Stephenie Meyer est la maman de Twilight.
Des mercis à 100%Edward+Bella, Alice-57, bébé23, Clemence F., emilie, fan-de-twilight (Au fait pour mon message de l'autre jour fustigeant une qui m'avait demandé une suite le mardi, ce n'était pas toi qui étais visé!), fan-par-hasard21, flow (Je te remercie infiniment, j'espère que je ne te décevrais pas de chapitre en chapitre alors =)), fraise (Jasper est ainsi parce que c'est son caractère et parce qu'il ne se sent pas du tout en phase avec Alice LOL Faut pas oublier non plus qu'il a 24 ans il ne perçoit donc pas la vie comme Alice qui n'en a que 17...), Gaëlle, Julie, kikou13400, Lily-pixie, lou (En ce qui concerne le jour de publication du chapitre suivant, je le marque toujours dans la note d'avant chapitre!), Sabrina (T'es pas la seule à avoir une dent contre Marcus LOL), Méli, Morgane, my-fiction-twilight, Nymphea51, nyoumi, oliveronica masen cullen, onja, Roxanne, Shi-Tsu (Y a un tout petit peu de vrai dans ta review concernant Edward et Marcus =)), SoSweetySoCrazy, TataDomi, Tessaai (Oui, au fil de l'histoire j'évoquerai un peu la maladie de Hodgkin), twiladdict, twitwitjazz (De toute façon, faut pas être extralucide pour savoir que la relation entre Marcus et Edward ne finira pas en bouquet de roses...^^), Twi-Vane-Light, Une anonyme...
Et à toutes les autres... je manque de courage (J'crois que la grippe m'a touché coulé!) mais le coeur y est alors je vous remercie vraiment du fond du fond du fond du coeur =)
*
Prochain chapitre pour vendredi soir...
Je vous embrasse (de loin, j'voudrais pas vous contaminer!)
et vous souhaite une bonne lecture !
Bonne semaine,
Tiftouff.
Point de vue d'Edward.
Des journées comme ça, j'en aurai voulu tous les jours... Pas de Marcus de toute la journée et Bella à la maison... Elisabeth était partie en ville faire je ne sais quoi et ça nous avait laissé le champ libre.
Ma petite-amie était arrivée vers 10 heures ce matin. En fait, j'étais debout depuis deux heures tant j'étais impatient... Je crois que mon amour pour elle devenait pathologique... Rien ne me faisait plus plaisir que de la voir arriver avec son magnifique sourire sur ses lèvres pleines. Nous étions montés dans ma chambre pour écouter de la musique, allongés sur le lit. Ce soir, ma couette aurait son odeur... Enlacés étroitement, nos jambes intercalées, nous écoutions de la musique classique. Je ressentais une joie sans pareille en sentant ses lèvres se poser à la base de mon cou.
Jamais l'espace d'une heure, j'aurai pu imaginer être heureux dans cette maison de cette façon-là...
- A quoi tu penses ?
Sa voix me sortait de ma léthargie. Je m'allongeais plus près d'elle pour attirer son corps au plus possible contre le mien.
- Au bonheur que tu m'apportes...
Je contemplais avec bonheur les délicieuses rougeurs s'étalant sur son visage.
- Edward...
- Oui ?
- Je ne suis pas certaine de survivre si tu me dis ça souvent ! Mon coeur n'y résistera pas...
J'aimais l'entendre et la voir sourire. C'était comme si j'avais de l'importance pour elle... Je posais ma main contre son coeur.
- Reste fort petite chose, j'ai besoin de ma Bella moi !
Elle se positionnait sur le dos en souriant et passait ses mains derrière ma nuque pour m'embrasser. J'aimais la douceur de ses lèvres, la saveur de sa langue contre la mienne, la délicatesse de ses doigts sur ma peau. J'aimais tout d'elle !
J'avais fini par accepter cette partie de moi qui la désirait physiquement. J'avais eu énormément de difficultés à comprendre qu'elle ne prenait pas ça pour un geste déplacé. Je n'aurai pas supporté qu'elle s'imagine que j'avais uniquement envie de lui faire l'amour... Jamais je n'avais voulu ressembler à ces connards ne jurant que par le sexe. Elle semblait à l'aise avec ça et jamais mon désir ne l'avait troublé.
Ce désir qui naissait en ce moment même... Les courbes de son corps s'emboitaient parfaitement aux miennes et je sentais sa poitrine contre mon torse, son ventre effleurer le mien dans son mouvement de respiration, ses jambes intercalées avec les miennes, ses petits bras entourant ma taille et ses doigts qui courraient le long de mon dos. Nos langues jouaient avec entrain, créant une sensation étrange et agréable dans mon bas-ventre. Une douleur lancinante mais tellement douce...
Bella devait le ressentir... Je ne pense pas qu'elle aurait pu l'ignorer au vu de notre position actuelle, l'un contre l'autre sur ce matelas. Elle interrompait le baiser en reculant sa tête légèrement. Ses lèvres s'ornaient d'un délicieux sourire que j'avais envie de goûter encore et encore. Son index courrait sur mon visage.
- Je t'aime, Edward...
Mon coeur s'envolait, comme à chaque fois.
- Je t'aime aussi...
Elle me serrait contre elle, obligeant mon buste à reposer sur le sien. Elle était tellement petite et fine, j'allais la broyer ! J'aimais sentir son odeur dans son cou, c'est là qu'elle était la plus forte. C'est juste infernal, j'avais encore plus envie d'elle ! Sa peau était extrêmement douce. J'y déposais de petits baisers qui la faisaient frissonner.
- Edward...
Son murmure m'électrisait. Elle eut un léger mouvement sous mon corps, frôlant directement mon désir. Je ne pus retenir un gémissement... C'était tellement... bon ! Je croisais alors les prunelles chocolat de Bella... C'était la première fois que les choses se passaient ainsi et ses yeux brillaient d'une lueur que jamais encore je n'avais rencontré. Etait-ce ceci, la fameuse étincelle du désir ?
Je ne sus pas véritablement ce qui se passait les quelques secondes suivantes. Sans un mot, sans une quelconque indication, elle me repoussait sur le côté et se redressait sur son coude droit. Ses cheveux étaient un peu en bataille et elle se penchait sur moi pour m'embrasser. C'est alors que je sentais sa main se poser sur mon épaule, pour glisser lentement et légèrement sur mon bras. Son baiser était empli de tendresse et ses doigts se stoppaient sur ma taille. Son souffle était haletant et mon coeur battait avec intensité. Il battait si fort que j'étais persuadé qu'elle pourrait l'entendre... Sa respiration était inégale. Mon désir allait me tuer ! J'avais envie d'elle, plus que je n'avais jamais eu envie de personne...
Elle me poussait pour m'allonger sur le lit et s'installait à califourchon sur moi. Elle ne pouvait plus avoir de doutes si jamais elle en avait eu. Jamais elle ne quittait mon regard et je me plongeais dans le sien pour ne pas me mettre à trop réfléchir. Je me sentais animé de pulsions... d'envies...
- Ne tremble pas Edward... Fais ce dont tu as envie...
J'étais paralysé. Totalement paralysé. Comment faisait-elle pour avoir autant d'assurance ? Elle attrapait mes mains et les posait sur ses cuisses sans les lâcher. Je regardais ses paumes me guider, remontant sur sa taille dans un mouvement lent. Ses mains glissaient sur mes bras et elle se penchait pour m'embrasser. La pression de son corps sur mon envie me broyait toute raison. Ce fut bien pire quand elle entamait un léger mouvement de bassin.
Immédiatement, je fermais les yeux pour en savourer tout le bien qui se répendait en moi... Je sentais mes doigts se resserrer sur sa taille. Il ne fallait plus qu'elle parte... pas maintenant !
- Oh... Edward...
Ses mouvements calmes ne m'agressaient pas. Elle m'offrait toute une gamme de tendresse dont j'ignorais l'existence. C'était donc ça le bonheur... l'entendre murmurer mon prénom...Ses doigts glissaient dans mes cheveux.
- On ne peut se faire que du bien... Est-ce que...
Je l'entendais déglutir et un millier de frissons me parcouraient l'échine.
- Est-ce que tu veux... qu'on aille un peu plus loin ?
J'étais submergé par des dizaines de décharges... Ce fut instinctivement que je lui répondais oui...
..::..
Point de vue de Bella.
J'avais envie de lui montrer à quel point cette partie de notre couple pouvait être agréable... Il ne fallait pas qu'il en éprouve une quelconque gêne... Cette matinée ensemble était tellement différente des autres... nous étions seuls... et il s'abandonnait enfin !
Evidemment, je ne voulais en rien le brusquer... Je voulais qu'il prenne son temps et je n'avais pas l'intention de coucher avec lui ici et maintenant, sauf s'il en faisait la demande... Mais je pouvais l'initier à d'autres choses et j'espérais que le bonheur que je ressentais au contact de son plaisir, il le ressente aussi... Je voulais partager cette expérience avec lui... totalement !
Je frôlais ses paupières closes de mon index.
- Ouvre les yeux...
Ses mains tenaient fermement ma taille et il m'obéissait. J'attrapais ses paumes et les faisais passer sur mon ventre, par-dessous mon petit col roulé. La chaleur de ses doigts contractaient mes muscles et je le sentais trembler. Ses yeux étaient rivés sur ce qu'il faisait. Il était totalement relâché, se laissant guider avec aisance. Je fus surprise de le sentir remonter ses deux mains un peu plus haut. Lorsqu'il croisait mon regard, il rougissait et les redescendait. Il était tellement respectueux et attentif...
J'essayais de le rassurer.
- Continue... si tu veux... Tu ne me fais aucun mal...
Je reprenais ses mains et le guidais jusqu'au bas de ma poitrine. Son souffle était saccadé et il était pris de frissons et de tremblements. Alors, le plus lentement du monde, je posais ses paumes sur mes seins recouverts de mon soutien-gorge. Ses yeux se fermaient. Je gardais mes mains sur les siennes, exerçant une délicieuse pression qui m'électrisait. Le contact d'un homme m'avait tellement manqué... Je voulais partager cet instant avec lui.
- Dis-moi ce que tu ressens, Edward...
Ses sourcils se fronçaient.
- Je...
Sa voix était éraillée et il conservait les yeux clos.
- C'est... Tu as la peau très douce et... très chaude... et... c'est extrêmement agréable... Est-ce que... je te fais... mal ?
- Non... C'est extrêmement agréable pour moi aussi... J'aime tes mains sur moi... Tu es très doux... Est-ce que... tout va bien pour toi ?
- Oui...
Nous restions quelques instants immobiles et je décidais de lui faire découvrir ce moment tendre avec la vue. J'attrapais mon col roulé et retirais mon vêtement.
- Regarde-moi Edward...
Il rouvrait ses yeux sur moi et je le voyais s'étonner. Je craignais l'espace d'un instant que ce geste ne le braque... Quel ne fut pas mon bonheur quand je sentais ses doigts naviguer d'eux-même sur les bordures de mon sous-vêtement bleu pâle. Ses deux index traçaient les bretelles et le rebord en dentelle blanche. Mon bas-ventre en palpitait mais je voulais qu'il fasse ses propres découvertes... qu'il sache par lui-même s'il était prêt pour ce genre de choses ou non... Rien ne pressait, nous avions tout notre temps...
Je sentais à peine sa caresse mais sous chaque passage, je ressentais un mince trait de chaleur qui me chatouillait agréablement.
- Tu es magnifique...
Jamais je crois, je n'eus reçu un plus beau compliment... Et je le savais plus que sincère... Si je m'étais laissée aller, j'aurai pleuré... Jacob m'avait eu dit des choses similaires, mais jamais avec ce ton doux et dévoué dans la voix...
- Laisse-moi te faire des compliments aussi...
Je voyais son interrogation... Aussi, je faisais glisser mes mains sur son torse pour atteindre le col de sa chemise noire... Ses doigts se posaient sur mes cuisses et je défaisais un à un les boutons de son vêtement. Son torse était légèrement musclé et, en y laissant trainer mes doigts, je remarquais un filet de frissons qui parcourait sa peau... Il avait, de nouveau, fermé les yeux...
- Dis-moi Edward... Parle-moi...
Ses doigts effectuaient de petits cercles sur mes genoux.
- Dis-moi ce que tu ressens quand je fais ça...
Mes doigts frôlaient son torse légèrement, jusqu'à son nombril.
- Ta peau est tiède et... pourtant... c'est comme si tu me réchauffais...
J'effectuais la même manoeuvre un certain temps, savourant sa peau sous mes doigts. Contre mon entre-jambe, je sentais toujours son désir... et je le désirais de la même manière...Je laissais mes ongles l'effleurer... J'en profitais pour écarter les pans de sa chemise. Il frissonnait mais ne disait rien...
J'avais envie de me lover contre son torse, peau contre peau. J'avais envie de ce contact, si frêle soit-il, pour le savourer avec toute l'attention que cela méritait... Jamais je n'avais éprouvé cette envie d'être simplement blottie contre le corps d'un homme... Edward me changeait... Il me faisait découvrir la tendresse et la douceur que je m'ignorais incapable de donner...
- C'est agréable, Bella... Vraiment très agréable... Continue... s'il te plaît...
Je décrivais des arabesques sur son torse offert, sentant sous mes doigts chacun de ses muscles se contracter... C'est lentement que je me penchais pour déposer un premier baiser dans son cou. Edward émit un petit gémissement et je continuais, prenant garde de ne pas être trop brutale ni trop vive...
J'avais envie d'une découverte à deux...
Au fil des minutes, j'embrassais chaque parcelle de peau de son buste, déposant des baisers humides sur son torse dénudé... J'aurai aimé tellement plus... mon envie de lui grandissait à chaque seconde... L'entendre soupirer et ou murmurer mon prénom me grisait, faisant couler dans mes veines un bonheur liquide extrêmement puissant... Jamais encore je n'avais ressenti cette sensation de flotter, comme isolée à mille lieues d'ici, simplement avec lui.
- Bella...
Je me redressais, croisant son regard. Ses yeux entrouverts me paraissaient enfiévrés.
- Oui ?
- Laisse-moi... essayer de te... faire ressentir ce que je ressens...
Un millier de papillons explosait en moi...
- Je suis à toi, Edward...
Il se redressait en position assise au milieu du lit et j'entourais sa taille de mes jambes, assise face à lui. Ses lèvres se posaient sur les miennes doucement alors que ses mains caressaient mes flancs. C'était plus qu'agréable... Sa bouche déviait sur ma joue gauche, jusqu'à mon oreille. Il traçait un sillon de baisers sur ma mâchoire, rejoignant mon autre oreille...
Je m'abandonnais sous ses lèvres, qui partaient à la découverte de mon cou... Je frissonnais lorsqu'il déposait un baiser à la naissance de ma poitrine... Il relevait son regard vers le mien, cherchant sûrement une approbation... Je passais mes doigts dans ses cheveux pour l'encourager, incapable de prononcer le moindre mot... Il me paralysait...
Ses baisers couvraient le haut de ma poitrine, bien qu'il n'osait pas trop s'aventurer sur mes seins, probablement par pudeur... Mais jamais aujourd'hui je n'en aurai espéré autant... Il me donnait déjà tellement... Je sentais dans mon dos ses mains qui tremblaient. Il essayait de dégrafer l'attache de mon soutien-gorge mais restait maladroit. Il appuyait sa tête contre le haut de ma poitrine et je sentais son souffle chaud qui me faisait paradoxalement frissonner... Je passais mes mains derrière mon dos et l'aidais à le retirer. Il avait les yeux clos mais ses mains caressaient mes côtés pour finir par venir tracer les contours de ma poitrine. Je frissonnais... Il était si doux et si léger... Sa bouche se posait sur ma peau, pour embrasser mes seins... Sa langue goûtait timidement mon corps et ma féminité palpitait... Il appuyait son visage contre le haut de ma poitrine et déposait un dernier baiser. Il s'immobilisait contre moi... J'aurai voulu le garder ainsi pour le restant de mes jours...
- Bella... Jamais je pourrais te... dire à quel point... ce que tu viens de faire compte pour moi... - Je ressens la même chose que toi...
Contre ma poitrine, je sentais son torse dévoilé. Une sorte de peau à peau se créait... je pense que la découverte s'arrêterait là pour aujourd'hui... Nous nous familiarisions avec le corps de l'autre ainsi, par étape... C'est ainsi que pratiquement torse-nus tous les deux, nous restions dans cette position, enlacés face à face, blottis dans les bras de l'autre, dans un calme absolu...
*
J'avais dû partir de chez Edward vers 16h30, peu de temps avant le retour de son fichu beau-père. Lorsque je me garais devant la maison, je croisais Jasper qui sortait.
- Ah ben t'es là, la Tomate ? Qu'est-ce que t'as fichu aujourd'hui ?
- J'étais chez Edward et tu le sais ! Et arrête de m'appeler la tomate sinon je t'en colle une !
- Chez Edward hein ? Huuummm...
Il haussait deux fois les sourcils en ma direction, dans un sourire malicieux.
- Occupe-toi de tes fesses ! A ce propos, où est Maria ?
- J'sais pas !
- Comment ça tu sais pas ?
- Elle m'a peut-être dit où elle allait, mais j'étais incroyablement distrait par les lacets des nouvelles chaussures de Papa ! C'est fou ça hein ?
Je soupirais. Des fois, il m'arrivait d'avoir un peu de peine pour sa fiancée... Jasper était quand même un drôle de bonhomme !
- Au fait, j'crois que Papa veut te parler...
- Ah bon ? De quoi ?
- Sûrement du déficit du trésor public en Yougoslavie ! J'y vais, je file chez Rose !
- Oohh... Tu vas y faire quoi ?
Jasper eut un grand sourire.
- Occupe-toi de tes fesses !
Bon ben voilà : Jasper 1, Bella 0 !
- Abruti ! Tu embrasseras Rosalie et Emmett pour moi ?
- Promis ! A tout à l'heure !
J'entrais dans la maison et retrouvais mon père et ma mère dans le salon, visiblement atterrés...
- Bella...
- Salut ! Qu'est-ce qui se passe ?
- Pose tes affaires ma chérie, on a à te parler...
Leurs mines étaient sombres. Y a un truc qui cloche là ! Je posais manteau et clés et m'approchais d'eux.
- Bella chérie... On a quelque chose à t'annoncer...
- T'es encore enceinte ?
Ils me faisaient flipper ! La dernière fois qu'ils m'avaient dit ça, j'apprenais que Karlyne pointerait le bout de son nez ! Non pas que j'aimais pas ma petite soeur mais les Cullen étaient déjà trop nombreux !
- Non Bella... Ecoute, ça concerne Edward...
Edward... Ok... Là c'est encore pire !
- Qu'est-ce qu'il a Edward ? Je viens de chez lui et il va très bien...
Carlisle eut un faible sourire.
- Il y a de fortes chances pour que ça ne dure pas...
Je me relevais d'un bond. Ca y est ! Il a une maladie incurable et il va mourir ! Mon coeur s'accélérait et je sentais les larmes obstruer ma gorge.
- Il est malade ?
- Pas lui...
Je me sentais immédiatement plus légère.
- Il faut d'abord que tu saches que je te parle de ça en accord avec Mrs Masen. Tu es très proche d'Edward... Elisabeth n'a de cesse de me répéter combien tu es importante pour lui, et l'influence positive que tu as sur lui...
Aaaaattends voir... D'où il parlait à Elisabeth ?
- Tu la connais ?
Il acquiessait.
- Je la vois régulièrement depuis quelques temps...
- Elle est malade ?
Là encore, il acquiessait.
- Est-ce que... c'est grave ?
- On pense qu'elle a la maladie de Hodgkin...
- Qu'est-ce que c'est ?
- C'est un cancer des ganglions lymphatiques...
- Un cancer ?
Elisabeth Masen avait un cancer ?! Mon dieu... Mais... et Edward ? Il allait être anéanti...
- Et...
- On va la faire hospitaliser dans deux jours pour faire des examens complémentaires qui confirmeront le diagnostic. Biopsie et tout un étalage médical dont je ne t'énumèrerai pas le contenu...
- Quoi ?
- Edward va avoir besoin de toi... D'après ce que j'ai pu comprendre, il ne trouvera pas de soutien auprès de son beau-père... Il va avoir besoin d'être entouré par les personnes qui comptent pour lui...
Elisabeth avait donc un cancer ? Elle allait mourir ?
- Mais... Pour Elisabeth... Elle va mourir ?
- Je crois qu'on a eu la «chance» de la diagnostiquer rapidement... Les examens nous donneront plus d'indices concernant le stade de développement de son cancer. Si c'est pris à temps, et avec un suivi médical très strict, on pourra la guérir... Plus de 80% des patients traités à temps s'en sortent...mais sinon...
- Ce que ton père essaie de te dire, c'est qu'il va falloir que tu soutiennes Edward... Du mieux possible.
Elisabeth... Cette femme si gentille... atteinte de cette maladie de... de quoi déjà ?
- Mais, Edward...
- Il va souffrir... Elle doit être entrain de lui en parler... Je veux que tu restes près de lui... Elisabeth m'a expliqué qu'il a tendance à se replier sur lui-même et à ne rien dire. Il tient beaucoup à toi...
Ma décision était prise, je retournai chez les Masen ! Il était hors de question que je le laisse seul plus longtemps !
- Je... vais chez lui... le voir et...
Putain... un cancer...
- Bella... assure-lui qu'il sera toujours le bienvenu ici !
- Est-ce que ça va aller, chérie ?
- Ouais... je... j'y vais... m'attendez pas pour diner...
Je reprenais mes clés et grimpais dans ma volvo...
Elisabeth avait cette maladie... c'était la première fois qu'un de mes proches était touché par cette chose... La vie était décidément injuste... Une femme dévouée comme Elisabeth était frappée alors qu'une tache comme Marcus, lui, s'en sortait indemne... A croire que les pourritures sont préservées... Comme dit mon frère : «Ce sont les mauvaises herbes les plus difficiles à arracher!».
Je n'eus pas à aller jusqu'à chez les Masen. A mi-chemin, je trouvais la silhouette d'Edward assise sur un trottoir, les bras tenant ses jambes repliées vers lui, la tête basse et le visage fermé.
Il savait...
Je me garais sur le bas côté et traversais. Je m'asseyais près de lui sans un mot. Je me sentais impuissante...et tellement mal... Timidement, je passais mon bras autour de ses épaules.
- Edward... comment tu te sens ?
Il soupirait et fermait les yeux, les serrant plus que de raison. Je sentais son corps s'affaisser contre le mien. Je savais que je n'avais qu'à attendre... Edward ne dirait rien...
..::..
{Playlist : Ben Harper - Waiting on an Angel}
Point de vue d'Edward.
- Je vais me faire hospitaliser mercredi...
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- On va me faire une biopsie...
- Une biopsie... Tu as un...
- Un cancer... Oui... Les médecins en sont pratiquement sûrs... Ils veulent juste confirmer le diagnostic...
Je ne me rappelais plus d'avant.
Ni d'après, d'ailleurs...
Ma mémoire s'était arrêtée sur cette annonce... Ma mère était atteinte d'un cancer... Ma seule famille... La vie n'était jamais juste... Il y avait les bons et les mauvais, les riches et les pauvres, les gentils et les enfoirés, les gens bien portants et ceux en mauvaise santé...
A quel moment Elisabeth avait-elle basculé dans la catégorie sombre ? Depuis quand le destin punissait-il ses plus fidèles serviteurs alors que les plus salauds d'entre eux vivaient sans être inquiétés par quoi que ce soit ?
Pourquoi est-ce que c'était tombé sur ma mère ? Quel était le putain de salopard qui avait décidé qu'elle n'en avait pas assez chié dans sa vie ? Ou était-ce mon père qui voulait la rappeler à elle ?
Il avait sûrement besoin d'elle là-haut... estimant que je n'étais pas un fils digne de lui et donc indigne du soutien d'Elisabeth... Le sergent voulait revoir son ange...
- Edward... comment tu te sens ?
Bella... Etait-ce parce que j'avais trouvé mon ange que le Sergent voulait retrouver ma mère ? J'avais besoin d'Elisabeth... Bella... c'était Bella... Mais Maman... Elle avait pris soin de moi toute sa vie... Ses sacrifices avaient été vains... La maladie la fauchait. Elle allait me l'emporter. J'avais eu le sacrifice de cette femme devant moi et j'avais joué aux sous-merdes !
Cette maladie, c'était ma faute ! Ma leçon à tirer de toutes ces putains d'années d'existence sans but...
Je sentais le corps de Bella pressé contre le mien. J'ai eu deux anges dans ma vie : elle et ma mère. On allait me retirer Elisabeth... Qu'adviendrait-il de Bella ?
- Je suis là, Edward... Dis-moi ce que tu ressens...
Elle m'avait dit cela pas plus tard que ce matin... Etait-ce parce qu'on mentait à notre entourage en nous aimant en secret que j'étais puni ? Parce que je disais à ma mère que je ferai travailler ses maths à Bella alors qu'elle m'apprenait plutôt les plaisirs de la chair ?
- Mon père dit que si la maladie est prise à temps, elle peut s'en sortir... Plus de 80% des victimes de cette maladie soignées rapidement, sont sauvés...
Des stats... ça servait à rien ! Elisabeth avait toujours dû se battre... elle arrivait en bout de course... essoufflée... jamais elle ne s'était remise de la mort de mon père... Maintenant qu'il la rappelait près de lui, elle ne saurait lui dire «non»... Quelque part, elle serait plus heureuse auprès de lui...
- C'est ma faute...
Et je le savais... elle avait passé sa vie à se sacrifier pour moi, sans jamais faire attention à elle. Elle allait mourir, par manque de vigilance...
- Edward, tu n'y es pour rien...
- Elle s'est toujours sacrifiée pour moi... Elle n'a jamais fait attention à elle...
- Ce n'est pas vrai Edward... Ecoute-moi.. Si c'était le cas, elle n'aurait pas été voir des médecins pour être soignée... Elle veut s'en sortir et elle va s'en sortir... 80% Edward... C'est un chiffre très important...
Ces 80% ne servent à rien... Le Sergent la rappelait...
- C'est mon père...
Je sentais les doigts de Bella effectuer de petits cercles à la base de ma nuque. J'aurai juste voulu partir avec elle, loin... très loin... l'emmener avec moi en dehors de tout ça !
- Pourquoi tu parles de ton père ?
- Il a besoin d'Elisabeth là-haut... Il a vu l'homme qu'est Marcus et... le fils que je suis... Aucun de nous deux n'a besoin d'Elisabeth... Elle a sacrifié sa vie pour nous et Papa la voit malheureuse... Il veut la rappeler...
- Elle n'a jamais été malheureuse de s'occuper de toi... Tu es sa vie, Edward ! Tu es le cadeau du Sergent Masen... Prendre soin de toi a été la seule chose qui compte pour elle...
- Et Marcus ? Tu crois que c'était le cadeau du Sergent ? Il la veut pour l'éloigner de lui... la protéger parce que j'en suis incapable...
Cet homme était le diable incarné ! Il la pousserait à bout...
- Shhh... Edward... C'est de la faute à pas de chance, c'est tout... Mais elle va guérir... Je te le promets... Carlisle va s'occuper d'elle... Il va la mettre en les mains des meilleurs spécialistes... Tu peux avoir confiance en lui...
Carlisle était un chouette docteur et je ne doutais pas de son efficacité... Mais y pouvait-il réellement quelque chose ?
- Il faut que tu y crois... Si Elisabeth doit se battre, elle va avoir besoin que tu ais Foi en sa guérison pour qu'elle y arrive... Elle te veut heureux, Edward...
Sauf que ça, j'en étais incapable...
Je sentais une larme rouler. La main de Bella se posait sur mon visage.
- Non... Ne pleure pas Edward... S'il te plaît... Je t'aime... Je suis là... Ne craque pas...
Je n'avais plus que Bella... J'avais besoin d'évacuer près d'elle... Elle était mon seul bonheur...
- Je... t'aime... M'abandonne pas...
- Non non non Edward... Je ne pars pas, je reste avec toi, d'accord ?
Sa bouche frôlait la mienne et je me sentais enveloppé d'une bulle de chaleur... même si rien ne me faisait oublier que l'environnement devenait bien trop froid pour moi...
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Point de vue d'Elisabeth.
Je savais qu'Edward ne réagirait pas bien... Je savais quels étaient les risques de ce cancer. Je savais aussi les chances que j'avais de m'en sortir. Et même si ça avait été 1%, j'aurai tout fait pour l'attraper... Alors là, 80...
Le Docteur Cullen avait Foi en son collègue, l'oncologue Jenks qui m'avait fait forte impression. Je savais que j'avais eu raison de me tourner vers eux...
Je n'étais pas décidée à abandonner la partie. J'avais une raison sur terre, et c'était mon fils. Ma parfaite copie du Sergent Masen ! Edward Senior m'avait donné cet enfant... Je me battrai pour lui. Malgré Marcus, malgré ma Foi, il y avait une personne qui passait avant tout, avant même ma propre vie : Edward.
Je savais que les prochaines semaines allaient être dures. J'allais devoir montrer un visage optimiste, pour lui... J'espérais tellement que Marcus et Edward fassent une trève... J'allais avoir besoin d'eux deux. J'osais espérer avoir deux adultes en face de moi quand je sortirai de ma première hospitalisation, et pas ces deux enfants qui se disputaient sans cesse, à se hurler dessus dans toute la maison.
Pour l'instant, il me fallait retrouver mon fils et lui expliquer... Lui expliquer que 80% sont une chose inespérée... Carlisle et Jenks semblaient optimistes. Edward devait le savoir !
*
Je ne saurai décrire ce que j'ai ressenti en apercevant Edward et Isabella, assis au bord de la route entrain de s'embrasser...
Elle était si douce avec lui... Si tendre... Edward avait besoin de tout ça... Il avait besoin d'être poussé par quelqu'un, d'être «coucouné»... Et il avait tant à donner... tant d'amour et de respect... Finalement, ils s'étaient trouvés en secret... Mon fils avait changé depuis qu'elle était entrée dans sa vie... Il était bien plus épanoui quand elle était là...
Je comprenais mieux pourquoi... Jamais je n'avais vu mon fils aux bras d'une copine et ce spectacle n'avait aucun prix ! Je n'aurai pas pu espérer mieux qu'Isabella ! Il me tordait l'estomac quand il me parlait de la fille Denali il y a encore trois mois en arrière... Il l'aimait tant qu'il ne la voyait pas telle qu'elle était.
Isabella vaut mieux que la plupart des filles de cette ville. Je savais qu'elle ne l'abandonnerait pas : j'avais bien fait d'en parler avec le Docteur Cullen. Bella entourait Edward, le tenant contre elle et il se laissait aller avec une telle facilité... Il était penché contre elle, sa tête posée sur la poitrine de la jeune femme. Elle l'entourait de ses bras et caressait ses cheveux avec dévotion. Il se laissait faire... J'ignorais ce qu'elle était entrain de lui murmurer mais cela semblait tant agir sur lui...
Ce moment que j'avais tant redouté, celui de voir mon fils quitter la maison me revenait en mémoire... Il s'évadait peu à peu avec elle.
Tant de choses changeaient ces derniers temps... Je prenais conscience de mes 55 ans. De la rencontre et des quatre années fabuleuses en tant qu'épouse du Sergent Masen. Du bonheur d'avoir pu créer avec lui ce fils. Du temps passé et du chemin parcouru. Ce même fils qui avait déjà tant grandi !
Je lui en demandais trop... Il n'a que 17 ans et il devait affronter sa mère malade... Au fond de moi subsisterait toujours cette douleur de ne jamais avoir su faire son bonheur...
Je croisais le regard d'Isabella et elle m'adressait un petit sourire. Elle se penchait vers Edward et lui parlait de quelque chose. Il relevait la tête vers moi. Encore une fois il souffrait... cette fois-ci, c'était à cause de moi !
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Point de vue de Bella.
Elisabeth nous regardait au bout de la rue. Sur son visage se peignaient mille émotions et je retrouvais sans mal la ressemblance quand Edward ressentait des choses. Ils avaient la même tête... des livres ouverts...Je savais qu'elle nous avait vu... Je voyais la tendresse et la souffrance, la peine et le courage dont elle subissait les assauts... Elle allait avoir besoin de son fils !
- Edward... Ta maman est là...
Il relevait la tête vers elle et croisait son regard.
- Elle a besoin de toi et tu as besoin d'elle... Elle ne pourra pas se battre si tu n'es pas prêt d'elle...
- J'ai besoin de toi, Bella...
- Je suis là... Viens, on y va tous les deux... Tu veux bien ?
Après un instant de silence, il acceptait. Je me relevais et attrapais sa main pour l'entrainer vers Elisabeth.
- Edward...
Edward ne disait rien, baissant les yeux. J'avais l'impression que ma présence était tellement vaine...
- Trésor... Parle-moi je t'en prie ! Pour une fois dans ta vie, dis-moi tout ce que tu veux...
Il osait relever timidement sa tête vers elle.
- Est-ce que... tu... vas mourir ?
Des sanglots roulaient sur le visage d'Elisabeth. Elle l'attirait contre elle.
- Edward... Je vais me battre ! Je te promets que je vais me battre ! Si je me fais hospitaliser, c'est pour guérir...
Si Elisabeth le serrait, lui, ne bougeait pas. Je passais ma main dans le bas de son dos pour essayer de l'encourager. Edward était la vie de Mrs Masen ! Jamais elle ne se battrait s'il n'était pas derrière elle !
- Maman... Je veux pas que t'ailles retrouver le Sergent... Il a besoin de toi mais...
Elisabeth pleurait.
- Il n'a pas besoin de moi où il est... Il ne voudrait pas que je laisse son fils unique tout seul... Jamais !
En un instant alors, Edward lui rendait son étreinte.
- Maman...
- Ne t'en fais pas... Le papa de Bella va m'entourer et me conseiller comme il se doit !
Elisabeth portait son regard sur moi.
- Il le fera, Elisabeth !
Carlisle était extrêmement doué ! Sa réputation dépassait le cadre des USA ! Ce n'était pas pour des prunes !
Edward se tournait vers moi et me tendait la main. Je m'en emparais timidement... On était découverts de toute façon, non ? Il me regardait, comme me demandant l'autorisation. J'acquiessais alors. Elisabeth avait besoin de savoir que je prendrai soin de lui à chaque seconde...
- Maman... Je te présente Bella... C'est ma petite-amie...
Le sourire d'Elisabeth effaçait ses larmes et mon coeur battait fortement. Présentation officielle...
- Je sais... Je vous ai vu tout à l'heure...
Je sentais le rouge me monter au visage. Bien sûr, je m'en étais doutée... mais cette fois, c'était officiel... Le secret s'évaporait peu à peu bien qu'Elisabeth soit la seule au courant.
Elle se détachait de son fils et vint m'étreindre.
- Prenez soin de lui, Bella...
Je voulais la rassurer. Je voulais qu'elle sache qu'Edward comptait plus que tout...
- Je vous le promets... Battez-vous Elisabeth... Edward a besoin de vous et j'ai besoin de lui... Elle m'adressait un petit sourire et s'éloignait de moi. Elle effaçait les larmes de son visage.
- Bien... maintenant ce n'est plus la peine de faire semblant d'être mauvaise maths à la maison pour le voir ! Vous êtes la bienvenue chez nous aussi souvent que vous le souhaitez, Isabella...
- Merci beaucoup...
Ca m'étonnerait que le Pasteur soit d'accord avec ça mais après tout, nous serions deux voire trois contre son avis...
Le petit rire d'Edward et sa main massant mon dos me tiraient de ma rêverie.
- Elle ne fait pas semblant... Elle est vraiment nulle en maths !
Autour de nous, la neige se remettait à tomber.
- Je vais vous raccompagner... Ma voiture est juste là...
- Vous resterez diner, Isabella ?
- Oh je... ne veux pas m'imposer...
Ca, ça ne plairait pas à Voltero !
- Ca me ferait plaisir de vous avoir et je suis certaine qu'à Edward aussi...
Edward nouait sa main à la mienne.
- S'il te plait...
Il ne m'en fallait guère davantage... J'acceptais, de bonne grâce, et les ramenais chez eux.
Le Pasteur ne fut guère enchanté de me voir arriver, d'apprendre que je restais diner et d'apprendre le couple que je formais avec Edward. J'avais de la peine pour Elisabeth qui semblait si enthousiaste et qui avait affronté l'indifférence et la froideur de son époux à cette nouvelle... Il n'eut pas le choix, Elisabeth lui imposant avec autorité ma présence. Au cours du repas, je pouvais très bien voir les remarques acerbes qu'il lançait à Edward. Etonnamment, ce dernier ne répondait que très peu, parlant essentiellement avec sa maman.
Cet homme ne m'inspirait aucune confiance et je craignais déjà le fait que lui et Edward allaient devoir cohabiter le temps de l'hospitalisation d'Elisabeth...
