Coucou Everyone !
Bon je sais, on est jeudi il est 2h41 du matin LOL
Mon retard est impardonnable mdr.
Ceci dit, je suis heureuse de vous le poster cette nuit parce que j'y croyais plus !
J'espère que vous aimerez ce chapitre !
*
Je vous remercie encore toutes vraiment beaucoup !
Même si je n'ai pas forcément le temps de vous répondre,
sachez que j'apprécie chacune de vos reviews et encore
MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI
d'en mettre autant à chaque fois, c'est une chose à laquelle je ne m'habituerai jamais !
Un immense merci aussi à fan-de-jacob-black encore une fois,
qui grâce à ses explications, me file un gros coup de main pour la maladie de Hodgkin.
Je n'aurai de cesse de la remercier !
*
On m'a beaucoup demandé combien de chapitres cette fic contiendrait.
Je ne peux vous donner le nombre exact parce que j'écris chapitre après chapitre, mais on peut penser qu'il y en aura entre 30 et 35 !
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Le prochain chapitre sera publié dimanche ou lundi.
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Une dernière pensée pour AnZeLe42100...
" Sauras-tu retrouver le passage dans ce chapitre qui fait référence à Jack
et qui nous a donné deux espèces d'orgasmes hier sur msn ?" mdrrrrrr
Bisous miss =)
Je vous embrasse, prenez soin de vous & bonne fin de semaine.
Bises à l'oeil !
Point de vue de Bella.
- J'te dis que c'est ça...
- Et moi j'te dis que c'est l'inverse !
- Bella, t'as toujours été nulle en maths !
- Oui je sais mais Edward m'a dit que faut faire passer l'inconnue à gauche pour la fraction...
- Moi je te dis que non !
- Et moi je te dis que si !
Edward était entrain de ranger le lave-vaisselle en ce mercredi dans la cuisine alors que j'étais avec Alice au salon entrain de finir mes exercices de maths de rattrapage. Mon petit-ami se tournait vers nous, un torchon à la main, appuyé contre le comptoir qui faisait la séparation entre la salle à manger et la cuisine.
- Qu'est-ce qui vous arrive ?
- Alice dit qu'il faut résoudre la fraction avant l'inconnue !
- C'est en faisant passer l'inconnue à gauche que vous aurez la fraction...
Alice et moi nous regardions bizarrement avant d'éclater de rire. Bon ok... on étaient fichues ! Edward avait ce léger sourire en coin qui me donnait envie d'aller bruler mes cahiers pour le rejoindre et l'embrasser furieusement. Il m'adressait un petit clin d'oeil.
- Arrête ça Masen ou je te jure que ça va mal aller !
- Arrêter quoi ? répondit-il très innocent
- De me déconcentrer !
Il me jaugeait un instant du regard alors qu'Alice recopiait son exercice.
- Bon très bien, puisque c'est ça je me casse !
Il souriait en lançant son torchon sur le comptoir avant de se diriger vers la porte qui donnait sur le couloir. Il allait pas me planter là avec les maths, si ?
- Hé hé hé ! Reviens là toi !
Il se tournait vers moi en grimaçant légèrement et se mettait à courir. Je lui courrais après dans la maison mais il m'esquivait facilement.
- Reviens là Edward !
- Que dale !
Je l'entendais rire et ça me faisait énormément de bien. Avec les soucis de sa voiture, l'attitude horrible de Marcus et la maladie de sa mère, il ne vivait que peu pour lui... Hier, il avait trouvé une poignée de cheveux sur la brosse dans la salle de bains et en avait déduit qu'Elisabeth commençait à perdre ses cheveux... Il avait été assez choqué même s'il ne lui en avait pas parlé.
- Je te parie trois bisous que tu te casses la gueule avant de m'attraper, riait-il du fond du couloir.
- Pari tenu !
Je m'élançais vers lui mais il m'esquivait habilement, repartant dans l'autre sens. Esmé descendait les escaliers avec Karlyne et Jazz à ce moment-là et eut à peine le temps de ne pas poser le pied par-terre. Elle souriait.
- Attention les enfants !
Jasper arquait un sourcil.
- Allez cours Forest, cours !
Edward tournait vers le couloir qui allait à un placard et à la chambre de mes parents. Mais lorsque j'y arrivais, il ne s'y trouvait pas... T'es coincé mon lapin ! Il était soit dans le placard, soit dans la chambre. J'optais pour le placard mais au moment où je passais pour aller l'ouvrir, deux mains m'empoignaient fermement, m'attirant irrésistiblement. Edward me plaquait contre le mur, ses deux bras tendus au niveau de ma tête.
- J't'ai eu !
Bon sang, ce qu'il était sexy avec sa chemise entrouverte en coton à carreaux, son tee-shirt blanc dessous et son jeans bleu clair...
- Mais il me semble que tu dois honorer ton pari... Trois bisous, tu te souviens de ça ?
- Je suis bon joueur !
Il penchait sa tête vers moi dans un sourire et déposait ses lèvres sur les miennes. J'en frissonnais tant j'en avais envie... J'aggrippais sa chemise mais il se reculait.
- Un...
Il reprenait mes lèvres à nouveau, appuyant davantage le baiser et le prolongeant de quelques instants.
- Deux...
Cette fois, il pressait sa bouche et son corps contre le mien, ses mains entourant ma taille. Je croisais mes bras autour de sa nuque et sentais sa langue venir chercher la mienne. Etait-ce possible qu'après deux mois et demi de relation, il me fasse toujours autant d'effets ? Mon coeur battait une chamade incohérente et c'était comme si je me liquéfiais contre lui...
- Trois...
Non non non ! Il ne m'échapperait pas ! Je déposais mes lèvres sur les siennes en une pléiade de petits baisers.
- Quatre... Cinq... Six... Sept... Huit... Neuf... Dix... Onze... Douze...
Edward souriait contre mes lèvres et je comptais jusqu'à vingt. Vingt, c'est bien non ? Non ! non c'est pas assez !
Il se reculait de moi légèrement, embrassant mon front.
- Faut que j'y retourne, Bébé ! J'ai laissé le rangement de la cuisine en plan...
Je soupirais en me rapprochant de lui. Pourquoi SEIGNEUR pourquoi ?
- On ira faire un tour après...
- D'accord !
Nous rejoignions le salon tous les deux pour repartir dans nos activités respectives.
Jasper était affalé dans le canapé, jambes croisées au niveau des chevilles en zappant sur la télé. Alice était toujours concentrée sur ses maths mais lui parlait à voix basse. Edward et moi échangions un regard étonné. Mon frère arquait un sourcil en regardant Alice et cette dernière haussait les épaules.
- Rappelle la tant que ça répond pas...
Au moment où je me rasseyais, ils se taisaient et reportaient leur attention sur d'autres choses. Le portable de mon frère sonnait. Il se contortionnait pour l'attraper dans la poche arrière de son jeans.
- Ouais ?
« ...»
- QUOI ?
Nous sursautions et nous tournions vers lui.
- Tu déconnes là j'espère ?!
«...»
- Putain ! Mais comment je fais ça moi ?
«...»
- Oh bordel ! Putain en plus j'ai rien d'autre que ma vieille caméra toute pourrie ! Je suis chez mes parents !
«...»
- Pas le choix de toute façon !
«...»
- Non c'est cool bon de toute façon j'ai pas le choix, je le veux ce putain de film et je l'aurai ! Un film ? Quel film ?
Jasper attrapait brutalement le stylo d'Alice et sa feuille de leçon qu'il retournait pour écrire quelque chose.
- Hééé ! Mais c'est ma f...
- CHUT !
Il acquiessait en notant des trucs mais impossible de lire. Il avait une écriture de cochon !
- Combien tu dis ? Trente minutes ? Ok ! Bon j'te rappelle !
Il raccrochait son téléphone et se relevait brutalement.
- Un souci Jasper ?
- Alerte générale : toutes activités cessantes pour vous tous ! Je vous avais rien dit avant que ça soit sûr mais j'ai été retenu avec deux autres pour participer à l'écriture d'un scénario et à la réalisation d'un film d'auteur dans la banlieue de Seattle.
- Quoi ? Mais c'est génial !
Le rêve de sa vie...
- Attends Tomate ! Le truc c'est qu'ils ont décidé qu'ils choisiraient le plus méritant sur la présentation d'une séquence de trente minutes, que chacun de nous aura préalablement écrit. En gros je fais tout : scénario, réalisation, montage et enregistrement. Je dois le rendre samedi dernier délail !
- Comment tu vas faire ?
- Je vais avoir besoin de vous... Bella si t'as deux trois copains supplémentaires, appelle-les en renfort. J'ai déjà une idée mais je vais avoir besoin de vous pour tourner dans ma séquence...
- HEIN ?
Mais déjà, Jasper récupérait la feuille, le stylo d'Alice et s'éloignait vers le couloir.
- Allez hop hop ! Bougez vous le trognon on a pas que ça à faire !
Ceci expliquait donc le fait que nous soyons tous là, autour de la grande table de la salle à manger, avec Rosalie, Emmett, Ben et Angela et bien sûr Alice et Edward, à attendre les instructions du «chef» ! Si ça n'avait pas été pour mon frère, j'aurais jamais accepté de faire ça ! On savait tous ici que faire un film était son rêve et on devait l'aider pour qu'il ait cette place dans ce tournage !
- Voilà le scénario, vous prenez une copie du texte chacun ! On va tourner ça dans le jardin... Euh pour les rôles, vous avez vos noms en face des personnages... Vous allez voir ça n'a rien de sorcier... On commence à tourner demain toute la partie écrite en vert, c'est la plus compliquée. Il faut encore que je trouve les costumes !
Immédiatement, je pensais à Alice. Elle adorait la mode et voulait travailler dedans. Bon certes, c'était un film et pas pour un grand couturier mais elle avait énormément de talent.
- Tu devrais voir ça avec Alice !
Jasper, qui gribouillait des notes, relevait la tête.
- Pardon ?
Alice semblait perdue.
- Bella, qu'est-ce que tu dis ?
- Elle a du talent et elle veut travailler dans la mode. Elle crée ses propres vêtements, elle fait ses esquisses et elle est douée ! Je suis sûre qu'elle pourrait t'aider...
Jasper et elle se regardaient et mon amie était extrêmement gênée.
- Tu sais faire ça, toi ?
- Oui, ça doit pas être sorcier !
- Tu as déjà des esquisses et des trucs comme ça ?
- Oui, chez moi j'en ai trois classeurs !
- En fait, il me faudrait quatre costumes pour demain après-midi, tu te sens capable de les faire ?
Elle aurait jamais le temps !
- Sans problème ! Je vais aller te chercher mes esquisses pour que tu vois ce que je fais !
- Merci le lutin joyeux !
Rosalie se proposait de l'emmener parce qu'Alice ne conduisait pas.
- Vous pouvez disposer, j'ai pas besoin de vous maintenant !
Edward retournait voir ma mère pour savoir si elle avait encore besoin de lui mais Esmé lui donnait congés. Nous allions nous balader dans le jardin avec Ben et Angela. On s'installait dans deux transats côte à côte par couple. Angela était assise à côté de son petit ami tandis que je m'installais entre les cuisses d'Edward, appuyant mon dos contre son torse. Les bras de mon compagnon m'enserraient avec force et je me sentais bien contre lui. Nous parlions de la séquence que Jasper devait tourner.
- Ca risque d'être marrant...
- Marrant ? Ca se voit que tu connais pas Jasper ! Quand il s'agit de ciné, Jazz ne trouve jamais ça marrant ! Il est hyper sérieux !
- Ca fait longtemps qu'il écrit ton frère ? me demandait Edward
- Je l'ai toujours vu écrire, aussi loin que je puisse m'en rappeler !
- Il écrit quel genre ?
- Ses textes sont jamais joyeux, c'est un torturé ! plaisantais-je
Dans le fond, c'était pourtant ça ! Jasper écrivait toujours des choses complexes avec une psychologie très profonde. Et à des occasions plus rares, il écrivait des choses humoristiques...
Quelques minutes plus tard, Jasper et Alice venaient avec nous.
- Ca y est ?
Jasper feuilletait un épais classeur vert.
- Cette fille a un talent monstre ! Elle va s'occuper de tous les costumes...
Alice rougissait et regardait un arbre, comme gênée. Edward et moi échangions un sourire.
- J'peux compter sur vous ?
- Evidemment !
- Merci ! J'y retourne j'ai du boulot !
Alice s'asseyait sur une grosse pierre proche de nous. Vers 17h, Angela, Ben et Alice repartaient, me laissant une petite heure avec mon compagnon. Nous montions nous enfermer dans ma chambre et nous allongions sur le matelas. De longs baisers furent échangés et rapidement, nos désirs prenaient peu à peu le pas... Edward était plus sûr de lui maintenant. Sa main glissait sous mon pull pour venir caresser ma poitrine tandis que sa langue courrait sur mes lèvres. Il me retirait mon haut et déboutonnait mon jeans. Je perdais mon souffle, savourant ses mains et la beauté de ses yeux emplis d'envie...
Je posais ma main sur sa taille pour la faire descendre le long de sa cuisse et le caresser ainsi quelques instants. Ses doigts passaient la barrière de mon sous-vêtement et il effleurait ma féminité. Je me cambrais sous son toucher, savourant les prémisses de mon désir. Je déboutonnais rapidement son pantalon pour atteindre sa virilité et ses doigts caressaient mes lèvres intimes alors que nos langues se liaient. Je m'abandonnais à lui, fermant les yeux et me concentrant sur sa respiration haletante alors que j'effectuais des va-et-viens lents du bout des doigts. J'aimais le silence de l'étage et entendre les grognements de plaisir d'Edward... J'aimais le sentir me toucher, m'embrasser, me procurer du plaisir...
Il tirait sur mon jeans pour le faire descendre avant de remonter ses doigts en un toucher lent et langoureux et après avoir laissé son index jouer sur mon point de désir, il insérait son majeur en moi... J'étouffais de justesse mon gémissement contre son pull.
- Edward... Continue... Oui ! Oohh...
Il embrassait ma tempe alors que j'arrivais à peine à le caresser pour lui procurer du plaisir.
- Doucement Bella... Nous ne sommes pas seuls dans la maison... me murmurait-il.
Je me mordais la lèvre, sentant son doigt aller et venir en moi. Je savourais avec bonheur un deuxième doigt rejoignant le premier et m'aggrippais fermement à mon compagnon. La vague de plaisir qui gonflait en moi emplissait d'adrénaline tout mon corps et je bougeais des hanches pour plus de contact. Je grognais alors qu'il retirait ses doigts de ma féminité.
- Edw...
- Shhh... Je crois qu'il y a quelqu'un qui monte !
Mon coeur palpitait trop fort en entendant les pas et une des marches de l'escalier grincer. Je remontais rapidement mon jeans et courrais à la salle de bains pour passer de l'eau sur mon visage qui était rougi. On toquait à ma porte.
- Edward, tu es là ?
- Oui Esmé !
Il se levait et allait lui ouvrir.
- Edward mon chéri, tu restes avec nous ce soir...
..::..
Point de vue d'Edward.
Mon coeur cognait douloureusement dans mon torse. Je ne sais pas ce qui m'effrayait le plus : savoir qu'on aurait pu se faire prendre malgré que la porte ait été fermé à clés, ou le fait que je restais chez les Cullen... parce que si je restais chez eux, c'est qu'il s'était passé quelque chose à la maison !
- Il est arrivé quelque chose à Elisabeth ? demandait Bella qui avait vite compris.
Esmé souriait faiblement.
- Rien de grave rassurez-vous... Elle a seulement fait une poussée de fièvre et elle a dû être conduite à l'hôpital...
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Sa chimio met à mal ses défenses immunitaires et la moindre infection doit être surveillée de très près... C'est une simple précaution, rassure-toi !
Précaution, précaution... Ma mère ne pourrait plus contracter un virus sans que ça devienne dangeureux pour elle, c'est ça ? Ils la traitaient pour un cancer mais ils devaient systématiquement faire attention à toutes les maladies ?? Elle s'en sortirait jamais... Elle était trop faible...
- Je peux aller la voir ?
- Ton beau-père y est déjà. Elle a été isolé dans une chambre et il s'occupe des papiers. Personne ne peut y aller tant qu'elle n'est pas rétablie... Tu veux rester ici ou rentrer chez toi ?
Et dire que j'étais parti tout à l'heure en voyant ses yeux briller mais que j'avais mis ça sur le compte de la fatigue... Putain ! J'suis vraiment trop con !
- Il va rester ici...
Bella s'approchait de moi et passait sa main dans mon dos.
- Tu veux bien ?
Je répondais «oui». De toute façon, au moins ici j'aurai de la compagnie ! Esmé quittait la chambre et Bella m'enlaçait. Elle me protégeait de tout en me prenant dans ses bras... C'était ma place ici !
- Ca va aller Edward ?
J'acquiessais, peu convaincu. Si maman partait, je ne le supporterais pas...
- C'est juste une précaution pour elle, d'accord ? Elle ne risque rien ! Il s'agit simplement d'être attentif à ce qu'elle a... Ils vont s'occuper d'elle, tu as confiance en mon père n'est-ce pas ?
- Bien sûr Bella... C'est juste que...
Il y avait mille choses dans mon esprit... Mille sensations qui me disaient que la vie et le destin ne seraient pas cléments avec Elisabeth...
Elle m'entrainait sur le rebord du matelas et prenait mes mains dans les siennes.
- Ne garde pas tout ça pour toi, Edward. Je veux que tu t'appuies sur moi dès que tu en ressens le besoin ! Parle-moi ! Dis-moi ce que tu ressens tout au fond de toi, là...
Elle posait sa main sur mon coeur. C'était tellement difficile de tout avouer sans craindre de passer pour un abruti fini... Ses lèvres se posaient sur ma joue et je fermais les yeux, savourant sa douceur.
- Dis-moi, Edward...
- J'ai peur qu'elle parte... que... je sais pas c'est... je sais que ton père s'occupe d'elle et je sais aussi qu'il y a énormément de guérison de ce cancer mais... j'arrive pas à être optimiste... elle... Elle est vraiment pas bien Bella... J'ai parfois l'impression qu'elle a abandonné la partie depuis longtemps...
Ma gorge se nouait. J'avais si mal d'avouer ça... Je sentais de nouveau les lèvres de Bella se poser sur ma joue par deux fois.
- Shhh... Edward écoute-moi, regarde-moi !
Je plongeais dans ses yeux chocolat. Elle était si forte... et j'avais du mal à me dire que je la rendais malheureuse avec cette histoire !
- Elisabeth va s'en sortir, fais-moi confiance. Ne doute pas de ça ! Elle a besoin de savoir que son fils croit en sa guérison... Tu es son bien le plus précieux et elle tient à toi plus qu'au reste... Si tu abandonnes, elle abandonnera aussi ! Elle est fatiguée mais c'est normal. Elle a des séances de chimio régulières qui chamboulent tout en elle... Mais tout ira bien, Edward ! Je t'en supplie, il faut que tu me crois !
Je ne demandais que ça, la croire ! Je ne voulais que ça... J'avais besoin d'elle. Je la prenais dans mes bras en la serrant très fort. Je voulais qu'elle se fonde en moi. Je voulais avoir son courage et son caractère ! Je voulais avoir sa Foi en l'optimisme...
Elle déposait ses lèvres à la base de mon cou et nous restions ainsi fermement accrochés l'un à l'autre pendant de longues minutes en silence.
*
Après avoir été récupérer mes affaires pour le lendemain chez moi, nous avions pris le diner avec les Cullen, excepté Jasper qui avait diné dans sa chambre pour finir de travailler son scénario. J'aidais Bella à débarrasser alors qu'Esmé s'occupait de Karlyne. Le Docteur Cullen n'était pas encore rentré.
J'avais chaud dans la maison, inexplicablement. Je retirais ma chemise, me laissant en tee-shirt et remplissais le lave-vaisselle. Bella l'enclenchait et se relevait vers moi.
- Edward, est-ce que ça va ?
- Oui... J'ai juste chaud...
- T'es tout rouge...
Elle passait sa main sur mon front.
- On dirait que tu as un peu de fièvre...
- Non ça va... Je vais juste aller prendre l'air dehors...
- D'accord ! Tu veux que je vienne avec toi ?
- Non ça ira... Reste au chaud ! J'en ai pas pour longtemps...
Je renfilais ma chemise et baissais mes manches longues pour me couvrir. Si l'hiver n'était plus rude en cette fin février, je ne tenais quand même pas à attraper quelque chose qui pourrait contaminer Elisabeth à son retour...
Je m'étirais sur le balcon, inspirant l'air frais de la nuit. Le ciel était étoilé et parmi toutes ces petites constellations, une pourrait être mon père. Qu'aurait-il dit s'il était encore là ? Qui aurais-je été si j'avais grandi dans le giron du Sergent ? Elisabeth aurait-elle été épargné par cette maladie ? Parfois je me demandais si mon père avait aimé ma mère comme j'aime Bella... A partir de quand avait-il su qu'il lui ferait un fils ? Comment l'avait-il su ? Y avait-il un signe ou ce genre de choses ? Et si Bella était celle qui partagerait ma vie pour toujours, comment je le saurais ? J'éprouvais pour la première fois l'envie de savoir de quoi serait fait demain. Après le bac, que se passerait-il ? Bella et moi serons-nous toujours ensemble ? Est-ce que l'amour que j'éprouvais pour elle serait encore aussi intense ? Est-ce qu'un jour, elle serait la nouvelle Mrs Masen ? Et si on avait des enfants... les choses seraient sûrement différentes...
Jamais encore je n'avais pensé à tout ça... La seule chose dont j'étais certain, c'est que si je devais avoir une famille, j'aimerais être cet homme qu'avait été mon père. Et si, avec la force, je devenais quelqu'un comme Marcus ? Si je me retrouvais aussi con que lui, parce que condamné à reproduire le même schéma du seul modèle masculin que j'avais jamais eu ? Je ne pourrais supporter de faire subir à mon fils toutes les calomnies, les mensonges et la persécution psychologique du mari de ma mère ! Si un jour j'avais un fils, je voudrais qu'il soit différent de moi... qu'il ose parler de ce qui le tracasse, sans vouloir protéger quelqu'un en particulier... qu'il soit libre là où je ne l'avais jamais été !
Une voiture se garait dans l'allée, m'extirpant de ma rêverie. Le Docteur Cullen. Il quittait sa berline avant de la fermer à clés.
- Bonsoir Edward...
- Bonsoir Carlisle...
Il me tapotait l'épaule.
- Ne t'en fais pas Edward... Elle va bien ! Tout est sous contrôle ! On l'a placé dans une chambre en secteur protégé... On va attendre que ses défenses immunitaires soient plus solides pour la laisser sortir. La chimio produit ce qu'on appelle des phases d'aplasie...
- Aplaquoi ?
Il eut un petit sourire.
- L'aplasie... C'est des moments après la chimiothérapie où tes défenses sont inexistantes. Il faut agir avec une extrême prudence dans ces cas-là parce que tout risque d'infection ne doit pas approcher la patiente. Ta mère a dû sortir pendant une période d'aplasie et être en contact avec une personne malade. Nous sommes dans l'obligation de l'isoler ainsi à l'hopital pour sa santé... Mais rassure-toi, ce que nous avons fait là est une chose courante que nous maitrisons.
- Je sais Carlisle...
- Ne te fais pas de soucis. Ca ira ! J'ai confiance ! On l'a diagnostiqué à temps... Je ne veux pas trop m'avancer mais je pense qu'elle s'en sortira ! Je ne la lâche pas d'une semelle ! Je vais la visiter deux fois par jour et Jenks suit de très près son dossier. Il est très professionnel...
J'acquiessais.
- Y a-t-il quelque chose dont tu voudrais me parler ?
J'avais bien une question, mais elle est trop personnelle... J'aurai aimé savoir ce qu'il avait ressenti à la mort de sa première épouse, emportée elle aussi par un cancer.
Il s'asseyait sur un des sièges du balcon et tapait la place à côté de la sienne.
- Tu sais Edward... vivre cette épreuve est difficile... Ce que je vais te dire, jamais je ne l'ai raconté à personne, pas même à Esmé. Ma première femme, Evie, la mère de Jasper et Rosalie a eu un cancer comme tu le sais sûrement...
- Oui... Je suis désolé...
- Ca a été foudroyant et toute ma vie je m'en voudrais de ne pas avoir su, en tant qu'étudiant en médecine, déceller les premiers signes... Ils ont tout tenté pour la sauver. Et tu sais ce qui m'a le plus effrayé ? Ca a été de me réveiller un matin en voyant ma femme pratiquement sans cheveux... J'ai eu peur ce matin-là. J'ai pris mon fils et ma fille et je suis parti les emmener chez leur grand-parents. Ils étaient petits et ne réalisaient pas ce qui se jouait. Quand je suis revenu, ma femme était debout. Et jamais je n'ai pu la regarder en face. Evie l'a très vite compris... Les derniers jours de sa vie, elle les a passé à ordonner aux médecins qui la suivaient de ne pas me laisser approcher ni moi, ni mes enfants. Elle nous a protégé de sa déchéance... Et pendant ce temps-là, Jasper me demandait : «où qu'elle est maman ?» J'ai laissé ma femme mourir seule. J'ai été lâche. Evie l'avait compris. Elle ne m'en a jamais voulu, elle m'a laissé une dernière lettre m'ordonnant de continuer mes études pour sauver des vies. Que si je faisais ça, ça réparerait le fait que je n'ai pas pu lui tenir la main pour son dernier souffle. Et qu'à chaque fois que j'aiderai un patient, en lui sauvant la vie ou en l'accompagnant vers un sort plus triste, je le ferai en tenant la main d'Evie !
Jamais je n'aurai imaginé entendre un tel discours... C'était celui d'un homme fou amoureux qui n'avait pas supporté de voir sa femme souffrir.
- Ce que je veux te dire Edward, ou te montrer plutôt, c'est qu'on a eu la chance que ta mère ait un cancer qui se soigne extrêmement bien. On l'a pris très tôt en charge dans son évolution et elle est entre d'excellentes mains... Et je lui tiens la main comme je l'aurai fait pour Evie. Je n'abandonnerai pas ta mère avant qu'elle soit en rémission totale. Mais il faut que tu y crois... Je n'arriverais pas à lui dire de se battre sans toi...
J'éprouvais le besoin de parler à cet homme qui avait vécu la même chose que moi...
- J'ai déjà trouvé ses cheveux en bonne poignée dans la salle de bains... Sur la brosse et dans la poubelle...
Il soupirait et se penchait en avant, bras appuyés sur ses cuisses.
- Ca continuera Edward, je ne vais pas te le cacher... Je serais un bien mauvais homme si je te disais d'être fort face à ça. Tu as 17 ans. Personne ne devrait voir ça, personne ! La déchéance de quelqu'un est une chose horrible à vivre. Mais si je n'ai qu'un conseil à te donner en tant que beau-père...
Je souriais à cette appellation. J'avais deux beaux-pères en quelque sorte mais un que je préférais nettement à l'autre !
- N'est-ce pas ce que je suis ?
- Si... Sûrement !
Il souriait et reprenait.
- Si je n'avais qu'un seul conseil à te donner donc, ce serait de ne pas perdre espoir. De t'accrocher à ce qui te donne de la force. De parler. Je suis à ta disposition si tu veux avoir des renseignements sur cette maladie, sur le fonctionnement du traitement. Essaie également d'en parler avec ta maman. Ce serait bien pour elle qu'elle partage ce qu'elle vit et ça la rassurerait que tu lui demandes ce qu'elle traverse. Elle saura te rassurer, te dire comment elle appréhende les choses...
- Je voudrais pas qu'elle sache que j'ai peur... qu'elle ressente ma peine...
- Edward, elle sait que tu as peur de vivre sans elle. Mais je crois sincèrement que ça vous rassurerait tous les deux... Elle, elle serait rassurée de savoir que tu sais vraiment comment elle se sent, et toi tu serais plus calme de savoir ce qui se passe réellement pour elle... Ainsi, tu comprendrais peut-être qu'à un moment donné, elle ira mieux et de plus en plus ! Ca t'aiderait à être optimiste pour elle, tu comprends ?
- Oui, c'est vrai...
- Accroche-toi à elle et à la possibilité qu'elle guérisse... et si c'est dur, sache que tu n'es pas seul. Tu as Bella, tu nous as nous et tu as encore ta maman... Elle est décidée à se battre d'ailleurs... j'ai jamais vu une bonne femme avec autant de caractère !
J'éclatais de rire. C'est vrai qu'Elisabeth était assez pète-sec quand elle s'y mettait ! Et que quand elle donnait un ordre, valait mieux que ça soit fait !
- C'est vrai qu'elle a du répondant !
Carlisle riait.
- C'est une ancienne épouse de militaire ! Elle a l'habitude que les choses soient faites en temps et en heure !
- Oui d'ailleurs elle m'a expréssément demandé de te dire que tu ne dois pas te coucher au delà de 22h30 pour être en forme pour aller au lycée demain et qu'elle veut que lorsqu'elle rentre, ton linge soit lavé, étendu, sec et repassé ! Et elle m'a aussi dit que tu dois être poli et que je peux te sanctionner si ce n'est pas le cas !
- Ne vous inquiétez pas Carlisle, je serai sage comme une image !
Il passait sa main derrière ma tête et me tapotait discrètement la nuque.
- T'es pas bien embêtant mon grand... C'est un plaisir de t'avoir parmi nous !
Je me sentais gêné mais j'appréciais vraiment d'avoir pu trouver une famille chez les Cullen... ce que je n'avais jamais connu, ils me le donnaient sans réfléchir !
La porte d'entrée s'ouvrait et Bella apparaissait, souriante.
- On vous entend rire du salon avec Maman...
Mon rayon de bonheur... Elle était tellement belle dans son jeans et son chemisier noir cintré sous la poitrine. Bella s'approchait, embrassait son père et attrapait ma main, s'installant sur ma cuisse. Ses bras entouraient mes épaules et elle embrassait ma tempe brièvement.
- De quoi vous parliez ?
- De diverses choses... Je vais aller diner. Elle a préparé quoi, Maman ?
- Du poisson et du riz au colombo. Et il te reste un pot de myrtilles avec de la crème anglaise que j'ai préparé !
Carlisle haussait les sourcils vivement, avec un grand sourire. Il ressemblait à Jasper quand il faisait ça !
- Bénis sois-tu ma fille !
Nous éclations de rire pendant que le docteur se levait pour rentrer.
- Ne restez pas trop dehors, vous risquez d'attraper froid.
- Oui Papa, on va rentrer !
Il fermait la porte sur lui et je reportais mon attention sur Bella.
- Tu m'as manqué...
- Tu m'as manqué aussi...
Alors qu'elle m'embrassait, je réalisais à quel point c'était vrai. J'étais sorti de longues minutes mais j'avais déjà le sentiment d'avoir perdu un temps infiniment précieux loin d'elle et de ses caresses et sa douceur.
Je posais mon visage contre son cou, inspirant sa délicate odeur de lavande et de freesias.
- De quoi vous avez parlé avec mon père ?
- De la maladie de ma mère...
Elle passait ses doigts sur mon visage, dégageant des mèches de mes cheveux qui retombaient sur mon front.
- Tu as pu lui poser les questions qui te tracassaient ?
J'acquiessais et embrassais sa paume. Elle était toujours là pour moi... tout le temps !
- Je t'aime Bella... Je t'aime vraiment !
Ses yeux brillaient et un magnifique sourire s'étirait sur ses lèvres pleines et parfaites.
- Je t'aime aussi, vraiment !
N'y tenant plus, je la serrais contre moi. J'ignore combien de temps nous étions restés dans cette position mais je m'y sentais bien et j'étais comme apaisé en sentant ses lèvres se poser sur mon front, dans mes cheveux... C'était vraiment agréable... Elle me donnait vraiment beaucoup de tendresse et de douceur et j'en avais besoin !
- On va se coucher ? demandait-elle
- Ouais...
Nous retournions dans la maison pour souhaiter la bonne nuit à ses parents et Karlyne avant de grimper à l'étage.
Etage qui était animé par de la musique rock très forte. Je m'installais dans le lit pendant que Bella se changeait dans la salle de bains. Elle réapparaissait en pyjama, les cheveux brossés et se glissait dans la couette. Elle rabattait la couverture sur nous et je l'attirais dans mon étreinte. Je caressais son visage, me délectant de la texture lisse et douce de son lait pour le corps qu'elle venait sûrement de passer. Je balayais sa joue de mon pouce et elle s'immobilisait dans mes bras.
Ca aurait pu être un instant parfait si la musique de Jasper n'avait pas été si forte ! Bella partageait mon sentiment. Elle soupirait.
- Putain il me fait chier ! JASPER !
Elle se redressait et tapait contre le mur. Mais la musique résonnait toujours.
- JASPEEEEER !
Le son se baissait.
- QUOI ?
- BAISSE LE SON ! ON VOUDRAIT DORMIR !
- HORS DE QUESTION ! J'VEUX SURTOUT PAS ENTENDRE VOS COCHONNERIES !
- Qu'il est con...
Je retenais difficilement mon rire, voyant l'air blasé de Bella. Un jour je lui donnerais ce qu'elle attend de moi. J'avais de plus en plus envie d'elle et nos séances de calins-plaisir comme on les appelait, me grisait de plus en plus !
Deux coups se faisaient entendre à la porte et Jasper entrait.
- Vous êtes déjà au pieu ?
- Oui, et on voudrait dormir !
- Je suis un créatif ! J'ai besoin de mon rock pour écrire !
- Achète-toi un mp3 ! ralait sa soeur, allongée sur le ventre et sa main droite posée sur mon estomac. Elle regardait Jasper.
- C'est nul, je peux pas vivre la musique avec un mp3 ! Alors qu'avec ma chaine, je suis dedans, tu comprends ?
- Non ! Tu racontes que des conneries rien que pour nous faire chier !
Le sourire de son frère s'élargissait.
- Bon ok je baisse mais je te préviens qu'au premier gémissement, j'appelle Papa !
- Le nombre de fois que toi et Maria avez fait un marathon d'orgasmes et que j'ai rien dit...
Jasper éclatait de rire.
- Ah ouais tu te rappelles de ça ?
Bella soupirait en levant les yeux au ciel.
- Comment oublier les « OH OUI MINOOOUU ENCORE ! DONNE-MOI DU PLAISIR» ?
J'éclatais de rire. «Minou»... Un minou qui jouit, ça doit être terrible !
- Il se moque de moi là l'autre qui me sert de demi-beauf ?
- Pourquoi demi ? C'est mon copain, t'es mon frère donc c'est ton beau-frère en quelque sorte !
- Demi parce que vous êtes pas encore mariés ! Bon c'est pas tout ça mais je dois y retourner ! J'ai une super idée de musique là faut que je l'essaie sur ma guitare électrique !
- Je te jure que si tu la branches sur ton ampli, je te le fais bouffer !
- Promis !
Il s'approchait du lit et embrassait sa soeur.
- Bonne nuit la tomate ! Bonne nuit Ed' !
- A toi aussi !
- Les créatifs ne dorment pas !
Il refermait la porte et deux minutes plus tard, on entendait un grattement sur une guitare. Les accords étaient harmonieux et la musique faisait naitre en moi un fort sentiment de nostalgie... J'étais amoureux de ces musiciens qui faisaient grandir en moi des sensations puissantes, se répercutant à ma propre vie. J'aurai aimé être capable de faire ça avec mon piano...
Bella se calait contre moi et ses doigts traçaient de petits cercles sur mon buste. J'écoutais la musique de son frère. Ma gorge se nouait et c'était comme si, à défaut de mettre de mots, il mettait une mélodie sur la douleur que je ressentais vraiment. Je réprimais une larme et déglutissais, comme si ça allait rendre ma gorge moins douloureuse.
Contre moi, je sentais la main de Bella se serrer en un poing sur mon tee-shirt et l'entendais renifler. Je redressais la tête vers elle et elle souriait, une larme roulant sur sa joue.
- Bébé... Tu pleures ?
Elle acquiessait et reposait sa tête sur mon torse. Ressentait-elle, elle aussi, le pouvoir de la musique ?
- Je sais même pas pour... pourquoi ! hoquetait-elle
Je ne pouvais retenir un sanglot. Il résultait d'un tas de choses... du fait que j'ai trouvé ma raison de croire en l'avenir alors que je risquais de perdre la seule personne qui m'avait accompagné tout au long de ma vie...
- Tu pleures aussi... murmurait-elle en se redressant.
J'acquiessais et embrassais son front.
- C'est rien... Je crois que c'est la musique de ton frère...
- J'ai l'impression qu'il fait passer tant de choses dans ce qu'il fait... des tas de choses qu'il ne raconte à personne...
- Il a énormément de talent...
- C'est un créatif... riait Bella, pour reprendre la phrase de Jasper.
Je souriais et elle m'embrassait avant de se réinstaller confortablement contre moi et j'entourais fermement son corps pour m'endormir, bercé par les accords de la guitare.
..::..
Point de vue de Bella.
Les jours filaient rapidement entre le lycée et la maison. Elisabeth était rentrée chez elle après un peu plus d'une semaine d'hospitalisation. Edward avait été malade et pour prévenir tout risque, Carlisle l'avait fait venir à la maison. Ce qui fait que nous avions entamé le mois de Mars avec un gros rhume général.
Jasper avait envoyé la séquence qu'il avait tourné avec nous au réalisateur du film et il attendait la réponse pour la fin du mois. Alice avait fait des merveilles pour les costumes. Je me rappelerai toujours du moment où mon frère, qui jouait aussi dans la séquence, était entré dans la pièce, affublé d'un costume de cowboy. Elle l'avait habillé et maquillé tant et si bien qu'on aurait pu croire que Lucky Luke était en vacances chez les Cullen !
Bref, nous avions joué un espèce de western assez décalé et Edward avait même composé des arrangements musicaux au piano, sur des airs de musique de saloon. Jasper avait été comblé du montage final. Une autre aussi avait été comblée... Alice. Mon frère n'avait cessé de lancer à tout va des « Elle est géniale cette fille» ! Faut dire qu'elle lui avait rendu un fier service ! Elle avait travaillé d'arrache pieds pour réaliser les bons costumes pour tous mais c'était parfait ! J'avais même gardé la robe qu'elle m'avait créé. Et Jasper était reparti à Los Angeles, gonflé de fierté.
Ce vendredi soir, Edward me ramenait à la maison. La voiture de Jazz était garée dans l'allée. Lorsque nous entrions au salon, mon frère souriait de toutes ses dents, avec un papier à la main. Rosalie et Emmett étaient là.
- Wow, qu'est-ce qui se passe ici ? demandait Edward
- Tomate ! J'AI LE POSTE PUTAIN !
- Quoi ??
Il s'approchait de nous et me prenait dans ses bras pour me faire tournoyer . Il voulait me faire vomir ou quoi ?
- Les responsables du film à Seattle m'ont appelé ! Ils ont adoré notre séquence ! Je vais faire le scénario et bosser sur le film !
- Mais c'est super ça !
Il me reposait et s'approchait d'Edward, pour une accolade.
- Merci mec ! Ils ont adoré tes musiques !
- J't'en prie !
- Vous avez été géniaux ! Je vous invite tous au resto et en boite pour fêter ça ce soir !
Le temps de prévenir Angela, Ben et Alice et de m'habiller et je grimpais en voiture pour prendre Edward. Elisabeth me faisait entrer. J'avais l'impression qu'elle avait meilleure mine, malgré qu'elle ait bien gonflé à cause de son traitement à base de cortisone.
- Entrez Bella, il a presque terminé !
Je m'installais dans le salon et devais supporter l'austérité de Marcus.
- Quel est le prétexte cette fois pour vous retrouver avec Edward ?
Le prétexte de l'éloigner de toi, espèce de crétin !
- Le frère d'Isabella a décroché son premier poste dans l'organisation d'un film... Il l'a eu grâce à la séquence qu'il leur a fait tourner. Il veut en faire son métier.
Marcus eut un rictus cynique sans relever la tête de son journal.
- Parce qu'on peut appeler ça un métier de travailler dans le cinéma ? Je t'en prie Elisabeth !
La mère d'Edward soupirait et heureusement que mon compagnon descendait à ce moment-là. Il avait mis la cravate que je lui avais offert pour Noël ! Il m'embrassait et nous nous dirigions vers la porte.
- Passez une bonne soirée... Vous féliciterez votre frère pour moi, Isabella...
- Je n'y manquerai pas ! Au revoir Elisabeth !
- A demain !
Je laissais Edward conduire ma volvo. Il l'adorait et force était de constater qu'il conduisait bien mieux que moi ! Nous passions prendre Alice qui s'était mise sur son 31, avec une belle robe verte à bretelles descendant aux genoux et une barette retenant sa frange sur le côté.
Au restaurant, nous retrouvions Angela et Ben, ainsi que Jasper, Emmett et Rosalie, et mes parents. Ils avaient confié Karlyne à une baby-sitter pour venir fêter la bonne nouvelle avec nous.
Jasper se levait pour porter un toast.
- Je sais pas trop quoi vous dire mais merci de m'avoir soutenu, d'avoir fait ce projet avec moi, d'y avoir mis énormément de temps et de coeur... Edward merci beaucoup pour tes musiques mais je crois aussi que si c'est réussi, c'est parce que les réalisateurs y ont cru grâce à la qualité des costumes alors...
Il quittait sa place pour rejoindre Alice et la faisait lever. Elle était rouge pivoine ! Edward se penchait à mon oreille.
- T'es battue là !
Je retenais un rire difficilement en voyant l'état extatique de mon amie.
- Un merci au petit lutin joyeux et à l'effort considérable qu'elle a dû fournir !
Jasper faisait tinter son verre contre le sien et ils échangèrent une bise.
- Et merci aux autres d'avoir fait preuve de patience, d'avoir appris les textes... Merci pour tout !
- Putain mais ma parole, tu t'entraines pour les Oscars ou quoi ? s'exclamait Emmett en soupirant.
Nous éclations de rire et trinquions tous ensemble avant de dîner.
A la fin du repas, je me sentais un petit peu pompette et m'appuyais contre Edward qui terminait son mille feuilles à la fraise. Ma tête tournait un peu et je m'affalais contre lui, bien calée et repue.
- T'endors pas Tomate ! On va en boîte !
Je gémissais, ne me sentant pas trop prête à me mettre debout.
- Ton chevalier servant va t'aider ! s'exclamait Emmett
Edward souriait, sa cuillère dans sa bouche. Il était terriblement beau en costume, la cravate légèrement détachée, sa chemise blanche déboutonnée en haut et ses yeux pétillants.
Jasper réglait l'addition et vers 23h15, nous nous levions en direction de la suite de notre soirée. Alice sautillait devant nous pour rejoindre la voiture, alors qu'Edward et moi avancions enlacés.
- Je sens que la soirée sera vraiment géniale ! plaisantait Alice en se tournant devant nous, un large sourire aux lèvres.
Elle flottait à quinze mètres du sol et je ne sais pas pourquoi, mais son enthousiasme me contaminait et me redonnait des forces...
