Ah... les joies du site FF qui déconne encore !
Dorénavant, je mettrai des MaJ sur mon profil quand ce genre de beug sur le site se produiront,
afin que vous soyiez informé(e)s si j'ai posté ou pas...
*
Je vous remercie encore mille fois pour toutes vos reviews...
Plus de 100 sur le dernier chapitre...
Comment vous en remercier ?
*
Bonne lecture à toutes =)
Prochain chapitre lundi...
Je vous embrasse
Take care of you...
tiftouff19
Point de vue de Bella.
Rosalie n'avait pas quitté l'étage depuis ce matin. Hier après le lycée, elle était venue me chercher, m'arrachant littéralement à Angela, Ben et Edward pour m'entrainer faire les boutiques. Naturellement, Alice avait suivi ! Ma soeur et elle s'entendaient plus que bien ! Elles avaient les mêmes gouts et tout et tout. Elles s'étaient jurées de faire de moi la reine de la soirée... Reine de rien du tout oui ! En plus, c'est une stupide fête de Noël d'un stupide lycée avec des gens stupides...
Si Edward ne m'avait pas invité, je n'y serai même pas allée. J'avais peu dormi et j'avais été réveillée aux aurores par Karlyne. Esmé et elle étaient rentrés de l'hopital depuis deux jours. Et je découvrais que la vie avec un bébé n'est pas toujours facile... Heureusement qu'Esmé maitrisait un peu le truc, parce que moi je pataugeais. C'était pas évident de l'entendre pleurer toute la nuit à s'en étouffer pratiquement sans savoir quoi faire. Dans ces moments-là, j'admirais le calme de mon père et de ma mère...
J'étais devant le miroir dans ma salle de bains. Karlyne pleurait encore. Rosalie, elle, déposait tout ce dont elle aurait besoin pour tout à l'heure.
- Tu te douches et après je t'habille !
- Rose, je suis capable de le faire !
- Non, tu es trop stressée !
Elle s'emparait de ma main et celle-ci tremblait plus que nécessaire.
- Calme-toi chérie, tu vas à un bal... Pas à un défilé haute couture !
- Mais je suis calme !
- Si tu le dis !
Alice arrivait dans la salle de bains.
- T'es pas encore douchée ? Edward arrive dans deux heures !
- Il ne va pas me falloir deux heures pour m'habiller je te signale !
Alice s'apprêtait à riposter mais Rosalie lui attrapait le bras, l'entrainant dans ma chambre.
- Laisse-la, elle flippe ! Et quand elle flippe, on ne tire rien de bon d'elle ! Elle va se débrouiller ! On va te trouver ta robe, Alice !
A mon grand soulagement, Alice la suivait et ne me collait plus. J'allumais la radio... C'est une soirée comme les autres... une soirée comme les autres... ta première sortie avec Edward... une soirée comme les autres... une soirée comme les autres... Une soirée avec Edward...
L'eau chaude coulait sur mon corps que je lavais avec précaution. Je décidais de me raser. Les poils avec une robe, ça fait toujours désordre ! Lorsque je coupais la douche, je réalisais que ça faisait presque quarante cinq minutes que j'étais ici.
- Bella, tu es habillée ? demandait ma soeur de derrière la porte fermée à clés.
- Presque...
- Tu t'es rasée ?
- Non, j'ai décidé que ce soir, ce serait une soirée mammouth !
Rosalie riait alors que j'enfilais mes sous-vêtements.
- Je vais voir où Alice en est, pendant ce temps-là, habille-toi ! Ta robe est sur ton lit !
- Oui mon général !
Je sortais en peignoire et trouvais rapidement la robe rouge. Elle était toute en soie très simple, les bretelles se nouant derrière la nuque. Voilà le pourquoi du comment des bretelles transparents de soutien-gorge ! Très astucieux...
Ma soeur était revenue au bon moment : celui où je devais précisément attacher la robe derrière mon cou.
- Allez ! Coiffure et maquillage !
A l'étage en-dessous, Karlyne pleurait encore. Pendant que Rosalie me brossait les cheveux, j'inspectais mon reflet dans le miroir. Ok la robe est super jolie, mais moi par exemple, je vaux pas grand chose !
- Esmé est fatiguée...
- Karlyne ne lui laisse pas beaucoup de répit !
- C'est sûr ! Et puis un bébé passé 40 ans, c'est pas la même chose que plus tôt j'imagine... On a moins de patience sûrement... Tu essayeras de ne pas rentrer trop tard ce soir ? Ca serait cool si tu pouvais te lever pour l'aider ! Je viendrai te relayer vers 13h si tu veux...
- Oui oui ne t'inquiète pas... La fête se termine de toute façon à minuit... Le temps de rentrer et je me coucherai immédiatement pour relayer Maman !
- Edward vient demain en plus, non ?
- Oui, comme tous les dimanches !
Ma soeur ne répondait rien, une tige en forme de barette dans la bouche pendant qu'elle remontait quelques mèches de cheveux derrière. Elle glissait la barette pour les maintenir, faisant ressortir savamment quelques mèches et bouclant le reste de ma chevelure non attachée. Puis, elle se penchait vers mon épaule.
- Fais en sorte que cette soirée soit bonne afin que ça n'entache rien entre vous deux...
- Je n'ai pas l'intention de me disputer avec Edward si tu veux tout savoir !
- Je ne te parlais pas de ça...
Je fixais son reflet dans la glace.
- Alors, tu parlais de quoi ?
- De lui, de toi, de vous...
- Quoi ?
- Il t'a invité au bal, Bella. Il a refusé l'invitation d'Irina Denali et t'a invité, toi !
- Il voulait sûrement avoir la paix !
- Ou peut-être voulait-il juste t'avoir, toi ! Hmm ?
Elle passait un peu de laque sur ma coiffure et quelques secondes après, Alice entrait. Elle rayonnait dans une robe verte arrivant à ses genoux et s'évasant vers ses cuisses. Elle était déjà coiffée et maquillée.
- Ca va Rose ? Je suis bien ?
- Fais voir ? Attends, t'as une mèche là ! Voilà !
- Merci ! Allez Bella ! A toi !
- Au fait Alice, tu y vas avec qui ?
- Avec Ben ! Angela est malade...
Ma meilleure amie avait attrapé une gastro plutôt rude en milieu de semaine. Et comme malade, elle avait un caractère de cochon : Ben ne l'approchait pas.
A l'étage, le deuxième poste de téléphone fixe sonnait.
- Je vais répondre !
Dans le couloir, nous l'entendimes dire à Esmé qu'elle décrochait.
- Tu es parfaite, Bella ! m'annonçait Alice.
Je m'inspectais dans la glace. C'est vrai que le résultat n'était pas trop moche ! Mon amie appliquait un rouge à lèvre de couleur marron sur mes lèvres et souriait.
- Avec ça, Edward va tomber raide dingue de toi !
Ca me faisait sourire. Autant Rose qu'Alice semblaient imaginer déjà que cette soirée serait à part...
Je ne pouvais que soupirer. Que répondre à cela ? Qu'au fond de soi, on a ce pressentiment que quelque chose va changer ?
Rosalie revenait dans la chambre.
- C'était qui ?
- Jasper ! Il est de nouveau envoyé pour un tournage mais ici à Port Angeles ! Il accompagne un type dans son option de cameraman pour filmer le quotidien des élèves du lycée ! Il voulait savoir si je pouvais l'héberger !
- Pourquoi il vient pas ici ?
- Oh tu sais Jasper et les bébés... Enfin de toute façon, on n'a pas la place ! Il va devoir venir quand même ici !
A côté de moi, Alice soupirait comme extrêmement satisfaite. Elle passait son bras autour de ma nuque.
- Ah ma Bella ! Sais-tu que je vais passer plus souvent te voir chez toi ?
J'éclatais de rire mais la sonnerie de la porte d'entrée me calmait instantanément.
Edward...
*o*0*o*
Point de vue d'Edward.
Faire un noeud de cravate... Non mais quelle invention ce truc ! Ca faisait ma cinquième tentative pour l'attacher ! Ouais... ben c'est pas une franche réussite hein !
- Mamaaaaan !
Ma mère arrivait deux minutes plus tard, un large sourire aux lèvres. Elle m'inspectait du regard.
- Laisse-moi deviner... Un problème avec ta cravate, n'est-ce pas ?
- Quelle visionnaire tu nous fais là, Maman !
Elisabeth se mit à rire et vint nous ma cravate.
- Alors... tu es prêt ?
- Beh... je crois !
- Fais voir ça !
Elle tripotait mon col de chemise et époussetait ma veste de costume. Un petit sourire animait ses traits alors qu'elle m'aidait à passer l'habit noir.
- Tu es très beau... Tu me rappelles tellement ton père avec cette cravate...
- Ah bon ?
- Hmm hmm... Sais-tu que c'est avec cette même cravate qu'il m'a amené au restaurant pour la première fois ?
Son sourire s'agrandissait.
- Quel romantique !
Elle acquiessait, renouant une dernière fois la cravate.
- Il l'était ! C'est aussi la première fois où il m'a dit qu'il m'aimait, la première fois qu'il m'a proposé de l'attendre de son retour de mission...
Ses yeux étaient rêveurs, rivés sur mon visage.
Parfois, je m'en sentais mal... Ca me gênait d'être la copie du Sergent. Ma mère l'avait tant aimé et je n'étais pas sûr que ma présence avec les traits de mon paternel pouvait l'aider dans son deuil... Je me sentais responsable de son mal-être qui l'amenait à murmurer à la photo de mon père combien il lui manquait...
Ceci dit, c'était la première fois depuis des semaines que je la voyais esquisser un semblant de sourire. Elle était épuisée tous les soir, rentrait pourtant tôt et ne se couchait jamais à plus de 21h30. Mais le matin, elle semblait ne pas avoir dormi.
- Tu es beau mon chéri...
Elle m'étreignit un instant.
- Tu vas chercher Isabella à quelle heure ?
- Faut que j'y sois dans une demi-heure !
- D'accord, tu ne rentres pas trop tard hein ? Je n'aime pas que tu conduises de nuit !
Ca c'était tout ma mère : à flipper pour un rien !
- Je sais que ma voiture est peut-être pourrie, mais elle a des phares !
Elisabeth me tapotait la joue.
- Je sais... A quelle heure se termine le bal ?
- Minuit... Le temps de ramener Bella et je serai à la maison !
- D'accord ! Amuse-toi bien mon chéri ! Tiens, tu vas prendre mon portable en cas de besoin !
Je la suivais dans la cuisine jusqu'à son sac d'où elle extirpait son téléphone.
- Il est déjà allumé ! Il va falloir qu'on songe à t'en acheter un ! Comme ça, je pourrais te harceler toutes les heures !
- Tu n'y songes pas, Elisabeth, n'est-ce pas ?
La voix froide de Marcus s'élevait de derrière mon dos.
- Si, j'y songe très sérieusement même ! Une mère n'a-t-elle pas le droit de donner à son fils tous les moyens pour rester joignable à toute heure du jour et de la nuit ?
- Ca va à l'encontre de tout ce contre quoi je lutte ! marmonnait-il entre ses dents.
- Edward est mon fils ! Et je souhaite pouvoir le joindre dès que je le souhaite !
- Il te fera payer des sommes folles de forfait !
Je fronçais les sourcils. Il commençait à me les briser lui !
- Tant que t'y es, pourquoi ne pas dire que je risquerai de le faire tomber dans la cuvette chaque semaine pour en changer ?
Un petit sourire étirait les lèvres de mon beau-père.
- Tu m'as ôté les mots de la bouche...
Putain... Surtout, rester calme !
- Je règlerai cette question avec mon fils quand je l'accompagnerai choisir son téléphone ! Tu devrais y aller chéri... Isabella doit t'attendre !
Elle me tendait un long manteau noir supplémentaire. Avec l'hiver, il caillait sec dehors ! Elle m'accompagnait jusqu'à ma voiture et m'embrassait.
- Sois sage et tâche de ne pas lui marcher sur les pieds quand tu danseras avec elle !
- Promis !
Je démarrais ma voiture jusqu'à chez les Cullen.
*
Sur le trajet, toutes mes pensées allaient à cette soirée. Jamais auparavant je n'aurai eu ce genre de discussion avec ma mère comme j'avais eu dans ma chambre... Cette soirée prenait une tournure spéciale... Déjà, parce que j'avais refusé l'invitation d'Irina. Il y a deux mois, ça ne serait pas arrivé ! Ensuite, parce que j'y accompagnais Bella... Que j'étais amoureux de cette fille... Elle me rendait dingue. Tout en elle : ses yeux, son visage, son odeur, sa douceur, sa gentillesse, son sourire, ses rougissements...
Je ne faisais plus que rêver d'elle, tout le temps, toutes les nuits... Je ne vivais que pour son contact... C'est grave Docteur ?
Voilà, on y est. Quartier Hampstead. Numéro 82. Le perron est illuminé. La maison est immense. 20h30. Pile à l'heure ! Ponctuel mon pote ! J'enfilais mon long manteau noir et me dirigeais sous une pluie fine jusqu'à la porte. Devais-je sonner ou pas ? Et si le bébé dormait et que je le réveillais ? Mais un hurlement fin m'indiquait que Karlyne ne dormait pas. Je sonnais donc le plus brièvement possible.
Mon ventre se tordait à cet instant et ma gorge se nouait. J'avais l'impression que mon ventre allait tomber dans mes talons tant je me sentais mal. J'inspirais une grande bouffée d'air très frais et apercevais une silhouette derrière la porte. Carlisle m'ouvrait avec un faible sourire, de grandes cernes sous les yeux, un biberon dans la main et un bavoir sur l'épaule.
- Entre Edward...
- Merci...
J'essuyais mes chaussures sur le tapis et entrais. Carlisle me serrait la main.
- Bonsoir... Vas-y installe-toi, les filles n'ont pas terminées je crois...
Je le suivais au salon et trouvais Esmé assise sur le canapé, Karlyne dans ses bras.
- Bonsoir, Edward !
- Bonsoir, Esmé ! Bonsoir bébé !
Ma patronne me souriait.
- Oh, tu es très chic ! Ca te va bien !
- Merci...
Le Docteur Cullen tendait un biberon à son épouse qui le plaçait dans la bouche de sa fille. Cette dernière se calmait instantanément. Comment elle faisait ? Je veux dire... comment tu sais que le bébé a faim, qu'il veut être changé, qu'il veut être dans les bras ? Ca me dépassait tout ça !
- Assieds-toi, ne reste pas planté là !
Je m'installais dans le fauteuil.
- Je vais les faire activer sinon tu es encore là demain matin mon pauvre garçon...
- Techniquement, je dois revenir demain matin donc ça ne me dérange pas, souriais-je à Carlisle.
- A ce propos, veux-tu venir un peu plus tard demain ? Si vous devez veillez un peu...
- Non, ne vous inquiétez pas !
- Tu es sûr ?
- Oui, je serai là à 11h comme d'habitude !
Esmé soupirait.
- Heureusement que tu es là mon garçon... Je suis un peu dépassée avec Karlyne...
- Est-ce que vous voulez que je vienne plus souvent ?
Ca me semblait normal de le lui proposer : elle venait de mettre au monde une petite fille !
- Pour l'instant ça va mais je te promets de te demander si je suis dépassée...
La porte sonnait à nouveau et le Docteur Cullen ouvrait. Ma parole : un vrai défilé ce soir ! Ben arrivait. Il s'était porté volontaire pour être le cavalier d'Alice. Il savait pas ce qu'il risquait, lui ! Il saluait tout le monde et s'installait près de moi. Il consultait sa montre.
- Ah c'est bien des gonzesses tiens !
Nous entendimes des talons dans les escaliers.
- Je crois que c'est pour vous...
Je ne pouvais dès lors plus retenir mon sourire. Mon coeur battait inexplicablement... comme s'il allait sortir de mon torse... Et Bella n'était pas encore dans mon champ de vision...
*
Et... ben... WOW ! Elle était juste... magnifique... C'est pas possible d'être aussi rayonnante et rafinée à la fois... Elle me... oh putain mais qu'est-ce qu'elle est belle ! Un petit sourire timide et de délicieuses rougeurs marquaient le visage de Bella. Elle était assortie à sa robe, comme ça... Je me levais immédiatement, comme électrocuté.
- Bella, tu es magnifique chérie ! lançait Esmé
Cette phrase eut le don de faire encore plus rougir ma cavalière.
- Merci maman...
-Elle a raison... soufflais-je.
J'étais subjugué. Totalement subjugué. J'allais devoir bouger là... mais je ne pouvais plus rien faire... Paralysé... Est-ce que l'amour paralyse ? Je sentais une petite main se glisser contre la mienne.
- On y va ? murmurait-elle
Ses yeux chocolat m'envoutaient. Les autres avaient qu'à partir... nous on resterait là !
Crois-tu que TOUS les Cullen, y compris Karlyne, allaient déménager rien que pour que tu puisses admirer ta belle ? Ah... ils peuvent pas ?
- Edward ?
Je sursautais.
- Pardon...
- On y va ?
- Oui... euh... oui ! Oui !
Je laissais Bella passer la porte et me retournais vers les Cullen.
- Bonne soirée !
- A vous aussi !
La porte claquait sur Alice et Ben qui nous avaient suivis.
- On vous suit !
- D'accord !
Bella montait dans ma voiture et je mettais le contact. Son odeur délicieuse parfumait l'habitacle.
- Jolie cravate ! souriait Bella
- Ah... merci ! Elle était à mon père...
- Je suppose que tu n'en as pas à toi, n'est-ce pas ?
Son sourire harmonisait sa jolie voix. Amoureux, hein ?
- Non... Faut pas rêver !
- Je ne rêvais pas...
Un petit silence s'installait entre nous.
- Tu es vraiment... très jolie ! murmurais-je
- Merci...
Finalement, je démarrais la voiture et conduisais jusqu'au lycée. Arrivés devant le bâtiment, il y avait déjà pleins d'élèves et la musique résonnait en sourdine.
*o*0*o*
Point de vue de Bella.
Dans l'espace du hall prévu pour la piste de danse, il y avait déjà beaucoup d'élèves. Je me sentais un peu mal à l'aise. Edward m'entrainait dans le bureau des surveillants qui avait été transformé en vestiaires. Il retirait son long manteau noir et j'en profitais pour enlever moi aussi ma veste blanche. Il y avait deux buffets de boissons et de petits toasts. Un DJ avait été engagé pour animer la soirée et il passait des disques de chansons d'années 80. L'ambiance était très correcte, la salle bien décorée.
Je sentais la main d'Edward frôler à peine le bas de mon dos.
- Tu veux faire quoi ? me demandait-il à l'oreille.
- Tu veux pas qu'on s'asseoit un peu avant de danser ? J'ai un peu mal aux pieds avec ces talons.
Edward se penchait vers le bas et souriait.
- Talons hein ? Alice et ta soeur je suppose ?
J'acquiessais devant son délicieux sourire en coin.
- Viens, on va s'asseoir...
Il m'entrainait vers un des bancs un peu à l'écart.
- Alors... Karlyne ne te fatigue pas trop ?
- Non ça va... C'est pas moi qui m'en occupe le plus même si j'essaie de seconder maman...
- Et comment... tu te sens par rapport à... elle ?
Sa voix s'était faite hésitante.
- Ca va...
- Tu n'es plus jalouse ou... tu ne te sens plus de trop ?
Je soupirais légèrement. Parfois, il m'arrivait encore de me sentir de trop mais ce n'était plus trop le cas et je me faisais peu à peu à cette sensation d'être devenue une grande soeur...
- Ca dépend... Mais ce n'est plus le cas la plupart du temps...
- Je suis content pour toi... Tu ne mérites pas de ressentir ça...
Son regard se perdait vers les danseurs qui s'agitaient sur la musique. Comme à chaque fois que j'étais proche de lui, je me sentais enveloppée dans une doucuer incomparable et dans une bulle très protectrice qui m'aurait permis de tout affronter...
Je m'emparais de sa main.
- Tu ne le mérites pas non plus, Edward...
Ses yeux se portaient sur nos deux paumes enlacées et il raffermissait la prise de ses doigts sur ma main. Nos yeux se croisaient et un léger rougissement envahissait ses joues.
- Edward ?! Tu es l...
Une voix stridente nous tirait de nos pensées. Irina et Tanya... J'entendis Edward marmonner :
- Oh non pitié...
Je me mordais la lèvre pour ne pas rire. Les deux pestes s'approchaient de nous. Irina avait l'air contrarié.
- Oh... Je vois que tu es venu !
- Je n'en avais pas le droit ? demandait Edward
- Il me semble que je t'avais proposé de venir avec moi... Tu aurais été en meilleure compagnie...
Son ton exagérément calme et doux m'exaspérait. Edward ne relâchait pas sa main de la mienne.
- Ecoute... je n'avais pas dit que je ne viendrai pas en te disant non... et tu auras beau dire ce que tu veux, je pense que Bella est d'excellente compagnie...
J'étais intérieurement plus que satisfaite... Je crois que mon sourire s'étalait sur mon visage...
- D'ailleurs, on va aller danser... Tu viens Bella ?
Edward se levait et me tendait sa main. Je m'en emparais pour le rejoindre. Nous faisions quelques pas quand on entendit de nouveau la voix d'Irina.
- Mais bordel Masen c'est quoi ton problème ? Tu sors avec cette fille ou quoi ?
Edward s'arrêtait et se retournait pour lui faire face.
- Même si ça avait été le cas... même si je sortais avec elle... ça ne te regarderait pas ! Viens, Bella...
Il posait sa main dans le creux de mes reins et me guidait jusqu'à la piste où dansaient déjà Alice et Ben...
*
Ca faisait plus de deux heures que nous étions arrivés. Dès l'instant où Edward avait renvoyé bouler Irina et sa soeur, nous étions restés danser au rythme de la musique : il dansait mal et je dansais mal mais cela n'avait aucune espèce d'importance. On s'amusait ! Je ne me rappelais pas avoir quitté ses yeux depuis que nous étions sur la piste. A côté de nous, Alice dansait sans s'arrêter alors que Ben avait jeté l'éponge depuis belle lurette, préférant aller boire et s'asseoir. Le DJ avait lancé la chanson des Whispers " And The Beat Goes On "... Cette chanson m'avait marqué parce que la première fois que j'avais été en boite accompagnée par Rosalie, j'avais entendu cette chanson en entrant dans la salle. Et du coup, ça me rappelait pleins de souvenirs... allez savoir pourquoi on associait toujours une chanson entendue à un événement que l'on avait particulièrement aimé !
J'étais essoufflée à force de danser et rire en même temps. Si Alice avait beaucoup de style sur une piste : c'était moins le cas d'Edward. Oh bon sang ce qu'il fait chaud ! Alice s'approchait d'Edward et attrapait ses mains.
- Je te l'emprunte ! me criait-elle aux oreilles.
- Vas-y, je vais rejoindre Ben pour boire quelque chose ! Vous voulez un verre ?
Je n'obtenais aucune réponse, regardant Alice et Edward se balancer en rythme. Ils avaient chacun leurs mains sur la taille de l'autre et se dandinaient. Le tableau était agréable et drôle à voir : il émanait d'eux une grande complicité naturelle que personne ne pouvait remettre en cause.
J'atteignais la buvette et commandais un thé glacé. Je trouvais Ben au coin du stand.
- Alors, t'as renoncé ? riais-je
Il soupirait et buvait son coca.
- Cette fille est une vraie pile électrique ! Elle s'est pas arrêtée plus de deux minutes ! Je comprends maintenant pourquoi je sors avec Angela et pas avec une fille comme Alice !
J'éclatais de rire.
- Je pensais pas que tu danserais aussi longtemps avec de tels talons, Bella !
- J'y croyais pas non plus !
- Tu devrais te méfier...
- De quoi ?
- Denali et Denali bis n'ont pas arrêté de vous regarder fixement depuis tout à l'heure !
Je les cherchais du regard. Irina croisait le mien et un petit sourire naissait sur son visage. Sale garce !
Au même moment, je la voyais se diriger vers Edward et Alice. Ces derniers s'arrêtaient de danser. Elle leur disait quelque chose que je n'entendais pas d'ici mais les deux visages de mes amis se fronçaient. Edward soufflait et lui et Alice se dirigeaient vers nous.
- Qu'est-ce qu'elle vous voulait ? leur demandais-je
Alice et lui achetaient deux cocas qu'ils buvèrent.
- Elle m'a demandé si je voulais danser avec elle, j'ai dit non ! Et après, elle m'a demandé de danser avec Tanya, j'ai dit non encore et ça ne lui a pas plu !
Irina et Tanya s'approchaient de nous.
- Edward... alleeeeezzz... une petite danse... S'il te plaaaaaiit...
- Non !
- Rien qu'une petite !
Elle allait m'énerver celle-là !
- Il t'a dit non ! C'est clair ?
Irina fronçait les sourcils.
- Pour qui tu te prends, Cullen ? Tu ne sors même pas avec Edward, tu n'as rien à dire !
Un bon coup de talon dans les fesses et elle allait comprendre sa douleur ! En même temps... elle n'avait pas tord... qui étais-je pour prétendre parler à la place d'Edward ?
Tanya s'emparait de la main d'Edward et s'apprêtait à l'amener sur la piste de danse. Irina éclatait de rire.
- J'ai appuyé là où ça fait mal, hein Isabella ? Espèce de sale bourge ! Tu espérais quoi ? Qu'avec ta robe en soie que tu as dû payer une fortune et tes talons hauts, Edward te coincerait au deuxième étage pour te baiser sauvagement ? Tu ne vaux pas un clou ma pauvre ! C'est pas une robe, des talons et du maquillage qui te rendront belle ! Il te faudrait une chirurgie reconstructrice ! Edward ne voudra jamais de toi ! Tu n'es rien de moins qu'une petite merde ! Il sait où est la qualité !
Au moment où je tournais la tête, Tanya plaquait ses lèvres sur celles d'Edward qui écarquillait les yeux et essayait de la repousser.
Je ne m'apercevais de ma main droite sur la joue de Tanya que lorsque celle-ci claquait. NON MAIS ELLE SE FOUT DE QUI CELLE LA ? CETTE ESPECE DE GARCE PATHETIQUE... PUNAISE MAIS JE VAIS ME LA FAIRE ! AVEC SON DECOLETTE A DEUX BALLES EN DESSOUS DU NOMBRIL LA NON MAIS ELLE SE PRENAIT POUR QUI ?
Deux des surveillants de la salle s'approchaient de nous.
- Hé mais qu'est-ce qui se passe ici ?
- Elle... m'a giflé !
- On a vu ! Mademoiselle Cullen, je vais vous demander de partir.
Alors là ! S'il croyait que ça allait m'emmerder !
- ON VA SE GENER TIENS !
Je m'emparais de la main d'Edward, récupérais nos vestes et sortais dehors.
Furieuse ! J'avais pas d'autres mots... Comment... comment peut-on être aussi manipulatrices et garces que ces deux... pestes ?! Comment avait-elle osé embrasser Edward ?!
- Bella ! Bella !
La voix d'Edward ne me parvenait même plus... Comment peuvent-elles être aussi connes ? Comment peut-on oser forcer quelqu'un à être embrassé ? Je franchissais le portail du lycée et m'arrêtais au niveau d'un petit muret. Edward était à mon niveau.
- Bella... Est-ce que ça va ? Je suis désolé qu'elle ait... enfin que...
Non mais en plus il s'excusait pour elle ?
Je ne sais pas ce qui m'a alors pris à cet instant. J'ignore quelle molécule droguante flottait dans l'air ou quel ordre viscieux mon cerveau avait donné à mon corps mais je me retournais vers Edward qui me fixait d'un air tout à fait navré et sans que je comprenne, mes deux lèvres se posèrent sur les siennes...
*o*0*o*
Point de vue d'Edward.
Que... Qu'est-ce que... Bella est entrain de m'embrasser... Bella est entrain de m'embrasser... Ben merde ! Ses lèvres étaient aussi douces qu'une plume, dégageant une petite chaleur chatouillante très agréables... Le Paradis...
A peine avais-je le temps de fermer les yeux pour savourer cet incomparable écrin de tendresse qu'elle se reculait... Mon coeur se brisait... Elle partait... Elle arrêtait ce baiser alors que je venais à peine de gouter à ses saveurs et que je n'en avais sûrement pas fait le tour...
- Oh... Pardon Edward, je...
Les yeux clos, je pouvais sentir toute sa timidité. Et cette délicieuse douceur émanant de ses lèvres pleines et parfaites... Je voulais y regoûter ! Encore...
- Recommence pour voir...
- Que... quoi ?
- Recommence... juste... pour voir...
Mon coeur battait à mille à l'heure et je n'aurai pas voulu ouvrir les yeux pour voir se peindre l'étonnement et le dégout sur son visage. Qui peut avoir envie d'embrasser Edward Masen ? Alors que j'allais finalement chercher son regard et trouver sa désapprobation, je sentis à nouveau ces deux lèvres sur les miennes.
Le Paradis ?... Non... c'était mieux que ça !
Mu par un élan de courage, je posais mes mains sur ses hanches et sentais son corps se rapprocher du mien, me plaquant contre le muret derrière nous. Ses doigts se glissaient sur mon visage et dans mes cheveux... Oh seigneur... Je voulais mourir là, maintenant... Je savais que cette soirée serait spéciale... mais jamais je n'aurai supposé à ce point-là...
La bouche de Bella se pressait contre la mien, son corps logé contre moi... Un petit gémissement retombait contre mes lèvres et je la sentais s'éloigner... Je sentais son souffle chaud caresser mon visage. J'ouvrais les yeux timidement. Regretterait-elle ? Son visage n'avait rien d'autre qu'un immense sourire. Je me laissais conquérir... C'était elle et moi, si elle voulait bien...
Nos fronts se frôlaient et les doigts de Bella serraient le col de ma chemise. Mes doigts glissaient dans ses cheveux si soyeux et doux.
- Je n'ai pas... entendu des voix, pas vrai ? C'est bien toi qui... m'a demandé de recommencer... n'est-ce pas ?
Je ne pouvais retenir mon sourire.
- On est d'accord, soufflais-je
- Que tu dises pas que je t'ai violé...
- Ca ne risque pas d'arriver...
Je reprenais ses lèvres, incapable de résister plus longtemps. J'avais envie que Bella se fonde en moi... que nous ne soyions plus qu'une seule et même personne... Jamais de ma vie je n'avais embrassé de filles... et pourtant tout me semblait si simple et si instinctif... comme si j'étais né pour l'embrasser, elle !
Je sentais sa bouche s'entrouvrir et sa langue vint caresser l'intérieur de ma lèvre. J'avais peur d'être maladroit... peur de pas savoir comment faire... C'était idiot mais... Bella se reculait de ma bouche après m'avoir embrassé chastement.
- Bella... J'ai jamais eu... on m'a jamais embrassé et je...
Elle posait son index sur mes lèvres et ses yeux me brulaient. Mon corps entier était en feu...
- Laisse-toi faire... Laisse-toi aller et suis ton instinct... ça sera parfait...
Sa voix n'était que murmure et elle reprenait mes lèvres pour un tendre baiser. Après quelques instants de douceur, sa langue caressait de nouveau ma lèvre. Cette fois, je ne craquais pas. J'entrouvrais ma bouche pour qu'elle puisse me guider... J'abandonnais toute résistance et me laissais aller... Sa langue sensuelle caressait la mienne timidement et j'aurai pu fondre tant ce geste me procurait un bien si particulier et si doux...
Alors peut-être que mes mouvements étaient maladroits, peut-être que je m'y prenais mal mais elle ne disait rien et ne semblait pas s'en plaindre. Son corps se fit plus pressant contre le mien et je ne pouvais m'empêcher de faire longer ma main sur le tissu en soie de sa robe pendant que nos langues se goûtaient doucement. Le manque d'expérience probablement m'empêchait de prolonger ce délicieux instant de bonheur...
Lorsque je me séparais de Bella, ses joues étaient rosées et son souffle saccadé. Si semblable au mien... Je me sentais tellement heureux de vivre ce moment.
Je viens d'embrasser Isabella Cullen... Je viens d'embrasser Isabella Cullen... Je viens d'embrasser Isabella Cullen... Je viens d'embrasser Isabella Cullen... Je viens d'embrasser Isabella Cullen... Je viens d'embrasser Isabella Cullen...
L'information m'emplissait d'une joie sans commune mesure. Un large sourire s'étalait sur mon visage en réponse au sien, qui se transformèrent bien vite en deux rires. Elle rayonnait quand elle était heureuse ! Elle se rapprochait de moi et entourait ma taille de ses bras pendant que je l'encerclais de mes bras, la pressant encore plus contre mon torse.
En fond sonore, la musique de la soirée retentissait. J'ignorais qui y était, ce qu'ils y faisaient... plus rien n'avait d'importance que celle que je tenais dans mes bras.
- Edward ?
La voix douce de Bella me faisait sursauter. Elle avait relevé sa tête vers moi.
- Oui Bella ?
Je ne pouvais m'empêcher de toucher son visage comme la dernière fois sur la plage de La Push... Quelque chose me soufflait à l'oreille que cette fois-ci, personne ne viendrait nous interrompre...
- Je sais que tu n'aimes pas trop le changement mais...
Ses joues s'empourpraient. Je passais mon index sur cette délicieuse teinte. Il me semblait que sa chaleur y était plus présente sous ses marques...
- Est-ce que tu aurais envie de... enfin qu'on... sorte ensemble... tous les deux ?
Mon coeur explosait dans mon torse. La réponse était déjà toute trouvée !
- Oui, Bella... Oui je veux bien et... je veux ce changement-là...
Un large sourire épanouissait ses lèvres. Lèvres qui ne tardaient pas à retrouver les miennes...
Une étrange chaleur extrêmement agréable et affreusement envoutante envahissait chaque nerf, chaque muscle de mon corps...
Nos deux corps bougeaient légèrement en rythme de la musique lente qui nous parvenaient. Les yeux dans les yeux et seuls au monde, ses bras noués autour de ma nuque, nous dansions simplement, sans bouger nos pieds. Il n'aurait pas pu y avoir de moments plus parfaits sous les étoiles...
Lorsque la musique ne résonnait plus, Bella me prenait la main.
- On rentre ? Les autres vont bientôt sortir et je n'ai pas envie de les voir...
- D'accord...
J'étais totalement de son avis : je n'avais envie de croiser personne ce soir... Pas même Alice et Ben !
Je nouais mes doigts aux siens et nous dirigeais vers ma voiture. J'ouvrais sa porte.
- Désolé de l'état du carosse, souriais-je
- Le chauffeur rattrape tout...
Je sentais le sang affluer à mes oreilles... Je claquais la portière et courrais jusqu'au volant. Dans l'habitacle, j'allumais le chauffage en remarquant que Bella tremblait. Je lui tendais mon manteau.
- Tiens, prends ça le temps que ça se mette en route...
Elle l'attrapait et l'installait par-dessus son corps.
- Merci...
J'allumais le contact et m'engageais sur la route. Je regrettais tant de devoir la ramener si vite... Je remarquais que malgré le chauffage, elle conservait mon manteau sur elle.
C'est en silence que nous atteignimes sa maison dont le porche était encore allumé. Je coupais le moteur afin de ne réveiller personne. Je faisais le tour pour ouvrir sa porte et l'aider à sortir.
- Et voilà...
Je la raccompagnais jusque devant la porte. Elle montait sur la dernière marche tandis que je restais une marche plus bas. Bella se mordait la lèvre et à la lueur des lumières à côté de nous, je voyais ses yeux briller de plaisir. Ses bras entouraient ma nuque et j'enlaçais sa taille. Ses lèvres effleuraient les miennes dans une petite décharge électrique qui m'aurait rendu entier et vivant.
- Je n'ai pas envie que ça se termine... murmurait-elle contre mes lèvres.
A la vérité : moi non plus !
- Moi non plus...
Je déposais un nouveau baiser contre sa bouche.
- C'était une super soirée si on excepte Irina et Tanya... murmurait-elle
Je ne pouvais empêcher un sourire.
- Ca ne se reproduira plus... je suis à toi...
- Edward...
Son souffle mourrait sur mes lèvres et je reprenais les siennes. Ma langue vint caresser sa lèvre et rapidement, elle m'accordait un nouveau baiser plein de forces et de bonheur... Ses doigts jouaient sur la ligne ma machoire. A bout de souffle, je me séparais d'elle mais saisissais sa main.
- A demain, Edward...
Je portais le dessus de sa main à ma bouche.
- A demain, Bella... Dors bien...
J'inspirais son odeur sur ses doigts et les embrassais une dernière fois avant de rejoindre ma maison... Une incroyable euphorie douce m'enveloppait quand je franchissais la porte d'entrée. La maison était calme.
Je sursautais en voyant une lumière du salon allumée. Elisabeth semblait plongée dans un gros livre.
- Edward, c'est toi ?
- Oui Maman...
Elle se tournait et m'adressait un petit sourire.
- Alors cette soirée, c'était bien ?
Plus que bien ma p'tite maman...
- Oui...
Elle fronçait les sourcils en souriant.
- Approche-toi là s'il te plaît...
- Pourquoi ?
Son sourire s'élargissait au fur et à mesure que j'avançais dans la lumière.
- Parce que tu as du marron sur tes lèvres !
Et... merde... !!
- Etait-ce une soirée Drag-Queens où tu as dû te déguiser ?
Sa voix enjouée la trahissait. Je me penchais vers elle.
- Qu'est-ce que tu lis, là maman ?
- Edward !
Je me frottais la bouche et faisais mine d'inspecter mon doigt.
- Ca doit être de la crème au chocolat que j'ai mangé ce soir...
- Probablement...
Ma mère soupirait en secouant la tête de droite à gauche.
- Tu dormais pas ?
- Non... je lisais... Et puis, Marcus ronfle !
Je retenais difficilement mon rire.
- Tu devrais aller te coucher, Trésor. Tu dois te lever demain matin pour aller travailler...
Travailler... chez Bella ! Je devais sourire encore plus que tout à l'heure.
- Tu as raison... Bonne nuit Maman !
- Bonne nuit Edward !
Je fermais la porte de ma chambre et me déshabillais pour me glisser dans ma couette. Ma tête tournait incroyablement agréablement et lorsque je fermais les yeux, le simple visage de Bella apparaissait derrière mes paupières.
J'étais heureux...
