J'ai l'autorisation-copyright de BostonDirty pour quelque chose concernant Emmett et Rosalie...
Pour celles qui ont du mal avec ma redistribution des personnages, voici un petit rappel :
BELLA est la fille de Carlisle et Esmé CULLEN.
Avant leur union, ils étaient mariés chacun de leur côté.
De sa précédente union, Carlisle a eu deux enfants : Jasper & Rosalie
De son précédent mariage, Esmé a eu un fils : Emmett.
EDWARD est le fils d'Elisabeth MASEN et le beau-fils de Marcus Voltero
ALICE a été adopté par Charlie et Renée Swan =)
CarlieCullen : Hey miss, merci d'être passée =) J'connaissais même pas la viande Voltero c'est te dire LOL Bon ben j'espère que la suite te plaira, parmi tous ces bouleversements ^^ Mais t'as raison de souligner Jasper et Alice... Je vais m'occuper d'eux ;) Gros bisous ma belle et bonne lecture (bonne année aussi=) )...
coco : Je suis extrêmement heureuse de te retrouver sur cette histoire =) J'espère qu'elle ne te décevra pas & que je ne te décevrai pas non plus =) Bonne lecture et grosses bises =)
fraise : On en sait un peu plus sur ce que ressent Bella pour Edward dans ce chapitre. Tu as raison, où va le monde ? LOL Tu as bien compris : Alice a bien 17 ans également mais Jasper 24. Bonne lecture =)
mimie30 : Zéro chapitre d'avance ma chère, je fais au feeling :) J'espère que ce chapitre calmera ton impatience et te satisfera :) Merci du fond du coeur pour ta dernière review sur FCDC... Bonne lecture =)
Sabrina : Heh bien, j'espère que la suite de cette fic ne te décevra pas alors =) Je ne voudrais pas casser ton " coup de coeur " :S Il y a beaucoup de changements pour Edward, effectivement. Alors, bonne lecture à toi =)
Un grand... non que dis-je... un immense merci à bébé23, cilceferret, elodie, espelette08, Flo_x3, HelleHaare, lou0çoOo6, Ly, Mathilde, matrineu54, Méli, mélissa, Morgane,
IL EST EVIDENT QUE LORS DU DERNIER CHAPITRE, J'AI MERDE SUR UNE REPLIQUE D'ALICE :
" Je soupirais.
- Il est vraiment trop con !
- C'est pas un scoop, Cullen ! "
IL EST BIEN EVIDENT QUE LA REPLIQUE EXACTE AURAIT DÛ ÊTRE :
" Je soupirais.
- Il est vraiment trop con !
- C'est pas un scoop, Masen ! "
MAIS RASSUREZ-VOUS. J'AI DORENAVANT MIS UNE BELLE PANCARTE EN FACE DE MON ORDI AVEC MARQUE EN GROS " EDWARD MASEN "
Mea Culpa trois fois pour cette bourdasse !
Bonne lecture :)
Point de vue de Bella :
Angela était sur mes talons... Edward Masen était chez moi... Je grimpais les marches et trébuchais. Mon père sortit de son cabinet à ce moment-là et me rattrapait in-extremis...
- Attention, Bella !
- Merci Papa...
- Je t'en prie. Edward est arrivé ?
- Oui, il est avec Maman... Il va travailler pour vous ?
- Probablement oui... Tu sais que ta mère a besoin d'aide !
- Mais c'est idiot, je peux m'occuper d'elle...
Carlisle me fit un petit sourire.
- Tu as aussi ton bac à passer et tu es déjà suffisamment présente auprès d'elle toute la semaine... A ce propos, tu t'en sors avec tes maths ?
- On va réviser encore cet après-midi, répondit Angela
- Travaillez bien dans ce cas !
Il finissait de descendre les marches et ma meilleure amie me poussait dans ma chambre.
- C'était quoi " ça " ?
- C'était quoi "ça", quoi ?
J'étais à peu près sûre du sujet qu'elle voulait aborder...
- Tes petits rougissements quand on a croisé Edward Masen en bas ?
- Quoi ? Mais tu divagues ! Bon, on fait ces maths ? demandais-je en attrapant mon livre et en l'ouvrant.
Elle me l'arracha des mains et le planqua derrière son dos.
- Pas tant que tu ne m'as pas expliqué ! Tu en pinces pour lui ?
J'essayais d'attraper le livre mais elle m'en empêcha.
- En pincer pour qui ?
- Edward !
- Tu es ridicule !
- Alors pourquoi tu rougissais comme une tomate ?
Je m'immobilisais... Si Angela l'avait vu, il était probable qu'Edward aussi... Mes joues s'empourprèrent et ma meilleure amie me fit un large sourire plein de sous-entendus.
- Tu en pinces pour lui, pas vrai ? Pourquoi tu me l'as jamais dit ?
Je renonçais et m'asseyais sur le bord de mon lit.
- Non, j'en pince pas pour lui... En fait, c'est plutôt étrange... Il m'obsède...
Elle éclata de rire.
- Ah c'est encore mieux !
- Mais non, arrête ça ! Quand je dis qu'il m'obsède, c'est qu'il m'intrigue... Il m'impressionne je crois...
- Il t'impressionne ? Dans quel sens ?
- Je trouve qu'il a beaucoup de charisme et de charme... mais... tu ne le trouves pas étrange ?
Elle haussa les épaules.
- N'importe qui le serait si tout le lycée cancanait sur son dos...
- Pourquoi ils font ça ? Je veux dire... Il n'a rien fait ! Il ne dit jamais rien à personne. Il est tout le temps dans son coin.
- C'est donc ça qui te tracasse ?
- Je le regardais l'autre jour en bio, les trois quart du temps il a l'air dans la lune.
- C'est peut-être sa seule façon de se déconnecter de tout ça. C'est vrai qu'il est un peu bizarre mais à chaque fois que je l'ai croisé aux réunions de la Paroisse, il n'a jamais été désagréable. Un peu renfermé c'est vrai, mais pas méchant.
- Sûrement... En fait, c'est l'acharnement des autres que je n'ai jamais compris... J'aimerais savoir ce qui se passe dans sa tête, quel genre de types c'est en réalité... Je suis certaine qu'il ne mérite pas cet acharnement...
Elle leva les yeux au ciel.
- Bella, comment veux-tu te détendre si tu penses à tout le monde même à ceux que tu ne connais pas ?
En un sens, elle n'avait pas tord... mais quelque chose me tracassait chez le fils Masen. Force était de constater qu'en tout cas, il avait beaucoup de charme et un physique agréable... Très agréable même... En fait... pour être honnete, je n'avais jamais vu un homme aussi beau... Rien en lui n'inspirait haine ou dégoût... Alors pourquoi tant d'acharnements sur lui ? Je décidais cependant de ne pas m'éterniser sur le sujet avec Angela.
- Bon, on va les faire ces maths sur la terrasse ? demandais-je
Le soleil brillait et c'était plus agréable de travailler dehors... Nous prenions nos sacs et descendions pour sortir. Du couloir, j'apercevais mes parents discuter avec Edward dans le salon...
*o*0*o*
Point de vue d'Edward.
- Alors, est-ce que tu serais d'accord avec ce que l'on te propose ? me demanda Esmé
- Oui... Bien sûr...
- Nous te payerons 10$ de l'heure. J'aurai besoin de toi de 11h à 16h tous les dimanches. Et le mercredi après-midi si c'est possible jusqu'à 18h...
- Ca ira pour moi... Je termine les cours à 14h30.
- Ah oui, tu es dans la classe de notre fille ?
- On a trois modules commun ensemble...
Je vis Isabella et son amie redescendre. Elles me regardaient du couloir en passant. J'avais toujours l'impression d'être une bête de foire que tout le monde regardait comme un animal féroce en cage... Des fois, j'avais envie d'inscrire sur mon front : Mec normal !
- Edward ? Tu es avec nous ?
Le sourire du Docteur me sortit de mes pensées.
- Oui... Excusez-moi...
- Peux-tu commencer mercredi pour un essai ?
- Bien sûr ! Comptez sur moi !
- Esmé, peut-être qu'Edward souhaite assister aux offices le dimanche matin...
Aaaahhh, alors là non !
- Nooon !
Ils me regardèrent tous deux, un peu étonnés...
- Pardon... mais non, ne vous inquiétez pas, je préfère venir travailler !
- Tu es sûr de ne pas vouloir aller à l'Eglise ? Parce que si tu es croyant et que tu veux entendre les sermonts de ton beau-père...
- Ce n'est pas utile, je vous assure ! Je vivrai mieux sans...
- Tu es certain ?
- Oui, oui ! J'y vais surtout pour faire plaisir à ma mère... L'Eglise c'est pas trop mon truc en toute honneteté !
- D'accord... Carlisle, tu lui donnes mon double de clés s'il te plait ?
Le médecin se leva et partit dans le couloir.
- On va te donner un double pour que tu puisses rentrer étant donné que nous serons à l'office. Tu le garderas en permanence...
- Bien...
La voix de Carlisle me parvint aux oreilles.
- Esmé, je pensais à quelque chose... Bella reste ici le dimanche matin en principe, elle pourra lui ouvrir !
- Mais tu sais bien qu'elle aime bien dormir tard...
- C'est vrai !
Il revint avec des clés et me les tendit.
- Voilà pour toi ! Nous rentrons vers 12h30 en général le dimanche. Le mercredi, j'aurai besoin de ton aide pour faire des courses et le dimanche ce serait surtout du rangement et un peu de ménage...
Du ménage... Génial !
- As-tu des questions particulières ?
Je fis "non" de la tête.
- Alors nous te libérons !
Je me levais et serrais la main du Docteur et de son épouse.
- A mercredi alors, Edward !
- C'est d'accord. Bon dimanche !
- Merci, à toi aussi...
Je passais la porte et la refermais derrière moi. J'entendis deux rires et tournais la tête. Isabella et Angela se tenaient sur deux transats avec leurs livres, dans le vaste jardin. Lorsqu'elles m'aperçurent, elles arrêtèrent immédiatement de rire et me fixaient... pour changer... Je leur fis un petit signe de tête et Angela me dit "Au-revoir". Son amie me rendit mon signe et retournait à son livre. Je fermais la grille et rejoignis ma voiture.
*
De retour, Elisabeth se jetait sur moi. Marcus se tenait un peu en retrait.
- Je commence mercredi.
- C'est super mon Trésor ! Ils sont gentils ?
- Oui... Ils sont accueillants en tout cas.
- Ils te paient combien ?
- 10 dollars de l'heure.
- Ca se voit que c'est un toubib ce Cullen !
Je le fusillais du regard. C'est sûr que lui, il n'aurait pas lâché plus de 4 dollars la journée, ce gros con de merde !
- Et quels seront les jours où ils auront besoin de toi ?
- Ils m'engagent le mercredi après le lycée et le dimanche de 11h à 16h...
Marcus eut un souffle.
- Hors de question, le dimanche c'est l'office !
Ma mère se tourna vers lui alors que je le regardais... Comme si ma présence dans l'Eglise ne le faisait pas chier !
- Marcus... Edward a l'occasion de se faire un peu d'argent...
- L'argent ? La Foi passe avant !
Oh seigneur ! Mais quelle andouille !
- T'es vraiment incohérent putain ! Tu me balances ce job et tu veux pas que j'y aille pour aller écouter tes putains de sermonts à la noix ? Tu te paies ma gueule !
Il s'approcha de moi.
- Tu vas baisser d'un ton avec moi, jeune homme !
J'allais à sa rencontre, les poings et la mâchoire serrés. Il ne me faisait pas peur !
- Tu sais quoi ? Tes sermonts, tu peux te les foutre là où je pense ! Je prends ce boulot, je ne foutrai plus les pieds dans ton Eglise à deux balles... C'est pas ta Foi qui me permettra d'avoir un avenir et surtout de me barrer de cette maison et de cette ville de cinglés !
Je le bousculais et grimpais les escaliers pour m'enfermer dans ma chambre alors qu'en bas, ma mère m'appelait :
- EDWARD ANTHONY MASEN ! TU DESCENDS IMMEDIATEMENT !
Je tournais la clé dans la serrure et lançais la musique. Je m'affalais sur le lit...
Putain de beau-père de merde et putain de vie de merde... Je sais pas ce que j'avais fait pour qu'il atterrisse chez moi... J'avais dû être un enfant ignoble avec Elisabeth pour hériter d'un beau-père comme Marcus... Pourtant... Rien dans ma mémoire ne me permettait de m'identifier comme un enfant difficile... Je l'avais toujours suivi et écouté. Bien sûr, j'avais fait quelques conneries gamin, mais avec une mère comme elle, vous reveniez vite dans le droit chemin !
Je l'entendis monter les escaliers d'un pas décidé... Elle était furax. J'avais osé répondre à Marcus...
- Edward ! Ouvre cette porte !
Je ne répondis pas immédiatement et me concentrais sur la mélodie qui sortait de ma chaine.
- Pourquoi tu es comme ça ? Pourquoi tu t'acharnes après Marcus ?
Il ne fallait pas qu'elle escompte de réponses... Et elle le savait !
- Bon, je suppose que tu vas bouder toute la journée... On dîne à 19h30 !
Ca voulait dire : t'as intérêt à descendre ! Je soupirais et reportais mon attention sur la seule photo que j'avais de mon père. S'il avait été en vie, les choses auraient probablement été différentes ! Auraient-elles été meilleures ? Je l'ignorais...
Parfois... Parfois, le sens des choses m'échappait... Je n'avais jamais vraiment compris la vie, ni trouvé ma place... J'avais constamment l'impression d'être de trop, d'être un "boulet" pour ma mère. Depuis que Marcus était là, elle me donnait l'impression de toucher la grâce dans ses bras, d'être enfin heureuse... comme si toutes ces années en ma compagnie avaient été difficiles... Elle me répétait souvent que je ressemblais à mon père trait pour trait. Etait-ce cela qui la troublait tant ? Vivre avec une copie de l'homme que l'on a aimé et qui s'est fait tuer accidentellement... Etait-ce si dur ? Etait-ce pour cela qu'elle s'échappait auprès de Marcus ? Parce que mon reflet lui était insupportable ?
En fait, je lui devais une seule et unique chose : ce job. Je mettrai chaque centime de ma paie sur mon compte qui protégeait le petit héritage de mon père. Elisabeth me disait toujours : "N'y touche pas, ça te servira plus tard!"... Si elle savait la véracité de ses propos... J'augmenterai la cagnotte, me tuerais à bosser mon bac et dès la remise des diplomes, mon sac sous le bras, je partirai... Je quitterai cette ville qui ne m'avait jamais rien apporté de bon... Je quitterai ce lycée et ces élèves... J'irai dans une grande ville... Une grande ville dans laquelle je me fondrais dans une masse et me ferai oublier... J'aurai mon propre petit appartement, peut-être même juste une chambre... En fait, j'étais prêt à vivre dans un carton si c'était loin de Marcus et de tous ces cons qui n'avaient comme cible que moi au lycée... Ma vie était toute tracée et je ne regrettai pas cette ambition. Ce serait mon secret, jusqu'à sa réalisation...
Au moment de diner, Elisabeth me demandait de présenter des excuses à son mari. Je marmonnais un vague " désolé " sans en penser le contenu.
- Laisse-le Elisabeth, c'est un adolescent difficile. Je comprends.
Non... Il ne comprenait rien... Mais surtout, c'était un excellent comédien...
*o*0*o*
J'étais arrivé pratiquement une heure en avance au lycée, ce matin... Pas que j'aimais faire ça, mais j'étais bien quand j'étais seul... Je pouvais sortir de ma voiture et arpenter la cour et le chemin en forêt sans me faire traiter "d'associal" ou de "débilos profond"... Les coins étaient déserts... Je coupais le contact et sortis de ma voiture. L'air était frais malgré le timide soleil qui commençait à pointer le bout de son nez... J'inspirais l'humidité... J'aimais l'odeur de l'aube fraîche et calme... J'étais seul et j'étais bien... J'avançais dans la cour et rejoignis les bordures de la forêt et le petit chemin. L'herbe était mouillée de la rosée et la froideur du bois me fouettait le visage. Mais peu importe... J'en appréciais chaque instant... Personne pour me dire quoi faire ou qui être... En fait, je savais qui j'étais... quand j'étais seul... Vers 7h50, je faisais demi-tour à contrecoeur lorsque je vis un premier bus jaune arriver... L'Enfer était de retour. J'atteignais ma voiture lorsque un groupe de Terminale qui partageait la moitié de mes cours se mit à rire.
- Hé voilà Masen qui revient de la forêt !
- Tu cherches la Sainte Vierge pour la ramener à Beau-Papa ?
- Arrêtez de l'emmerder les gars, compatissez un peu ! Ca doit pas être facile de ne parler qu'à une croix !
Ses trois copains éclatèrent de rire. Petits cons pathétiques... Je claquais la porte de ma voiture et allumais le poste radio. Regardez-moi les ces pauvres idiots morts de rire... Un deuxième bus arriva, celui d'Alice... Je ne la vis pas descendre... Génial... ma journée serait pourrie... Avec Alice, j'avais l'impression d'être un peu moins seul... On riait des imbéciles qui nous critiquaient et on se moquait d'eux entre nous. Alice, c'était comme ma petite soeur. J'avais toujours besoin de la protéger et elle m'aidait aussi beaucoup... Ces gros cons ne l'épargnaient pas non plus avec son statut d'enfant adoptée. Qu'est-ce qu'il y avait dans l'air qui les rendait si aggressifs et moqueurs ?
Irina... Irina était bien là... Et déjà, je me sentais moins ronchon... Elle descendit gracieusement du bus et souriait, discutait avec ses deux pestes de copines Jessica et Lauren... A cet instant, j'aurai presque voulu être l'une d'elles, pour effleurer sa joue de la mienne et entendre sa voix...
Ne rêve pas, Masen !
Je les observais de derrière mon pare-brise jusqu'à ce qu'elles s'en aillent vers le hall... A ma montre, il était 8h10. J'avais cours de bio dans cinq minutes... J'attendais que la majorité des élèves commencent à se diriger vers leurs salles pour quitter ma voiture. Je grimpais les escaliers pour monter dans le bâtiment D quand j'entendis un bruit de freins. Des retardataires... Mon hypothèse se confirmait quand j'entendis jurer derrière moi.
- Merde merde merde ! Ils sont sûrement déjà tous en classe !
Je sentis un corps me percuter, quelque chose buta contre ma cheville et un petit cri retentit à mes oreilles. Je me retournais à temps pour qu'Isabella Cullen me tombe dans les bras. Son portable vola à quelques mètres à côté de nous...
- Heh, ça va ?
Je sentais son coeur battre à une vitesse infernale contre mon bras.
- Oui... Oh, je... pardon !
Son visage était encore empli de ces rougeurs que j'avais vu hier... Je l'aidais à se redresser et je la vis trembler.
- Tu es sûre ? Tu trembles comme une feuille...
- Je... Oui en fait, je suis en retard et...
Elle s'avança pour ramasser son téléphone.
- Pardon... et merci...
- De rien...
Elle s'époussetait les genoux.
- Je suis vraiment distraite... J'envoyais un texto pour qu'Angela dise au prof que j'étais en retard et... Enfin... Je ne t'ai pas blessé, au moins ?
Oh... Ben ça alors... Elle s'inquiétait de mon état ? C'était possible qu'un élève dans ce lycée le fasse ?
- Non ça va... C'est surtout toi qui a failli embrasser le sol...
Elle me fixa un instant et un sourire s'étalait sur son visage.
- J'espérais mieux comme petit-ami !
Sa réplique me fit sourire. Nous restions à nous regarder quelques secondes quand on entendit une voix du couloir.
- Cullen ! Masen ! Qu'est-ce que vous fichez ici ? Vous ne devriez pas être en cours ?
Mrs Flint, la secrétaire du lycée.
- Si... Pardon...
- Allez, dépêchez-vous ! Tout le monde est rentré !
- Oui Madame...
Isabella acquiessait.
- Tu vas en bio ?
- Oui... toi aussi ?
Question idiote, je savais pertinemment qu'elle était en cours avec moi... Mais c'était la première fois que je parlais à une autre fille qu'Alice au lycée, et je pensais que ça devait être différent...
Elle acquiessa et je la suivis le long des couloirs.
- Alors, tu... vas travailler pour nous ?
- Oui, je fais un essai mercredi !
- C'est chouette...
C'était "chouette" ? Depuis quand le contact avec Edward Masen était-il chouette ? Elle m'adressa un petit sourire et toquait contre la salle 213B. Mr Banner ne nous fit aucune remontrance particulière à notre arrivée tardive.
- Installez-vous rapidement, s'il vous plait...
Je rejoignis ma paillasse vide et reportais mon regard dans la salle. Les élèves me regardaient, certains souriaient. Je repérais Bella et je me sentais presque triste quand je la vis s'asseoir près de son amie... Qu'est-ce que j'avais espéré ? Qu'elle vienne s'asseoir à côté de moi ? Faut pas rêver... Personne sain de corps et d'esprit avec une à peu près bonne réputation ne cotoierait Edward Masen devant la société... Elle m'adressa pourtant un petit sourire en ouvrant son cahier et je me surpris à le lui rendre. Mike et Taylor se mirent à rire sous cape... Bande d'abrutis... Je me tournais face à ma table et prenais distraitement quelques notes en essayant de faire abstraction des commentaires sur mon dos...
Bienvenu dans ma réalité !
*o*0*o*
Point de vue de Bella :
C'était bien ma veine de me casser la figure sur Edward Masen... Mais ce contact m'avait permis d'éclaircir un point dont j'étais absolument certaine : ce type n'était pas un idiot, un crétin, un associal ou un débile comme je pouvais l'entendre tous les jours... S'il en avait été, m'aurait-il retenu et se serait-il inquiété de mon état après ma pseudo-chute ? Je ne le pense pas. Il me faisait l'effet d'un mec un peu paumé... un peu trop seul... Jusqu'à quel point pouvait-il supporter toutes ces railleries ? Après tout, il ne m'avait pas renvoyé chié ni ne s'était moqué de moi...
Pourquoi ils s'acharnaient tous contre lui et sa copine Alice ? Qu'est-ce qu'ils faisaient de mal ? Ils n'insultaient pas, ne détérioraient pas, ne se moquaient pas... Ils restaient simplement dans leur coin, discutant et riant. La plupart du temps, ils s'installaient dans la voiture d'Edward et n'en ressortaient que pour revenir en cours. Parfois, ils partaient se balader dans la forêt. Mais jamais ils ne faisaient de mal. Qui avait-il chez eux qui dérangeaient les autres ? Alice était une fille adoptée par le Chef Swan et son épouse. Elle était polie, souriante et dynamique, que ce soit en cours ou en dehors. Edward était le fils d'une paroissienne très active et le beau-fils du Pasteur Voltero... Ses parents avaient probablement divorcés... Où était le mal ? J'étais moi-même issue d'une famille largement recomposée et je ne me souvenais pas avoir vécu pareil acharnement. Peut-être était-ce parce que Carlisle était un médecin réputé et sollicité ? D'ailleurs probablement le généraliste de la moitié de ma classe...
Je me souvenais pourtant du foin qui avait suivi le mariage de ma demie-soeur Rosalie avec mon demi-frère Emmett il y a six mois. Les parlottes avaient jazzé sur le fait que le père de Rose et la mère d'Emmett soient d'accord avec cette union... Après tout, ils n'avaient pas le même sang et se connaissaient depuis longtemps puisqu'à l'époque, ils vivaient encore à la maison avant d'emménager ensemble il y a un an. En tout cas, ça avait fait grand bruit à Port Angeles et au lycée, beaucoup m'interrogeaient, me demandant si je ne trouvais pas ça " dégoutant "...
J'observais Edward. Il soutenait sa tête de sa main gauche et semblait griffonner sur son cahier, sans vraiment écouter notre professeur... Il ne semblait émaner de lui aucun entrain, aucune envie... Alice n'était pas là. Etait-ce l'absence de sa copine qui le rendait triste à ce point ? Mon coeur se serra... C'était tellement mignon... J'aurai bien aimé avoir un homme qui s'ennuie de moi... J'avais entendu dire qu'Edward était raide dingue amoureux d'Irina Denali mais je n'y croyais qu'à moitié. Aimer une garce pareille me semblait une difficile entreprise...
Un coup de coude m'extirpait de mes pensées et je sentis un papier contre ma peau.
" Que faisais-tu en compagnie de Masen ? "
Cette Angela...
" Je suis arrivée en retard et lui aussi.
J'ai trébuché, il m'a rattrapé. Je lui ai demandé s'il avait
été engagé par mes parents, la réponse est oui !
Flint nous a vu et nous a renvoyé ici.
Fin de l'histoire "
Elle griffonna rapidement, cachant le mot quand Banner nous regardait.
" Et pourquoi tu le fixes comme ça depuis tout à l'heure ? "
Elle est marrante, elle...
" Je sais pas. Pour les mêmes raisons qu'hier, je suppose !"
Elle eut un petit sourire en me lisant.
" S'il bosse chez vous, tu pourras peut-être récolter
suffisamment d'indices pour continuer
ta psychanalyse, Freudinette ! "
Je la regardais en soupirant et elle se mit à rire.
- Miss Cullen, Miss Webber, un peu d'attention je vous prie...
- Pardon Monsieur...
Voilà =) Prochain chapitre ce week-end si j'ai récupéré mon ordinateur qui part en réparations demain.
Bonne semaine
take care of you !
Tiftouff19.
