Hello la compagnie! Alors déjà je voudrais remercier Choupaline pour sa longue et belle review qui m'a fait énormément plaisir et que j'ai trouvé adorable et je voulais lui signaler que j'ai essayé de respecter sa critique (et merci d'avoir signalé :D). Merci aussi aux fidèles revieweuses/lectrices qui me soutiennent et que j'ai plaisir à retrouver à chaque chapitre, j'ai nommé: Earenya, ChuppeSweet et Léa. N'oubliez pas de me laisser des reviews pour que je sache votre avis, c'est vraiment important pour moi (et même si c'est pas long ça me ferait super plaisir :D). Voilà, donc bonne lecture.
About the chapter: Le titre est une sitation de Simone De Beauvoir que je trouvais belle et qui, je trouve, s'adapte à toutes situations. Donc voilà pour la petite histoire... Désolé pour ce chapitre assez court par rapports aux autres, mais je promets un chapitre plus long la prochaine fois (celui là est en quelques sortes pour expliquer) voilà.
Lu' ©
Journal d'une sorcière
Chapitre 8 : Quel homme peut prévoir les conséquences de ses actes ?
Quand j'étais petite, mes parents travaillaient tous les deux beaucoup, alors ils avaient engagé quelqu'un pour nous garder mes sœurs, mon frère et moi (Eugène et Achille n'étaient pas encore nés…). Notre nourrice était une jeune étudiante en psychomagie. Nous l'adorions, elle nous expliquait ses sujets d'études, la manière dont les psychomages fonctionnait et ce qui me fascinait le plus était le fait qu'ils se servent des rêves du patient pour l'analyser. Le soir, lorsque nous faisions un cauchemar, elle venait nous voir dans notre lit, allumait la lumière et nous faisait raconter notre rêve. De là, elle arrivait à nous rassurer mieux que ce que notre mère arrivait à faire. Elle m'expliqua alors les principes de bases de ce que l'on pouvait tirer des cauchemars et depuis, lorsque je fais des cauchemars, j'ai le réflexe de me demander le pourquoi de ce mauvais rêve pour y remédier.
C'est ce qui m'arrive cette nuit. En regardant les braises, je me suis demandée ce qui m'a poussée à faire ce rêve et la réponse s'impose à moi, comme inévitable : je suis amoureuse de mon pire ennemi. Et c'est à partir de ces simples petits mots que toutes mes convictions, ce en quoi je croyais (je le hais, je le hais, je le hais !) s'effondre.
Je reste longtemps à regarder le feu s'éteindre doucement. Je n'arrive pas à accepter ce fait qui est, comme incontournable. Je ne peux pas être amoureuse de mon pire ennemi… Rien qu'à voir ce que notre dernière vive altercation m'a fait (oui, j'ai trouvé la raison de mon mutisme, elle est maintenant tellement évidente…), je ne vais pas pouvoir supporter qu'il me montre, comme avant, son entière haine à mon égard. Et à bien y réfléchir, je ne pense pas que mes sentiments à son égard soient quelque chose de nouveau… Je pense même que c'est quelque chose qui remonte… Comment ai-je pu être aussi bête ! Je me déteste, je le déteste, je déteste ce monde pourri où l'on ne peut choisir d'aimer ou de détester. Je déteste encore plus la frontière si floue qu'il y a entre l'amour et la haine (parce que je jure que je le hais… mais que je l'aime aussi, malheureusement.).
Après ces pensées tout aussi dramatiques (quand on y pense) que démoralisantes, je décide de mettre mes pensées négatives sur pause et de profiter de cette révélation (ou illumination soudaine, je préfère, ça me fait passer pour une savante qui vient de trouver le moyen d'éradiquer la débilité sur terre) pour en aspirer les côtés positifs. Ainsi, mon « prince » peut enfin quitter sa tête de porcelaine pour adopter le visage de Dubois (question de principes, je ne peux toujours pas l'appeler Olivier !) et c'est sur cette belle image, que je me sens doucement tomber dans un délicieux sommeil, sans rêves !
« Cléooooooooooooooooooo! Par Morgane, Viviane, Merlin et tous les enchanteurs! Les extraterrestres ont kidnappés Cléo! »
Du fin fond des limbes de mon sommeil, j'entends une galopade dans des… escaliers je pense… J'entrouvre un œil, puis l'autre et me relève tant bien que mal du fauteuil dans lequel je suis avachie et, apparemment, dans lequel j'ai dormi. A peine ma tête relevée, j'entends un cri de victoire. Je tourne lentement la tête en direction du hurlement et aperçois, sans étonnement aucun, Gwen. Celle-ci se précipite vers moi un index moralisateur dans ma direction.
« Ça ne va pas dans ta petite tête, de disparaître comme ça !! Tu m'as fait de faux espoirs, j'ai cru que les extraterrestres étaient enfin débarqués… me dit Gwen, une moue boudeuse sur son visage espiègle.»
Puis elle s'assoit en soupirant mais tourne finalement sa tête vers moi en souriant.
« Nan, sérieux, je ne t'en veux pas, car je vais t'avouer, j'aurais été trop jalouse que tu sois la première à les apercevoir… Merde, dit t'elle en se tapant le front. Il faut que j'aille prévenir Alex et Dy' que je t'ai trouvée… Elles s'inquiétaient tu sais… me dit Gwen, toujours souriante.
- Je viens avec toi… Attend moi, dis je en me levant difficilement, l'esprit encore embrumé par le sommeil. »
En arrivant dans le dortoir, Alexie me regarde avec un froncement de sourcil et me demande où j'étais passée. Je lui réponds d'une voix pâteuse que j'ai fait un cauchemar et que je suis descendue à la salle commune pour me changer les idées. L'entière vérité, je tiens à rappeler ! Naturellement, Eden la curieuse, celle qui déniche toute les situations gênantes pour sa victime, pose la question.
« C'était quoi ce cauchemar, pour qu'il te perturbe au point de te lever de ton lit, me demande Eden l'affreuse fouine (grr, je la déteste !).
-Je ne me rappelle plus très bien… Une histoire de… d'épée il me semble… je dis avec de légères (très légères) hésitations.»
Et voilà qu'elles se mettent toutes les trois à me regarder avec suspicion. Fuck ! Si même Gwen me regarde avec cet air là, ça veut vraiment dire que je n'ai pas était discrète du tout dans mon hésitation… Je hausse d'un air faussement désinvolte les épaules et fuis lâchement à la salle de bain, faisant mine de ne pas voir leurs regards noirs.
Une fois sous la douche, je sens le désespoir m'atteindre en songeant à Dubois. Je tourne le robinet de la douche vers le rouge, essayant d'exterminer cette sensation de froid qui m'envahit tout d'un coup. Déjà qu'avant, je n'aimais pas bien le croiser redoutant ses piques incessantes, mais maintenant que je le sais, je me demande comment je vais tenir. J'augmente encore la température de l'eau et dirige le jet sur mon corps. L'eau chaude coule à flots et je reste longtemps comme ça, comme si cette eau brûlante avait le pouvoir d'effacer mes peurs, mes angoisses et cette douleur qui s'insinue vicieusement dans mon cœur, avant même que je n'aie compris ce qui m'arrive.
Puis, reprenant mes esprits, je tends la main vers les robinets et arrête l'eau. Je ne demeure pas moins perdue, mais au moins, j'essaye de me reprendre. Je m'enroule dans une grande serviette aux couleurs de ma maison et sort de la salle de bain. Je frissonne en sentant le froid de la chambre en comparaison de la salle de bain, embuée par la vapeur chaude de la douche.
« Mais qu'est ce qui ne va pas Cléo ? D'abord tu t'endors tranquillement dans ton lit, jusque là tout est normal. C'est après, en à peine une nuit, tu deviens bizarre, anormale… En se réveillant, on ne te trouve plus… On te retrouve dans la salle commune et tu nous dis que t'as fait un cauchemar, que tu t'es levé et que tu t'es endormi là-bas, comme si c'était tout à fait normal… Un truc que tu ne fais jamais et qui devrais être considéré comme normal, me dit Eden en me fixant avec des yeux perçants, comme si elle pouvait lire à travers mon esprit.
-Et, tout aussi bizarre, toi qui prend les douches les plus froides, enfin tièdes comme tu dis, du dortoir, et je dirais même de la maison, tu sors de la salle de bain avec, à ta suite, un long nuage de vapeur que même Eden et ses douches bouillantes n'arrivent pas faire, rajoute Alexie.
-Et t'as une tête bizarre, comme ça, dit Gwen en tirant la tronche.
-C'est fini ces reproches ?! Je fais deux petits trucs sortant de ma routine et c'est bon, c'est la fin du monde ?! Vous avez vu un film de SF hier ou quoi ?! D'abord Gwen et ses extraterrestres, puis vous avec mes pseudos changements de personnalités qui me font passez pour une intruse envoyée par ces mêmes extraterrestres qui ne saurait pas comment réagit la vraie Cléo…
-Elle avoue être un clone de Cléo envoyés par les extraterrestres !!! J'avais raison, vous avez vu, crie Gwen en direction des deux autres. »
Nous nous regardons d'un air désespéré… Pendant les grandes vacances, nous avions regardé un film de SF quand Alex nous avait invitée chez elle. Gwen avait tellement accroché au film qu'elle croyait que les extraterrestres allaient débarqués dans le jardin d'Alex, elle passait toute la soirée non loin de la fenêtre ne voulant « pas rater ça !! ». Nous croyons que cette lubie lui était passée et surtout, qu'elle l'avait oubliée.
« Non, je suis totalement normale, je vous remercie… Et remerciez moi, j'ai réussis à lever Gwen pour une fois et il n'est que 6h45 ! »
Gwen boude et nous rigolons puis nous nous mettons autour de Gwen, position Super-Câlin pour nous excuser. Gwen rigole à son tour et je souris intérieurement, ayant réussis à détourner l'attention de mes amies de mon problème nocturne…
C'est donc en papotant joyeusement, de bonne humeur, que nous descendons, anormalement tôt, à la grande salle afin de petit déjeuner. Nos rires se renforcent à la vue de l'air ébahie de Gwen.
« Vous avez vu tout ce monde ! Alors qu'il n'est même pas sept heures ! Les gens sont fous, s'écrie Gwen, nous attirant de nombreux regards. »
Mais mon rire se coince dans ma gorge alors que j'aperçois une personne que je ne voulais justement pas apercevoir. C'est en l'observant à la dérobée que je me rends vraiment compte combien il est craquant. Ça peut faire un peu quiche de dire ça mais… C'est malheureusement la triste vérité. Je soupire de désapprobation à mes propres pensées et détourne, presque à regrets, mon regard de la table des gryffondors.
Alors que je m'assois à côté d'elle, Alexie me scrute le visage longuement. Je lui tire la langue mais elle ne bronche pas, je hausse donc les épaules et demande si un troisième œil est poussé sur mon front pendant la nuit pour qu'elle me fixe comme ça. Elle hausse à son tour les épaules et son regard passe sur son bol de porridge. Je tends alors la main vers la boîte de Corn Flakes et me met à mâchonner mécaniquement mes céréales en examinant le bol de ma voisine d'en face (en l'occurrence Gwen qui, en voyant que j'observe son bol, se met à manger son infâme bouillie plus vite, haha, comme si j'allais lui piquer… Il n'y a qu'elle et Alex pour aimer le porridge… Bref, je m'égare !) quand deux mains, très grandes et très robustes, se placent de chaque côté de mon propre bol. Bon, j'avoue que je comprends Gwen, c'est très stressant quand quelqu'un est un peu trop proche (ou insistant du regard…) par rapport à son déjeuné… C'est en fronçant les sourcils que je relève la tête.
Je me trouve presque collé au visage d'Oreste tellement ce crétin est près de moi. Sans le ménager je prends son visage et l'écarte prestement du mien.
« Oui ?
-De trois choses l'une, le Quidditch. Tu sais que le match contre les gryffondors est samedi, soit dans deux jours… commence Oreste.
-Merci je sais encore compter et… Comment ne pourrais je pas me souvenir de ce match ? Tu me prends vraiment pour une idiote… dis je en accentuant mon froncement de sourcils.
-Je n'ai pas fini, me coupe t'il en posant un doigt sur mes lèvres. »
Qu'est ce qui me retient de lui mordre le doigt ? Hum, peut être est-ce le peu d'éducation que mes parents ont réussis à m'inculquer… Quoi qu'il en soit, Oreste m'énerve quand il se prend pour un beau gosse irrésistible simplement parce qu'il est musclé, capitaine de Quidditch et en septième année. Bon j'avoue que ces raisons suffiraient à faire tourner la tête d'un bon petit paquet de filles, mais pas moi ! Bon à part si on remplace septième année par cinquième année… Oh non ! Je suis une vraie banane ! Bouhou… Ah merde ! Il était en train de me parler.
« … ce qui m'amène à la deuxième chose dont je voulais te parler. J'organise une fête avec les joueurs de Quidditch de Poudlard pendant les vacances et tu es bien sûr invitée… Il y aura les équipes de toutes les maisons, bon je n'ai invité que la moitié de l'équipe de Serpentard, mais il y en a… Enfin tu me comprends ! Et je n'ai pas invité non plus ceux qui n'ont pas atteint la quatrième année parce que, tu comprends il y aura de l'alcool, normal, et je ne peux pas… Enfin, tu me comprends là aussi ! Enfin bref, il y aura aussi quelque potes à moi et si tu veux Collins, Kerloch et Hudson peuvent venir aussi, alors qu'est ce que t'en dis ? »
Je réfléchis rapidement. Pourquoi pas ? Ce n'est pas une mauvaise idée... Puis si je ne réponds pas par une réponse affirmative à cette invitation, il me poursuivra jusqu'aux vacances. Et à vrai dire, ce n'est pas une situation idéale que d'être poursuivie par un septième année, robuste et borné jusqu'à ce que j'accepte, car je le connais bien et il n'y manquera pas de le faire si je n'accepte pas. J'agite donc la tête de bas en haut en signe d'approbation. Parfait ! Ce geste ne m'engage à rien et cela le satisfera le temps que j'y réfléchisse plus sérieusement, que j'en parle avec Alex, Eden et Gwen, que je pèse le pour et le contre, que… Mais qu'est ce qu'il fait ?! Voilà qu'il me tient le menton entre le pouce et l'index en me regardant d'un air charmeur. Et merde !
« Et la troisième chose, me dit t'il d'une voix charmeuse qui ne me charme pas (que c'est bête !), tu as reçu ma lettre hier ? »
Question purement rhétorique. Et bien sûr il n'a pas compris que si je n'étais pas aller le voir suite à cela, c'est que je n'étais pas intéressée par lui… Je l'aime bien (quoique, il me tape un peu sur le système en ce moment…) mais je vais devoir être plus explicite si il ne comprend pas les signes annonçant le refus d'une fille.
« Oui, merci beaucoup, dis je en reprenant doucement mais fermement ses mains pour les enlever de mon visage. »
Ce benêt, ne comprenant toujours pas, remis une de ses mains sur ma joue. J'entends Alexie et Gwen pouffer doucement et j'imagine déjà le sourire d'Eden. Alors, sentant ma patience s'effriter, je reprends, un peu moins doucement cette fois ci, sa main.
« Désolé Oreste mais, j'ai tourné la page depuis longtemps. Je t'aime bien mais je ne veux pas ressortir avec toi, dis je fermement. »
Le visage d'Oreste se durcit, mais il ne dit rien. Il s'écarte de moi et s'en va, dignement. Une fois hors de vue, mes amies laissent libre court à leur hilarité. Un sourire fleurit sur mes lèvres, je me rassois et reprends ma contemplation du bol de Gwen tout en mangeant mes céréales, quand un bruit, ou plutôt un cri, me fait lever les yeux. La personne se remet à crier et je l'identifie comme venant de la table rouge et or. Là, Dubois est debout, le visage tout rouge et il crie contre l'un de ses amis manifestement. Il a vraiment l'air énervé, comme la fois où l'on s'est engueulé à cause de ma sœur… Puis il quitte rageusement la grande salle et la porte claque à sa sortie. Alexie fronce les sourcils et je pense qu'elle allait se lever mais c'est à ce moment là que Cédric entre dans la grande salle accompagné d'Adrian, Sam et Bart. Alexie se fige tout d'un coup et ses mains se crispent sur le bord de la table. Je lui prends délicatement une main et la serre en signe de soutient. Et Dubois me sort de la tête… Un court instant… Le temps de la fin du petit déjeuné en fait.
Notre petit déjeuné fini, nous sortons de la grande salle et nous dirigeons vers notre dortoir pour chercher nos sacs. Eden nous fait ses petits commentaires railleurs à propos de mon rejet du « pauvre » Oreste. Je passe le trajet à l'ignorer mais lorsque nous arrivons au dortoir et que je remarque qu'elle ne me lâchera pas de sitôt, je décide d'employer la manière forte.
« Ma petite 'Dy, tu n'a rien d'autre à faire que m'embêter… dis je d'un ton ennuyé.»
Je vois son dos se tendre immédiatement et elle tourne la tête vers moi comme au ralentit, un sourire menaçant aux lèvres (censé faire peur à quiconque le voit, mais qui ne me fait plus rien, aha !).
« Comment tu m'a appelée ? Ose répéter ça et je te démembre sale botruc putréfiant !
-Eddy, Eddy… C'est très vilain ce que tu viens de dire, dis je d'un ton faussement réprobateur.
-Arrête tout de suite, grince la susnommée Eddy. »
C'est sa mère qui l'appelle comme ça et Eden déteste par-dessus tout ce surnom (plus encore que lorsque l'on lui empreinte son verni fétiche sans lui demander, c'est beaucoup dire…). Là, elle est en train de me fusiller du regard, mais je l'ignore royalement. J'ai juste le temps d'entrapercevoir une lueur de vengeance suprême dans ses yeux verts. De toute façon, le temps qu'elle la concocte, elle aura déjà oubl…
« Tu es faite Purple, chuchote Eden avant de dire bien haut, alors, tu ne nous as toujours pas raconté ton cauchemar de cette nuit ! Tu dois t'en souvenir maintenant… »
Ah l'affreuse !! Eh merde, qu'est ce que je vais trouver cette fois ?! Aïe, elles me regardent toutes avec de grands yeux attentifs, elles remarqueront la moindre hésitation… Bon, jouons la dernière carte qu'il me reste !
« On va être en retard en cours de botanique !! dis je faussement (mais drôlement bien imité, ha ha !) inquiète. »
Et je m'élance dans le couloir, avant qu'elles n'aient le temps de bouger ou de tenter la moindre parole. Je descends donc seule en direction des serres, lorsque je tombe sur la bande des serpentards de mon année qui me suivent. En même temps, quoi de plus normal, nous avons botanique ensemble, mais je n'aime pas trop être dos à eux… Ce n'est pas qu'ils me font peur, loin de là, la plupart ne savent même pas tenir une baguette correctement, mais je n'aime pas être dos à eux simplement parce que on ne sait jamais ce qu'ils peuvent faire et je préfère les voir. Je ralentis donc, imperceptiblement, mon allure afin qu'ils me dépassent.
La bande me dépasse en ricanant bêtement et je lève les yeux au ciel, ils ont vraiment un QI de troll… Pourtant ça existe, des serpentards beaux et intelligents (bon généralement ils sont assez péteux mais bon…) mais visiblement, ceux de notre année ont tous une énorme tare : ce sont des indescriptibles crétins. Je continue de marcher en tentant d'oublier les rires de ces scroutts à pétards pas frais et repasse dans ma tête les paroles d'une chanson moldue.
Lili, take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand, you'll see that you can breath without not back up, some much stuff you got to understand. For every step in any walk, any town of any thaught, I'll be your guide, for every street of any scene, any place you've never been, I'll be your guide.
PAF! Je percute violement un torse dur et tombe sur le sol. J'étais tellement concentrée sur ma chanson que je n'ai pas vu que Flint s'était arrêté. Encore un peu sonnée, je prends la main qu'il me tend et me relève péniblement. Prenant conscience de la situation, j'ai l'instinct de vouloir faire une grimace, mais à la réflexion, ça ne me semble pas très poli et j'arrive à esquisser un petit sourire désolé et à dire un merci audible.
J'allais partir quand je sens la main de Flint se serrer autour de mon bras pour me retenir. Je me retourne vers lui en fronçant les sourcils et j'ai juste de voir une lueur d'une malice, que j'aurai cru incapable de voir dans ses yeux, avant qu'il ne plaque férocement ses lèvres sur les miennes.
Choquée, je mets du temps à réagir. Quelque part près de moi et de lui (je ne peux pas dire nous en parlant de ce troll et de ma personne !) j'entends un grand fracas et ce bruit me rappelle à la réalité, me sors de ma torpeur horrifiée. Réalisant donc la situation, une indescriptible envie de vomir m'envahie et je repousse violement Flint.
« Mais ça va pas non ?! T'es complètement chtarbé mon pauvre !! Beuark, beuark, beuark, je m'écrie.
-Je réalise ton souhait inavouable ma belle… La preuve, tu ne m'as pas repoussé tout de suite… me dit Flint.»
Mais je rêve… ! Je lui assène une gifle retentissante qui le fait chanceler, tout en lui envoyant mon regard le plus noir, puis, profitant de son inattention momentanée, je lui envoie un coup de genou bien placé. Flint grimace davantage et se laisse tomber par terre. Je me baisse afin d'être à sa hauteur, lui prend son visage en mes doigts.
« Tu y réfléchiras à deux fois la prochaine fois ! Autant pour les gestes que pour les paroles… C'est très vilain de mentir, je lui susurre à l'oreille.»
Sur ces paroles, je m'en vais en serrant les poings, retenant la colère qui menace de faire surface. J'ai toujours été de nature impulsive et parfois même violente, mais lorsque quelque chose me met vraiment en colère, je cogne. Je sais que ce n'est pas une bonne réaction d'avoir frappé Flint, surtout deux fois, mais il a dépassé mes limites de mon contrôle… Je m'en veux d'être aussi faible.
Enervée par moi-même et par ce crétin, je me laisse glisser du mur sur lequel je suis appuyée et me retrouve assise par terre, la tête dans les mains. Je reste un bon moment comme ça, puis je relève tout d'un coup la tête. Je ne dois pas me laisser atteindre par des choses aussi futiles. Je me lève donc et me dirige lentement vers les serres. J'arrive en même temps que Chourave et je rentre donc immédiatement dans les serres. Je sens le regard d'Alexie sur mon dos mais attends d'être à ma place pour lui parler.
Une fois installée, Alexie regarde droit dans les yeux et me demande ce qui ne va pas. Je souris à ma meilleure amie, elle me connaît si bien… J'allais lui répondre quand elle jette un rapide coup d'œil vers les serpentards, à l'autre bout de la salle. Tiens ? Comment elle a fait le rapprochement ? La joue de Flint est, certes très rouge, mais de là à faire le rapprochement avec mon humeur… Je fronce les sourcils.
« Oui… C'est à cause de Flint, je marmonne à Alexie qui me regarde à nouveau.
-T'en fais donc pas… dit elle en passant son doigt sur les petites rides entre mes yeux.
-Comment tu sais ce qui s'est passé ?
-Mmmm… Ben les serpentards ont essayés d'arracher ce qui s'est passé à Flint. Au début Flint se taisait, ne voulait rien raconter, tu comprends, sa fierté… Puis finalement, il a lâché le morceau… Et y'a aussi… »
Alexie s'arrête de parler. Je regarde derrière moi afin de vérifier que Chourave n'arrive pas mais elle est vers les serpentards. Je fronce à nouveau les sourcils et me retourne vers Alexie.
« Oui, je demande.
-Ben c'est tout.
-Pourquoi t'as dit « y'a aussi » alors ?
-Non rien ! Ce n'est pas important…
-De quoi ?
-Laisse tomber ! »
J'allais répliquer quand la plante qu'on était censé étudier se met à me mordre violement. Je pousse un cri et Chourave se tourne vers moi d'un air réprobateur.
« Mademoiselle Purple ! Si vous aviez fait ce que j'ai demandé de faire au lieu de papoter, vous n'en seriez pas là ! Débrouillez vous maintenant !
-Mais madame, vous savez bien que je n'ai jamais eu la main verte… je gémis, la main toujours coincé dans la mâchoire de la plante.
-Nan, mais elle ne va pas tarder à devenir rouge en tous cas, pouffe Sam à ma droite.
-Très drôle, j'ironise. »
Sam me tire la langue, encore mort de rire de sa propre blague et je me sens sourire, quelle andouille celui là ! La main encore dans la plante, je me saisis d'une espèce de spatule et entreprends d'ouvrir la gueule du monstre vert. Je suis là en train de batailler avec cet immonde truc vert à dents quand je reçois une boulette de papier sur la tête. Je relève la tête un instant et aperçois Gwen, en face de moi, qui me fait un grand sourire.
« Quoi, je grogne d'une voix énervée.
-ça fait une heure que je t'appelle, me dit Gwen en souriant.
-Désolée, mais tu ne vois pas que j'ai un truc accroché à la main là ?
-Moui… Très chou, dit elle d'un air distrait. »
Je lève les yeux au ciel et m'apprête à retourner à ma tâche…
« Je voulais te demander, commence Gwen.
-Mer-deuh, je grogne.
-On n'a pas compris en fait ce que Flint t'a fait pour récolter cette belle baffe, continue Gwen sans se perturber, non parce que visiblement, les serpentards étaient déjà au courant et il ne l'ont pas mentionné. »
Super ! En plus c'était un coup monté ! Eden, Adrian, Sam et Bart tourne la tête vers nous d'un air intéressé mais Alexie reste concentrée sur sa plante. Génial, je rêvais d'avoir un auditoire pour raconter mon cauchemar éveillé…
« Il m'a embrassé, je dis en faisant la grimace. »
Leurs réactions ne se font pas attendre. Adrian se tourne vers eux en leur lançant un regard que je n'aurais pas aimé qu'il m'adresse, Sam ouvre la bouche comme un poisson hors de l'eau, Bart a des yeux comme des soucoupes, Eden me regarde fixement mais n'ose même pas faire un seul sarcasme (rare, très rare) et Gwen…
« AAAAAAAAH !! C'EST QUOI CE TRUC ?!
-De l'insecticide, répond Gwen fièrement, je t'ai purifié ! Parce que je ne sais pas si c'est très sain d'embrasser ce genre d'individu. »
Elle hoche vivement puis retourne à sa plante après m'avoir gratifié d'un sourire compatissant. Le produit dégouline de mes cheveux et une goutte atteint le bout de mon nez, me faisant loucher. Sam est littéralement mort de rire et il tape du poing sur la table. Eden me regarde avec son sourire narquois (grr !) et Alexie me tend un mouchoir. En me tournant vers Adrian et Bart, je remarque que ceux-ci ont engagé une bataille sans pitié de mottes de terre avec les serpentards. Adrian se tourne vers moi en me faisant un clin d'œil.
« Vengeance, chuchote t'il. »
Je souris, mais mon sourire redescend vite…
« Hum, hum, fait une voix dans mon dos. »
Je me tourne et tombe nez à nez avec Chourave. Oups… ! Son sourire habituellement présent en toutes circonstances (ou presque) est maintenant une réplique parfaite de la grimace insatisfaite de Mc Go… J'ai un mauvais pressentiment concernant la suite.
« Puisque vous n'avez pas la « main verte » je vais vous donner l'occasion de vous exercer mademoiselle Purple… Votre retenue se passera lundi soir, de 18h à 20h devant les serres. Si vous ne voulez pas voir la durée de cette retenue se prolonger, vous avez intérêt de vous tenir à carreaux !
-Oui madame, je marmonne en fixant ma main « empotée » comme a dit Bart tout à l'heure (à défaut de pouvoir fixer autre chose).
-Et puisque cela semble amuser beaucoup monsieur Kent et mademoiselle Kerloch, ils vous accompagneront, rajoute t'elle d'une voix sévère qui ne lui va pas. »
Je tourne les yeux vers eux et les trouve explosés de rire sur leur table.
« Ça vous apprendra à rire de mon malheur, dis je d'une voix faussement réprobatrice, mon sourire s'élargissant.
-Ce n'est pas ça, dit Gwen entre deux rires, c'est… se tenir à carreau. »
Sam, rigolant toujours, s'affale sur le carrelage et esquisse une moue sérieuse, aussitôt interrompue par un long éclat de rire silencieux. Il se relève difficilement pour retourner s'asseoir et je ne tiens plus, un fou rire silencieux me secoue également. Des larmes de rire m'obscurcissent la vue et je vois à peine Chourave revenir vers nous pour gronder les batailleurs de terre et leur infliger la même sentence qu'a nous.
Une fois mon sérieux récupéré (avec beaucoup de mal il faut l'avouer), je réussis enfin à sortir ma main de la plante et la fin du cours sonne. Nous quittons rapidement la salle, de façon à ce que Chourave n'est pas le temps de nous reprocher notre manque de travail durant cette séance. Dans le couloir, je ris tout d'un coup, en repensant aux blagues nulles de Sam et je dois m'appuyer contre Alexie pour ne pas tomber. Alexie me regarde d'un air à la fois exaspéré et amusé et j'entends à ma gauche, le rire de Gwen repartir lui aussi. Cette journée qui a mal commencée s'annonce plus joyeuse, je pense à travers deux éclats de lucidité, rare dans mon hilarité.
Je me suis, malheureusement comme toujours, réjouie trop vite. Alors que nous nous dirigeons vers notre cours de sortilèges, nous tombons sur les gryffondors. Quand je croise le regard de Dubois, celui-ci se durci et je sens mon rire s'évanouir instantanément et mon corps se crisper. J'ai envie de crier 'Pourquoi tant de haine ?! » tout d'un coup, mais ça ferait un peu trop mélodramatique et surtout personne ne comprendrait rien : je suis censée le détester ! Je me contente donc de garder les yeux fixés sur le bout de mes chaussures en espérant qu'il ne me dise rien, qu'il m'ignore.
Mais Merlin, dans sa grande bonté, n'était pas de cet avis et un sourire sans joie se dessine sur le visage de Dubois, une flamme dans les yeux.
« Tu sors avec Flint maintenant ?! Comme ça, t'espère qu'il laissera ton équipe gagner lors de votre match contre Serpentard… C'est vrai que vous allez en avoir besoin de point pour rattraper le match désastreux que vous avez fait contre Serdaigle et la défaite écrasante que vous allez subir samedi… Au point où en est votre, ce que vous appelez équipe, ça ne servira pas à grand-chose. À moins que tu ne sois attirée par lui ?! Remarque, qui se ressemble s'assemble…
-Arrête, je m'écrie, ne pouvant en entendre plus. Déjà je ne sors pas avec ce crétin et même si c'était le cas, ça ne te regarde en aucun point ! Puis, tu peux parler capitaine mains percées… Tu es aussi attirant que Flint alors je n'oserais pas trop parler si j'étais toi ! Et à t'acharner comme ça sur les gens, tu me dégoûtes, tu sais ! Je vois même pas pourquoi je m'esclave à te parler... »
Et sur ces mots je m'en vais, attrapant Alexie par la main, et laissant les autres en plan. Une fois que j'estime le nombre de couloir me séparant d'eux (de lui) suffisant, je me retiens fortement de pleurer et je regarde Alexie dans les yeux.
« Je l'aime, dis je d'une voix tremblante, c'est affreux…
-Je le savais mon petit chou, me dit Alexie en me prenant dans ses bras, c'est pas grave, t'inquiète pas.
-C'est affreux, je répète en laissant aller ma tête sur son épaule. »
Les larmes se mettent à couler. J'ai l'impression d'être une vraie fontaine en ce moment, c'est horrible. Alexie me caresse doucement les cheveux. Puis, elle me relève doucement la tête pour que je la regarde, essuie mes larmes avec son doigt et me signale qu'on est en retard de plus de dix minutes. Je hausse rageusement les épaules et les larmes se remettent à couler. Alex me prend par la main et m'entraîne vers les toilettes des filles où personne ne va jamais car ce sont les toilettes de Mimi Geignarde. Je la suis docilement.
Une fois là bas, elle me tend un mouchoir puis me demande de raconter. Je lui raconte donc tout. Depuis le début. Comment j'ai fait un premier rêve avec Olivier et qu'il me protégeait. Comment dont je le trouvais beau, attirant, mignon ou tous les autres synonymes existant. Comment j'ai espéré que mon cadeau anonyme de Noël soit de sa part, pour l'embrasser en retour. Comment je détestais nos disputes, et surtout comment j'ai détesté la dernière qui m'a fait souffrir. Mais je lui raconte surtout comment j'ai été aveugle à tout ça. Le mouchoir n'est plus utilisable tellement il est utilisé mais je continue. Je lui raconte ensuite ma « révélation » et lui fait tout un exposé sur combien je l'aime et le déteste à la fois.
La litanie de mes malheurs achevée. Je tourne un regard de remerciement envers celle qui m'a patiemment écoutée et essuie une dernière fois mes joues salées. Alexie me regarde, compatissante. Et je lui demande doucement, où elle en est avec ses idées sur Cédric. Ma main se pose sur la sienne en signe de réconfort. Elle lève des yeux déterminés sur moi.
« Je ne veux plus y penser et j'y arriverais. Il ne mérite pas que je pense à lui… En aucun cas ! Il n'est pas pour moi… Ou plutôt, je ne suis pas pour lui. »
Je souris à la détermination de ma meilleure amie… J'aimerais pouvoir penser pareil, avoir autant de convictions.
oOoOo
La boule de stress qui remonte dans la gorge, comme au début de chaque match. J'aime cette sensation, elle signifie que je vais bientôt monter sur mon balai et… Prouver que je suis la meilleure ! Un sourire carnassier s'installe sur mon visage. Je n'écoute pas le discours d'Oreste, de toute façons, qui a jamais écouté le discours d'avant match de son capitaine ? Je me demande même à quoi ça sert qu'ils en fassent un… Peut être par tradition ? Ou pour se rassurer eux même ? Enfin bref, Merlin ne va pas se pointer devant moi pour me souffler la réponse et de toute façons, ça a un intérêt un peu inexistant alors… Je fixe mon regard sur la porte qui va bientôt s'ouvrir. Je vais prouver à ce Dubois de malheur ce que vaut une Purple en action.
Le seul point qui me refroidit, qui m'effraie dans ce match c'est l'arbitre. Rogue arbitre le match. Oreste est persuadé qu'il va chercher à désavantager les rouges et ors mais je crois juste qu'il va chercher à désavantager tout le monde. Je suis certainement parano, mais j'ai appris assez tôt de ne jamais attendre quelque chose de Rogue ! Ah, le discours d'Oreste est fini. Je prends mon Brossdur 7 dans mes mains tremblantes. Les portes s'ouvrent et mon visage se ferme. J'emprunte l'air digne de ma mère et avance, comme imperturbable, au milieu du terrain.
Rogue donne lâche les balles puis donne le coup de sifflet annonçant le début du jeu. Je tape du pied par terre et sens le vent frais s'engouffrer dans mes cheveux. Je souris, j'aime vraiment voler… Mais là n'est pas la question ! Merde, il faut vraiment que je me concentre, les gryffondors ont la balle. Je jette un coup d'œil en direction d'Adrian et il hoche la tête en souriant. Ce qui est bien avec Adrian, c'est qu'il comprend tout de suite, je pense en accélérant.
Triiit. Un coup de sifflet. Ah, penalty en notre faveur. Je fais un signe de tête à Derrick (l'autre poursuiveur de notre équipe) et il vole récupérer le souaffle. Je suis du regard chacun de ses gestes, à porter de main. Il évite une des poursuiveuses, un cognard, ouais il va y arri… Flûte ! Je me précipite vers la gryffondor qui a récupéré le souaffle. Nous allions la prendre en sandwich avec Derrick quand un second coup de sifflet retentit. Je tourne la tête, légèrement agacée d'être coupée en pleine action et Rogue accorde un nouveau penalty à notre équipe. Finalement Oreste a peut être raison… Je me tourne vers Adrian et il hoche la tête en souriant. Je m'élance donc récupérer le souaffle puis retourne rapidement vers les buts adverses en évitant avec des gestes fluides les deux cognards arrivant dans ma direction.
Devant les buts, ma force destructive et combative fond dès que je croise le regard concentré de Dubois. Décidé à garder mon honneur, j'essaye de marquer mais mon hésitation a été de trop et Dubois rattrape mon tir avec aisance. Je grimace à l'attention d'Adrian qui m'encourage à continuer. Dubois remet la balle en jeu et je retourne à l'autre bout du terrain, afin d'aider Derrick qui patauge en défense.
Ma trajectoire est coupée par Potter qui descend en flèche suivit de très loin par Cédric (mais quel boulet ce type !). Je m'arrête net et contemple avec effroi Potter se rapprocher du vif d'or (bon du sol aussi mais ça...). Un cri de victoire général s'échappe des tribunes des lions. Flûte ! Déjà ? Je rejoins le sol, une moue boudeuse au visage, Adrian fait la même tête. Dubois serre la main d'Oreste.
« Bien joué, dit il, comme le veut la tradition.
-Vous aussi, répond Oreste, sincère mais un peu énervé quand même. »
Puis Olivier sourit. Un sourire victorieux qui éblouit son visage… Et le plus beau c'est que ça ne m'énerve même pas. Au contraire, c'est la première fois que perdre me fait rêver.
