J'ai oublié la dernière fois : 2000 REVIEWS PASSEES :-D

Patou : T'as le droit de penser ce que tu veux. Ceci dit, l'histoire n'est pas terminée et celle de Jasper et d'Alice non plus ! Ils te semblent peut-être opposés parce que tu as une certaine image de Jasper qui est ici, loin d'être parfait. Je sais ce que j'ai prévu de faire et peut-être seras-tu surprise, ou pas ! Le couple Jasper-Alice parfait commence à me taner quand j'en lis. Je veux tester quelque chose de nouveau, qui peut-être te décevra j'en sais rien. Mais l'histoire n'est pas encore finie et ce n'est pas parce que les choses semblent opposées qu'elles ne peuvent pas s'accorder. On m'a toujours dit que les opposés s'attirent... Ne t'attends pas au couple parfait d'Alice et Jasper s'il doit intervenir dans cette fic ! Mais j'ai quelques cordes à mon arc ^^ Encore une fois, l'histoire n'est pas terminée =) Et Alice est peut-etre "pathétique" mais j'ai vécu ça, l'amour non réciproque et ce n'est vraiment pas facile d'aimer quelqu'un à sens unique. Et pourtant, j'y ai aussi mis tout mon coeur. Alors oui peut-être que c'est pathétique mais je te jure que ce genre de choses, tu ne le contrôles pas mais alors pas du tout ! Alors je vais sûrement te paraitre pathétique maintenant que tu sais ça... mais bon... C'est quelque chose qui m'a beaucoup marqué et influence même si c'est mauvais.

Merci à celles auxquelles je n'ai pas eu le temps de répondre : oO-Lulu-Oo, Ally1915, anayata, Angélique, Annouk, AnZeLe42100, aude77, AuroreAthena, Baby07, bébé23, bichou85, Brand0fHeroine, Calimero59, caro30, Cathou3, CeLiRa3789, Chka, Chloé, Claire91, Clair de , Coeur2crystal, coquette-pomme (J'ai déjà décidé depuis longtemps de l'avenir d'Alice et Jasper, reste plus qu'à l'écrire LOL), Dawn266, Elayna Black, emilie (Oui j'ai bien eu tes deux reviews, merci ! Pour Esmé et Carlisle, non ils ne sont pas encore au courant !), emy299, Eoline77, evid3-nce, fan de twilight (J'aurai beaucoup de choses à redire sur Le Hasard mdr mais je suis ravie qu'elle te plaise!), fan-par-hasard21, Fleur50, Floraline, Folfiri, fraise (Garde ton baygon à proximité, Marcus risque de t'énerver ici :D), Gaelle-51, Grazie, indosyl, Juliet1802, katner, kikinette11, Lenerol (Tu as vraiment saisi énormément de choses concernant ce qui se passe dans la tête de Marcus...), leïla (Pour l'instant, la fic tournera autour de 30-35 chapitres environ), Lemon-fanfiction (Non ça ne me dérange pas, merci =)), lena -lna933, Letmesign23, liliputienne31, lou0çoOo6, lovecullenn, MaCha1983, marion, Marjoriie, Mary79 (Eradiquons le Pasteur mdrrr... En fait, le père d'Angela travaille avec Marcus... ), mel031, melacullen, Mell0208, micka33, Morganedu56, my-fiction-twilight, Naouko, nyoumi, Onja, ousna (J'ai déjà beaucoup de propositions pour tuer Marcus MDR), PAuline, petitlutin, phika17, Ptitewam, Roxanne, sarinette60, schaeffer, scrapfaconed, SoSweetySoCrazy, Tinkerbells51, titijade, twilight-poison, Twi-Vane-Light, Vampire-human-werewolf, vavounette, veronika crepuscule (J'ai un plan pour Marcus, t'inquiète pas!), viick (Je fais déjà de multiples PoV Jasper-Alice, malgré que ce ne soit pas le truc le plus essentiel dans ma fic. Quant à savoir s'ils auront un couple ou pas, faudra attendre), ZsaZsaZsu1986.


Je vous remercie toutes et tous infiniment pour vos reviews, vos MP, vos mises en alerte !

Le prochain chapitre sera mardi soir !

Je vous embrasse et prenez soin de vous !

Tiftouff.


Point de vue de Bella.

J'étais dans ma chambre, la porte entrouverte, à écouter Edward qui donnait un cours de piano à ma mère. Ses doigts courraient sur le clavier, créant un son enjoué et envoutant que jamais encore je n'avais entendu. J'étais heureuse avec lui, vraiment. Edward était l'homme dont j'avais souvent rêvé ! Je ne voulais pas le lâcher ! Ca faisait un mois que nous étions ensemble et franchement, j'avais passé un mois radieux !

J'entendais deux éclats de rire alors que je descendais au rez-de-chaussée. Du couloir, j'apercevais ma mère et mon copain qui souriaient alors qu'Esmé jouait quelque chose d'apparemment faux. Edward avait les yeux pétillants et tirait sa langue entre ses dents.

- C'est pas ça ?

- Non, pas trop... Regardez... Do... Sol, sol... Do... La, la... Do... Laissez trainer le «Do» avant d'enchainer deux coups sur les notes suivantes.

Esmé s'appliquait, réessayant. Edward approuvait de la tête, les sourcils froncés, concentré. J'aimais le regarder jouer. Il émanait de lui une telle concentration et un investissement sans failles ! J'entrais dans le salon et il relevait la tête vers moi dans un petit sourire. Je lui répondais par un petit clin d'oeil rapide avant de m'installer sur le canapé pour les écouter. Karlyne dormait profondément, nous laissant du répit.

Edward et Esmé terminaient leur cours et ma mère payait mon copain. Il me rejoignait sur le canapé.

- Tu fais quoi ?

- Rien de précis... Ca te dit qu'on s'avance pour l'exposé de bio ?

Banner nous avait filé un exposé à faire à l'oral sur les ondes sysmiques. On avait un mois pour le préparer mais plus on s'y prenait tôt, plus on pourrait avoir la paix.

- Ouais, j'ai encore du temps avant de rentrer ! Marcus m'a dit 18h30...

Je soupirais. La situation ne s'était pas améliorée cette première semaine et il restait encore une semaine avant le retour d'Elisabeth, qui entamerait son traitement mardi.

- Ca nous laisse deux heures ! On monte ?

Il acquiessait et on se levait pour aller dans ma chambre. Il s'affalait sur le lit pendant que je sortais nos recherches faites à la bibliothèque. J'attrapais mon ordinateur portable pour continuer notre documentation pendant qu'Edward attrapait des feuilles. Nous étions tous deux appuyés contre le mur contre lequel mon lit était poussé.

- Faudrait qu'on s'appuie sur un séisme important qui serait décortiqué... Tu peux trouver ça ?

- Oui !

Je tapais des indications dans le moteur de recherches pendant qu'Edward griffonnait sur une feuille.

- Moi je vois ça comme ça : on rappelle les faits à l'aide de coupure journal sur le tremblement de terre, on fait un diapo sur le séisme et on explique avec des schémas les plaques...

J'acquiessais. Banner voulait de l'authentique et de la documentation, il allait en avoir ! Je cliquais sur des liens et Edward se penchait vers moi pour regarder, embrassant au passage mon épaule.

Nous trouvions quelques documents que j'étais entrain de lancer en impression quand la porte de ma chambre s'ouvrait sur Emmett.

- Ah ben non c'est bon ils sont pas tout nus !

Rosalie suivait derrière en soupirant.

- Tu as parfois des réflexions de con ! Vous allez bien ?

Rose et mon demi-frère nous saluaient avant de regarder nos recherches.

- Un exposé sur les tremblements de terre ? Pas très excitant, hein Ed' !

Mon copain haussait les épaules en numérotant une illustration que je venais de sortir.

- Ca aurait pu être plus chiant comme analyser les cellules d'oignon ou décortiquer une grenouille !

- Oui, mais ça aurait être plus intéressant comme la reproduction humaine !

Rosalie lui tapait sur l'épaule.

- Mais ARRETE ça !

- Je plaisante, je plaisante ! Bon dites-moi les enfants... Mercredi, on fait une virée au resto, ça vous tente ?

- En quel honneur ?

- Pour le plaisir ! Ca vous dit ?

- Ben ouais... Edward, tu veux ?

Il eut un petit rictus.

- Moi j'veux bien mais ça m'étonnerait que l'autre soit d'accord...
Emmett fronçait les sourcils.

- C'est qui l'autre ?

- Son beau-père, Marcus Voltero !

- Voltero, comme le vieux con qu'a pas voulu nous marier ?

Rosalie acquiessait. Emmett se frappait le front et serrait la main d'Edward.

- Ola ! Toutes mes condoléances mon pauvre garçon... Ca doit pas être facile la vie avec lui !

- Merci beaucoup !

Edward et Emmett s'entendaient bien. Nous avancions notre exposé alors que mon demi-frère et ma demi-soeur descendaient avec nos parents. Vers 18h, Edward refermait mon classeur et s'étirait. Je me rapprochais de lui en souriant.

- Je vais rentrer... Je demanderai à Marcus pour mercredi mais faut pas rêver !

- Peut-être que si c'est pas tard, il accepterait ? suggérais-je, sans grande conviction.

Le bras d'Edward entourait ma taille et il soupirait.

- Si c'était maman, elle aurait dit oui !

- Je sais...

Je m'installais contre son torse et il embrassait mes cheveux.

- Je suis désolé Bella... J'aimerais pouvoir sortir avec toi et ta famille comme je le voudrais...

Je me redressais vers lui et appuyais ma main sur sa cuisse.

- T'en fais pas... Fais ce qu'il te dit de faire. C'est le mieux pour toi et ta cohabitation avec lui...

Sa main se posait sur ma joue et il caressait mes lèvres de son pouce.

- Je vais essayer...

- Tu peux le faire... J'ai confiance en toi !

Il m'attirait à lui et ses bras me serraient. Je lui rendais son étreinte et embrassais son cou.

- Je vais jouer le gentil garçon comme ça, ça marchera peut-être...

Je ne pouvais retenir un rire. Je déposais un baiser sur sa joue et nous descendions en bas. Après avoir salué mes parents, Edward repartait. Je ne me faisais pas trop d'illusions... mais bon !

Le soir-même, mon téléphone bippait. Un texto.

«Bien sûr, il a dit non, c'était prévisible!

Mais demain soir je vais voir maman à l'hosto,

il doit venir aussi. Je lui en parlerai, elle le fera

peut-être changer d'avis !

Bonne nuit ma Bella, je t'aime.»

Evidemment... Avait-il fallu espérer une quelconque autre réponse ? Peut-être qu'Elisabeth lui donnerait l'autorisation... Mais si c'était pour qu'Edward en subisse les conséquences une fois seul avec Marcus, c'était pas la peine !

«Ne fatigue pas ta maman avec ça,

on se fera une autre virée toi et moi bientôt !

Je t'aime, B.»

J'étais allongée dans mon lit entrain de lire quand je recevais une réponse.

«Il a aucun droit sur moi, c'est l'avis de maman qui compte.

Je lui en parlerai discrètement. Je n'insisterai pas.

Mais tu sais si ça marche, on pourra quand même se faire

une autre sortie toi et moi. Je te dois toujours un cinéma sans film d'horreur.

Fais de beaux rêves. Tu me manques. A demain matin!»

Un autre cinéma rien que lui et moi ? l'idée était bonne !

«Une autre sortie rien que tous les deux ? Je dis oui de suite!

Tu me manques aussi, dors bien ! A demain!»

Je posais mon téléphone sur ma table de nuit et éteignais la lumière.

..::..

Point de vue d'Edward.

Je toquais sur la porte de la chambre du service d'oncologie.

- Entrez...

La voix faible de l'autre côté ne m'indiquait rien de bon. J'avais chaque fois un noeud aux trippes à l'idée de voir son état... ça me tordait le ventre ! Elisabeth était allongée sur le flanc droit et nous souriait.

- Bonjour mon Trésor... Bonjour Marcus !

- Salut Maman...

Marcus refermait la porte et prenait directement le fauteuil proche du lit.

- Alors Elisabeth... Comment te sens-tu ?

- Pour être honnête ? Angoissée...

J'allais de l'autre côté du lit et me penchais vers elle.

- Ca ira Maman... Ils vont bien s'occuper de toi !

- Je sais chéri ! Une fois que cette première chimio sera passée, je serai moins stressée... La nouveauté est angoissante, surtout la nouveauté médicale... Et puis les Docteurs Jenks et Cullen sont très prévenants. Jenks a pris énormément de temps pour tout m'expliquer et je sais ce qui m'attend. Le Docteur Cullen passe me voir deux fois par jour. J'ai de la visite, ça va ! C'est quelqu'un de bien et je suis heureux que tu sois avec sa fille !

Je souriais alors qu'elle passait sa main dans mes cheveux.

- Tu es toujours avec elle, rassure-moi !

J'attrapais sa main dans la mienne.

- Oui Maman... Ne t'inquiète pas...

- Garde la celle là hein !

Je ne pouvais retenir un rire. Ca semblait être pour elle une véritable affaire d'état !

- Je l'aime trop pour la laisser partir, rassure-toi !

La main de ma mère effleurait ma joue. Ses yeux brillaient et un large sourire se dessinait sur son visage. Mais bien sûr, Marcus interrompait ce moment. Crétin !

- Figure-toi Elisabeth que le Pasteur Webber m'en a sorti une bien bonne aujourd'hui !

- Vraiment ?

- Oui ! Il voudrait engager quelqu'un pour te suppléer !

Je me redressais.

- Et ça te fait marrer ? Peut-être qu'il pense que maman sera fatiguée, ça t'a pas effleuré l'esprit ?

- Les paroissiens ne voudront aucune autre personne que ma femme pour les aider !

Ma femme... Ma femme ! C'est ma mère aussi, Dugland !

- Les paroissiens comprendront ! Ils ne sont pas idiots, contrairement à d'autres personnes que je connais bien...

Marcus fronçait les sourcils et je sentais la main d'Elisabeth attraper la mienne.

- S'il vous plaît... Calmez-vous ! Je ferai mon possible pour pouvoir reprendre une vie normale dès que je me sentirai mieux. Mais ils devront patienter et je ne serai pas contre le fait que le Pasteur Webber engage une autre personne pour qu'on se partage le travail ! Je lui en parlerai, il vient me rendre visite de temps en temps... Il m'a dit que tu connaissais sa fille, Edward ?

- Edward fréquente beaucoup de filles...

Elisabeth ne relevait pas et je décidais de faire pareil.

- Oui, c'est la meilleure amie de Bella !

- Décidément cette Isabella n'a que des qualités ! lançait ironiquement Marcus.

Il allait finir par se faire piquer les fesses lui !

- Isabella, comme ma fille ?

Nous n'avions pas entendu entrer le docteur Cullen. Il fronçait les sourcils. Il avait probablement entendu le ton peu flatteur de Marcus.

- Bonsoir Elisabeth... Monsieur Voltero... Edward ! Pardonnez-moi, je n'ai pas frappé, je pensais que vous étiez seule...

Ma mère se redressait dans ses oreillers et je l'aidais.

- Il n'y a aucun mal, Docteur ! Nous étions justement entrain de faire l'éloge de votre fille !

Carlisle eut un léger sourire et ses yeux se portaient vers Marcus qui était toujours affalé dans son fauteuil.

- C'est flatteur pour mon épouse et moi-même... Alors Elisabeth, comment vous sentez-vous ?

- Ca va... A part le stress pré-chimiothérapie...
Carlisle consultait son dossier au pied du lit et attrapait un appareil qui prenait la tension. Il effectuait des petits examens que je supposais de routine.

- Votre tension est un peu élevée. Détendez-vous, Elisabeth... C'est important...

Il remplissait une feuille avant de la signer.

- Alors Edward, tu accompagnes Bella mercredi soir avec Emmett et Rosalie ?

- Vous sortez ? demandait ma mère

J'allais répondre quand Marcus me coupait la parole.

- Non, il ne sort pas ! Il est hors de question qu'il veille pendant une semaine de cours, à rentrer à pas d'heure et à me réveiller ! Je travaille le lendemain, tout le monde travaille !

Je soupirais. C'était vraiment peine perdue !

- Il n'était pas question qu'ils veillent. Isabella a aussi cours le lendemain et son frère et sa soeur le savent. Il était juste prévu qu'ils sortent dîner en ville.

Marcus et lui se jaugeaient du regard. Elisabeth serrait ma main.

- Marcus, je pense que si c'est juste pour un repas, ils peuvent y aller... Ca leur fera toujours une occasion pour eux de se voir en dehors de la classe !

- Pour qu'ils s'embrassent et fassent n'importe quoi ? Sûrement pas ! Ils ont du temps pour se voir au lycée, ça suffit ! N'êtes vous pas de mon avis, Docteur ? Vous avez dû en voir des filles de l'âge de la votre, enceintes... Ca ne vous plairait pas que ça tombe sur Isabella, n'est-ce pas ?

J'osais un timide regard au docteur Cullen. Il n'était pas au courant de notre relation mais là, s'il ne l'avait toujours compris par lui-même qu'on sortait ensemble avec Bella, c'est qu'il était idiot !

- Ma fille est responsable... Je suis médecin ne l'oubliez pas ! Elle est donc suffisamment «armée» si je puis dire, sur le sujet. Quant au fait qu'elle passe un peu de temps en dehors des cours avec son petit-ami ne présente pas pour moi de problème particulier !

Marcus le jaugeait du regard. Carlisle ne manifestait aucun signe d'énervement. Putain, qu'est-ce que j'aimerais être zen comme lui...

- Je crois que si cela ne vous pose aucun problème Docteur Cullen, Edward pourra venir...

Oh merci mon Dieu.... Merci Maman ! Je passerai le balai tous les jours et la serpillère pendant un an pour te remercier de ça !

Carlisle m'adressait un petit sourire et rebouchait son stylo.

- Ca fera plaisir à Bella...

Marcus se levait subitement, visiblement furieux. J'allais me faire incendier ce soir à la maison...

- Et que faites vous du bruit qu'il fera en rentrant ? Les gens travaillent, je travaille le lendemain ! Et lui aussi ! S'ils boivent, il sera sur la route et qui sait ce qu'il pourrait provoquer...

- Je sais conduire j'ai mon permis depuis un an je te signale !

Il commençait à m'irriter ! Carlisle levait les mains en signe d'apaisement.

- S'il vous plait... Calmez-vous... Vous êtes dans une chambre d'hopital ici ! Si cela vous inquiète tant, je propose qu'Edward dorme à la maison. Emmett et Rosalie les ramèneront. Edward couchera chez nous et ainsi, il n'y aura ni souci de vous déranger dans votre sommeil, ni celui de lui faire perdre du temps pour rentrer se coucher. Ils iront ensemble le lendemain au lycée.

- Ca ne vous dérange vraiment pas, docteur ? demandait Elisabeth

- Non, rassurez-vous ! Je préfère cette option. En théorie, Isabella sait qu'elle ne doit pas boire en semaine si elle fait des sorties. Mais si, pour une quelconque raison, il y avait entorse à cette règle, je préfèrerai qu'Edward ne prenne pas la route ensuite. Ma fille ainée et mon beau-fils sont responsables et savent se conduire en adultes. Ils les ramèneront.

Marcus sifflait.

- Responsables ? Se marier entre frère et soeur, vous trouvez ça responsable vous ?

Pour la première fois, je voyais Carlisle perdre patience. Elisabeth rougissait.

- Marcus... S'il te plaît...

- Ecoutez Monsieur Voltero... Je vous respecte en tant qu'homme. Je respecte vos idées et vos pensées, bien que je n'approuve pas l'attitude que vous avez eu il y a quelques temps lorsqu'il a fallu trouver un Pasteur pour leur mariage. Il y a une chose que je ne tolèrerai pas et une seule : le fait que vous insultiez mes enfants ! Emmett et Rosalie ne sont pas frères et soeurs. Alors de deux choses l'une : soit vous restez courtois et tout se passe bien, soit vous me dites clairement ce que vous pensez sans le faire dans mon dos et tout se passe mal !

Le Docteur Cullen avait les mains posées sur ses hanches et fixait Marcus droit dans les yeux. C'était la première fois que je voyais un homme sous-entendre à Marcus qu'il allait le foutre sur la gueule et ça avait l'air de marcher... J'devrais p'tètre essayer ça moi la prochaine fois !

- Marcus, arrête ça !

Elisabeth était à deux doigts de pleurer. Marcus se tournait vers elle après avoir regardé une dernière fois Carlisle. Il s'approchait du lit de ma mère et l'embrassait.

- Je repasserai te chercher à ta sortie... Sois forte ! Edward, tu viens ! Je t'attends pas, on s'en va !

Hein ? Mais non ! Je pourrais pas revenir avant au moins jeudi... je voulais rester avec maman !

- Mais...

- Si Edward veut rester, je le ramènerai !

Je me tournais vers Carlisle.

- Bon et bien vu que je n'ai plus le monopole de décision sur ma famille, je vous laisse ! Une dernière chose, Docteur... Edward ira chez vous je m'en fous ! Mais il ne dormira pas dans le lit de votre fille, c'est clair ?

Carlisle acquiessait.

- Si tel est votre souhait, il sera respecté !

- Encore heureux !
Il claquait la porte. Et voilà... Il avait encore le dernier mot ! Elisabeth fondit en larmes.

- Maman, ça va ?

- Vous avez mal quelque part, Elisabeth ?

Elle faisait «non» de la tête et m'attirait à elle. Je l'enlaçais, sentant ses larmes dans mon cou. Je détestais ça... Un jour, il allait payer pour faire du mal à ma mère !

- Il est tellement... Excusez-le Docteur, je... je sais pas ce qui lui prend, il...

- Chuut... Ca va aller Maman...

- Ne vous inquiétez pas, Elisabeth... Peut-être est-ce là sa manière de réagir à l'angoisse de votre maladie...

Elisabeth reniflait alors que je lui tendais un mouchoir.

- Je... j'espère...

- Edward, je termine dans dix minutes, j'ai une dernière visite. Tiens toi prêt devant mon bureau au rez-de-chaussée, couloir C.

- Oui, merci Carlisle !

Carlisle quittait la pièce avec un petit sourire.

.

Dix minutes plus tard, nous étions entrain de nous diriger à sa berline. L'intérieur était vraiment confortable... sièges en cuir, console centrale... le grand luxe ! Je ne savais pas trop quoi dire à Carlisle... Il venait d'apprendre que je sortais avec sa fille, il venait de s'engueuler avec Marcus... Sale journée !

- Elisabeth s'est calmée avant notre départ ?

- Oui... J'ai essayé de lui changer les idées...

- Tu as bien fait... Edward, est-ce que je peux te poser une question ?

Allez bim... j'allais y avoir droit : couches-tu avec ma fille ? vous mettez une capotte ? Et les MST, tu y as pensé ?

- Est-ce que Marcus te traite bien ?

Ah ben non, râté !

- Enfin je veux dire... Est-il violent avec toi ?

- Non... Il... enfin il est pas toujours agréable mais...

Mais... ça le regardait pas ! J'me voyais mal lui dire que je suis une véritable loque face à lui qui avait su l'affronter sans sciller !

- Il n'a jamais levé la main sur toi ?

- Non...

Carlisle continuait de conduire, concentré. Il n'empruntait cependant pas le tournant menant chez moi.

- Euh Docteur... C'est... enfin fallait tourner là...

- Je t'enlève pour le dîner... Je crois que toi et Bella avez des choses à nous raconter...

Un léger sourire animait son visage et il me regardait du coin de l'oeil. Je me sentais rougir.

- Je te ramènerai après le repas. J'expliquerai moi-même à Monsieur Voltero que tu es venu chez nous selon ma volonté !

- Merci Carlisle...

Je me sentais incroyablement heureux et mon coeur battait une chamade affolée. Je n'attendrai pas demain pour revoir ma Bella... Et même si je savais que Marcus me passerait un savon voire deux lorsqu'il serait parti ce soir, ça en valait le coup !

..::..

Point de vue de Bella.

Je terminais de préparer le tiramisu dont Esmé avait envie et que je lui avais promis depuis son quatrième mois de grossesse ! Elle finissait de mettre nos trois couverts lorsque j'entendais la porte d'entrée s'ouvrir.

- C'est moi, je suis rentré !

J'amenais le plat de côtes de porc sur la table.

- Rajoutez un couvert, on a un invité !

Il avait encore ramené un de ses collègues barbants... Génial !

- Oh Edward ! Mon chéri ! Quelle surprise !

Edward ??? Edward comme MON Edward ? En me précipitant dans le couloir, effectivement, j'y trouvais Edward... Il avait un large sourire et ses yeux brillaient alors qu'il enlaçait brièvement ma mère.

- Bonsoir Esmé... Désolé de débarquer comme ça mais...

- Mais j'ai kidnappé ce pauvre garçon... Et puis je crois que lui et Bella ont quelque chose à nous avouer...

Secret définitivement mort ! Mais j'ignore pourquoi, j'en étais heureuse... je me sentais légère et j'avais surtout une furieuse envie d'aller l'embrasser là maintenant... Je m'approchais timidement d'Edward en rougissant. Il s'emparait de ma main et je sentais qu'il tremblait. Carlisle eut un petit rire et entrainait Esmé dans le salon.

- Laissons les se dire bonsoir mais je vous préviens, on veut tous les détails après !

Nous éclations de rire alors qu'Esmé s'indignait faussement.

- Carlisle !

Fallait pas s'étonner que Jasper soit un mec bizarre et légèrement lourd sur les bords... Je sentais la main d'Edward sur ma taille. J'entourais sa nuque de mes bras et me hissais sur la pointe des pieds.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

Ses deux bras me maintenaient fermement contre lui. Il se penchait vers moi en souriant.

- Longue histoire que je te raconterai plus tard, parce que tout de suite j'ai quelque chose de plus urgent à faire !

- Ah oui ? Quoi ? Aller pisser ?

Le souffle produit par son rire chatouillait mon visage lorsqu'il approchait ses lèvres des miennes.

- Non, t'es vraiment pas douée pour les devinettes toi...

Sa bouche se posait sur la mienne... Enfin... Et dire que ça faisait trois heures que je l'avais pas vu... !! Je sentais sa langue caresser ma lèvre inférieure et nous approfondissions notre baiser, savourant cette étreinte imprévue...

*

Nous terminions notre dessert tous les quatre.

- Bella ma fille, tu es assignée aux desserts pendant trois mois pour nous avoir caché ta relation avec Edward !

- Avec plaisir Papa ! souriais-je

Esmé et lui souriaient aussi. Le repas s'était très bien passé et j'attrapais la main d'Edward sous la table.

- Faut que je te donne les photocopies de l'exposé ! annonçais-je à Edward en me levant pour l'entrainer à l'étage.

- Ne trainez pas trop... Je vais te ramener Edward d'ici dix minutes !

- D'accord Carlisle !

- Je peux vous suivre ?

- Oui, si tu veux...

Esmé et lui débarrassaient la table alors que j'entrainais Edward à l'étage. A peine la porte de ma chambre refermée, je me jettais sur ses lèvres. Je le sentais sourire contre moi et il me pressait contre lui.

- Elles ont bon dos les photocopies...

J'acquiessais en reprenant ses lèvres. Il gémissait contre ma bouche et ses mains sur mes hanches m'amenaient davantage contre lui. Je sentais son désir naître et j'aurai menti si je disais que je n'avais pas envie de ressentir ses mains sur ma féminité... Il se reculait un peu de moi.

- Bella attends... Ton père va nous attendre...

Je soupirais en me rapprochant de nouveau de son corps. Je l'enlaçais et il me serrait contre lui.

- Tu veux pas me raconter ce qui s'est passé avec Marcus ?

J'entrainais Edward sur mon lit alors qu'il me racontait l'incident. Je savais pas contre quoi j'étais le plus énervée : que cette ordure ait insulté mon frère et ma soeur, ou sur le fait qu'il l'avait fait devant Elisabeth et que ça allait retomber sur Edward dès que mon père et moi aurions le dos tourné...

- Edward ? Bella ? Vous descendez ? Je vous attends !

- Oui Papa !

Je me levais et attrapais mon manteau et mes gants. Je prenais Edward une dernière fois dans mes bras pour l'embrasser.

- Tu m'envoies un texto ce soir après être monté te coucher ?

Il acquiessait et embrassait mon front.

- Ne t'inquiète pas ma Bella, il ne me fera pas la peau ! Je me défendrais s'il essayait...

L'idée me tordait le ventre... Je ne sais pas si Marcus en arriverait à le frapper mais plus le temps passait et moins j'étais rassurée de savoir Edward seul avec lui !

- Dis pas ça Edward ! couinais-je en le serrant plus fort.

- Ne t'en fais pas... Il va juste me hurler dessus et je vais faire pareil... Mais ça j'en ai l'habitude... Je suis rodé !

Il m'embrassait mais j'avais du mal à me concentrer...

- Ne te fais pas de soucis pour moi, tu veux ? J'ai besoin de toi en pleine forme ! Tu as beaucoup trop d'importance pour que je te laisse être triste à cause de moi !

Il m'étreignait contre lui et j'écoutais battre son coeur. J'aimais ce bruit... C'était ma certitude qu'il était là avec moi ! Mon père nous rappelait et nous descendions main dans la main.

*

La porte des Masen était fermée à clés. Edward tapait et appelait Marcus. Il ne répondait pas alors que la maison était allumée. Carlisle sortait de la berline en voyant ça. Il tapait à son tour, beaucoup plus fortement.

- Monsieur Voltero ! Vous êtes là ? C'est le Docteur Cullen !

Quelques instants plus tard, la clé derrière la porte tournait et le loquet s'ouvrait.

- Tiens... Edward... Tu daignes m'honorer de ta présence ?

- C'est de ma faute, j'ai invité Edward à diner !

- Oh ben dans ce cas-là...

Le ton désinvolte de Marcus m'agaçait. Si je mettais discrètement une peau de banane en haut des escaliers, il pourrait tomber et mourir par accident ? oui ! C'était bien ça ! J'y penserai !

- On va te laisser, mon garçon ! Passe une bonne soirée !

- Merci Carlisle...

Il lui serrait la main et m'embrassait.

- Bon Edward ! On va pas y passer le réveillon, le chauffage tourne dans la maison !

Je soupirais contre ses lèvres et le regardais rentrer.

Dans la voiture, mon père ne parlait pas beaucoup.

- J'ai pas confiance en cet homme...

S'il savait à quel point moi non plus...

- Edward te parle de lui ou pas ?

- De temps en temps...

- Ils s'accrochent souvent ?

Je sais pas si j'avais le droit d'en parler à Carlisle... Edward avait vraiment honte de ça et s'il l'apprenait, il m'en voudrait !

- Oui... Mais tu sais, Edward ne se laisse pas faire !

- Oui, j'en ai eu un aperçu à l'hopital... Quoi qu'il en soit, ce n'est pas bon pour Elisabeth... Elle se fait davantage de soucis pour eux que pour sa guérison... Bella, je sais que nous n'avons aucun droit légal sur lui mais tu peux me promettre que si Voltero s'en prenait physiquement à Edward, tu me le diras ?

Seigneur, faites que ça n'en arrive jamais jusqu'à là !

- Oui Papa !

..::..

Point de vue d'Edward.

- Bien joué Masen... On fait intervenir l'éminent médecin pour se protéger...

- Il m'a ramené, c'est tout !

Marcus eut un mauvais rictus et je n'eus pas le temps de me retourner qu'il me plaquait contre le mur.

- QU'EST CE QUE TU AS ETE LEUR RACONTER HEIN ? T'AS ETE JOUE L'ENFANT MARTYR, C'EST CA ?

- LACHE MOI !

J'aggrippais ses mains en le repoussant. Il me relâchait, furieux. Un jour, il allait disparaitre... il aurait terminé de me harceler comme il le faisait ! Un jour... bye bye Marcus !

- JE TE PREVIENS MASEN QUE SI J'AI UN SEUL RETOUR EN VILLE A CE SUJET, TU VAS COMPRENDRE TA DOULEUR ! SI TES MENSONGES SUR MON DOS SE PROPAGENT... TU POURRAS FAIRE TES VALISES !

- T'auras pas à attendre ça... je partirai avant...

Je grimpais les escaliers mais il me rattrapait par le col de ma chemise. Il va finir par me tuer un jour !

- Fugue une seule fois, Masen ! Une seule fois et je n'oublierai pas ce que tu viens de me dire ce soir... Ta mère non plus ne l'oubliera pas !

Ses intentions étaient claires : retourner Elisabeth contre moi !

- Je sais pas ce qu'elle te trouve... Ca t'étonne toi, qu'elle ait pas voulu d'enfants avec toi ? Tu vaux rien, Voltero ! Rien ! T'arriveras jamais à la cheville du Sergent ! Tôt ou tard, elle te foutra dehors et ce jour-là, crois-moi bien que je serai le premier à te balancer ton pyjama par la fenêtre ! Tu me donnes envie de gerber !

- Tout ça c'est ta faute, Masen ! Ta putain d'existence de merde a forcé Elisabeth à se consacrer à toi et rien qu'à ta petite personne ! Tu n'es qu'un égoiste, doublé d'une grosse dose d'incapacité à être un homme ! Ta mère comprendra que tu n'es pas le fils digne de ton père ! Il doit se retourner dans sa tombe d'avoir un seul enfant comme toi ce pauvre gars ! Si j'étais lui, j'aurais honte de ce que tu es devenu : un paria rejeté des autres pas foutu de se lier une seule relation POTABLE dans tout Port Angeles ! Personne ne veut de toi ici, Masen !

J'étais la honte de mon père... Le fils indigne du Sergent Masen ! Voilà à quoi se résumait mon existence...

- Et maintenant monte t'enfermer dans ta chambre ! Y a bien que là-haut où tu déranges personne !

Je ne sais pas comment je me retrouvais à l'étage. Jamais je n'avais pu avoir la vie des autres adolescents qui m'entouraient... J'avais attendu 17 ans pour avoir ma première petite-amie. J'avais toujours été en marge... Je m'étais toujours isolé des autres... Un vibreur attirait mon attention. Bella. Elle méritait sûrement mieux que moi...

«On est rentrés, comment ça va de ton côté ?

J'ai passé une super soirée avec toi !

Tiens bon si ça va pas, je suis là !

Je t'aimeeeeeeeeeeuuuuhhh, Bella

(Bella qui pète un plomb)»

Elle était si adorable ma Bella... Si douce et si tendre. J'aurai voulu être dans ses bras. J'avais l'impression qu'être avec elle était le seul objectif de mes journées maintenant.

«Ca va... J'ai été heureux de passer cette soirée

chez tes parents. J'ai hâte d'être à demain pour te serrer dans mes bras

Je t'aime ma Bella qui pète un plomb!»

Quelques échanges de textos plus tard, alors qu'il n'était que 21h20, j'éteignais ma lumière et fermais ma porte de chambre à clé pour dormir.

**

- Non et là je te jure que c'est vrai ! Newton a voulu sortir les cannes à peches qui étaient tout en haut de l'étagère, il était trop petit alors il a mis son pied sur le rayonnage et tout s'est écroulé !

Nous éclations de rire. Emmett était entrain de nous raconter les aventures de Mike Newton à son travail au magasin de sports.

- J'ai cru que j'allais me pisser dessus tellement c'était drôle quand le bocal d'appats s'est ouvert sur sa tête ! Vous l'auriez vu il faisait une de ces têtes !

Bella se tordait de rire. Elle était toute rouge. La plupart des clients du restaurant étaient tournés vers nous mais qu'importe ! J'avoue que manquer ce diner avec Emmett et Rosalie aurait été dommage ! Je tapotais le dos de Bella qui pleurait de rire.

- J'imagine le... attends... les bestioles dans ses cheveux qui...

Elle repartait dans une crise de rire en toussant. Elle mettait bien cinq bonnes minutes avant de se calmer.

- Si t'en as d'autres Emmett, n'hésite pas !

Je la ventilais alors que Rosalie lui versait de l'eau. Le serveur nous apportait nos desserts. Le téléphone de Rose sonnait et elle regardait le message. Emmett se penchait vers elle.

- Oh, c'est Jazz !

- Il raconte quoi ?

Rosalie lisait le message :

- Vous auriez pu attendre 15 jours de plus, je serai venu diner avec vous bande de chacals ! Notre docu tourné au lycée a été sélectionné avec deux autres par une chaine de télé privée pour être diffusé ! Papa m'a dit que c'était toi qui avait gardé mes cartons avec mes scénas, est-ce que tu peux me les envoyer par courrier s'il te plait ? J'en ai besoin pour monter un truc ! Picolez peu mais picolez bien ! La bise à la tomate et à son chéri ! Jazz le bourdon Zzzz !

Emmett arquait un sourcil avant d'éclater de rire.

- Il est con ce gars !

- Putain il est chiant ! Il a éparpillé partout ses cartons et là faut tout lui renvoyer ! C'est pas lui qui paie ça se voit !

- Il en a peut-être vraiment besoin, ajoutait Bella.
Rosalie soupirait.

- Comme d'habitude ! Faudrait qu'il apprenne à être ordonné ! En plus ce carton il est dans la cave de l'immeuble... Je vais y passer vingt ans et j'ai pas les clés ! Il a qu'à venir les chercher lui-même ! En plus j'en ai trois cartons alors va savoir lequel est le bon !

Elle tapait son message en même temps avant de terminer son dessert.

- On va vous ramener, vous avez cours demain !

Il était déjà 21H45. J'étais entrain d'extirper mon portefeuille quand Emmett me tapait sur la main.

- Pose ça de suite, tu veux ?

- Je compte pas partir sans payer !

- On vous invite !

- Mais...

- Hah hey ! Ca me fait plaisir ! Avise-toi de riposter et je te noie la tête dans le pichet !

Bella s'approchait de moi.

- Ne le touche pas, tu veux ?

Le serveur apportait l'addition et Emmett réglait. C'était hyper gênant... En plus, on était pas allés bouffer dans un fast-food... Le resto était très classe, j'avais jamais mangé dans un endroit pareil ! T'osais à peine toucher les fourchettes tellement elles brillaient...

- Voilà ! Et on riposte pas ! En voiture jeunes gens !

- Merci Emmett, merci Rose !

Tous deux nous souriaient et nous ramenaient chez Bella.

Esmé et Carlisle calinaient Karlyne dans le salon.

- Alors les enfants, cette soirée ?

- C'était très bien !

- Tu as aimé, Edward ?

- Oui, c'était parfait Esmé !

- Bien... Maintenant, allez vous coucher ! Vous avez cours demain matin à 8h... Edward, pour respecter la volonté de ton beau-père, nous t'avons préparé la chambre de Jasper...

- Merci mais vous n'auriez pas dû, j'aurai pu dormir sur le canapé, ça suffisait !

Bella serrait mon bras.

- Hors de question, le canapé c'est trop loin de ma chambre !

Carlisle souriait.

- Bella... Tu sais ce dont on a parlé ?

- Oui Papa...

Elle soupirait. De quoi ils avaient parlé ?

- Bonne nuit les enfants !

- Merci...

- Oh, Bella...

- Oui ?

- Si jamais tu devais te tromper de porte de chambre ce soir par inadvertance, essaie d'être revenue dans la tienne avant que je monte me préparer demain matin, tu veux ?

Attends mais je rêve là ? Carlisle vient bien de sortir «ça» à sa fille ?? Bella avait un large sourire.

- Tu te lèves à quelle heure demain déjà ?

Esmé soupirait en souriant.

- Bella, essaie de respecter la volonté de Marcus...

- Je vais essayer...

Non, moi j'avais pas envie qu'elle essaie ! Elle m'accompagnait à la chambre de son frère.

- Je vais prendre ma douche et quand je sors, je vais essayer de pas me tromper de chambre mais je ne te promets rien...

Je ne pus retenir un sourire et me penchais vers elle pour l'embrasser.

- Applique-toi...

- Promis !

Elle m'embrassait une dernière fois avant d'entrer dans sa salle de bains.

J'enfilais mon pantalon de pyjama et mon tee-shirt et me glissais sous la couette épaisse du lit. Le matelas était vieux et mou mais j'adorais ça ! J'observais la chambre de Jasper. Alice allait me tuer demain ! J'attrapais mon portable.

«Alice, tu vas pas me croire

mais je couche dans le lit de Jasper !»

La réponse ne se fit pas attendre. Elle tapait les textos plus vite que son ombre, celle-là !

«QUOI ?? TU COUCHES DANS LE LIT DE JASPER ?»

C'est bon, demain, on ne la tenait plus !

«Oui tu sais je dors chez Bella et ses parents me font coucher dans sa chambre.

Avant que tu poses la question : la couette est grise, les oreillers blanc, c'est un lit 2 places, les murs sont peints en bleu clair et la moquette est grise aussi !

C'est le bordel total, c'est une chambre de mec !»

J'anticipais, parce que j'allais avoir un vrai interrogatoire.

«Tu es fou de me raconter ça alors que j'allais me coucher...

raconte-moi tout ! Prends des photos lol !»

J'allais répondre quand la porte s'ouvrait.

- Oups... Oh mince... J'ai râté ma chambre...

Je me redressais dans les oreillers en voyant Bella en chemise de nuit. Une nuisette ? Intéressant ! Et merde... A trop penser à elle ben y avait autre chose qui réagissait...

- Tu envoies des messages à qui ?

Elle s'approchait après avoir refermé la porte.

- Alice... Je lui disais que j'étais dans la chambre de ton frère !

- Oulah...

Bella attrapait mon téléphone.

- Je peux ?

J'acquiessais et elle lui répondait.

« C'est Bella ! Si tu veux demain je te fais un rapport complet sur la chambre

de mon frère. Mais pour l'instant, j'ai un nouveau matelas à tester !

A demain, bonne nuit ! Bisous !»

Elle envoyait le texto et poussait la couette pour s'allonger avec moi. Le téléphone vibrait.

«Bonne nuit les amoureux !»

Alice était géniale ! Elle avait super bien réagi en sachant pour Bella et moi et elle l'avait complètement adopté ! C'était vraiment top que ma meilleure amie et ma copine s'entendent... Tellement d'amitiés se brisaient lorsqu'une troisième personne intervenait...

- T'as vu ? Je me suis bien appliquée à me tromper de chambre...

- Tout à fait, ça mérite une récompense ça !

Je l'attirais à moi pour l'embrasser. J'avais toujours envie d'elle... ce qui fait que lorsque sa main qui caressait mon torse descendait plus bas, je ne pus retenir un gémissement. Elle me souriait, rougissante avant d'éteindre la lumière.

Dans le noir, je la sentais enjamber mon corps et sa féminité se retrouvait sur mon désir. Putain, tuez moi ! Tuez-moi maintenant dans cette position ! Les lèvres de ma petite-amie trouvaient les miennes tandis que je posais mes mains sur ses hanches. Elle ne pouvait ignorer mon envie d'elle... Elle ne pouvait pas et elle ne le faisait pas... Une adrénaline bien plus puissante que les autres glissaient dans mes veines au moment où son bassin se mettait en mouvements contre le mien.

- Bella...

Sa bouche frôlait ma joue, causant des frissons dans mon cou.

- Ressens juste... Laisse-toi aller...

Le balancier qu'elle créait contre moi m'envoyait de petites décharges électriques jusqu'à la plante des pieds. Je ne voulais qu'elle... Je voulais frissonner et ressentir ce qu'on avait vécu dans la douche. Sa féminité frottait la mienne alors que nos langues se liaient. Un petit gémissement retombait sur ma bouche.

- Edward...

Son murmure m'envoutait, brouillant mon esprit. Elle relevait mon tee-shirt et je sentais sa bouche se poser sur mon buste. Oh putain ! Ses mains divines courraient sur mon torse et effleuraient la bosse de mon pantalon. Ses caresses étaient si précises que chaque parcelle en moi explosait. J'allais finir par mourir sous ses doigts ! Mon souffle se coupait.

- Be... Bella...

- Ca te plait ?

Elle ose franchement me poser la question ?

- O...oui !

- Parfait...
Je pouvais sentir le sourire dans sa voix mais ce qui retenait mon attention était sa main qui se glissait sous mon pantalon. Sa poigne se serrait sur mon membre en érection et elle entamait des mouvements enhivrants. Ses doigts étaient humides. Oh putain Seigneur ! Et sa respiration saccadée, ses légers mouvements de bassin... J'aurai voulu que ça dure mais je ne pouvais retenir mon explosion lorsque son pouce passait sur l'extrémité de mon désir.

- Bel...

Elle baillonnait ma bouche de ses lèvres et continuait ses caresses alors que j'essayais de reprendre contenance. Sa bouche était partout sur mon visage. Je capturais ses lèvres contre les miennes. J'adorais cette partie de nous deux... et être dans le noir avait été tellement plus intense... Elle bougeait sur moi et j'entendais un tiroir s'ouvrir. Quelques instants après, la lampe de chevet s'allumait et elle me nettoyait. Mon coeur n'allait pas lui survivre ! C'était certain ! Elle remontait mon pantalon et rabaissait mon tee-shirt. Elle se rallongeait contre moi, un léger sourire aux lèvres.

- Merci ma Bella...

- Tout le plaisir était pour moi...

- Mais et toi, tu...

Des pas dans l'escalier m'interrompaient. J'éteignais en vitesse la lampe et nous recouvrais. La porte de la chambre s'ouvrait et se refermait alors qu'on feignait le sommeil. Les doigts de Bella traçaient des cercles sur mon torse et ses lèvres se posaient contre mon cou.

- On verra pour moi plus tard... Bonne nuit Edward...

- Bonne nuit mon Amour...

Mon Amour... C'était la première fois que je l'appelais mon Amour... et visiblement, ça ne lui déplaisait pas... Je sombrais au pays des rêves qui seraient très doux à n'en pas douter, en serrant son corps tout contre le mien...

**

Bella me déposait devant chez moi en ce jeudi soir. La voiture de Marcus était déjà garée. Merde, il est déjà là à 16H45 ? Il devait sacrément m'en vouloir parce que j'avais pu aller dormir chez Bella grâce à Elisabeth qui... ELISABETH ?

Ma mère se tenait sur le palier de la porte, un sourire très faible et visiblement très pâle. Elle avait de larges cernes sous les yeux mais... Putain ! Maman est rentrée ! Mon coeur explosait dans mon torse et Bella me souriait en descendant de la volvo. Elisabeth me tendait les bras.

- Maman ! T'es rentrée ?

Elle acquiessait et m'embrassait.

- Ca va ? mais... Tu es déjà sortie ?

- Oui... Le docteur Cullen a accepté de me faire sortir. Il m'a donné des médicaments pour les effets secondaires de la chimio et j'ai pu sortir après deux nuits en observation !

- Et comment tu te sens ?

- Honnêtement, nauséeuse mais c'est normal... Et je suis vraiment heureuse de savoir que ce traitement va m'aider dans mon combat alors je peux tout supporter !

Cette femme était la femme la plus courageuse que j'ai jamais vu de toute ma vie !

- Je t'aime mon Trésor ! Tu m'as manqué...

- Toi aussi Maman !