regardent l'air inquiet. Je leur fait un pauvre sourire crispé, typique grand malade.
« Bart, tu ne veux pas m'aider ? Ce n'est pas pour être méchant mais... tu n'es pas une plume.
-J'arrive, dis Bart en laissant les cartes qu'il avait toujours entre les mains.
-Attend ! On va t'aider, dit Alex.
-Non, c'est bon, on va y arriver comme ça ! Restez jouer... On revient dans un quart d'heure vous donner de ses nouvelles, répond Adrian. »
Et il s'éloigne en me portant, aidé de Bart. Une fois hors de vue d'Alex et Diggory, j'arrête mes petits gémissements de douleur et mes grimaces et Adrian me repose au sol. Bart me regarde avec des yeux ronds.
« T'avais pas mal au ventre toi ??
-Ben... Plus maintenant ! dis-je avec un sourire éblouissant (enfin, c'est ce que j'ai essayé de faire, après...).
-Adrian ! Explique, dit t'il d'un ton impatient.
-Eh bien... Cléo et moi, on s'est arrangé pour que Alexie et Cédric sortent ensemble. Et, si ça ne t'ennuie pas, on aimerait aller voir si nos manigances ont porté ses fruits... dit Adrian d'une voix las.
-Bonne idée, je rajoute. »
Je prends Adrian par la main, et nous retournons vers la salle de classe où nous étions. Bart nous suit, mais il regarde Adrian d'un air indéchiffrable, les garçons sont bizarres des fois... Arrivés devant la salle, j'ouvre délicatement la porte. Pour une fois, Merlin est avec moi et la porte ne grince pas. Je regarde dans la fente de la porte, et le spectacle qui se déroule sous mes yeux m'arrache un sourire amusé. Ils sont là, à se parler en regardant leurs mains, leur joues sont d'un joli rose.
Tout d'un coup Alexie lève les yeux vers lui. Ses joues s'empourprent d'avantage mais elle a un air déterminé sur son visage tout timide. Etonné, Diggory lève doucement les yeux vers elle. Il la regarde en souriant et, comme au ralentit, ils se penchent l'un vers l'autre, les yeux fermés et un petit sourire aux lèvres. Quand leurs lèvres se posent doucement l'une sur l'autre, je referme doucement la porte, laissant au nouveau couple, toute leur intimité. Un immense sourire heureux ne veut pas me quitter. Je suis tellement contente pour Alexie...
Je me tourne vers Adrian, qui n'a pas regardé la scène. Il est adossé contre un mur, l'air maussade. Bart, lui, a les yeux pétillant de malice. Je chuchote à Adrian qu'il m'expliquera une fois dans la salle commune, et il approuve d'un signe de tête, sans pour autant se dérider. Nous quittons les lieux sur la pointe des pieds.
Dans la salle commune, je m'installe dans le fauteuil à côté de celui où Adrian s'est laissé tomber (telle la patate moyenne). Je l'observe silencieusement du regard, attendant qu'il prenne la parole. Bart regagne le dortoir afin de nous laisser seuls.
« Qu'est ce que tu veux ? me demande t'il d'un ton exaspéré.
-J'aurais la même tête que toi, tu trouverais ça inquiétant, il est normal que je demande des explications... Je pourrais t'aider, je réponds d'une voix rassurante.
-Nan... C'est rien... Problèmes... Familiaux ! Tu ne peux rien faire, mais t'inquiète pas, ça va passer, dit t'il en essayant de sourire.
-Si tu le dis... Oublie pas que je serais là si tu as besoin d'aide, dis-je en l'enlaçant. Bon, je te laisse, Eden et Gwen vont nous chercher sinon. »
Je lui lance un dernier regard compatissant avant de remonter vers le dortoir. Je pense qu'il avait besoin d'être seul, mais je me rends compte que mon prétexte était, en fait, véritable. Lorsque j'entre dans la chambre, une masse informe de cheveux blonds se précipite sur moi. Je manque de m'écrouler sous le choc. Toute étourdie, je regarde Eden, un peu perdue.
« Vous étiez où ? Avec Gwen, on vous a perdu à la sortie du match et on ne vous a pas revues depuis... On vous cherchait pour le devoir d'Astronomie... On pige rien, geint Eden, les yeux larmoyant. »
Ceci explique cela, je trouvais ça bizarre aussi qu'Eden nous cherche. Avant que je ne réponde, elle regarde autour de moi, puis stoppe immédiatement sa comédie, me demandant où est passée Alex. Gwen arrive derrière elle, son devoir entre les mains. Je souris à cette demande (véritable cette fois, non intéressée quoi !). Je les regarde une lueur pétillante allumant mes yeux bleus généralement insipides. Elles me fixent avidement, curieuses comme elles sont. Je prends un malin plaisir à les asticoter :
« Alors ? Ce devoir d'astronomie ? je demande comme de rien n'était.
-On s'en fiche, lance Eden, impatiente de ce que je pourrais leur révéler.
-Aloooooors ! me presse Gwen.
-Alors quoi ??
-Cléooooo ! Où est Alexie ? Pourquoi t'a ce regard là ?
-Quel regard ?
-Tu soule, me jette Eden.
-Alexie est en train de jouer à la bataille explosive...
-C'est tout ? T'es nulle Cléo, on croyait qu'il s'était passé quelque chose... dit Gwen, déçue, la voix boudeuse.
-Et t'avais raison, je continue l'air malicieux, donc, avant que Gwen ne m'interrompe (coup d'œil faussement meurtrier de la part de Gwen), je disais qu'elle jouait à la bataille explosive...
-Oui ! Tu l'as déjà dit ! Accouche purée de troll ! s'impatiente Gwen.
-C'est sûr que si tu l'interromps toute les deux secondes, on va avancer !lance Eden d'un ton sarcastique.
-Donc, je continue en empêchant à Gwen de répliquer, elle jouait avec Diggory et...
-Naaaan ! C'est vrai, s'extase Gwen, en sautillant de partout dans la chambre.
-Gwen, commence Eden avec un air menaçant.
-Elle a raison, dis-je avec un petit sourire. »
On se sourit avant d'entamer une petite danse de la joie (enfin notre truc ressemble plutôt à une danse des indiens moldus...) autour de la chambre. Alexie rentre à ce moment, elle se stoppe net en me voyant danser alors qu'elle s'attendait me trouver à l'infirmerie. Je me mords la lèvre en la regardant.
« Mais... Qu'est ce que tu fais là Cléo ?
-Ben, pourquoi elle ne serait pas là, commence Gwen, étonnée, c'est sa chambre. »
J'entreprends donc de leur expliquer le plan diabolique, qu'Adrian et moi avions mis au point. Alexie devient de plus en plus rouge à mesure que mon récit avance. A la fin, elles me regardent toutes avec des yeux ronds.
« Ben dis donc, siffle Eden, je pensais pas que c'était ça...
-Ouais... Chapeau, approuve Gwen, encore abasourdie.
-..., murmure d'une voix inaudible Alexie.
-Comment ça « c'était ça » ? je demande d'une voix peu avenante à Eden.
-Ben avoue que ça prête à confusion de vous voir toujours fourrés ensemble, avec Adrian, alors on pensait que... Enfin, on était loin de se douter de se que vous traficotiez en réalité.
-Vous, je hurle furibonde en direction des deux autres, je croyais que vous aviez compris ! Ah que ça m'énerve, on est meilleurs amis, A-M-I !!
-Je suis vraiment désolée et je te remercie, vraiment, vraiment Cléo... dit Alexie, d'une petite voix coupable. »
Enervée, je quitte la chambre, ratant le récit d'Alexie, mais je n'avais aucune envie de rester en compagnie d'amies qui ne me croient pas sur parole.
oOoOo
Nous sommes tranquillement assis dans la salle commune. Ça fait maintenant une semaine qu'Alex et Cédric sortent ensemble et je dois bien avouer que je ne regrette pas une seule seconde, le temps passé a élaboré toutes ces stratégies. Je n'ai jamais vu Alexie aussi radieuse et ils forment un couple absolument adorable. D'ailleurs, ils sont devenus en moins d'une semaine, un des couples le plus envié de Poudlard. A l'instant présent, ils étaient tous les deux lovés dans un fauteuil, Alexie sur ses genoux, leurs doigts entrelacés, se lançant de temps à autres des regards tendres, le tableau était tout simplement à croquer.
La discussion, menée par Samuel, portait sur les cheveux de Rogue, se demandant comment il pouvait vivre comme ça (éternel mystère de Poudlard, encore jamais résolu...). Je détourne, un instant le regard du « parfait petit couple » comme les appelle Gwen (en même temps, elle, elle ne connaît que les relations de « plaisir » on va dire... donc ce concept lui est un peu étranger, tout ceci, dixit Gwen également, bien entendu !) et donne mon opinion sur cette question, ô combien intéressante. C'est juste au bout de deux minutes, que je remarque qu'Adrian est toujours dans sa bulle. Apparemment, le problème avec sa famille n'est pas résolu et ça m'énerve au plus au point de ne pouvoir rien faire pour qu'il aille mieux. J'ai beau essayé de l'aider mais il se renferme comme une huître, ce qu'il n'a pas calculé, c'est que je ne lâcherais pas l'affaire, tant qu'il n'a pas retrouvé le sourire ! Il n'est pas question que je laisse mon petit poussin patauger dans la merde ! (hum... c'est un surnom pour le faire chier, il ne faut pas croire que c'est sérieux...).
Etant samedi, nous n'avons pas cours aujourd'hui, mais nous avons par contre, un entraînement de prévu. J'annonce donc à Adrian et Cédric qu'il faudrait peut être qu'on y aille et je me lève pour aller chercher mes affaires. Adrian esquisse un sourire raté tandis que Cédric arrache un dernier baiser à sa belle avant de monter à son tour.
Après un trajet silencieux, nous arrivons sur le terrain. Un rapide passage au vestiaire et nous voilà sur nos balais. Oubliant momentanément les problèmes d'Adrian, je commence l'entraînement avec un tonus d'enfer, qui se voit ralentit par les excès inhabituels de gentillesse de la part de mon très cher capitaine. Au bout du énième compliment (j'ai arrêté le compte à seize...) totalement injustifié sur ma technique de jeux, ma façon de tenir mon balai, ou de faire telle ou telle figure, je commence à m'énerver sur Oreste en lui faisant remarquer qu'il est peut être un petit peu trop optimiste sur sa façon de commenter le jeu de ses coéquipiers (coéquipière en l'occurrence). Cet effet de remarque posée, censée être observatrice, fut quelque peu gâchée par ma voix où apparaissait très clairement l'agacement.
À la suite de cet incident, qui a eu le mérite de rendre notre capitaine irritable mais muet, l'entraînement continue tranquillement, marqué seulement par le jeu désastreux d'Adrian. J'essaye donc, dans la mesure du possible, d'aider Adrian. Alors que je suis en direction des buts, souaffle en main, je remarque du coin de l'œil que quelqu'un pénètre sur le terrain. Je tire et marque, puis tourne la tête vers Oreste, afin de lui faire remarquer. Il acquiesce d'un signe de tête, puis se dirige vers le sol après avoir crié la fin de l'entraînement. J'attends Adrian, puis nous rejoignons doucement la pelouse du terrain. Tiens, tiens... C'est ce cher Dubois qui est venu voir notre bon capitaine... Je fais signe à Adrian, lui indiquant mon changement de direction du doigt. J'accélère et frôle Dubois avant de me poser à côté de lui, un sourire narquois au visage. Celui-ci ne m'ayant pas vu, il a fait un sursaut de trois mètres et je penses lui avoir fait perdre quelques années... Haha !
« Mais t'es complètement cinglée ! me hurle t'il.
-Alors mon cher Dubois, je grimace moi-même d'avoir utilisé cet adjectif pour le qualifier, on est une poule mouillée ?
-C'est bien ce que je pensais... T'es un cas désespéré, crache t'il avec mépris.
-Et c'est toi qui dit ça ? Toi, le roi des... »
Je n'ai même pas le temps de finir ma phrase que je me sens projeté à terre. C'est le bras secourable d'Oreste qui me sort le nez de l'herbe. Je regarde autour de moi et remarque Adrian et son balai, affalés sur Dubois qu'on voit à peine. Des gémissements s'élèvent de ce tas difforme.
« Qu'est ce qu'il s'est passée, je demande en précipitant pour aider Adrian tandis que Oreste soutient Dubois.
-Eh ben je te suivais et... j'étais... perdu dans mes pensées... je faisais pas attention... j'ai pas freiné à temps... je vous ai rentré dedans... grogne Adrian, d'une voix confuse.
-C'est pas grave... Mais ça va ? T'as rien ?
-Non non, t'inquiète pas. »
Et il se met en marche pour les vestiaires, retenant à grande peine, un gémissement de douleur à chaque pas. Je me précipite vers lui afin de le retenir, passe une main sous ses aisselles afin qu'il s'appuie sur moi, et me dirige d'un pas assuré vers l'infirmerie, ne faisant pas attention aux protestation d'Adrian (les hommes et leur foutue fierté !). À ma suite, Oreste soutient un Dubois en piteux état.
Une fois à l'infirmerie, Madame Pomfresh se précipite sur les deux blessés et les installe sur des lits. Elle leur tend deux plumes afin qu'ils marquent ce qu'ils faits pour atterrir là (économie de temps...) et se précipite à l'autre bout de l'infirmerie, voir un autre élève. Je m'assois sur le bord du lit d'Adrian, tournant le dos à Dubois, qui lui lance des regards noirs. C'est vrai que ça n'avait pas dû être agréable de se recevoir un Adrian... Son visage est constellé de bleus et de quelques plaies qui saignent encore. Comme ça, j'avais presque envie d'aller le voir, le prendre dans mes bras, pour le réconforter, le serrer très fort, l'embrasser peut être... J'ai dit presque !! Si ça n'avait pas été lui quoi...
Un bruit me sort de mes pensées ; Adrian a essayé de se relever, mais il s'est effondré par terre. Je le prends par les bras et le force à se rallonger, il grogne un merci et quelque chose qui ressemble à un « mais je suis pas malade moi... ». Amusée, je le taquine en le poussant sous les couvertures, le bordant, un sourire narquois aux lèvres. Il me fusille du regard, s'arrachant aux couvertures. Je le regarde en souriant d'avantage puis me penche vers lui pour l'embrasser. D'un geste du bras, il me cache sa joue, puis me tire la langue. Je fronce les sourcils faussement contrariée et il me répond par un sourire malicieux (je n'en avais pas vu depuis une semaine, ça m'avait manqué !). Un bruit nous fait tourner la tête, Samuel, Bart, Eden et Gwen accompagnés par Jack et Karl (des revenants !) entrent dans un fracas assourdissant, suivis de près par les amis de Dubois.
Adrian se tourne vers eux et sa mine s'assombri. Je savais qu'il ne fallait pas qu'il ne fallait pas que ces idiots (et je suis polie) de Karl et Jack viennent. Depuis qu'ils se sont soi-disant disputés avec Adrian, Sam et Bart (ce qui n'est pas vrai en réalité, c'est une excuse - vite déjoué !- des garçons pour ne pas nous faire de peine en découvrant qu'il n'aime ni Gwen, ni moi et que Eden les effrayent), Adrian s'est vraiment disputé avec eux en me défendant, je pense donc que c'est normal qu'il ne soit pas heureux de les voir... Je me demande même pourquoi ils sont venus !
Je jette un regard noir et détourne les yeux, ne voulant les voir d'avantage... Et mes yeux tombent sur le lit voisin (Dubois en l'occurrence...), celui-ci nous fixe d'un air mauvais. Voyant que je le regarde, il tourne les yeux vers moi. Son regard se fixe dans le mien. Il a d'abord une lueur de surprise, au fond de ses yeux marron chocolat, puis un air déterminé apparaît. Mal à l'aise, je détourne le regard, je me mets, bêtement, à rougir. Une heureuse diversion me permet de ne pas y penser d'avantage, Alexie et Cédric arrive en courant, la main dans la main, le rose au joue, le sourire idiot et heureux sur leurs visages (de toutes façons, ils ne quittent pas ce sourire depuis plus d'une semaine...).
« Désolé, on était en train de... Enfin, on nous a prévenu qu'Adrian était là... dit Alexie, ses joues prenant la couleur de son tee-shirt (NdA : est-il nécessaire de préciser la couleur dudit tee-shirt ? xD).
-C'est pas grave. Et... Qu'est ce que vous faisiez pour arriver en retard ? demande Sam, un sourire suggestif étirant ses lèvres.
-Sam ! T'es un pervers... Tu imagines vraiment que... s'exclame Alex choquée.
-Je n'ai rien dit ! C'est toi qui t'imagines des choses... Je parlais des gentils bisous moi... rigole Sam. »
Alexie se tait, la mine renfrognée. Cédric a un petit sourire en coin, si bien qu'Alex, vexée, lui donne un coup sur le ventre. Celui-ci se met à se plaindre qu'elle lui a fait mal et sa copine quitte son air vexée pour lui poser un doux baiser au coin de la bouche. Nous sommes tous à les fixer, attendris par cette scène, quand un bruit nous fait tourner la tête. Adrian tient entre ses mains sa plume, qu'il vient, manifestement de briser. Son visage est crispé, c'est avec une grimace qu'il montre sa cheville et grogne qu'il a mal. Eden me donne un coup de coude et me chuchote de faire diversion.
Instinctivement, je trouve tout de suite une idée... De toute façon j'en aurais parlé une fois à la salle commune alors maintenant ou dans cinq minutes... Et puis ça divertira Adrian, je me lance donc.
« En fait Adrian, t'a vu comme il a été chiant Oreste pendant la séance ! »
Adrian me fait un demi-sourire tandis que les autres me regardent avec curiosité. Eden lève un pouce en ma direction. Je souris avant de continuer.
« Non mais c'est vrai quoi ! J'en ai marre ! Depuis que les rumeurs sur mes soi-disant petits copains sont devenues ridicules au point de ne plus être crédibles, il s'est mis en tête que nous allions ressortir ensemble. Résultat, on dirait qu'il a rattrapé les deux mois qu'il a passé sans me draguer aujourd'hui, c'était lourd. Je l'adore mais là c'était un peu abusé...
-C'est vrai qu'il n'a pas fait dans la dentelle aujourd'hui... Remercie moi d'avoir été obliger de me retrouver ici, qui sait ce qu'il aurait été capable de faire pendant ta douche d'après l'entraînement...
-Merci Adrian ! »
On explose tous de rire. Une fois notre fou rire passé, une amie de Dubois (très jolie en plus, la garce !) nous demande si on n'aurait pas une plume à leurs prêter « Olivier a cassé la sienne. ». Je lui réponds sèchement par la négative et elle s'en va en me regardant comme si j'étais une folle furieuse.
Mes amis me regardent bizarrement mais n'ont le temps de rien dire car madame Pomfresh arrive et nous signale qu'il faut laisser ses malades tranquilles maintenant, et nous congédie. Nous souhaitons bonne nuit à Adrian et Alex à Dubois aussi, ça me scie toujours qu'ils soient « amis » (des fois, elle va même le voir pendant les heures libres qu'on a, si c'est pas fou !).
oOoOo
« Je pense, franchement, que Adrian serait content de voir qu'on est là quand il sortira... Mais si vous ne vous dépêcher pas, il sera parti depuis longtemps !
-C'est bon Cléo... Il sort juste de l'infirmerie, à t'entendre on pourrait croire qu'il se remet d'un mois d'une atroce maladie et que tu ne l'as pas vu depuis...
-Oui, mais je sais que ça fait toujours plaisir que quelqu'un vienne quand on sort...
-Serait ce une accusation cachée contre nous ?
-Bravo Eden ! Bon on y va ?! »
Gwen me fusille du regard tandis qu'Eden me regarde, franchement agacée. Merlin ! J'ai osé offenser sa majesté ! J'ouvre la porte en faisant un grand bruit, signe que j'y vais et elles se lèvent lentement, le regard mauvais. Nous descendons dans la salle commune où nous récupérons Sam et Bart. Puis nous nous bataillons avec Alexie pour l'arracher aux bras de son copain (je vous jure...). Une fois (et enfin !) dans le couloir, nous nous dirigeons vers l'infirmerie, au rythme des blagues de Bart sur Vanessa, la vélane à un neurone. C'est donc, mort de rire, que nous arrivons dans le couloir qui mène à l'infirmerie. Dès que nous sommes dans ledit couloir, des éclats de voix nous parviennent. Nous nous arrêtons instantanément de rire et nous nous précipitons vers la source de ces bruits.
Interloqués, nous apercevons Adrian et Dubois en train de se battre. Ne réfléchissant qu'une demie seconde, nous nous précipitons tous sur eux et les éloignons. Gwen, Sam et moi nous occupons d'Adrian et les autres ont éloignés Dubois.
« Mais qu'est ce qui vous a pris ? Vous êtes fous ! Ça ne vous a pas suffit trois jours d'infirmerie ?
-Ce n'est pas à moi qu'il faut le dire... grogne t'il.
-C'est bien connu, c'est toujours la faute des autres... On dirait mes petites sœurs, ajoute Gwen.
-Non ! C'est lui qui s'est énervé à cause de t...
-Oui ?
-Laissez tomber !
-Dit !
-Laissez tomber je vous dis !
-Tant pis... On va deviner... dis Gwen avec un air malicieux.
-Tortue ? tente Sam.
-Tuberculose ? tente à son tour Gwen.
-Vous avez d'autres Trucs à deux noises comme ça ? je lance, moqueuse.
-Ben propose des Trucs plus intelligents toi ! répond Gwen, visiblement vexée.
-Toilette ? »
Et nous explosons de rire face à nos pitoyables tentatives. Adrian boude à cause de notre manque de compréhension à son égard. Nous retenons donc à grand peine notre fou rire naissant et laissons de côté l'enquête de ce qui suit le t, pour s'occuper du pauvre Adrian (en le charriant bien sûr, on n'est pas des anges !). Une fois que nous estimons qu'assez de temps s'est écoulé depuis la dispute et qu'Adrian est assez calmé, nous partons à la recherche des autres.
Au croisement d'un couloir, nous apercevons nos amis, essayant d'arracher à Dubois (qui n'a plus l'air énervé, mais renfrogné) le motif de la bagarre. Sam décide de rentrer à la salle commune avec Adrian et nous nous approchons du petit groupe. Je vois Alexie qui commence à secouer la tête négativement, mais c'est déjà trop tard.
« Qu'est ce qu'elle veut l'autre encore ? demande Dubois, plein de dédain. Tu es heureuse de voir que ton petit chéri et moi on s'est battu? D'ailleurs, il va comment le petit Adrian ? Tu l'as bien consolé ? Tu viens voir maintenant si j'ai bien morflé ? Tu me répugnes, vraiment ! »
Sans réfléchir, je me jette sur lui. C'était sans compter les réflexes super aiguisés de Gwen (elle a de l'entraînement avec ses petites sœurs !) qui m'attrape par les bras et m'immobilise, tout ça en l'espace de cinq secondes. Je ravale donc ma colère et me contente de lui jeter les regards les plus meurtrier possible (il ne mérite pas que j'use ma salive pour lui !). Dubois, lui, sert les poings.
Enervée, je me dégage brusquement des bras de Gwen, et part d'un pas rageur vers les cuisines. Une fois arrivée à ma destination, je chatouille la poire du tableau qui se trouve être la porte d'entrée desdites cuisines, et j'entre. Aussitôt, tout un tas d'elfes de maisons se précipitent vers moi en me demandant ce que je désire. Je demande d'une voix faible un sandwich à la fraise (mon remède miracle quand je suis démoralisée). Quelque uns courent à l'autre bout de la cuisine tandis que ceux qui restent m'accompagnent à une table. Je les remercie aussi chaleureusement que mon morale le permet (autrement dit un pâle sourire que j'aurais voulu lumineux) et je m'affale sur le banc qu'ils m'ont présenté. Ils arrivent deux minutes plus tard avec le sandwich, je les remercie une nouvelle fois et je me mets à la manger en fixant le vide tristement.
J'étais là depuis dix minutes, lorsque j'entends la porte des cuisines s'ouvrir. Je tourne la tête vers le nouvel arrivant et je me fige en apercevant Alexie qui vient vers moi. Je me cache la tête dans les bras, comme si ça pouvait me cacher et j'attends (qu'elle s'en aille et me laisse à mon triste sort : me goinfrer de sandwichs...). J'entends malgré tout des bruits de pas se rapprocher et une main se pose sur mon épaule.
« Olivier s'excuse, il était énervé, vous n'avez pas toujours été en bon termes et...
-Ne me parle pas de lui et pour infos, nous avons toujours été en mauvais termes et ce n'est pas maintenant que ça va changer ! Une dernière chose, je n'ai rien à carrer de ses excuses, que je parie qu'il n'a, de toutes façons, pas formulées et que tu inventes pour me « consoler ». Maintenant, s'il te plaît, laisse moi.
-Si t'en a rien à carrer, comme tu dis, pourquoi tu fais cette tête, pourquoi tu t'isoles et surtout... Pourquoi le sandwich à la fraise, le remède du moral à plat de Cléo ?
-Parce qu'il me soule, comme toujours, que sa tête de scroutt à pétard malformé me met hors de moi et que c'est encore pire dès qu'il ouvre la bouche, surtout pour m'insulter, alors je suis venue ici pour me calmer et éviter que vous ayez à ramasser les morceaux de son corps aux quatre coins du château. Quand au sandwich... ça m'aide à m'apaiser ! »
Alexie me regarde longuement puis me serre dans ses bras. Je souris à cette étreinte, puis, mon humeur retrouvée, je me lève et la prends par la main et nous rentrons à la salle commune.
oOoOo
Je regarde par la fenêtre. La neige se dépose doucement sur son rebord. J'aime la neige... Je regarde rêveuse, les flocons souppoudrer le ciel gris en tourbillonant. Détournant à regret la tête de ce spectacle magnifique, je tourne avec flemme les yeux vers mon passionnant prof d'histoire de la Magie... Et ne peux retenir un énième soupir d'ennui. Mon regard se balade dans toute la classe, encore on aurait été en cours avec les beaux serdaigles, sérieux et si craquant, il y aurait eu de quoi s'occuper mais là... Qui trouverait un serpentard (de mon année en tout cas, c'est tous des trolls !) attrayant ? C'est donc avec joie que je quitte ce cours de malheur une fois l'heure venue.
« Rholala ! J'ai cru que ça ne finirait jamais ! je me plaint.
-Aller ! C'est bientôt les vacances, dit Gwen avec enthousiasme.
-En attendant, on devrait se dépêcher, sinon on va arriver en retard en métamorphose, remarque Alexie.
-T'a le don pour remonter le moral des gens toi ! grogne Gwen.
-Ouais... C'est surtout pour croiser Cédric quand il ressort que pour la ponctualité qu'elle dit ça, ajoute Eden avec nonchalance. »
Alexie se met à rougir, et nous nous mettons en chemin pour la métamorphose, Gwen et moi en faisant un joli concert de grognements. C'est alors que nous croisons le sublimissime Cédric et que nous attendons (un peu plus loin bien entendu !) comme des tâches, qu'ils aient finis. Au bout de cinq minutes, c'est une Eden agacée qui rappelle à Alexie que, en fait, on a cours dans à peine deux minutes. Alexie revient en bafouillant des excuses et nous repartons vers l'antre du dragon, comme on appelle la salle de cette chère Mac Gonagall lorsqu'elle est d'humeur plaisante (à prendre au sens ironique du terme...).
Ça ne me réjouis déjà pas à me retrouver coincer dans la salle avec Mac Gonagall et les gryffondors, mais là... C'est le pompon comme dirait ma grand-mère moldue. Mon humeur passe de zéro à moins dix (ce que je croyais pas être possible honnêtement !) à la vue de mon meilleur ami, embrassant à pleine bouche cette pouffe-en-chef-et-insupportable-teigne de Kimberley Klark, dans un des couloirs adjacents à celui de métamorphose. C'est donc choquée que je rentre en cours.
À peine assise à ma place, à côté d'Alex, qu'elle me demande si je tiens le coup. Je lui réponds que je ne le pensais vraiment pas comme ça et que, sur ce coup là, il me déçoit beaucoup. Alexie tente de me consoler tant qu'elle peut mais (je sais que c'est débile) je me sens comme trahie... Il sait à quel point je ne peux pas me la voir en photo et... c'est mon meilleur ami, c'est normal que je m'inquiète de ses fréquentations ! Quand je fais part de mes réflexions à Alexie, elle me fait remarquer que, certes je suis sa meilleure amie, mais je ne suis pas sa mère. Je décide donc de ne rien lui dire, mais je n'en pense pas moins... Je regarde du coin de l'œil Adrian se faire réprimander par Mac Go pour son retard et je grimace en songeant au motif dudit retard.
Alexie, voyant que je ne démords pas, décide de changer radicalement de sujet, plutôt qu'essayer de dédramatiser.
« Alors pas trop triste de ne pas rentrer chez toi à Noël ?
-Non ça va... Enfin tu connais l'ambiance chez moi...
-Je ne suis pas prête d'oublier, dit t'elle en rigolant doucement.
-C'est vrai... Enfin si, un truc va me manquer... J'ai l'habitude de voir papa Noël à chaque fois... et là, je ne pense pas que je le verrais ! »
Eh oui ! Chaque Noël, mon père enfilait son magnifique costume pour nous faire la distribution. Alexie éclate de rire et Mac Go se tourne d'un mouvement vers elle. Toute la classe bien sûr, suit son reagrd.
« Un problème mademoiselle Hudson ?
-Non, non professeur, marmonne Alexie en essayant de calmer son fou rire naissant.
-Bien, j'enlève dix points à Poufsouffle, j'ose espérer que comme cela, ça ne se reproduira plus, dit t'elle avant de retourner à sa leçon. »
Quelques élèves autour de nous, pouffent discrètement. Pff... Lorsque je me tourne, j'aperçois Dubois qui sourit, amusé. Sourire parce que sa chère prof nous a retiré des points... Bien envie de lui faire ravaler son sourire moi !
A la fin du cours, Karl vient me féliciter d'avoir encore fait perdre des points à notre maison. Genre j'en fais perdre une quantité et genre lui il est parfait ! M'énerve ! Nous attendons que les autres arrivent et lorsque Gwen passe la porte, elle nous demande direct ce qui nous faisait rigoler. La tête de Gwen est vraiment comique, si bien que nous n'arrivons pas à nous calmer et que même une fois à la salle commune, Gwen n'a toujours pas réussis à savoir la cause de l'éclat de rire d'Alex en plein cours. Nous nous asseyons dans des fauteuils, sans être pour autant calmées et Gwen, Sam et Bart s'installe dans ceux en face de nous.
J'arrive peu à peu à reprendre mon souffle et raconter à Gwen, tandis que Alex continue à s'étouffer dans son fauteuil. Dès que j'ai terminé, je les vois se mettre à rire comme des bossus, étonnés par notre débilité profonde, Alex est reprise d'un violent excès de rire. Je les regarde d'un œil amusé, mais je viens de réaliser qu'il y a ni Eden, ni Adrian... Ah oui c'est vrai ! Ils doivent être très occupés... Bref, je ne veux pas imaginer ça (surtout avec Kimberley !) et attrape un calmer premier truc qui me vient sous la main, pour m'occuper l'esprit. Je me retrouve donc avec un calendrier dans les mains. C'est en regardant la date d'aujourd'hui que je réalise que demain est le dernier jour avant les vacances ! Je tourne donc la tête vers mes amis en faisant un grand sourire. En les voyant continuer de rire, je me remets à rire et voir nos têtes comme ça, nous continuons pendant un bon quart d'heure à rire comme des malades. Une fois calmés, nous descendons à la grande salle pour manger, nos éclats de rire ponctuant notre descente. Les larmes aux yeux, Alexie me demande avec étonnement ce que je fais avec un calendrier à la main. Je souris en remarquant que j'ai oublié de le reposer et réponds avec un sourire que c'est bientôt les vacances. Je m'assois sur le banc tandis que Gwen, toujours debout, me regarde ahurie.
« Ben oui... Tu ne savais pas ?
-Si, mais, c'est juste que je n'avais pas réalisé...
-Pas réalisé, s'exclame Gwen épouvanté.
-Tu comprends, elle, elle compte depuis la rentrée le temps qui la sépare des vacances, alors c'est normal que tu la choques, rigole Alexie.
-Si t'as pas réalisé ça veut dire que... Tu n'as pas encore fait nos cadeaux de Noël ? demande Sam inquiet.
-Mais qui t'as dit que mon père Noël passerait chez toi ?
-T'es pas gentille ! Je vais bouder !
-Tu sais très bien que je rigole...
-Alors tu vas vraiment venir dans ma chambre en petite tenue père Noël, dit Sam avec les yeux brillants.
-Idiot ! »
Mes amis éclatent de rire, suivis par... Beaucoup de mode, c'est qu'il a la voix qui porte le petit Samuel.
« C'est pas très aimable, continue Sam, tu sais ce qu'il te faudrait pour que tu retrouve ta bonne humeur ?
-Dit toujours...
-Le prince charmant, dit Sam en battant des cils. »
Alors là, je me joins aux autres, mais qu'est ce qu'il peut être bête !
« Est-ce une proposition ?
-Oulah non ! Je te laisse à un gars extrêmement courageux qui arriverait à te supporter parce que... »
Je fais une fausse mine boudeuse. C'est à ce moment que Eden arrive.
« Eh ben... Tu ne fais pas dans la dentelle Sam ! J'étais à la porte d'entrée quand j'ai entendu ton petit speach... Et même les gryffondors riaient, c'est pour dire jusqu'où ta voix a porter ! »
Le repas se termine dans la joie et la bonne humeur (yahou !), les moqueries et les taquineries, enfin bref... C'était presque les vacances !
Je me réveille doucement, entrouvre les yeux et réalise que nous sommes en vacances. Je m'étire longuement et sourit. Je me dirige à pas feutrés jusqu'à la salle de bain (bien qu'il soit 11 heures, Gwen dort toujours !). Quand j'en ressort, une demi heure plus tard, Gwen émerge à peine de sous ses couvertures. J'attends donc patiemment qu'elle soit prête et nous descendons rapidement afin de pouvoir dire au revoir à Alex, Eden et Adrian qui rentre chez eux par le Poudlard express de midi.
Ce n'est qu'une fois, quasi seuls dans la salle commune, que je réalise vraiment que je vais vraiment passé noël ici, en compagnie des plus fous de notre petite bande. Je souris à cette pensée et Gwen, qui prend ça pour un signal de départ à une attaque contre les garçons, se rue sur un coussin et entame une bataille de coussins. J'éclate de rire et attrape un coussin pour le balancer sur Bart, assis en face de moi.
Au bout de deux bonnes heures, nous nous laissons tomber sur nos fauteuils, exténués, un sourire idiot sur les lèvres.
« Ça, c'est des vraies vacances ! »
oOoOo
Les trois jours qui nous séparaient alors de noël passèrent très vite. Nous n'avions pas eu le temps de nous ennuyer entre les interminables batailles de boules de neige le matin, de polochons le soirs (Chourave elle-même dû monter aux dortoirs pour nous menacer de nous enlever des points si on ne laissait pas les autres dormir.). Le super concours de bonhomme de neige mené par Gwen, les discussions ultra philosophique sur la bêtise des jeunes et la vie des profs en dehors des cours (j'en rigole encore...), et d'autres sujets qui, aussi sérieux qu'ils soient, partaient en cacahouète, ponctua ces trois jours.
C'est donc étonnée que je me glisse dans les draps ce soir, en songeant que demain, tout un tas de cadeaux m'attendra au pied du lit. Mais bon, je ne suis pas encore en train de dormir car Gwen, surexcitée, n'arrête pas de déblatérer à une vitesse hallucinante toutes les pensées qui lui traverse l'esprit, car elle n'arrive pas à dormir (je comprends qu'elle soit impatiente mais bon...).
Je suis réveillée à six heures tapantes par une Gwen en furie, qui me secoue dans tous les sens pour que je me réveille. C'est en grognant que je me lève mais je me radoucie aussitôt en voyant le petit tas que forme les présents à mes pieds. Gwen est déjà en train d'arracher le papier des siens. Je la regarde en souriant... Et me précipite sur les miens pour en faire de même.
« Aaah ! J'ai reçu le nouveau cd de Steve Vampire !! Eden s'en est rappelé !!
-Qui ne s'en rappellerais pas, tu as seulement passée cinq jour de suite à venter vingt-quatre heures sur vingt-quatre les qualités de ce chanteur et en disant à qui voulait l'entendre que rien ne te ferais plus plaisir d'avoir son dernier cd...
-C'est vrai ? J'avais oublié !
-Oh merci Cléo, c'est trop chou, dit elle en sortant une marmotte en peluche d'un paquet violet.
-De rien ! J'ai pensé à toi quand je l'ai vue... répondis je en rigolant.
-Très drôle ! T'as aimé mon cadeau ?
-Oui, merci beaucoup mais... Est-ce un message caché pour dire que je pue ? je demande en lisant la trousse à savons magiques divers (« savon chantant évitant de faire profiter de votre belle voix à votre entourage lorsque vous prenez votre douche »). Ou un message subtil critiquant ma voix ? »
Gwen se contente de me faire un sourire mesquin et continue de déballer ses cadeaux en s'extasiant à chaque nouvelle découverte. J'attrape un paquet d'un papier au blanc nacré et l'ouvre rapidement pour en sortir... Une petite figurine avec un prince dessus. Dans le paquet je trouve un bout de parchemin avec marqué dessus « pour que tu ne sois plus seule dorénavant... ». Il n'y a aucune signature et c'est écrit en lettre baton.
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