Bonjour, bonjour. Je commencerais déjà par m'excuser d'espacer de plus en plus mes chapitres mais... Je n'ai pas d'excuses, c'est vrai :( Sinon, merci aux personnes qui me lisent et surtout... Me review. Je ne remercierais jamais assez Earenya, Chupee Sweet, Léa, Sophie (:DD), Selminia, Sayu-Love et Traveler-Pauline et bien sûr Choupaline. Un petit mot sur ce chapitre... On approche bientôt de la fin. Sinon, j'espère, comme toujours, que ça vous plaira et que ce soit dans ce cas, ou dans le cas contraire, que vous me laisserez un petit commentaire. Pour le titre, ça vient d'une chanson que j'aime beaucoup et que je vous conseille d'écouter pndant le passage en italique (looove this song :DD): Big jet plane de Angus et Julia Stone... Voilà, bonne lecture. :)

Petit mot à Choupaline: Ben merci beaucoup pour ta si gentille review et je suis désolé si l'entre chapitre n'était pas top, il fallait quand même que je passe par là... Sinon, merci encore :D et j'espère celui là te plaira. ;)

Journal d'une sorcière

Chapitre 11: She smells the daisy

Bon… Qu'est ce que je fais maintenant ? Ce n'est pas que je suis mal à l'aise… Enfin si ! C'est là tout le problème ! Remarque, je devrais peut être écouter Alex et aller lui parler. Je n'y perds rien (qu'il me déteste un peu plus, un peu moins ne change pas grand-chose…) et j'y gagne tout (du moins dans la théorie…). Je m'avance donc vers l'autre bout du porche, lieu où il se tient (est-il utile de le préciser ?) et…

Spaf ! Je glisse sur une flaque et tombe par terre. Je couronne Cléo, reine de la poisse ! Je suis en train de me lamenter sur mon sort quand une cape me tombe sur les épaules. Je me retourne et voit… Olivier en train de rire. Okay, il se moque de moi en plus ?!

« C'est sûr que c'est drôle ! Voir ''Chloé'' se vautrer… Quoi de plus distrayant, et puis c'est bien fait pour elle, elle n'avait qu'à être moins détestable, je crie.

-Mais non, attends, répond-t-il en reprenant son sérieux.

-Va t'en ! »

Merlin est un incroyable sa*** qui pue des pieds (juron préféré d'Achille, mon petit frère…) pour me faire ça! Voyant qu'il n'est pas près de lâcher l'affaire, je lui tend sa cape et part en courant, les larmes coulant à flots sur mes joues. Mais ce n'est pas grave, avec cette pluie, personne ne les verra…

Après une demi heure de vagabondage dans les rues trempées de Pré Au Lard, je tombe complètement par hasard (merci Merlin ! Je regrette d'avoir insulté ton odeur corporelle – notamment celle de la basse partie – et de t'avoir maudit le temps de cette promenade de non santé…) sur la route menant au château. Après un nouveau quart d'heure (que je passe à renifler, suuuper !) sous la flotte, je retrouve avec une joie immense, le Hall. Malheureusement, Rusard s'en vient à couper mon chemin et par conséquent, tomber, ou plutôt glisser (lui aussi !) sur la flotte qui émane de mes vêtements. De plus, ce cher concierge, va devoir passer plusieurs heures à essuyer toute l'eau que j'ai semée tel le petit poucet (moldu, sweet moldu).

C'est en laissant derrière moi de grands cris poussés par notre concierge toujours à terre, que je prends donc la fuite vers la grande salle… Pas le temps de me changer, sinon je rate le repas et ça… Pas question ! J'ouvre donc les portes de la grande salle et y pénètre sous les regards étonnés de… Ben pas mal de personnes ! Faut dire que j'arrive en plein milieu du repas. Je rejoins rapidement mes amis et me sert de côtelettes de porc. Je commence à en porter une à ma bouche, quand j'arrête mon geste.

« Qu'est ce qu'il y a, je demande d'une voix étonnée à mes amis qui me regardent bouche bée.

-T'as vu comme t'es mouillée… Comment tu survis, demande Gwen.

-Bonne question, je soupire.

-Mais non, ce n'est pas ça, interviens Eden en agitant la main comme pour faire disparaître l'ineptie de Gwen. Quoi que c'est vrai que c'est impressionnant… Mais… Pourquoi, par Merlin, as-tu une écharpe de Gryffondor ? »

Ma fourchette retombe dans mon assiette et je baisse les yeux sur mon cou… Triple bouse ! Je n'avais même pas remarqué qu'en plus de la cape il m'avait donné l'écharpe et… Je l'ai prise pour la mienne en fait (après coup.).

« C'est… À Myosotis ! Maman l'as mise dans mes affaires sans faire exprès et comme je n'en avais plus je l'ai prise, dis-je en ponctuant ma phrase d'un sourire qui se veut convaincant. »

Ils continuent à me fixer, puis Adrian se reprend le premier.

« Ah et… T'étais où sinon ? On s'est fait du souci, on t'a cherchée partout puis on a croisé Dubois qui nous a dit qu'il t'avait vu et que t'étais sûrement rentrée. Alors on a laissé tomber, mais je dois avouer que je me faisais du sang d'encre quand j'ai remarqué qu'au repas tu n'étais pas là…

-Oui moi aussi, rajoute Alexie (qui se rendant compte que ça concerne les paroles d'Adrian, se met à rougir fortement).

-Oui, oui, tu nous as fait peur, rajoutent les quatre autres derrière, avec un temps de retard.

-Je vois ça, je fais d'un ton ironique.

-Excuse nous mais… On croyait que t'étais avec ton frère, ou que tu boudais, enfin un truc comme ça. On pensait que t'étais à Poudlard quoi, reprend Gwen.

-Non, quand on t'a perdu, on s'est inquiété quand même, proteste Adrian.

-Oui, c'est bon, je vous crois, je sais que vous m'aimez autant que je vous aime, je dis en souriant. Remarque, non. C'est impossible, je vous aime trop.

-N'importe quoi, rajoute Alexie en rigolant.

-Bref… Trêve de sentimentalisme ! T'as croisé Dubois, Cléo, demande Sam (dit le délicat aussi…).

-Je ne souhaite pas en parler, j'annonce d'un ton sans répliques. »

Je replonge dans mon assiette, mais l'esprit n'y est pas. Penser à Olivier est douloureux, je ne dois plus y penser ! Bon… Je peux le regarder une dernière fois quand même… Flûte à bec ! Il est en train de rire à une blague (sûrement stupide !) de ma sœur. Est-ce que ce sera discret si je lui envoie un petit Doloris à travers la salle ?

Penser à autre chose, impérativement ! Ah, tiens ! Flore s'est attaché les cheveux pour une fois, ça lui va super bien… Mais elle peut pas arrêter de lui prendre les mains comme ça celle là ! Quelle grosse Biiiiiip… … … Mais elle a déjà un copain, en plus cette catin de première ! … … … De toute façon je m'en fiche d'Olivier maintenant, si il peut être un tant soit peu gentil avec ma sœur et qu'il la laisse la toucher comme ça, il ne mérite même pas un temps soit peu de mes pensées… … … Mais en même temps ce n'est pas de sa faute, si ? … … … Mais qu'elle le galoche directement ça ira plus vite ! Garce !

« Alexie, faut que j'y aille. Je vais au dortoir. »

Et je me lève avant de sauter sur cette pouffe et de lui arracher sa tignasse blonde astiquée par je ne sais combien de lotions chaque matin. Et dire que c'est ma sœur... De toutes façons la seule personne à avoir fait le rapprochement (mis à part mes amis proches) s'est retrouvée à l'infirmerie pendant une semaine. Je la hais, je la hais, je la hais !

Je me retiens pour ne pas donner un coup dans l'armure près des portes (elle ne mérite pas que je me casse le pied pour elle !) et file dans le dortoir. À peine entrée dans le dortoir je m'affale sur mon lit et mord sauvagement ma lèvre inférieure. Quelle vie de bouse de dragon (ce sont les plus grosses que je suis arrivée à trouver…) ! Je sursaute en entendant la porte s'ouvrir. Un flot de cheveux bruns apparaît et le visage bienveillant d'Alex – teinté d'incompréhensibilité- surgit devant moi.

« Qu'est ce qui se passe, me demande-t-elle en fixant ma lèvre inférieure qui désormais saigne.

-Rien, rien, je réponds en fuyant son regard (et essayant au passage de m'essuyer la lèvre avec le pouce).

-Et c'est quoi cette histoire avec Dubois d'abord, renchérit-t-elle en fronçant les sourcils.

-D'accord, il se passe que ma sœur m'énerve. J'ai répondu à ta première question, j'ai maintenant le droit à un joker, je m'exclame de manière faussement enjouée avant de lui tourner le dos.

-Tu sais que personne n'a été dupe de ton histoire rocambolesque avec l'écharpe soi disant empruntée à ta sœur ?

-C'est pourtant la stricte vérité, dis-je en me renfrognant.

-Cléo… Tout le monde sait que tu aurais préféré avoir froid que porter un vêtement appartenant à ta sœur et en plus tu ne l'avais pas quand on t'a perdu… On l'aurait remarqué avant.

-Grumpf !

-Ce qui donne en anglais correct ?

-Va te pendre en enfer !

-Charmant…

-N'est ce pas ?

-Bon arrête de me prendre pour une conne… C'est ton petit jeu en ce moment c'est ça ?

-C'est bon calme toi ! Tu crois que c'est facile pour moi aussi ?! Puis… Je ne parlerais pas trop si j'étais toi.

-Comment ça ?

-Concernant un certain brun de ma connaissance, et accessoirement mon meilleur ami… dis je en me tournant une nouvelle fois de sorte à ce qu'elle parle à mon dos (autrement dit '' je n'ai pas envie de te parler'').

-Ne change pas de sujet, me menace t'elle du doigt (ce qui ne fait pas disparaître les belles rougeurs de ses joues… Mouahahahaha !).

-Je te retourne le compliment, je rajoute en souriant narquoisement.

-Cléo, gronde-t-elle d'une grosse voix (les rougeurs s'étendant encore plus à la deuxième évocation de son sujet sensible… -rire machiavélique-).

-Tu ne devrais pas faire ça, je n'y crois pas une seconde à la méchante Alexie, dis-je en explosant de rire. Ah non ! Enlève tout de suite ce sourire démoniaque de ton visage et… N'y pense même pas Hudson ! … Noooon ! Arrête de me chatouiller… Je vais répondre ! Je vais répondre ! … Arrêêêête !

-Puisque tu me supplies de t'écouter… dit Alex, un air mutin sur sa petite frimousse.

-Garce ! Bon… je commence d'une voix lointaine. Je m'étais abritée sous un porche à cause de la pluie et il s'est trouvé que Dubois s'est abrité sous le même. Je m'étais décidée à t'écouter et à aller lui parler puisqu'il se présentait une occasion en or… Le problème est que… Ben je me suis boitée en allant vers lui et ce cré**n a explosé de rire. Alors ne me parle plus de lui ou de lui parler.

-Il a explosé de rire, demande Alex, les sourcils froncés.

-Il s'est moqué de moi parce que je me suis boitée… Il m'humilie constamment, c'est un jeu pour lui. Quel héros, je rajoute d'un ton ironique.

-Mais… Je ne comprends pas, rajoute-t-elle, ses sourcils se fronçant d'avantage.

-Il n'y a rien à comprendre. Si ce n'est que j'avais raison et tu avais tort.

-Mmmm… Mais pourquoi l'écharpe ?

-Je ne sais pas… Je ne suis pas Trewlaney moi !

-T'as vu… Il n'est pas aussi mauvais que tu ne le crois, dit-elle en retournant à la salle commune. »

Et ces sur ces paroles (non, non, pas énigmatiques, juste chiantes !), elle referme la porte, me laissant seule avec mes pensées, occupées par un beau capitaine… Arg ! Il drague ma sœur… Je ne dois pas penser à lui. Mais Alexie insinue que… Stop !

Je soupire de mécontentement et m'allonge sur mon lit. J'en ai marre de me prendre la tête, j'ai l'impression qu'elle est comme un bulbobulbe sur le point d'exploser ! Tiens et si je pensais… Oh ! À nos sorties avec Eden et à ce qu'on a découvert sur Quirrell… C'est vrai que ce serait idéal pour me sortir toutes mes histoires de la tête. Mais on a promis à Alexie de ne pas y retourner et rien que pour ça, ni Eden, ni moi nous n'oserons y retourner (bon d'accord… On n'est pas Poufsouffle pour rien… Même si ça fait bizarre en parlant de moi, et surtout d'Eden mais bon). … Mais quand même… Je suis un jeu pour Dubois. Cette révélation fait suite à une autre qui m'arrive comme une énorme claque dans la figure. Il ne me déteste pas. Il s'en fout de moi. Il ne prête attention à moi que pour me faire chier et une fois qu'il a fini, il n'y repense plus. Et l'indifférence est pire que tout ! C'est sur ces pensées peu agréables que je m'endors, comblant ma nuit de cauchemars. JE LE HAIS !

oOoOo

Un terrain de Quidditch. Vide. Seulement une jeune poufsouffle assise dans l'herbe, le vent faisant voler ses longs cheveux châtain, ses yeux bleus fixant paresseusement les buts adverses. Le temps est clair, l'herbe verte. Un jeune gryffondor s'approche doucement de la jeune fille. Il s'assoit à ses côtés. Sa main effleure doucement la sienne. La jeune fille sourit et le jeune homme prend délicatement la main. Ils restent ainsi pendant de longues minutes, savourant le bonheur simple d'être ensemble. Puis la jeune fille tourne doucement sa tête souriante vers le jeune homme… Pour refaire un mouvement triste et reporter son attention sur les buts.

« Ce que l'imagination ne me fait pas faire, soupire-t-elle en balançant ma tête en arrière, laissant le vent jouer avec mes cheveux une dernière fois avant de me lever. »

oOoOo

« T'étais où Cléo, demande Alex, on t'a cherchée partout.

-Au terrain de Quidditch, je grogne d'une voix mauvaise.

-Roh c'est bon miss mauvais poil, répond Alexie, vexée par mon ton.

-Bon on peut aller manger maintenant, demande Sam, appuyé vivement par un gargouillement sonore provenant de son ventre.

-Bah, on n'attend ni Gwen, ni Eden, je demande surprise.

-Elles nous ont demandés de ne pas les attendre, me signale Bart, elles sont avec leurs nouveaux copains.

-Quoi ?!

-De quoi, quoi ? Ça t'étonne de la part de nos deux lapines, demande Adrian en souriant. »

Je ne réponds pas et suis la petite troupe en direction de la grande salle. Ah Gwen va m'entendre ! Je m'embête à la rapprocher de mon frère et alors qu'elle y est presque, elle va voir ailleurs ?! I wanna kill her ! Arrivés dans la grande salle, je me mets à la recherche de cette traîtresse. Et je la trouve dans les bras d'un (bon je l'avoue, il est pas mal…) sixième année de notre maison. Je me dirige fulminante vers elle.

« Hum hum… Gwen, il faut que je te parle… maintenant, je rajoute en voyant sa tête se retourner vers son blondinet à deux balles.

-Je reviens, dit-elle en faisant un petit sourire coquin à son nouveau petit ami (NdA : en français dans le texte).

-Bravo Gwen, j'explose une fois loin d'oreilles indiscrètes. Je me casse le c*l afin que tu puisses sortir avec mon frère et qu'en j'y suis presque, il faut que tu sortes avec un bellâtre sans cervelle (bon, ça, honnêtement, j'en sais rien… Mais je suis en colère !).

-C'est vrai qu'il a un peu les chevilles enflées et qu'il y a plus intelligent. Mais j'en ai marre d'attendre ton frère tu comprends… C'est un peu comme une entrée avant le plat principal, rajoute-t-elle les yeux pétillants encore plus que d'habitude.

-Tu es exaspérante… je soupire blasée. Mais t'as pensé à ce que mon frère va en penser justement ?

-Non pourquoi, répond joyeusement la jolie brune, un air béat sur le visage.

-Gwen… Récupère tes neurones deux secondes… Je mettrais la main d'O… Reste au feu…

-Mais qu'est ce qu'on s'en fiche de la main d'Oreste, me coupe Gwen en prenant un malin plaisir à m'interrompre.

-Oui. Bref, j'en mettrais MA main à couper que mon frère n'est pas du tout insensible à ton charme et ça va le miner si il te voit avec un autre mec…

-Ah ouais, murmure pensivement Gwen. Mais bouse ! Faut que j'aille rompre alors ! Oh flûte, je n'ai même pas encore…

-Je ne veux pas savoir, je crie en mettant les mains sur mes oreilles.

-Prude, dit Gwen en me tirant la langue d'un air amusée.

-Cochonne, je réponds en lui souriant. »

Nous retournons bras dessus bras dessous dans la grande salle et nous jetons (synchros !) un regard dédaigneux au pauvre copain de Gwen avant de nous asseoir à côté de nos amis. Une fois assise, nous explosons de rire. Nous sommes vraiment des grosses sa***e ! Mais bon, comme l'a justement fait remarquer Gwen (qui assume quand même totalement), ''on sait tous pourquoi il voulait sortir avec moi…''. Et d'un commun accord, Gwen attendra Isaac à la sortie de la grande salle. Comme pour appuyer sa conviction, Gwen tourne la tête en direction des serdaigles et je dois la tirer par la manche pour la rappeler à la réalité (et éviter ainsi à notre pauvre table de se faire inonder de bave). Et par la suite, je tourne d'instinct la mienne en direction des gryffondors… Et manque de m'étouffer. C'est moi qu'il regardait ?! … Ce que je deviens troll moi alors ! Il regardait certainement Alex… Merlin, il faut que je me calme.

En sortant de la grande salle, nous laissons Gwen à ses affaires et nous nous dirigeons vers l'escalier qui mène au sous sol quand une main se pose lourdement sur mon épaule. Je me retourne et tombe nez à nez avec le copain (ou futur ex…) de Gwen. Il me regarde d'un air qui ne dit rien qui vaille et après un discret regard derrière mon épaule, je remarque que mes amis n'ont pas vu que je me suis arrêté et ont continué le petit bonhomme de chemin… Bouse.

« C'est toi la copine de Gwen.

-Non, je suis son père et tu m'excuseras mais ma femme m'attend justement. A plus, je lance par-dessus mon épaule (tant qu'à tenter quelque chose de con, autant le faire à fond).

-Attend ! Tu crois que je n'ai pas remarqué ton petit manège, continue-t-il en me regardant d'un air menaçant.

-Je dois vraiment y aller, on en parlera plus tard okay, je tente une dernière foi d'une voix pleine d'aplomb (je devrais vraiment faire des cours de théâtre parce qu'à l'intérieur de moi, je n'en mène pas large…).

-Non, maintenant, insiste-t-il en me retenant par le bras.

-Dégage, de quel droit tu me touches !

-Je sais bien que c'est à cause de toi quel m'a lâché… Et tu vois, je ne supporte pas de me faire larguer.

-Personne ne supporte… Et lâche moi par Merlin, dis-je en essayant de contenir les larmes qui me viennent à cause de mon bras (c'est qu'il me serre fort ce connard !).

-Nan, mais je crois que tu n'as pas compris là… On ne se fout pas de moi sans en payer les conséquences… »

Et sans que je ne m'y attende, il me donne une baffe qui me fait tomber à terre. Et là, la peur qui jusque là dominait, fait place à de la rage. De quel droit il me frappe ?! Sans réfléchir, je me jette sur lui et lui plante mes ongles dans la joue. Il hurle et m'envoie valser d'une autre gifle. Je le regarde haineusement, des larmes s'infiltrant malgré moi dans mes yeux.

« Tu n'es qu'un sale prétentieux et tu sais quoi… Tu pourras sauter toutes les filles que tu veux… Tu n'es rien ! Et Gwen a eu bien raison de te plaquer, tu ne mérites pas le centième de ce qu'elle est.

-Ta gueule, hurle-t-il. »

Et son pied vient se loger dans mes côtes dans un bruit inquiétant. Ma respiration se coupe et je roule sur le côté en gémissant. Ce sale scroutt va me le payer. Il se baisse vers moi, un rictus méprisant et fier sur son visage de petite pute. Il va me le payer… Me raccrochant aux maigres forces qu'il me reste, je tends mon pied et vise ses parties sensibles. Le cri qui s'en suit m'annonce que j'ai visé juste. Puis, profitant de la diversion qui m'est ainsi offerte, je tente de ramper jusqu'aux escaliers. De là, je me laisse doucement glisser jusqu'en bas. J'essaye d'ignorer la douleur cuisante sur mes joues et celle plus intense dans mes côtes.

Au bas des escaliers, j'articule péniblement le mot de passe au tableau et me traîne à l'intérieur. Dès que j'aurais récupéré un peu de mes forces, il ne perdra rien pour attendre ! En me voyant arriver, mes amis se précipitent vers moi et m'aide à me relever. Je les remercie et après les avoir rassurer que tout ne va pas trop mal, mais que je n'ai pas envie d'en parler, je rejoins le dortoir avec l'aide (précieuse !) d'Alex.

Alexie m'aide à me mettre en pyjama et je lui suis reconnaissante de ne pas poser de questions. Une fois dans mon lit, je cherche une position pas trop inconfortable et réussis à m'endormir d'un sommeil entrecoupé de rêves de vengeance absolument délectables.

Le lendemain, je me réveille à l'infirmerie, sous le regard bienveillant de l'infirmière. Elle m'explique que ce sont mes amies qui m'ont apportées ici vers 21 heures et que j'avais une petite fracture des côtes mais que dès demain elle l'aura guérie. Maintenant qu'elle m'en parle, je me souviens effectivement d'un mouvement dans mon sommeil, mais ça me paraît lointain…

A midi, mes amis viennent me rendre visite et me révèle qu'ils sont au courant de ce qui s'est passé à cause de ce crétin qui s'en est venté. Gwen a un air carnassier sur le visage et Eden celui des mauvais jours. Elles m'assurent qu'elles trouveront une excellente vengeance et malgré mes protestations, je doute qu'elles m'écouteront. Ça me touche quand même… Je tente aussi d'expliquer pour la énième fois à une Alexie bouleversée que ce n'est en aucun cas sa faute et de calmer un Adrian très énervé. Sam et Bart tente de détendre l'atmosphère avec des blagues à deux mornilles et ça me touche de les voir tous aussi soucieux pour moi. Puis, ils me laissent à mon triste destin (traduire par mes trois pommes de terres détrempées et le vieux morceau de roast-beef qui se batte dans mon assiette) et vont manger à la grande salle.

Je suis donc en train de manger, tranquille (enfin seule surtout!) quand je vois une troupe de gryffondor arriver. Je croise les doigts pour que ce ne soit pas ma sœur et ses pimbêches de copines… Mais en y regardant de plus près ce ne sont quasi que des garçons de toutes façons.

… Olivier ? Merde ! Je me contorsionne afin d'essayer de le voir et j'arrive juste à voir un gros cocard pas beau sur son œil… Quelle est la goule putride qui lui a fait ça que j'aille le couper en petits morceaux ? Je vais malheureusement devoir attendre jusqu'à ce soir pour savoir. Je soupire d'exaspération et passe mon après midi dans un livre policier moldu (j'avoue, pas mal…) qu'Alex m'a laissé là ce matin.

Le soir, l'infirmière me laisse sortir presque à contre cœur et je rejoins avec une joie presque palpable la salle commune des poufsouffles (je déteste l'infirmerie…). A peine arrivée, je prends Alex par le bras et l'entraîne à l'écart.

« Alex ? Pourquoi Olivier est à l'infirmerie ?

-Euh… hésite Alex.

-Alexie ! Dis moi ! Et qu'est ce qu'il a ?

-Mmmm… Il a le visage un peu abîmé mais demain il sera de nouveau sur pied. Et c'est… Ben Walter.

-Encore lui ?! Mais je te jure, je vais lui avadakedavriser la tronche à celui là ! Et c'est pourquoi qu'il s'est attaqué à lui cette fois ? Sa présence lui faisait de l'ombre, je ricane amèrement.

-Ce n'est pas lui qui l'a attaqué, annonce Alex avec un air suggestif. »

Puis elle retourne sur les genoux de Bart sous le regard jaloux d'Adrian. Qu'est ce qu'elle a voulu insinuer là ? C'est moi ou je me fais des idées ? Je les rejoins, un peu perdue et j'écoute Gwen nous raconter son premier baiser avec Isaac d'une manière excessivement parfaite. Je souris, elle est vraiment chou comme ça… Jusqu'à ce que j'intervienne pour lui dire que la suite ne m'intéresse pas vraiment, surtout quand il s'agit de mon frère. Gwen s'arrête alors en me regardant d'un air malicieux et me montre une longueur avec ses doigts.

« Gwen, je m'exclame mi-choquée, mi-amusée. Tu es vraiment irrécupérable ! »

Nous passons la soirée à discuter et je remarque avec amusement Adrian essayé d'attirer Alex de manière subtile sur ses genoux… Si ils ne sont pas mignons. Une fois Adrian arrivé à son but, je dois me retenir de rigoler à la vue de la lueur victorieuse d'Alex dans son regard. Gwen n'est pas la seule à être irrécupérable.

oOoOo

Ça fait maintenant deux semaines que Gwen et mon frère sont ensemble et ma fois… Je pense que c'est parti pour durer. Ils sont vraiment craquants. Ça fait aussi deux semaines qu'Adrian et Alexie se tournent autour si bien que même Gwen (et une Gwen amoureuse est pourtant très aveugle !) se doute de quelque chose… Et surtout, ça fait deux semaines que je doute parce qu'Alex n'arrête pas avec ses insinuations à deux mornilles et que je ne me suis pas engueuler une seule fois avec Olivier et (je ne sais pas si j'ai rêvé ou pas) qu'il me sourit quand il me croise dans les couloirs. Je suis tellement perdue dans mes pensées que je me cogne à quelque chose de dur.

« Ça va, demande une voix masculine agréable.

-Oreste ?

-Non. Merlin, répond-t-il en souriant. C'est marrant parce que je te cherchais justement.

-Ah.

-Tu sais, on n'a pas trop reparlé du fait bah… Qu'on ressorte ensemble.

-On n'en a pas reparlé parce que je reste fixe sur mon idée. Ecoute, ça n'a pas marché la première fois, ça ne marchera pas une deuxième. Je suis vraiment désolée, mais c'est la dernière fois que je le serais. Il faut vraiment que tu te recentres sur quelqu'un d'autre… Il y a bien mieux que moi.

-Je comprends… Il y a quelqu'un d'autre pas vrai ?

-Mais… Là n'est pas la question. Et même si c'était le cas, ça ne te concernerait pas.

-Je vois. Bon ben à plus tard alors. Prend soin de toi.

-Arrête, on dirait que tu pars au casse pipe avec ce ton là. Allez à plus, dis-je en souriant. »

Et je continue mon chemin en direction de… Euh bouse, je vais où en fait ? Ah oui, j'essaye d'échapper à Eden la sadique qui veut me vernir les doigts de pied en vert citron vert et à Gwen prise d'une soit disant idée de génie veut m'aider à faire mes devoirs (les gens deviennent fous).

… Aïeuh ! J'en ai marre de me cogner aux gens ! Et j'entends la voix d'Oreste me demander si je vais bien encore une fois. Mais il va lâcher à la fin ?! Je lève vers lui des yeux énervés… pour me rendre compte que ce n'est pas Oreste mais Olivier. Fuck.

Je prends la main qu'il me tend pour me relever. J'essaye d'ignorer les décharges électriques qui me parcourent la main à son contact et murmure un petit merci.

« Ça va, répète-t-il, la voix emprise d'une sincérité que je n'aurais jamais crue entendre dans de telles circonstances. »

Un peu sonnée par le ton de cette question, je réponds d'un léger hochement de tête, incapable de faire plus. Puis, sans me regarder d'avantage, il reprend son chemin. Et moi ? Je reste bloquée au milieu du couloir à le regarder partir. Et, prise d'une impulsion soudaine... Je lui tapote doucement l'épaule pour qu'il se retourne. Bravo Cléo, pour aire plus pitoyable, y'a pas meilleure idée !

J'étais en train de réfléchir rapidement à une solution éclaire pour mettre fin à mes lamentables jours quand il se retourne, étonné et attend la suite. Le problème est que je ne sais même pas pourquoi je l'ai retenu (enfin, insisté à rester…). Enfin si je sais. Mais je ne peux pas… Je m'approche de lui et le regarde dans les yeux. Il comprendra. J'ai fait ma part du travail, Alexie sera fière de moi et tentera de positiver, comme quoi c'est bien que je l'ai fait et elle s'occupera de me ramasser à la petite cuillère quand il aura simplement et dédaigneusement lever le sourcil puis reparti à ses petites affaires (genre draguer ma pouff****e de sœur).

J'allais repartir quand sa main me retient. Mon cœur se met alors à battre si vite que j'en ai presque le tournis. Ne pas se faire de faux espoirs, ne pas se faire de faux espoirs...

Ses lèvres se posent alors doucement sur les miennes et tout disparaît. Le baiser devient vite beaucoup plus violent, beaucoup plus pressant et lorsque nous nous séparons nos souffles sont haletants. Il pose son front contre le mien et je peux admirer ses yeux chocolatés sans y déceler aucun sentiment négatif. Je souris et lui pose un petit baiser sur le nez.

« Si tu savais comme tu es beau, je murmure.

-Si un jour j'avais imaginé que tu me le dirais, répond-t-il en me faisant un petit sourire absolument craquant.

-Mmmm, je réussis à dire avant qu'il ne m'embrasse à nouveau.

-Et si tu savais combien de temps j'ai attendu ce moment… Et combien il a été largement au dessus de mes espérances. »

Je lui souris à nouveau… Il est tellement mignon. Je passe ma main dans ses cheveux et il m'embrasse doucement dans le cou. J'ai l'impression de rêver… Puis, reprenant pied sur Terre, Terre quittée à peine ses lèvres sur les miennes, je me rappelle qu'Alex doit être en train de m'attendre dans la salle commune. A contre cœur, je me sépare de lui (un peu) et lui dit qu'Alex est en train de m'attendre. Après dix minutes de combat (très déloyale, son sourire me fait fondre comme un sucre dans un café… C'est horrible, je deviens de ces amoureuses mièvres… Bon… Tant pis alors !), je réussis à m'arracher de ses bras et retourne à ma salle commune.

« Purple ! T'as une idée depuis combien de temps je tourne en rond en espérant pour ta santé physique que tu arrives dans les plus bref délais… me dit Alexie d'un air menaçant.

-Mmmm… je réponds d'une voix lointaine. On s'y met ?

-Mouais… Cléo bon sang ! Mais concentre toi, on ne va jamais y arriver sinon et je te préviens que je ne compte pas me prendre une boîte en métamorphose juste à cause de toi… Roh et enlève cet air stupide de ton visage par Merlin !

-Ouais, ouais…

-Roh mais secoue toi un peu !

-On peut savoir ce qui te rend si heureuse, demande Eden derrière moi.

-Il fait beau, je demande en souriant.»

Sans me demander mon avis (ni celui d'Alexie qui ronchonne derrière moi), Eden me prend par la main, fait un signe discret à Gwen assise un peu plus loin, et nous montons au dortoir. Une fois en haut, Eden et Gwen me regardent en souriant, attendant que je parle, tandis qu'Alexie continue de bouder. Mais voyant que je ne suis pas prête à parler de sitôt, Eden se met à me scruter attentivement, tentant de deviner par elle-même ce que j'essaye de cacher. Gwen arrive en renfort avec une loupe pour « mieux m'inspecter ». Quel numéro celle là…

Eden ressort son analyse d'un air scientifique sûr de lui (enfin… Eden est toujours sûre d'elle, alors…) en affirmant que 'c'est un garçon !'. Je me mords à nouveau la lèvre pour ne pas rire, mais ne dis rien pour autant.

« Ça ne peut pas être un garçon, affirme Alexie, un air blasé sur son visage poupin. Elle ne lui avouera jamais… »

Je ne peux empêcher à mes joues de s'enflammer et Alexie me regarde avec des yeux ronds.

« Noooooooon…

-Qu'est ce qui se passe, qu'est ce qui se passe, demande Gwen d'une voix surexcitée.

-Olivier, demande simplement Eden avec un sourire en coin.

-Oui, je réponds en rougissant d'avantage (copier 15O fois, je ne traiterais plus jamais des filles amoureuses et rougissantes de ridicules). Mais comment tu sais ça toi ?

-Mystère et boule de gnome… réplique la grande blonde en souriant malicieusement. »

Je souris à sa réponse, je la déteste, c'est officiel. Puis, je leur raconte tout (et essaye de calmer les bonds que mon cœur effectue suite à ces proches souvenirs). Une fois, mon récit terminé, Alex se jette dans mes bras en me répétant que c'est génial. Gwen, elle, se met à chanter ''sex bomb, sex bomb, you're my sex bomb'' en se trémoussant. Eden, égale à elle-même, ne fait aucune réflexion et commence à peindre ses orteils en rose nacré, mais je remarque à son petit sourire qu'elle est contente pour moi. Mes amies sont géniales !

Nous restons dans notre dortoir jusqu'à ce que je remarque qu'il est largement l'heure d'aller manger. Pressées par l'hystérique morfale que je suis, nous descendons à la grande salle en un temps record. Dans la grande salle, nous cherchons rapidement nos amis et allons nous asseoir à côtés d'eux. C'est sans surprise qu'Alex s'assoit à côté d'Adrian qui va, comme d'habitude, passer tout le repas à taquiner (mais de manière absolument chou) Alexie et va se faire charrier par Sam assit, comme d'habitude, en face de lui (pour avoir un meilleur angle de vue ou d'attaque, comme il dit). Et dire que ce petit rituel dure depuis deux semaines… La petite note de changement est que cette fois ci je ne prête nullement attention aux chamailleries des deux glandus qui me servent de meilleurs amis mais à un capitaine à croquer qui me fait des œillades.

« Arrête Cléo… Tu baves, me paraphrase Gwen avec malice.

-Devant qui, s'interrompt momentanément Sam dans ses moqueries à l'égard des deux pas-encore-ensemble-mais-presque-enfin-on-sait-qu'ils-s'aiment-bien-mais-ils-ne-sortent-quand-même-pas-encore-ensemble-mais-c'est-compliqué-et-j'en-passe.

-Dumbledore, il est si sexy, je soupire langoureusement. »

Après quelques rires mesquins de la part de la population féminine de notre groupe envers ceux représentant le sexe masculins (un peu largués…) nous nous levons et reprenons le chemin de notre salle commune. A peine les portes passées, je sens des mains me tirer en arrière pour me retrouver dans des bras puissants. Des lèvres se mettent à dévorer mon cou et ma tête bascule d'elle-même en arrière. Lorsque je me retourne enfin, je prends possession de ses lèvres. Je souris tout contre lui, c'est bête mais… Je suis vraiment, vraiment heureuse comme ça. Il s'écarte un peu de moi et je le retiens.

« Reste avec moi… Je suis bien là, dis-je en raffermissant ma prise autour de son cou, où mes mains ce sont logées comme de nature.

-Voyez vous ça… Je dois venir arracher Sa Majesté à Ses amis une fois Son repas terminé mais quand c'est moi, un simple et pauvre mortel de mon genre qui doit rejoindre son dortoir, je n'ai pas le droit, murmure-t-il dans le creux de mon oreille.

-Mmmm… C'est ça, je murmure à mon tour en essayant de réprimer les frissons qui me parcourent.

-Non, sérieusement Cléo, je dois y aller… murmure-t-il encore plus sensuellement.

-Ce n'est pas juste, c'est totalement déloyal comme combat, je grogne en m'écartant de lui.

-Je ne suis pas d'accord… Je suis juste plus sage. »

Je lève les yeux au ciel puis prend son visage carré (mais Merlin que j'aime ça !) entre mes mains pour lui poser un petit baiser sur ses lèvres si douces. Et d'un sourire victorieux destiné à ma petite personne, il rejoint ses amis en haut de l'escalier de marbre. Je fais un léger coup de tête, histoire de remettre mes idées embrumées par un beau (trèèèèès beau) gryffondor en place et rejoins à mon tour mes amis.

« Euh… ça va, je demande, inquiète de les voir dans un tel état de blocage.

-Je rêve… arrive à dire Adrian, les yeux ronds comme un chaudron.

-Ouah, lâche simplement Alexie, approuvées vivement par les autres. »

Après une élucidation sur la nature de leur étonnement, il en ressort qu'elles ne s'attendaient pas à tant de témérité de notre part, qu'ils ne s'y attendaient pas tout court et que je pars d'un grand éclat de rire.

« Vous vous attendiez à quoi ? Que nous disions sortir ensemble mais sans nous jamais nous toucher ?!

-Non mais… Comme ça, si vite, devant tant de gens, élude Eden.

-Et c'est toi qui dis ça ?

-Tout à fait, renchérit Gwen. Puis je ne sais pas si c'est très astucieux devant tant de filles aussi jalouses… T'aurais vu leurs regards.

-Mais ce n'est pas ça ! On s'en fiche de ce que ces filles peuvent penser, reprend Eden.

-Merci, je soupire, enfin quelqu'un qui est d'accord avec moi.

-Mais imagine quand même la réaction des gens… Tu lui cries dessus depuis belle lurette et le jour d'après… paf ! Ventouse !

-Je te remercie pour la ventouse, tu ne t'es pas vu avec l'autre là… Euh… Joe…

-Alistair, me reprend avec agacement la grande blonde, tombeuse de ces hommes. Joe c'est mon ex.

-Oh excuse moi, je m'énerve, et puis je crois que je n'ai pas de leçons de morale à recevoir de la part d'une fille qui passe de Joe à Alistair avant d'avoir pu dire distinctement le mot Quidditch…

-Temps mort, crie Gwen, et qu'est ce qu'on s'en fiche du Quidditch, qu'est ce qu'il vient faire là ?!

-C'est pas que je suis un peu pommé là mais… intervient Adrian. Donc on n'est plus censé faire des blagues vaseuses sur Dubois maintenant, c'est ça ?

-Bouse, j'en avait plein de nouvelles, ajoute Sam d'un air provocateur. »

Après un coussin atterri sur la tête du jeune blond, nous partons dans un sujet de conversation plus léger qui n'est autre que '' à quand un nouveau couple'' ponctué de quelques regards insistants judicieusement placés et deux morts (Alexie par infarctus et Samuel par étranglement de la part d'un certain brun à l'esprit vengeur).

Une fois remontées dans le dortoir, j'arrive à coincer Alexie entre quatre yeux (enfin plutôt huit en l'occurrence…) pour lui remonter les bretelles, comme dit ma grand-mère moldue. Non, c'est vrai quoi, ils se tournent autour depuis tellement de temps et de façon si peu discrète pour nous ils sont déjà ensemble… Alors pourquoi avoir un statut (en l'occurrence ''en couple'') et ne pas l'utiliser en bonnes et dues formes ?

Mais lorsque je fais la remarque à ma chère et surtout très compréhensible meilleure amie, celle-ci me répond avec mauvaise humeur que ça ne me regarde pas et que ce n'est pas parce que moi je suis casée que tout le monde dans mon entourage doit être casé. Et elle ça me blesse. Parce que je veux juste qu'ils se trouvent, ils seraient tellement chou… Et Adrian attend ça depuis longtemps aussi… Vexée, je ne réponds pas à sa mauvaise humeur et me couche sans une parole de plus. Mais sans baisser les bras pour autant… Je n'ai pas joué toutes les cartes que j'ai en main.

Le lendemain matin, on est samedi, aussi, je me réveille tôt, enfile un tee-shirt au hasard (jaune !) et un pantalon, euh… Un peu moins au hasard (il était vraiment d'une couleur infecte, comment je peux avoir de tels trucs en ma possession ? Eum… Sujet à débattre pour plus tard.) et cours en direction du dortoir des garçons. Puis je me penche sur le lit d'Adrian et le secoue doucement.

« Allez beau au bois dormant, il est temps d'aller chercher ta princesse… je murmure à une tête de hérisson en caleçon. Mais tu peux rester comme ça, t'es très sex.

-Hein ? Quoi, marmonne-t-il en se frottant les yeux. Cléo ?! Mais qu'est ce tu fous là par le slip souillé de Merlin ?

-Je viens de te le dire… Et c'est toi qui parle de slip, dis-je en souriant de toutes mes dents ?

-C'est que normalement c'est un dortoir de garçons, grogne-t-il en rabattant sa couverture sur lui, et la prochaine fois, tu préviens… Et tu passes plus tard, t'as vu l'heure ?

-Arrête de ronchonner deux secondes… C'est pour ton bien, je réponds accompagné d'un petit clin d'œil.

-T'es pas censé avoir un copain toi ? C'est son dortoir que tu devrais aller visiter…

-Va t'habiller. Ah, coiffe toi aussi… Et brosse bien, dis-je pour le taquiner (en vérité je trouve ça charming…).

-Cléo, mon rayon de soleil matinal, tu illumines mes jours, toi et ton jaune tee-shirt, mais la prochaine fois que tu nous fais de tes ravissantes visites improvisées… Tu nous feras d'autant plus plaisir en sous vêtements.

-Tu es désolant mon pauvre Kent… La prochaine fois, je viendrais avec un seau d'eau claire et tu pourras ainsi en admirer les magnifiques cristaux depuis ton lit même.

-Roh c'est bon, un peu d'humour ma chère… Je n'oserais pas froisser Dubois tu sais.

-Je sais tout ça, je sais tout ça. Tu es une véritable lopette mon petit Samuel. Mais ce n'est pas grave, je t'aime comme tu es.

-Purple… Tu vas mourir ! Tu débarques aux aurores dans notre dortoir et en plus pour nous insulter…

-C'est pas toi qui désirait ma présence en sous vêtements tout à l'heure ? Et j'insulte seulement ta petite personne, nuance. Allez boude pas… Tu es le plus beau et le plus fort Sam, ça va ?

-Bon vous ne pouvez pas vous taire à la fin, hurle le lit du bout de la chambre. Et ce dortoir est interdit aux filles par Merlin !

-Je te conseille de ne pas embêter Môssieur Karl… Il n'est pas du matin et encore moins quand c'est toi, me chuchote Bart, assis dans le lit voisin. »

Je le remercie d'un signe de tête et m'assois sur le lit d'Adrian, attendant la fin de la douche de celui-ci. Une fois sa douche terminée, nous descendons à la bibliothèque afin d'être au calme et je lui explique le plus pragmatiquement possible qu'il serait temps qu'il franchisse le pas avec Alexie. A ma grande surprise, il se met à rougir fortement. J'essaye alors de lui tirer les vers du nez et il me répond d'une voix gênée qu'il voulait attendre le bon moment, un moment où Alexie ne s'y attendrait pas, qu'il voulait quelque chose de spécial pour elle.

C'est bizarre, mais je pensais bien connaître mon meilleur ami et là… J'avoue être restée sans voix un bon bout de temps. Après ses aventures du début de l'année, je ne l'imaginais pas aussi romantique… En voyant son visage prendre une teinte inquiète face à ma surprise, je me reprends rapidement et forme sur mon visage un large sourire.

« Bon. Tu l'aimes comme un fou, comme un roi, comme une star de cinéma ?

-Euh… répond Adrian, un peu perdu.

-Répond oui pour le principe.

-Oui, répond alors Adrian en fronçant les sourcils.

-Ben, j'ai une idée… Ce soir, on va aller chercher une marguerite dans le parc. Tu sais, celles qui sont prêt du rempart sud… et je te porterais jusqu'au dortoir…

-Pourquoi me porter, je suis un grand garçon tu sais.

-Parce que l'escalier ne laisse passer que les filles, mais si tu ne touches pas l'escalier, ça passera. Eden a déjà essayé avec Chris. Mais t'inquiète, on fait ça avec un sortilège, je rajoute en voyant son visage prendre une teinte peu rassuré. Et tu mets la marguerite dans ta bouche et tadaaa ! T'arrives devant Alex et on vous laisse tranquille. »

Adrian me regarde, visiblement impressionné et me remercie en me serrant dans ses bras. Après avoir éludé la question concernant la rapidité de ma réflexion, nous descendons à la grande salle pour petit déjeuner. Pendant le trajet, je repense à la fameuse nuit où nous avions, avec Alexie, parlé de notre déclaration idéale et Alexie m'avait confié qu'elle voulait que Andrew, sa fixette de l'époque, viennent avec une marguerite dans la bouche, lui avouer son amour. Parce que Alex croyait à ces histoires de je l'aime, un peu, beaucoup… Et c'était mignon.

Nous ne sommes pas encore arrivés dans la grande salle, quand une voix derrière une porte d'une vieille salle de classe, retient mon attention. Je fais signe à Adrian d'attendre deux secondes et colle mon oreille contre la porte de bois décrépi. Adrian fronce les sourcils mais ne dit rien et viens prêt de moi. Dans ma poitrine mon cœur bat la chamade, car je crois bien avoir entendu la voix d'Olivier mentionner mon nom dans la conversation.